La colique néphrétique est une douleur aiguë et intense ressentie au niveau de la région lombaire, souvent irradiant vers le bas-ventre et les organes génitaux. Elle est due à une mise en tension du rein, elle-même liée à un obstacle sur les voies urinaires. La crise subintrante de colique néphrétique est une forme moins intense de cette douleur.
Définition de la Crise Subintrante
La crise subintrante de colique néphrétique est une forme moins intense et moins brutale de la colique néphrétique classique. Elle se caractérise par une douleur modérée, localisée dans le flanc, généralement moins intense et moins paroxystique que la douleur associée à une colique néphrétique typique.
La colique néphrétique, qu'elle soit subintrante ou classique, est une douleur aiguë et intense qui survient lorsque la migration d'un calcul rénal, également appelé lithiase rénale, bloque le passage des urines dans les voies urinaires. Le calcul, qui est généralement constitué de sels minéraux, se forme dans le rein et descend dans l'uretère, le canal qui relie le rein à la vessie.
La crise subintrante est souvent décrite comme une douleur "sourde" ou "constante", contrairement à la douleur intense et paroxystique ressentie lors d'une colique néphrétique classique. Elle peut persister pendant plusieurs heures ou jours et peut être accompagnée d'autres symptômes comme une légère fièvre, une sensation de malaise général, ou une envie fréquente d'uriner.
Il est important de noter que la crise subintrante ne doit pas être minimisée, car elle peut être le signe d'une obstruction des voies urinaires qui peut se compliquer si elle n'est pas traitée. La consultation d'un médecin est essentielle pour diagnostiquer la cause de la douleur et mettre en place un traitement approprié.
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En résumé, la crise subintrante de colique néphrétique se caractérise par une douleur modérée et constante dans le flanc, sans les caractéristiques de douleur intense et paroxystique de la colique néphrétique classique. Elle est le signe d'une obstruction des voies urinaires, et il est important de consulter un médecin pour un diagnostic et un traitement adéquats.
Symptômes de la Crise Subintrante
La crise subintrante de colique néphrétique se manifeste par une douleur moins intense et moins paroxystique que la colique néphrétique classique, mais elle peut tout de même être très désagréable. La douleur est généralement localisée dans le flanc, c'est-à-dire la région du dos située entre les côtes et les hanches, du côté du rein affecté. Cette douleur peut irradier vers l'abdomen, le bas du dos, l'aine ou les organes génitaux.
Contrairement à la colique néphrétique classique, où la douleur est soudaine et intense, la crise subintrante se caractérise par une douleur plus sourde et plus constante. Elle peut persister pendant plusieurs heures ou jours, avec des moments d'intensité variable.
Voici quelques symptômes qui peuvent accompagner la crise subintrante de colique néphrétique:
- Une douleur modérée dans le flanc: Cette douleur est généralement moins intense et moins paroxystique que la douleur associée à une colique néphrétique classique. Elle peut être décrite comme une douleur sourde, constante ou lancinante.
- Une sensation de malaise général: La crise subintrante peut s'accompagner d'une sensation de fatigue, de faiblesse, ou de nausées.
- Des envies fréquentes d'uriner: La présence d'un calcul dans l'uretère peut irriter la vessie et provoquer une envie fréquente d'uriner, même si la quantité d'urine évacuée est faible.
- Une légère fièvre: Une légère élévation de la température corporelle peut être observée en cas d'infection urinaire associée à la crise subintrante.
- Du sang dans les urines: La présence de sang dans les urines, appelée hématurie, est un symptôme fréquent de la colique néphrétique, qu'elle soit subintrante ou classique.
- Des nausées et des vomissements: Les nausées et les vomissements peuvent être ressentis en cas de colique néphrétique, en particulier si la douleur est intense.
Il est important de noter que la crise subintrante, même si elle est moins intense que la colique néphrétique classique, nécessite tout de même une consultation médicale. En effet, la présence d'un calcul dans les voies urinaires peut entraîner des complications si elle n'est pas traitée.
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Causes de la Crise Subintrante
La crise subintrante de colique néphrétique est généralement causée par la présence d'un calcul rénal, également appelé lithiase rénale, qui obstrue les voies urinaires. Ce calcul, constitué de sels minéraux, se forme dans le rein et descend dans l'uretère, le canal qui relie le rein à la vessie.
Lorsque le calcul se coince dans l'uretère, il bloque le passage des urines et provoque une distension du rein et de l'uretère, ce qui déclenche la douleur. La crise subintrante est généralement associée à un calcul de petite taille, qui ne provoque pas une obstruction complète des voies urinaires.
Voici les principales causes de la crise subintrante de colique néphrétique:
- Présence d'un calcul rénal: La présence d'un calcul rénal est la cause la plus fréquente de la crise subintrante de colique néphrétique. Le calcul peut être constitué de différents types de sels minéraux, les plus fréquents étant l'oxalate de calcium, l'acide urique et le phosphate de calcium. Dans les règles générales, le diagnostic est purement clinique, étant donné que le patient présente une hématurie et a été éventuellement assujetti à un calcul. Quoi qu’il en soit, la colique néphrétique provient de l’apparition des calculs composés de calcium qui peut être visible à la radiographie. Le cas le plus commun concerne des calculs formés d’oxalate de calcium. Ils se présentent chez environ 50 % des patients. Toutefois, il peut aussi se trouver à l’extérieur des voies urinaires, comme le cas de la compression extrinsèque. En ce qui concerne les facteurs de risques, il s’avère que les trois quarts des calculs sont considérés oxalo-calciques. En clair, ils sont composés de cristaux d’oxalate de calcium. Parmi les facteurs, plusieurs d’entre eux sont assez distincts, pour ne citer que le faible volume des urines, c’est-à-dire moins de 1 litre par 24 heures. Dans la majorité des cas, la cause de cet excès d’excrétion de calcium ou d’acide urique n’est pas vraiment traçable. En effet, elle n’est pas du tout en relation avec une alimentation trop riche en calcium. Cependant, les recherches montrent qu’elle est certainement favorisée par les apports en sels ou en protéines en quantités trop élevées.
- Taille du calcul: La taille du calcul est un facteur important dans la gravité de la crise. Un calcul de petite taille peut provoquer une crise subintrante, tandis qu'un calcul plus gros peut provoquer une colique néphrétique classique.
- Position du calcul: La position du calcul dans l'uretère peut également influencer la gravité de la crise. Un calcul situé dans la partie inférieure de l'uretère peut provoquer une crise plus intense qu'un calcul situé dans la partie supérieure.
- Autres causes: D'autres causes plus rares peuvent également provoquer une crise subintrante, comme une tumeur des voies urinaires, un caillot de sang, ou une infection urinaire.
Il est important de consulter un médecin pour déterminer la cause exacte de la crise subintrante de colique néphrétique et mettre en place un traitement approprié.
Diagnostic de la Crise Subintrante
Le diagnostic d'une crise subintrante de colique néphrétique repose sur l'examen clinique et les examens complémentaires. Le médecin interroge le patient sur ses symptômes, notamment la localisation et la nature de la douleur, la présence de fièvre, de sang dans les urines, ou d'autres symptômes associés.
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L'examen physique permet d'évaluer l'état général du patient et de rechercher des signes d'infection urinaire, comme une sensibilité au toucher au niveau des reins. La palpation de l'abdomen peut également révéler la présence d'une masse ou d'une sensibilité au niveau du rein.
Pour confirmer le diagnostic et déterminer la cause de la crise subintrante, le médecin peut prescrire des examens complémentaires:
- Analyse d'urine: L'analyse d'urine permet de détecter la présence de sang dans les urines (hématurie), un signe fréquent de la colique néphrétique, et de rechercher une infection urinaire. Si les symptômes commencent à se faire ressentir, il est d’abord conseillé de prendre la température. Le patient est aussi sollicité de boire normalement, mais de préférence moins que d’habitude. Cela est utile afin de ne pas aggraver le cas. Il convient ensuite de prendre rendez-vous chez un médecin généraliste, du moins dans un premier temps. Ce professionnel de la santé va en principe effectuer au préalable un test urinaire afin de détecter la présence de sang. Dans le cas d’une suspicion urinaire, un examen cytobactériologique des urines ou UCBU doit être envisagé.
- Examens d'imagerie: Les examens d'imagerie sont essentiels pour visualiser le calcul et ses conséquences sur les reins. Les examens les plus utilisés sont:
- Échographie: L'échographie est un examen non invasif qui permet de visualiser les reins et l'uretère. Elle permet de détecter la présence d'un calcul, d'une dilatation des voies urinaires, ou d'une infection. La plupart du temps, le médecin prescrit une échographie des reins et de la vessie.
- Radiographie: La radiographie permet de visualiser les calculs rénaux, en particulier ceux composés de calcium.
- Tomodensitométrie (scanner): Le scanner est un examen plus précis que la radiographie, qui permet de visualiser les calculs rénaux et les structures environnantes. En complément, un scanner de l’abdomen et de la région pelvienne peut parfois être nécessaire, mais sans recourir à l’injection de substitut de contraste. Le scanner permet de détecter de manière plus précise les obstacles potentiellement présents dans les voies urinaires.
- IRM: L'IRM est un examen non invasif qui permet de visualiser les reins et l'uretère avec précision. Elle est particulièrement utile pour détecter les tumeurs des voies urinaires.
- Analyse de sang: Une analyse de sang peut être réalisée pour évaluer le fonctionnement des reins et rechercher une infection. Dans l’ensemble, l’examen cytobactériologique des urines ou ECBU est systématique. Il permet de repérer une surinfection de l’urine.
Le diagnostic différentiel est important pour éliminer d'autres causes de douleur dans le flanc, comme une appendicite, une diverticulite.
Le médecin va ensuite confirmer le diagnostic avec le détail du type et la localisation de la douleur. La percussion de la région lombaire est généralement douloureuse. Notez que la percussion est un terme qui est utilisé dans la médecine pour désigner un geste clinique qui consiste à taper légèrement un site afin d’en apprécier la sensibilité et/ou le son qui résulte du geste. Il s’avère que le rein distendu est parfois palpable et l’abdomen est généralement ballonné, ce qui peut confirmer la présence d’une distension réflexe des anses intestinales.
Traitement de la Crise Subintrante
Le traitement de la crise subintrante de colique néphrétique vise à soulager la douleur, prévenir les complications et favoriser l'élimination du calcul. Le traitement dépend de la gravité de la crise, de la taille du calcul et de la présence ou non d'une infection urinaire.
Voici les principaux traitements utilisés pour la crise subintrante de colique néphrétique:
- Médicaments: Les médicaments sont utilisés pour soulager la douleur, réduire l'inflammation et prévenir les complications.
- Antalgiques: Des antalgiques, comme le paracétamol ou l'ibuprofène, sont généralement prescrits pour soulager la douleur. Afin de soulager la douleur de manière instantanée, le recours au kétoprofène est souvent conseillé, vu que ce médicament est assez efficace et mieux toléré que la morphine. D’ailleurs, en cas de colique néphrétique, ce sont seulement la kétoprofène et diclofénac qui sont autorisées sur le marché pour apaiser les douleurs. Toutefois, c’est le kétoprofène qui est proposé pour une éventuelle administration par intraveineuse ; une alternative pour une action rapide et efficace. Il est connu que les médicaments anti-inflammatoires stéroïdiens de type bétaméthasone ou aussi non stéroïdien comme le kétoprofène sont administrés par voie orale et permettent de réduire la quantité d’eau filtrée par le rein. Ces substituts pharmaceutiques agissent alors sur la pression et la douleur dans le rein pour les diminuer peu à peu.
- Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS): Les AINS, comme l'ibuprofène ou le naproxène, sont utilisés pour réduire l'inflammation et la douleur.
- Antispasmodiques: Les antispasmodiques, comme la butylscopolaminie, peuvent aider à détendre les muscles de l'uretère et à faciliter l'élimination du calcul. Le médecin qui va être appelé en urgence peut aussi prescrire des injections d’antispasmodiques, mais également des anti-inflammatoires non stéroïdiens.
- Antibiotiques: Les antibiotiques sont prescrits si une infection urinaire est présente.
- Hydratation: Une bonne hydratation est essentielle pour favoriser l'élimination du calcul. Il est recommandé de boire beaucoup d'eau, au moins deux litres par jour. Contrairement à ce qu’on a l’habitude d’entendre, il est conseillé de ne pas avaler une certaine quantité d’eau, jusqu’à en boire moins afin de baisser la pression qui peut affecter les voies urinaires. En dehors des crises, la prévention la plus efficace pour la colique néphrétique consiste à recommencer à boire régulièrement et de manière abondante. Le mieux c’est d’ingurgiter entre 1,5 à 2 litres d’eau par jour.
- Lithotritie extracorporelle par ondes de choc: La lithotritie extracorporelle par ondes de choc est une procédure non invasive qui utilise des ondes de choc pour fragmenter le calcul et faciliter son élimination. Cette technique est généralement utilisée pour les calculs de taille moyenne.
- Intervention chirurgicale: Une intervention chirurgicale peut être nécessaire si le calcul est trop gros pour être éliminé spontanément ou si une complication survient.
Le choix du traitement dépend de la gravité de la crise, de la taille du calcul et de la présence ou non d'une infection urinaire.
Prévention de la Colique Néphrétique
Le fait de rester hydraté est la meilleure solution. Cependant, il est impératif de s’abstenir de boire pendant les crises. En effet, quand le calcul migre du rein vers la vessie, il n’est pas à écarter qu’il peut se bloquer dans l’uretère et déclenche alors des douleurs intenses au niveau des reins, pouvant irradier vers la vessie, les lombaires et les parties génitales. Certes, il n’est pas à ignorer que l’eau peut amplement suffire à prévenir la colique néphrétique, mais l’ajout de quelques ingrédients peut également accélérer le processus. Ainsi, il est conseillé de boire au moins 25 Cl d’eau après avoir bu un éventuel remède aromatisé. Cela peut vraiment aider à faire circuler de manière fluide les excipients dans l’organisme. Il faut noter qu’il est aussi important de surveiller la couleur de l’urine qui doit être ordinairement teintée en jaune très clair et très pâle. Avant de décider pour les remèdes faits maison, il est aussi conseillé de consulter le médecin. Lui seul pourra évaluer si le traitement convient ou s’il pourrait éventuellement entraîner des complications. De même si la patiente est enceinte ou allaitante, elle doit éviter d’utiliser tout remède traditionnel sans l’avis de son médecin. Dans l’aromathérapie moderne, il existe quelques préparations qui furent souvent utilisées avec succès et qui méritent vraiment l’attention. Une décoction de 50 g d’aubier de tilleul sauvage du Roussillon, par exemple, en est une. Il suffit de laisser bouillir la plante dans 1 l d’eau jusqu’à ce que le liquide se réduit d’un quart de son volume. 3 cures d’aubier de tilleul chaque année permettent de préserver le sujet des éventuelles rechutes. Il y a aussi le vinaigre de cidre et ses nombreuses vertus. Ce liquide est surtout utilisé pour la prévention des calculs rénaux et de la colique néphrétique. La posologie idéale est de ½ de cuillère à café de vinaigre de cidre à mélanger dans une bouteille d’eau de source de 1 litre. Pareillement, il est également possible d’ajouter des citrons fraîchement pressés dans de l’eau. En effet, le citron est réputé pour ses principes actifs comme le citrate, une substance chimique qui permet d’empêcher la formation des calculs calcaires. Néanmoins, il faudrait éventuellement beaucoup de citrons pour s’attendre à un effet conséquent ; mais quoi qu’il en soit, sachez que ce fruit peut aider à prévenir la colique néphrétique. À part le fait d’être une plante qui recèle beaucoup de nutriments, le basilic est également une alternative à considérer, étant donné qu’il contient un certain nombre d’acides acétiques. Ces derniers sont un composé hydrogéné qui peut désagréger les calculs rénaux et ainsi réduire la douleur en rapport avec la colique néphrétique. Le jus de basilic est un remède qui est traditionnellement utilisé pour combattre les troubles digestifs et aussi inflammatoires. Il est donc possible de préparer une tisane à base de feuilles de basilic fraîches ou séchées pour en boire plusieurs tasses par jour. Vous pouvez également ajouter du jus de basilic frais dans d’autres préparations liquides comme le smoothie. Par contre, l’usage du jus de basilique médicinal n’est pas recommandé sur une période qui dépasse les 6 semaines consécutives. Selon les herboristes ou les phytothérapeutes, le jus de céleri est aussi capable d’éliminer les toxines qui peuvent engendrer la formation des calculs rénaux. D’ailleurs, le céleri est utilisé depuis des lustres comme médicament traditionnel. Il est également connu pour améliorer le transit afin de permettre l’évacuation du calcul. Pour en bénéficier, il est recommandé de mélanger quelques branches de la plante avec de l’eau et boire le jus au cours de la journée. Le jus de céleri est aussi à proscrire en cas de prise de médicaments pharmaceutiques du genre Synthroid contenant de la lévothyroxine, du Lithane qui est à base de lithium, mais également les médicaments qui augmentent la sensibilité au soleil, à l’image de l’isotrétinoïne comme le Sotret.
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