Introduction

L'activité sismique est un phénomène naturel inhérent à la Terre. Les tremblements de terre, ou séismes, sont des manifestations de cette activité, résultant de la dynamique des profondeurs de notre planète. Cet article explore les causes des fractures de la couche terrestre, communément appelées failles, et leurs conséquences, allant des ondes sismiques aux tsunamis, en passant par les modifications du paysage et les risques pour les populations.

Les causes des fractures de la croûte terrestre

La cause principale des séismes est intimement liée aux mouvements terrestres. La lithosphère, la couche de roche solide à la surface de la Terre, est fragmentée en une douzaine de plaques tectoniques qui se déplacent les unes par rapport aux autres. Ce mouvement est rendu possible par l'asthénosphère, une couche de roche en fusion sur laquelle repose la lithosphère, agissant comme un tapis roulant.

Mouvements des plaques tectoniques

Les plaques tectoniques sont en mouvement constant, et lorsqu'elles se rencontrent, elles peuvent se déformer sous la pression colossale qu'elles subissent. Ces déformations sont à l'origine des tremblements de terre, ou séismes. Les zones de rencontre des plaques tectoniques correspondent généralement aux dorsales océaniques et aux zones de subduction.

Formation de failles

Une faille est une fracture de l’écorce terrestre accompagnée du déplacement des deux zones rocheuses ainsi créées. Suite aux mouvements des plaques, les roches cèdent en un point de la faille, appelé le foyer. La rupture brutale des roches en profondeur, au niveau d'une faille, est ce qui génère les séismes.

Rifting et amincissement de la lithosphère

Au cours du rifting continental, la lithosphère est étirée et amincie. La lithosphère, considérée comme un "flotteur" car moins dense que le manteau, est amincie. De plus, l'asthénosphère remonte. La lithosphère est soumise à un étirement et s'amincit donc.

Lire aussi: Échelle de la douleur : l'accouchement

Kenzie (1978) a proposé un « modèle thermique d'amincissement uniforme de la lithosphère ». L'extension et correspondant à la subsidence thermique (phase 3 de la figure 1). La subsidence finale totale est la somme de la subsidence initiale (ou tectonique) et de la subsidence thermique.

Equilibre isostatique

L'équilibre isostatique est rompu. L'équilibre isostatique correspond à l'équilibre hydrostatique des physiciens. comme un fluide sur des échelles de temps géologiques, elle est en équilibre hydrostatique (tel un fluide). La méthode consiste à comparer deux colonnes de section unité avant et après déformation. d'asthénosphère qui compense la perte de masse lithosphérique est plus faible que le volume de lithosphère disparu. constantes pour une couche donnée. de lithosphère. hinf correspond à la remontée de la couche inférieure. de compensation : toutes les pressions exercées sur cette surface sont égales.

Facteurs influençant la déformation

Le type de déformation dépend des propriétés rhéologiques de la roche. Le comportement cassant dépend du type de roche et du profil de température. La loi de Byerlee indique l'augmentation de la résistance fragile avec la profondeur. La loi de comportement ductile ne dépend très peu de la pression. Un profil de température (le géotherme). La croûte inférieure et le manteau se déforment de manière ductile.

Les conséquences des fractures de la croûte terrestre

Les séismes se caractérisent par des secousses brèves et parfois très violentes à la surface du globe. Chaque séisme provoque des vibrations dans la lithosphère. Ces vibrations se propagent dans toutes les directions, sous forme d'ondes sismiques qui peuvent être détectées par l’homme.

Ondes sismiques

Ces ondes sont détectées par des appareils, appelés sismographes. Ils matérialisent les ondes sismiques qu'ils détectent en un tracé, que l’on nomme le sismogramme. Plus il est ample, c'est-à-dire plus le trait monte haut et descend bas, plus la secousse est importante.

Lire aussi: Avortement aux États-Unis : un aperçu

Echelle de Richter

Il faut savoir que l’échelle de Richter part de zéro et n'a pas de limite supérieure. Le séisme le plus violent enregistré à ce jour s’est produit au Chili en 1960, avec une magnitude de 9,5 sur l’échelle de Richter.

Tsunami

Un tsunami est la création et le déplacement d'une vague gigantesque qui peut être causée par un séisme. Si un séisme modifie de façon importante la topographie du fond marin, un grand volume d'eau peut être déplacé brutalement. Cette vague, se propageant d’abord sur un domaine de grands fonds, a une amplitude faible, une grande longueur d’onde et une vitesse importante. Les plus grands tsunamis connus d’origine sismique ont généré des inondations sur plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres et des vagues atteignant plusieurs dizaines de mètres (exemple : tsunamis de Valdivia et de Maule au Chili en 1960 et 2010, respectivement, tsunamis d’Indonésie en 2004 et du Japon en 2011.

Rupture de surface

Un séisme est dû à la rupture d’une faille dans les profondeurs de la Terre, et cette cassure peut parfois atteindre la surface terrestre ; on parle alors de rupture de surface. Ce déplacement relatif du sol, de part et d’autre de la faille est permanent et, avec l’accumulation dans le temps de séismes similaires, il contribue à la création des reliefs qui caractérisent les régions proches des failles. Ce déplacement permanent sur la faille est très fréquent pour les séismes de forte magnitude. L’émergence en surface de la faille est fréquemment observée lorsque la magnitude dépasse 6.

Modifications du paysage

L’émergence de la rupture en surface peut modifier la géométrie des cours d’eau, du relief et des dépôts sédimentaires associés. Ces modifications restent parfois visibles et peuvent être utilisées comme indices de l’activité sismique des failles. Si un séisme modifie de façon importante la topographie du fond marin, un grand volume d'eau peut être déplacé brutalement.

Effets sur les infrastructures

Lorsque les secousses sismiques atteignent les bâtiments, ils oscillent sur leurs fondations. Si les mouvements d’oscillation sont trop forts, les bâtiments peuvent être endommagés ou complètement ruinés. Une des caractéristiques importantes de la structure est sa fréquence naturelle d’oscillation. Lorsque cette fréquence est proche de celle des vibrations du sol pendant le séisme, le bâtiment est mis en résonance, ce qui entraîne une amplification des oscillations du bâtiment et donc un endommagement plus important pouvant aller jusqu’à sa destruction. Dans certaines situations géologiques comme les bassins sédimentaires, la fréquence des vibrations peut être focalisée autour de la fréquence naturelle d’un certain type de bâtiments.

Lire aussi: Tout savoir sur la fracture du nez chez l'enfant

Les secousses sismiques peuvent déstabiliser les masses rocheuses dont l’équilibre était précaire. Ce phénomène se produit essentiellement le long des pentes dans les zones montagneuses.

Liquéfaction des sols

Le phénomène de liquéfaction se produit dans des sols peu cohésifs (typiquement des sables) saturés en eau. Les variations de pression lors du passage des secousses sismiques mettent en mouvement l’eau et font perdre des contacts entre les grains de la couche de sable ce qui réduit voire annule sa résistance au cisaillement. Cette couche se comporte alors comme un liquide et le sol ne peut plus supporter le poids des couches qu’elle supporte. Celles-ci, restées rigide, peuvent se fracturer et laisser s’échapper le « liquide » en surface. Lors des séismes, on observe ainsi souvent des « volcans » de sable de tailles variables.

Risques sismiques et prévention

Cependant, comme un séisme peut survenir à différents endroits, le risque dépend de l'aléa et des enjeux. Les enjeux, ce sont les individus, les équipements et l’environnement susceptibles d’être touchés par une catastrophe naturelle. Dans le cas d’un désert régulièrement soumis à des séismes, l'aléa d'un séisme existe, mais l'enjeu est quasiment nul. En revanche, si une zone très peuplée est régulièrement confrontée à des séismes, le risque est élevé. En effet, l'aléa et l'enjeu sont dans ce cas importants.

Pour se protéger des risques sismiques, des cartes indiquent les zones d'aléa et de risque. Les populations qui vivent près des zones à risque, sont formées pour réagir de façon adéquate en cas de séisme. On bâtit aussi parfois des infrastructures pour diminuer l'effet des catastrophes naturelles, et protéger les populations.

La tectonique des plaques et l'évolution de la Terre

La tectonique des plaques se serait mise en place il y a 3,6 milliards d'années (Ackerson et al. Elle contrôle des phénomènes géologiques comme les tremblements de Terre ou le volcanisme. Selon un nouveau modèle numérique, "les deux tiers de la surface de la Terre se déplacent plus vite que le manteau sous-jacent, autrement dit la surface tire l’intérieur, et les rôles sont inversés sur le tiers restant. Ce rapport de force évolue au cours de l’histoire géologique, en particulier pour les continents. Ceux-ci sont principalement poussés par les mouvements profonds du manteau lors des phases de construction d’un supercontinent, à l’image de la collision actuelle entre l’Inde et l’Asie : dans ces cas-là, les mouvements observés en surface peuvent donc nous renseigner sur la dynamique du manteau profond. Au contraire, lorsqu’un supercontinent se disloque, le mouvement est plutôt dicté par celui des plaques qui plongent dans le manteau." (N. Ce modèle permettra notamment aux scientifiques de mieux comprendre "comment notre maison, la planète Terre, est devenue habitable pour des créatures complexes. La vie sur Terre n'existerait pas sans la tectonique des plaques.

Fractures naturelles et diaclases

Depuis plus d’un siècle l’interprétation mécanique de la formation des fractures naturelles préoccupe les géologues tant du point de vue académique (comment l’écorce terrestre se déforme-t-elle en cassant ?) qu’industriel (réserves de fluides, gîtes minéraux). Les diaclases s’organisent en réseaux géométriques parfois très spectaculaires. La synthèse d’analyses de terrain détaillées et de travaux expérimentaux récents suggère que ces diaclases ne seraient que l’expression d’une dilatation localisée. Ceci a des conséquences sur la genèse des réservoirs fracturés et plus généralement, sur la compréhension des mécanismes de rupture des géomatériaux.

tags: #fracture #de #la #couche #terrestre #causes

Articles populaires: