Le spotting, défini comme des saignements vaginaux légers survenant en dehors des règles normales, est un phénomène courant chez les femmes. Souvent bénignes, ces pertes de sang, généralement brunâtres ou rosées, peuvent parfois nécessiter un avis médical. Cet article explore les causes potentielles du spotting après l'ovulation, les méthodes de diagnostic et les options de traitement disponibles.
Qu'est-ce que le Spotting ?
Le spotting est un terme anglais désignant un saignement vaginal léger qui survient en dehors de la période normale des règles. Le terme « spotting » vient de l’anglais « spot » qui signifie « tache », faisant référence à l’aspect des pertes observées. Il peut survenir à n’importe quel moment du cycle menstruel. Il n’est donc pas en rapport avec le cycle menstruel et peut se présenter sous forme de quelques gouttes de sang ou d’une légère coloration brunâtre ou rosée.
Spotting ou menstruation ?
Il est important de distinguer le spotting des règles. Les règles et le spotting se distinguent par plusieurs caractéristiques importantes. Avec le spotting, les taches de sang peuvent être de couleur rose, rouge ou brunâtre. Contrairement à un flux menstruel normal, le spotting est plus léger et de courte durée. La menstruation, quant à elle, est le processus naturel au cours duquel la muqueuse utérine est expulsée, ce qui entraîne un saignement pouvant durer de trois à sept jours. Le spotting, en revanche, n’implique pas l’expulsion de la muqueuse utérine et ne dure généralement que de quelques heures à quelques jours. Le spotting se manifeste par des saignements plus légers et constants. La couleur est également différente : rouge vif pour les règles, alors que le spotting présente souvent un saignement brun ou rosée.
Causes du Spotting après l'Ovulation
Les spotting peuvent survenir à différents moments du cycle menstruel, notamment au moment de l’ovulation, en début de grossesse, lors de la mise en place d’une nouvelle contraception ou pendant la périménopause. De nombreux facteurs peuvent être à l’origine du spotting, allant de changements hormonaux à des pathologies gynécologiques. Les causes attribuables à ce type de saignement sont généralement liées à des problèmes durant l’ovulation, à la prise de contraceptifs hormonaux, à une pathologie utérine ou à une grossesse.
Variations hormonales
Les variations hormonales peuvent provoquer des spottings. Les spottings peuvent survenir au moment de l’ovulation, soit environ 14 jours avant les prochaines règles. Ces saignements légers sont dus à la légère baisse du taux d’œstrogènes qui accompagne la libération de l’ovule. Au moment de l’ovulation, il y a un brusque changement hormonal, avec une chute brutale des niveaux d’œstrogènes. Ainsi, il est possible que les petits spottings observés chez certaines femmes lors de l’ovulation résultent de la rupture de petits vaisseaux sanguins au moment de la rupture du follicule, ou d’une infime partie de la muqueuse utérine qui s’évacue du fait du brusque changement hormonal. Les troubles de l’ovulation sont plus fréquents à des âges extrêmes de la vie reproductive (patientes très jeunes ou celles qui sont en âge périménopausique). Les patientes atteintes d’un syndrome d’ovaires polykystiques ou de problèmes thyroïdiens peuvent également présenter ce type de troubles.
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Si des spottings se produisent avant les règles, cela peut être dû à une insuffisance lutéale. La cause est hormonale. Les symptômes typiques de l’insuffisance lutéale sont une deuxième moitié de cycle raccourcie et des saignements intermenstruels. Les saignements peuvent également survenir au moment de l’ovulation. C’est ce qu’on appelle les saignements d’ovulation. Le saignement au moment de l’ovulation est un saignement de privation hormonal.
Contraception hormonale
L’introduction d’une nouvelle contraception hormonale peut fréquemment provoquer des spottings pendant les premiers mois d’utilisation. Ce phénomène est particulièrement courant avec la pilule contraceptive, l’implant ou le stérilet hormonal. Les saignements intermensturels (spotting pilule), pendant la prise de pilule peuvent se produire et font partie des effets secondaires. Ils sont généralement inoffensifs. Les spottings pendant la prise de la pilule ne doivent pas être confondus avec les saignements de privation pendant la pause entre deux prises de pilule. Les saignements de privation sont le résultat du retrait des œstrogènes et/ou de la progestérone.
Le saignement durant la prise de contraceptifs hormonaux est très fréquent principalement durant les 2 premiers mois du traitement. Si le saignement persistait après plusieurs mois de traitement, il faut consulter le gynécologue pour évaluer le passage à une autre méthode.
Grossesse
Les spottings peuvent être l’un des premiers signes d’une grossesse, survenant au moment de la nidation lorsque l’embryon s’implante dans la paroi utérine. Le spotting de nidation est un phénomène courant qui touche environ 1 femme sur 3 en début de grossesse. Ces légers saignements qui peuvent être accompagnés de quelques petites douleurs ne sont absolument pas anormaux et ne devraient pas vous inquiéter outre mesure.
Le spotting de nidation, aussi appelé saignement d’implantation ou saignement de nidation, est un léger saignement qui intervient 6 à 12 jours après la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde. Après la fécondation, qui a lieu dans la trompe de Fallope, l’œuf vient s’implanter dans l’endomètre de l’utérus. Nombreuses sont les femmes qui confondent leurs règles avec les légers saignements provoqués par la nidation.
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Infections sexuellement transmissibles (IST)
Les infections sexuellement transmissibles (IST) peuvent provoquer des saignements légers entre les règles. La chlamydia et la gonorrhée peuvent entre autres causer des spotting, mais sont souvent accompagnées d’autres symptômes comme des pertes vaginales anormales ou des douleurs pelviennes.
Pathologies utérines
Les spottings peuvent révéler la présence de polypes utérins, de fibromes utérins ou d’autres anomalies de l’appareil génital. Ces lésions bénignes peuvent provoquer des saignements irréguliers, particulièrement après les rapports sexuels (et provoquer des douleurs durant les rapports). Il faut exclure les pathologies bégnines les plus fréquents comme les polypes et myomes. Détecter des symptômes ou des signes d’alarme est un facteur clé. Les fibromes sont l’une des causes organiques les plus courantes de saignements intermenstruels. Les myomes provoquent des crampes menstruelles dans 95 à 98% des cas, qui se caractérisent par des spotting. Si le saignement intermenstruel est dû à l’endométriose, la cause peut être également organique. Elle s’accompagne souvent de trouble du cycle menstruel.
Autres causes
Pendant la périménopause, les fluctuations hormonales importantes peuvent entraîner des spottings. Ces saignements peuvent être irréguliers durant cette période de transition, qui peut s’étendre sur plusieurs mois avant la ménopause définitive. Outre les fluctuations hormonales, il existe d’autres causes qui peuvent déclencher le spotting. Les inflammations des trompes de Fallope et des ovaires provoquent non seulement du spotting mais aussi de fortes douleurs abdominales pendant le cycle menstruel. Les rapports sexuels peuvent irriter la muqueuse, autre élément déclencheur du spotting. Les causes organiques peuvent se produire lors d’un déséquilibre hormonal. Inversement, les causes hormonales peuvent aussi avoir des causes organiques.
D'autres causes communes du spotting incluent :
- Le stress
- Le décalage horaire
- La ménarche (premières règles)
- Le cancer du col de l’utérus (bien que plus rare)
Caractéristiques et symptômes associés
Les spotting se manifestent par des pertes de sang de faible abondance, généralement de couleur brune ou rosée. Cette coloration est due à l’oxydation du sang qui est plus ancien que celui des règles. Ces saignements sont suffisamment légers pour ne pas toujours nécessiter de protection hygiénique. La durée des spotting varie selon sa cause. Il peut durer de quelques heures à plusieurs jours.
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Les saignements peuvent s’accompagner d’autres symptômes selon leur origine. On observe parfois des douleurs pelviennes légères, des tensions mammaires ou des modifications de l’humeur. Le spotting se caractérise par des saignements vaginaux légers qui surviennent en dehors de la période menstruelle, mais aussi par sa durée, son intensité, sa répétition au fil des cycles menstruels et son association éventuelle avec d’autres symptômes comme :
- des douleurs pelviennes ;
- un mal de dos ;
- de la fatigue ;
- des changements d’humeur.
Quand consulter ?
Au vu de sa faible intensité, le spotting est généralement sans conséquence. Toutefois, certains signes doivent alerter les femmes qui en souffrent et nécessiter un avis médical :
- si les saignements deviennent abondants et/ou réguliers (métrorragies) ;
- si les saignements sont suivis d’autres symptômes anormaux (fièvre, douleur, démangeaisons, etc.) ;
- si les saignements sont suivis d’une douleur sévère ;
- si la femme concernée pense être enceinte ;
- si les saignements se poursuivent après la ménopause ;
- si la femme saigne après un rapport sexuel.
Ça n’est pas forcément grave, mais ça n’est pas non plus complètement anodin. Mieux vaut donc consulter un médecin gynécologue ou une sage-femme pour enquêter et tâcher de découvrir la ou les cause(s) de ces saignements survenant entre les règles, au milieu des cycles.
Diagnostic
Il n’est pas toujours nécessaire de consulter un médecin à cause du spotting, sauf pour la femme enceinte. Cependant, il est recommandé de consulter un gynécologue ou une sage-femme en cas de saignements anormaux. La consultation aura pour but de confirmer que le saignement constaté est du spotting bénin et ne cache pas une cause nécessitant une prise en charge médicale. Le médecin commencera par un interrogatoire détaillé sur vos antécédents médicaux, votre cycle menstruel et les caractéristiques des spottings.
Le diagnostic du spotting est principalement basé sur le volume des pertes de sang et le moment où elles surviennent. Plusieurs examens peuvent être prescrits par le médecin, en cas de doute :
- dosage sanguin des œstrogènes et de la progestérone ;
- test de grossesse (en cas de suspicion de grossesse) ;
- examens microbiologiques (frottis vaginal) en cas de suspicion d’infection ;
- examens d’imagerie (IRM, échographie, scanner) pour s’assurer du bon fonctionnement d’un stérilet ou pour visualiser l’appareil génital féminin dans le but de détecter une quelconque anomalie ;
- biopsie endométriale nécessaire parfois pour évaluer le tissu de la muqueuse utérine.
Traitement
Le spotting ne nécessite pas de traitement médical particulier. En effet, le traitement du spotting dépend de sa cause :
- Grossesse : une fois la piste de la grossesse extra-utérine écartée, le spotting disparaît spontanément vers la fin du premier trimestre. Dans le cas contraire, des examens complémentaires sont réalisés et un suivi gynécologique minutieux est recommandé.
- Contraceptifs hormonaux : ils sont ajustés ou changés pour réduire la fréquence du spotting.
- Préménopause : le spotting annonce la ménopause et disparaît au fil des mois.
- Ménarche : le spotting disparaît au fil des cycles menstruels.
- Infection génitale : un traitement antibiotique peut être prescrit pour traiter l’infection et limiter les risques de complication.
- Médicaments : si le spotting est causé par un déséquilibre hormonal, le médecin peut prescrire des médicaments pour réguler les hormones.
Dans certains cas graves (fibromes volumineux ou un cancer de l’utérus), une hystérectomie (ablation de l’utérus) peut être nécessaire.
Prévention
Il n’existe pas de moyen infaillible de prévenir le spotting, car ses causes sont diverses et variées. Cependant, il est possible de prendre certaines mesures afin de réduire le risque de spotting. Il s’agit entre autres de :
- maintien d’un poids normal : l’obésité peut perturber l’équilibre hormonal et augmenter le risque de spotting ;
- gestion du stress : des techniques de relaxation telles que le yoga, la méditation ou la respiration profonde aident à gérer le stress ;
- pratiques sexuelles sans risque : la pratique de rapports sexuels sans risque peut aider à prévenir les infections sexuellement transmissibles à l’origine des spottings ;
- la consultation régulière avec un gynécologue : elle permet de surveiller la santé reproductive et de détecter tout problème potentiel à un stade précoce.
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