L'infertilité est un problème de santé mondial qui touche de nombreuses personnes. Tandis que l’infertilité gagne du terrain et que la PMA n’en finit pas de déchaîner les foules et les foudres, il est plus qu’urgent d’encourager chacun à prendre soin de sa fertilité, bien au-delà du couple. Les futurs parents se rencontrant de plus en plus tard, ils décalent d’autant le lancement des projets de grossesse. Et contrairement à ce que d’aucuns croient encore, l’âge auquel une femme se décide à procréer est bien loin d’être le seul facteur en jeu dans la réalisation de son désir d’enfant. Cet article explore les effets des drogues, y compris le cannabis, le tabac et l'alcool, sur la fertilité masculine et féminine, ainsi que les alternatives comme le CBD et l'importance d'un mode de vie sain.
L'Impact des Drogues sur la Fertilité
La consommation de substances psychoactives a des conséquences significatives sur la santé reproductive. Souvent au fait des risques pénaux qu’elles encourent, les personnes qui se droguent pensent rarement aux conséquences de leur consommation sur leur fertilité.
Cannabis et Infertilité
Selon une étude menée en 2014 par le Dr Allan Pacey, Professeur d’andrologie à l’université de Sheffield (USA), le Cannabis double les risques d’infertilité masculine ! Le lien drogue et infertilité s’est alors vu confirmé, et les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue « Human Reproduction ». L’auteur y explique à quel point le Cannabis altère la production et la qualité des spermatozoïdes, qui ne parviennent alors plus à féconder l’ovule, ni même à l’atteindre. Les conséquences de cette drogue sur l’infertilité féminine est également à prendre en compte puisque la consommation de Cannabis augmente le risque de kystes ovarien, de fausse-couches, de grossesses extra-utérines, etc. Le cannabis contient une substance : le THC. Il se comporte comme un puissant perturbateur endocrinien « œstrogénique » entraînant une baisse de la libido chez l’homme, ainsi qu’une baisse de la production de spermatozoïdes mobiles. En fécondation in vitro on observe une diminution du nombre d’ovocytes ponctionnés et une augmentation du risque de grossesse avec accouchement prématuré. Il faut savoir aussi que le cannabis s’accumule dans l’organisme et que son élimination est progressive. Il est donc nécessaire d’arrêter sa consommation de cannabis au minimum deux à trois avant un retour à la normale. De plus, le tétrahydrocannabinol (THC), substance active du cannabis, est déconseillé lors des essais bébé. Une étude scientifique a montré que le THC a un impact sur le patrimoine génétique des spermatozoïdes, provoquant des modifications structurelles de l’ADN du sperme.
Tabac et Alcool
S’il ne s’agit pas « exactement » du thème de cet article, il convient tout de même de rappeler la mise à mal de la fertilité opérée par le tabac et l’alcool. Le tabac par exemple, modifie la composition du sperme de l’homme, il perturbe le cycle menstruel de femmes, altère ses trompes de Fallope ainsi que son col de l’utérus, et peut également provoquer des grossesses extra-utérines. Bien qu’il soit souvent compliqué d’identifier et d’incriminer la consommation d’alcool ou de tabac dans le cadre de l’infertilité d’un couple, c’est un fait établi : cesser ou réduire significativement la consommation d’alcool et de tabac augmente les chances de procréer naturellement. La baisse de la fertilité est bien documentée concernant l’alcool et le tabac avec une baisse d’environ de 30 % de la fertilité chez les fumeurs.
Autres Drogues
Si prendre des stéroïdes anabolisants peut provoquer la stérilité, la consommation de LSD peut quant à elle abîmer les chromosomes. Bien au-delà de favoriser les dysfonctionnements sexuels masculins et outre les risques d’endommagement de l’ADN et des gamètes, la consommation de Cocaïne, d’Héroïne, de LSD, d’Extasy, d’Amphétamines et autres drogues du genre, altère la ‘bonne santé ‘ d’un individu. Les conséquences « indirectes » peuvent alors être nombreuses, et engendrer l’infertilité.
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Alternatives et Solutions
Face à ces risques, il est crucial d'adopter des alternatives et des solutions pour améliorer la fertilité.
Le CBD et la Fertilité
Se pose alors la question de l’intérêt du CBD, un cannabinoïde issu du chanvre, connu pour ses bienfaits sur le corps humain. Consommation de CBD et fertilité peuvent-elles avoir un lien ? Et quels sont les effets du cannabidiol sur les différents stades de la procréation ? Le CBD, un cannabinoïde issu du chanvre, sans danger pour la santé, a démontré ses bienfaits sur le système endocannabinoïde. Or, selon diverses études, une plus grande concentration d’anandamide chez la femme, pendant la période d’ovulation, stimulerait le processus et augmenterait les chances de fécondation. Elle retarderait notamment la réaction acrosomique des spermatozoïdes, une libération d'enzymes ne devant avoir lieu qu’au moment de la rencontre avec l’ovocyte, pour permettre la pénétration du gamète mâle. L’implantation réussie de l'œuf fécondé dans l’utérus (l’embryon), qui a lieu environ sept jours après l’ovulation, serait quant à elle associée à une diminution du taux d’anandamide dans le plasma. Le cannabidiol possède également des vertus qui pourraient indirectement favoriser la fertilité. Si la prise de CBD pendant l’ovulation pourrait s’avérer utile pour les femmes, il serait toutefois important d’arrêter après cette période, afin de ne pas interférer avec la formation éventuelle de l’embryon. Faute d’études suffisantes, la consommation de cannabidiol est également déconseillée pendant toute la durée de la grossesse, les fluctuations du taux d’anandamide pouvant impacter le développement du fœtus. Le CBD inhiberait également l’action d’enzymes issues de la famille CYP450, qui permettent le métabolisme, c’est-à-dire la dégradation, de nombreux médicaments dans le foie, tels que la pilule contraceptive. Ceci conduirait potentiellement à une altération de son action contraceptive et à une amplification de ses effets secondaires. Le nombre d’études sur le cannabidiol, indépendamment du cannabis, est donc insuffisant pour pouvoir tirer des conclusions claires quant à ses effets sur les processus de fécondation. Toutefois, son action bénéfique contre le stress, les insomnies, les inflammations et les douleurs pourrait indirectement améliorer la fertilité. Le CBD, par exemple pris sous forme d’huile de CBD, aurait également un intérêt non négligeable chez la femme, à l’approche de la période d’ovulation, qui nécessite des taux d’anandamide élevés. Attention toutefois à stopper sa consommation dans les jours suivant l’ovulation, pour ne pas interférer avec le possible développement d’un embryon, puis du fœtus, pendant la grossesse.
Mode de Vie Sain
Avant d’avoir recours à un traitement, quelques bonnes pratiques permettent d’augmenter ses chances de procréer. Le tabac est déconseillé, car il réduit la fertilité chez la femme. Il est aussi contre-indiqué en cas de recours à la fécondation in vitro ou, pour les hommes, avant toute forme de procréation médicalement assistée (PMA). Une bonne forme physique est aussi recommandée. Celle-ci passe par une alimentation saine et équilibrée, le maintien ou le retour à un poids normal et une pratique sportive régulière - toutefois, peu intense, chez les femmes.
Procréation Médicalement Assistée (PMA)
Pour contourner ou traiter les troubles en cause, notamment des anomalies des systèmes reproducteurs masculin et féminin, il existe désormais des solutions médicales comme la PMA. Avant de sauter le pas de la fécondation in vitro ou de l’insémination artificielle, il peut toutefois être utile, pour maximiser ses chances d’avoir un bébé, d’adopter un mode de vie plus sain (activité physique, alimentation équilibrée, etc.). Dans la plupart des centres d’AMP, les couples ne sont pas pris en charge temps que leur tabagisme ou leur consommation de drogue n’est pas contrôlée.
Questions Fréquemment Posées (FAQ)
Le Kamagra convient-il aux femmes ?
Le laboratoire qui fabrique Kamagra précise que ce médicament est strictement réservé aux hommes. Même si certains chercheurs s’intéressent au sildénafil pour les femmes, notamment en PMA, les preuves actuelles sont encore insuffisantes pour recommander ce traitement chez la femme. Il pourrait aider dans certains cas très spécifiques, mais ce n’est ni un médicament officiellement approuvé pour les femmes, ni un traitement sans risque (7). Les troubles sexuels féminins, tels que la dyspareunie ou le vaginisme, existent bel et bien, mais leurs origines diffèrent de celles des troubles érectiles masculins, ce qui implique des approches thérapeutiques spécifiques. Il est donc essentiel de ne jamais prendre du Kamagra sans avis médical, surtout dans le cadre d’un parcours de fertilité. Seul un spécialiste peut déterminer si ce type de traitement est adapté à la situation.
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Kamagra et Viagra : quelles différences ?
Bien que le Viagra et le Kamagra soient censés produire des effets similaires et soient généralement utilisés de façon comparable, des différences notables existent entre les deux produits. Le Viagra, en tant que médicament autorisé, présente un meilleur profil de sécurité et provoque généralement moins d’effets secondaires. Il peut aussi, dans certains cas, être prescrit en association avec d’autres traitements, ce qui n’est pas recommandé avec le Kamagra en raison des risques d’interactions et du manque de contrôle sur sa composition. Il est donc fortement conseillé de consulter un professionnel de santé avant toute utilisation de Kamagra. Si de nombreux hommes se tournent vers le Kamagra, c’est principalement en raison de son prix bien inférieur à celui du Viagra, souvent plus coûteux.
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