La "crise de foie" est une expression courante, souvent utilisée pour décrire divers troubles digestifs, particulièrement après un repas copieux. Bien que le terme soit largement répandu, il est important de comprendre que la "crise de foie" ne désigne pas une maladie spécifique du foie, mais plutôt une difficulté à digérer, médicalement appelée dyspepsie fonctionnelle.
Qu'est-ce que la Crise de Foie ?
Le terme "crise de foie" est un terme générique correspondant à différents troubles digestifs. Dans la plupart des cas, il est utilisé pour décrire une difficulté à digérer, après un repas trop copieux et arrosé. Il se substitue au terme scientifique de « dyspepsie ». La dyspepsie fonctionnelle, qui se répète, toucherait 5 à 10% de la population. Le terme « crise de foie », bien qu’employé fréquemment dans le langage courant, ne désigne aucune maladie spécifique ou reconnue. Il fait référence à une variété de problèmes digestifs qui regroupent des symptômes comme les douleurs gastriques, les nausées, les vomissements ou une sensation d’indigestion. Dans la majorité des cas, ce terme est utilisé pour parler d’une difficulté à digérer, médicalement appelée dyspepsie fonctionnelle. Cette condition survient souvent après un repas excessivement riche ou arrosé, qui surmène le système digestif et provoque une gêne.
Contrairement à ce que l'expression laisse entendre, la « crise de foie » n’est pas liée à un dysfonctionnement du foie, mais de l’estomac ! Utilisé exclusivement en France, ce terme populaire provient des croyances de l’époque et n’est aujourd’hui repris dans aucun manuel médical. En parlant de “crise de foie”, on suggère, en effet, un problème hépatique. À la différence de la crise de foie, les pathologies hépatobiliaires ne provoquent aucun symptôme avant un stade avancé. « Les maladies comme les hépatites, les fibroses ou les cirrhoses n’entraînent pas de manifestations similaires à celles de la crise de foie.
Causes de la Crise de Foie chez l'Enfant
Plusieurs facteurs peuvent provoquer une crise de foie chez l'enfant :
Excès alimentaires : Une alimentation grasse et excessive peut favoriser ce qu’on appelle la crise de foie. Lors des fêtes de fin d’année, il n’est pas rare qu’une personne se sente mal après des repas lourds et répétés. Ces dysfonctionnements sont causés par un remplissage excessif de l’estomac. Cet organe rencontre alors des difficultés à gérer l’afflux alimentaire, en particulier les produits gras et sucrés qui sont très difficiles à digérer.
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Sensibilités alimentaires : Ces dysfonctionnements peuvent être déclenchés par des repas trop riches, des sensibilités alimentaires (intolérances au lactose ou au gluten), ou encore par des troubles fonctionnels.
Infections : « La crise de foie peut être causée par des excès alimentaires, mais également par des infections de l’estomac et de l’intestin, à l’instar d’une gastro-entérite. Une infection aiguë peut être accompagnée de douleurs, d’inconfort, de nausées, de vomissements ou encore de diarrhées.
Facteurs émotionnels : L’anxiété n’est pas à elle seule responsable de la crise de foie, mais elle peut perturber la digestion et accentuer les symptômes.
Symptômes de la Crise de Foie
Les symptômes de la crise de foie (ou indigestion) apparaissent en général après un repas particulièrement copieux ou arrosé. Lors d’une « crise de foie », on est généralement malade pendant 24 à 48 heures avant que notre état ne s’améliore. Difficile d’avoir envie de manger quand on souffre de nausées, de vomissements… Cet événement digestif se caractérise aussi par d’importantes gênes au niveau de l’estomac, qui s’estompent en quelques heures… ou peuvent durer plus longtemps. Les principaux symptômes incluent :
- Des ballonnements intestinaux : des gaz intestinaux s’accumulent et ne sont pas éliminés.
- Des brûlures d’estomac (brûlures épigastriques) : elles se manifestent par l’apparition d’une sensation douloureuse, dans la région de l’estomac (entre le sternum et l’ombilic). Les douleurs peuvent être accentuées dans certaines positions (lorsque l’on se baisse, en position allongée ou lors d’un effort physique). Parfois, la douleur irradie jusque derrière le sternum et dans la gorge.
- Des éructations (rots), un hoquet : le hoquet est dû à la contraction involontaire et spasmodique du diaphragme et des muscles intercostaux. Il peut se manifester après un repas trop copieux, trop épicé ou ingéré trop rapidement, et/ou après la consommation d’alcool ou de boissons gazeuses. Sans gravité, le hoquet disparaît spontanément.
- Des nausées et/ou des vomissements : accompagnées d’une faiblesse générale et d’un manque d’appétit, les nausées se manifestent par une sensation de mal au cœur.
- La perte d’appétit.
Il est important de noter que les symptômes de la crise de foie sont peu spécifiques et peuvent être dus à des pathologies plus graves. La crise de foie ne doit pas être confondue avec une crise de colique hépatique, aussi appelée lithiase vésiculaire. La colique hépatique a lieu lorsqu’un calcul biliaire se déplace ou bloque les canaux qui transportent la bile. Une douleur intense et soudaine, localisée dans le creux de l’estomac ou sous les côtes du côté droit. Cette douleur, qui s’intensifie rapidement, peut irradier jusqu’à l’épaule droite, l’omoplate ou même le dos. Elle devient persistante, parfois insupportable, obligeant la personne à interrompre toute activité. La crise peut durer entre 30 minutes et plusieurs heures, mais une fois le calcul déplacé et les voies biliaires libérées, la douleur disparaît soudainement.
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Parfois, au contraire, le fait de manger soulage les symptômes. Si à ces symptômes de la crise de foie s’ajoutent des vomissements, il se peut que mon estomac ait du mal à se vidanger.
Traitement de la Crise de Foie chez l'Enfant
En cas de crise de foie, le premier remède naturel à mettre en place est le repos. En effet, les efforts de mon corps sont alors consacrés à la digestion. Je ne m’allonge toutefois pas à l’horizontal et je surélève ma tête pour éviter les remontées acides. En cas de crise de foie, mon médecin ou mon pharmacien pourra me préconiser un traitement.
Le traitement repose principalement sur une bonne hydratation et une petite diète… le temps que le système digestif se remette de cette mésaventure ! Cependant, vous pouvez soulager votre système digestif en privilégiant une alimentation plus légère et en vous reposant. Le temps de la crise de foie, on oublie les aliments riches, gras et sucrés, mais aussi les aliments épicés !
Remèdes Naturels
Pour m’aider à digérer en cas de crise de foie, je peux me tourner dans un premier temps vers les remèdes naturels. Plusieurs traitements naturels peuvent aussi faciliter la digestion et soulager les symptômes d’une crise de foie : des compléments alimentaires qui contiennent des enzymes spécifiques, des gélules ou des préparations à base de plantes (avec des effets sur la production de bile, ou connues pour calmer les nausées), des compléments alimentaires qui permettent de protéger la paroi de l’estomac ou d’enrichir la flore intestinale (probiotiques).
Si vous ressentez des douleurs localisées autour du foie, vous pouvez opter pour la phytothérapie en demandant conseil à votre pharmacien.
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Médicaments
Des traitements symptomatiques peuvent être prescrits pour calmer les spasmes et les douleurs liés à la crise de foie. La prise de certains médicaments (antiémétiques) est aussi conseillée pour arrêter les vomissements. Il est possible de prendre certains médicaments pour soulager les symptômes d’une mauvaise digestion. Disponibles sans ordonnance en pharmacie, certains peuvent aider à faciliter la sécrétion de la bile par l’estomac, ou son évacuation vers l’intestin (arginine, citrate de bétaïne, sorbitol). D’autres traitements médicamenteux contiennent des enzymes indispensables à la digestion, ou du charbon végétal (qui permet d’emprisonner les gaz intestinaux et de diminuer les ballonnements). Avant de prendre ces médicaments, demandez toujours conseil à votre pharmacien. Il vous indiquera notamment la posologie à respecter, et les doses maximum à ne pas dépasser.
Il n’existe aucun traitement médicamenteux qui puisse faire disparaître une “crise de foie”, toutefois vous pouvez prendre du citrate de bétaïne ponctuellement. Ce médicament est vendu sans ordonnance et se présente sous forme de cachets effervescents à diluer dans l’eau. Le citrate de bétaïne permet de stimuler la libération de la bile pour faciliter la digestion.
Hydratation et Alimentation
« Il est très important de bien s’hydrater, notamment en cas de vomissements ou de diarrhées, afin d’éviter la déshydratation. Que faire et quels aliments privilégier après une crise de foie ?
Quand Consulter un Médecin ?
Si je souffre occasionnellement d’une crise de foie due à un repas trop copieux, sans aucun autre symptôme, il n’est pas nécessaire de consulter un médecin. « Une consultation médicale pour une crise de foie n’est pas systématique, mais il arrive que les symptômes se prolongent pendant plus de deux jours. Dans ce cas, un rendez-vous avec un médecin peut être requis, surtout si les manifestations sont associées à une fièvre, à des pathologies cardiaques ou respiratoires, notamment chez les personnes âgées.
Toutefois si vos troubles digestifs persistent, il est conseillé de consulter un médecin.
Prévention de la Crise de Foie
Si vous êtes sujet aux crises de foie, plusieurs habitudes alimentaires peuvent vous aider à les éviter. Si vous êtes sujet aux crises de foie, vous pouvez préparer votre organisme en amont des repas copieux. Avant une réunion de famille ou une fête de fin d’année, vous pouvez, par exemple, manger des repas plus légers composés de fruits et de légumes. Il est aussi préconisé de bien s’hydrater. Lors des repas, mangez doucement et prenez le temps de bien mâcher les aliments. N’hésitez pas à faire des pauses entre les différents plats afin de soulager l’estomac. À la suite d’un repas lourd et conséquent, il est souvent préconisé de ne pas s’allonger afin d’éviter l’apparition de troubles digestifs. « S’allonger après un repas gras entraîne des remontées acides gênantes, et non pas une crise de foie.
Pour éviter les crises de foie et les symptômes digestifs (fréquents en périodes de fêtes), il est conseillé de bien préparer son organisme en amont. Pour cela, il est recommandé de dormir suffisamment, de manger léger avant les repas copieux et de bien s’hydrater. Au cours de ces repas copieux et arrosés, il faut prendre le temps de manger et bien mâcher. Il est aussi recommandé de consommer les aliments gras et sucrés en quantités raisonnables.
Focus sur l'Acétonémie
L’acétone est une substance acide produite par le foie et éliminée par les reins, dans les urines. Ce déchet provient du métabolisme des graisses. Son rôle est de remplacer les glucides (sucres) lorsque les réserves de l’organisme sont insuffisantes afin de libérer de l’énergie. Certains symptômes de la crise d’acétone sont proches des manifestations de la crise de foie. C’est notamment le cas des nausées, des vomissements ou de la perte d’appétit. Contrairement à la crise de foie, l’acétonémie n’est pas liée à des excès alimentaires. Plusieurs causes peuvent expliquer la survenue d’une crise d’acétone. Cette pathologie peut se déclencher à la suite d’un jeûne prolongé ou d’une maladie sous-jacente, comme l’otite, la rhinopharyngite ou l’angine, qui peuvent être responsables d’un manque d’appétit.
Maladies du Foie chez l'Enfant
Contrairement aux idées reçues, le foie des enfants peut aussi être touché. La stéatose hépatique, ou « foie gras d’origine non alcoolique » touche les enfants de plus en plus souvent et de plus en plus tôt, avec à terme des risques de cirrhose et de cancer. C’est lors d’un colloque international que les hépatologues (les spécialistes du foie) venus du monde entier ont révélé que les maladies du foie concernant les enfants ont augmenté de manière exponentielle ces dernières années. Les précirrhoses du foie avec lésions cellulaires n’étaient jusqu’à présent connues que pour les personnes alcooliques. L’alimentation des enfants serait la principale cause de ces nouvelles maladies. Les excès de sucre et de matières grasses saturées doivent être écartés des menus des plus jeunes. C’est également vivement recommandé pour éviter le surpoids et le diabète.
Mars n’oublie pas les enfants, avec le mois jaune, dédié aux maladies du foie des enfants. Le mois jaune est inspiré du Big Yellow Friday organisé par l’association Children liver’s diseases du Royaume Uni. Il s’agit de mieux informer sur ces maladies qui touchent les enfants. Là encore, plus le dépistage est précoce, plus grandes sont les chances de guérison. C’est l’hépatite A qui est la plus courante chez l’enfant. Cette première phase dure une à trois semaines pour ensuite passer à la phase ictérique plus connue sous le nom de jaunisse.
Hépatite A, B et C
L’infection Le foie peut être infecté par : des virus ; des bactéries ; des champignons ; des parasites. Cette infection va provoquer une inflammation et des changements dans son fonctionnement. Les types d'infection hépatique les plus courants sont les hépatites A, B et C, transmises par des virus. En plus de provoquer des douleurs au niveau du foie, les hépatites peuvent entraîner des symptômes tels que : perte d'appétit ; nausées et vomissements ; fatigue ; douleurs musculaires et articulaires ; maux de tête ; sensibilité à la lumière ; pâleur des selles ; urine foncée ; jaunissement de la peau et des yeux.
Hépatite B
L’hépatite B est l’une des principales maladies humaines : on estime à 2 milliards le nombre de personnes ayant été infectées par le virus, dont plus de 254 millions de personnes vivent avec une infection chronique par le VHB et peuvent transmettre le virus pendant des années. L’hépatite B aiguë est souvent asymptomatique, ou provoque des symptômes évoquant une grippe (perte d’appétit et troubles digestifs, nausées, vomissements, fatigue, fièvre). Selon l’âge lors de l’infection par le VHB , les personnes infectée peuvent présenter les symptômes caractéristiques d’une inflammation aiguë du foie (jaunisse ou ictère, urines foncées, selles décolorées). La période d’incubation de l’exposition au virus à l’apparition de la jaunisse varie de 45 à 180 jours, avec une moyenne située entre 60 et 90 jours. Toutes les personnes infectés par le VHB ne développent pas d’infection chronique. Le risque est inversement corrélé à l’âge lors de l’infection : 80 à 90% pour les enfants infectés à la naissance, 20 à 30% pour les personnes infectés pendant l’enfance et moins de 5% pour les personnes infectés à l’âge adulte. Dans de nombreux des pays ayant des ressources limités (en Afrique subsaharienne, dans une grande partie de l’Asie et dans le Pacifique), les infections chroniques par le VHB touchent plus de 8% de la population adulte. Dans ces régions, le cancer du foie causé par l’hépatite B figure parmi les trois premières causes de décès par cancer chez l’homme. L’Amazonie et le sud de l’Europe orientale et centrale sont également très touchés. Au Moyen-Orient et dans le sous-continent indien, les porteurs chroniques représentent 3% environ de la population. L’infection est moins courante en Europe occidentale et en Amérique du Nord, où les porteurs chroniques représentent moins de 1-2% de la population. Le virus de l’hépatite B se transmet par tous les liquides et sécrétions biologiques, le plus souvent par le sang et par contact sexuel. L’hépatite B est considérée comme une maladie infectieuse extrêmement contagieuse : le virus de l’hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux que celui du SIDA. Les principales voies de transmission sont la transmission de la mère à l’enfant pendant l’accouchement, le contact étroit avec une personne infectée, les contacts sexuels, les injections (toxicomanie) et les transfusions à risques. Dans de nombreux pays ayant des ressources limités, la quasi totalité des enfants sont infectés par le virus. Il n’existe pas de traitement spécifique permettant de traiter une hépatite aiguë pour améliorer les chances de guérison. L’efficacité des produits dits hépatoprotecteurs (protégeant le foie) n’est pas démontrée. La personne infectée doit attendre que le système de défense de son organisme vienne naturellement à bout des virus. Aussi longtemps que la guérison n’est pas intervenue, les liquides et sécrétions naturelles du corps - sang, sperme, sécrétions vaginales, salive - restent contagieux. L’infection chronique par le VHB est traitée chez les personnes à haut risque de maladies chronique du foie par des médicaments anti-viraux spécifiques comme le Tenofovir ou l’Entecavir. Le coût de ces traitements a récemment baissé, en particulier dans les pays ayant des ressources limitées, grâce à la disponibilité de médicaments génériques. Cependant, en raison de l'accès limité au dépistage du VHB et à l'évaluation clinique pour la détermination des stades de la maladie du foie, de nombreuses personnes dans les pays ayant des ressources limitées vivent avec une infection chronique par le VHB sans le savoir et ne bénéficient pas de la thérapie antivirale. En outre, ces médicaments peuvent réprimer la réplication virale, mais ne peuvent pas guérir l'infection. Par conséquent, la plupart des personnes qui ont commencé un traitement anti-VHB doivent le poursuivre à vie. Le développement de médicaments pouvant guérir l'infection est hautement justifié. Une transplantation du foie peut être effectuée en cas de cirrhose dans les pays riches en ressources. La chirurgie et la chimiothérapie peuvent améliorer le pronostic pour les personnes ayant développé un cancer du foie dans les pays riches en ressources. La vaccination contre l’hépatite B reste la principale mesure fiable pour prévenir l’infection à grande échelle. Depuis 1981, on dispose de vaccins anti-hépatite B très efficace, dont un mis au point à l’Institut Pasteur (GenHevac B). Trois injections de ce vaccin confèrent à 98% des personnes vaccinées une protection contre une infection par le virus de l’hépatite B. Chez 90% des personnes vaccinées, cette protection dure au moins 10 ans, probablement même toute la vie.
Hépatite C
Le VHC est classé dans un genre à part (hepacivirus) au sein de la grande famille des Flaviviridae, qui comprend également de nombreux autres virus importants sur le plan médical ou vétérinaire, comme par exemple le virus de la fièvre jaune, celui de la dengue, du Nil occidental (genre flavivirus), ou encore le virus de la diarrhée bovine (genre pestivirus). Lors de la réplication du génome viral, des erreurs sont fréquentes et conduisent à la circulation d’un grand nombre d’espèces moléculaires virales dans la population humaine. L’hépatite C aiguë survient après une période d’incubation moyenne de 6 à 10 semaines. Elle est majoritairement asymptomatique. Lorsqu’elle est symptomatique, les symptômes sont semblables à ceux observés au cours d’autres hépatites virales (fatigue, nausées, douleurs suivies par l’apparition d’urines foncées et d’un ictère). A ce stade, l’état général du foie, que l’on peut estimer en mesurant la concentration des transaminases dans le sang, est peu affecté. La guérison est affirmée par l’absence de détection du virus dans le sang au-delà de 6 mois après l’infection aiguë et la présence d’anticorps anti-VHC. Il est admis que seuls 15 à 45% des hépatites C aiguës, symptomatiques ou non, vont évoluer vers une guérison, alors que 55 à 85% des patients infectés vont développer une infection chronique. Celle-ci peut conduire à une dégradation progressive du foie, conduisant à une cirrhose. Trois facteurs principaux participent au risque de cirrhose : la durée de l’infection virale chronique, l’âge au moment de la contamination, et l’association d’une consommation importante d’alcool. A partir du stade de cirrhose du foie, il existe un risque important de progression vers un carcinome hépatocellulaire, avec un taux de 1 à 4% par an. Les données épidémiologiques actuelles permettent d’évaluer à 71 millions le nombre de porteurs chroniques du virus de l’hépatite C dans le monde, avec une séroprévalence moyenne d’environ 1.0 %. Cette prévalence est variable selon les pays : très faible en Europe du Nord, plus élevée en Asie du Sud-est et en Afrique, atteignant plus de 20% en Egypte. En France, on estime à environ 134 000 le nombre de personnes vivant avec des infections chroniques par le VHC, et à 4 000 le nombre de nouveaux cas d’infection par an. On estime que 24% des patients infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) sont également infectés par le VHC. La transmission par voie transfusionnelle a été la plus répandue avant l’introduction du dépistage systématique des dons du sang en 1991 dans les pays riches en ressources, où elle est désormais maîtrisée. On estime que les injections à risque (notamment de drogues), pratiquées avec du matériel non stérile, ou la transfusion de produits sanguins contaminés sont chaque année à l’origine de 2 millions de nouvelles infections par le virus de l’hépatite C dans le monde. Le risque de transmission materno-fœtal du VHC est de l’ordre de 5% si le VHC est détectable dans le sang de la mère au moment de la naissance. Bien que la transmission par voie sexuelle soit controversée, elle n’a jamais été exclue. Les co-infections VHC / VIH sont un problème croissant dans les pays où l’épidémie d’infection par le VIH est concentrée et chez les consommateurs de drogues injectables. De nouvelles approches thérapeutiques ciblant spécifiquement le virus ont été développées au cours des dernières années, grâce à une meilleure connaissance de la structure et de la fonction des protéines virales. Grâce à la mise au point de ces antiviraux à action directe (AAD), qui sont efficace contre différents génotypes de VHC, la thérapie antivirale est maintenant recommandée à toute personne souffrant d’infection chronique au VHC âgée de plus de 12 ans. La durée du traitement est entre 12 et 24 semaines, et plus de 95% des personnes traitées peuvent être guéries de l’infection chronique au VHC. Il n’existe aucun vaccin à l’heure actuelle contre l’hépatite C. Ainsi, le moyen le plus efficace de lutter contre l’hépatite C réside en la maîtrise du risque de transmission nosocomiale du VHC (transfusions sanguines, injections à risque, etc), la politique de réduction des risques chez les usagers de drogues injectables et l’augmentation de l’accès aux AADs chez les populations à haut risque.
Autres Causes de Douleur au Foie
Outre les infections, d'autres facteurs peuvent provoquer des douleurs au foie :
Maladies auto-immunes : Chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes, le système immunitaire s'attaque à l'organisme et peut également affecter le foie. Cela va créer des maladies comme : l'hépatite auto-immune, la cirrhose biliaire primitive et la cholangite sclérosante primitive.
Maladies génétiques : Les douleurs dans la région du foie peuvent également être causées par des maladies génétiques qui entraînent l'accumulation de substances toxiques dans le foie, comme : l'hémochromatose héréditaire, l'oxalurie et la maladie de Wilson.
Excès d’alcool : Le fait de consommer excessivement et régulièrement des boissons alcoolisées peut augmenter le risque de développer une hépatite alcoolique.
Abus de médicaments : Abuser de médicaments peut entrainer des maladies capables d’endommager les cellules du foie. Il s’agit par exemple de l'hépatite médicamenteuse, causée par : l'exposition à des substances toxiques, l'utilisation excessive de médicaments et des réactions allergiques à des médicaments.
Cancer : Le cancer du foie peut toucher les hépatocytes, les voies biliaires et les vaisseaux sanguins.
Accumulation de graisse : L'accumulation de graisse dans le foie est fréquente chez les personnes souffrant d'obésité, d'hypercholestérolémie ou de diabète.
Syndrome de Reye : D’autres causes, bien que rares, peuvent être à l’origine de douleur du foie. Il s’agit par exemple du syndrome de Reye, qui survient souvent chez les enfants et qui se caractérise par des douleurs au niveau du foie. Ces douleurs sont dues à une accumulation rapide de graisse dans le foie et par une inflammation au niveau du cerveau. En plus de la douleur au niveau du foie, l’enfant peut souffrir de maux de tête, de vomissements, de somnolence et d’irritabilité.
Diagnostic de la Douleur du Foie
Plusieurs tests peuvent être réalisés en complément de l’examen clinique pour confirmer le diagnostic d’une douleur au foie : tests sanguins, échographie abdominale, scanner ou IRM et biopsie du foie.
Traitements de la Douleur au Foie
Le traitement de la douleur au foie va dépendre de la cause : infection, maladies auto-immunes, maladies génétiques, excès d’alcool, abus de médicaments, cancer et Accumulation graisse.
Prévention de la Douleur au Foie
Il est possible de prévenir la douleur dans la région du foie appliquant certaines précautions, comme : consommer de l'alcool avec modération, éviter les comportements à risque, se faire vacciner contre les virus de l'hépatite A et B, utiliser les médicaments avec précaution, porter un masque et protéger sa peau lors de l'utilisation de produits toxiques, faire de l’exercice physique régulièrement et adopter une alimentation équilibrée.
Quand Consulter ?
Il est recommandé de consulter un médecin lorsque les douleurs abdominales deviennent intenses et persistantes ou lorsqu'elles s'accompagnent d'autres symptômes comme : une peau et des yeux jaunâtres, un gonflement des jambes, des démangeaisons généralisées de la peau, la présence d'urines foncées et de selles claires ou sanguinolentes, une perte de poids, de la fatigue, des nausées, des vomissements et une perte d'appétit.
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