L'année scolaire est traditionnellement structurée en périodes d'évaluation, généralement appelées trimestres. Cette organisation a pour but de suivre les progrès des élèves et d'adapter l'enseignement en conséquence. Si le découpage trimestriel reste la norme, certains établissements optent pour une division semestrielle. Cet article vise à explorer les différences entre ces deux approches et leur impact sur les élèves et les enseignants.

Le calendrier trimestriel traditionnel

Pendant des décennies, les écoles, collèges et lycées ont utilisé un calendrier trimestriel pour organiser l'année scolaire. Cette approche consiste à diviser l'année en trois périodes distinctes, permettant de fixer des objectifs à court terme et d'évaluer les progrès des élèves tout au long de leur parcours scolaire.

Cette organisation permet aux enseignants de définir des objectifs précis afin d'éviter d'accumuler du retard dans le programme. Elle leur offre également la possibilité de faire le point sur les progrès de chaque élève au cours de l'année. À la fin de chaque trimestre, l'équipe pédagogique se réunit pour évaluer les acquis des élèves dans les différentes matières. La moyenne des notes obtenues et les observations faites par les enseignants aident à identifier les axes d'amélioration. Un bulletin trimestriel est alors établi et remis à la famille. L'objectif est d'inciter l'enfant à prendre conscience de ses forces et de ses faiblesses afin de l'accompagner dans sa progression.

Le calendrier semestriel : une alternative

Depuis quelques années, de nombreux établissements privilégient un calendrier scolaire semestriel. Le principe reste le même, sauf que l'année est divisée en deux périodes et que l'élève reçoit donc un bilan à mi-parcours, puis un second en fin d'année. En général, les écoles qui optent pour cette méthode remettent les livrets de suivi aux parents fin janvier. Cette pratique est souvent adoptée par les établissements du primaire. Cela permet aux enseignants d'observer les progrès de l'élève sur une période plus longue et ainsi de réaliser un bilan plus précis.

Comme pour le calendrier trimestriel, l'enfant est évalué dans toutes les matières. L'enseignant se base sur une grille afin d'estimer le niveau acquis dans les différentes disciplines et ajoute un commentaire pour chacune d'elles. Il rédige également une appréciation générale pour dresser un bilan du parcours de l'élève.

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Impact sur le suivi de la scolarité

Qu'il se base sur un calendrier trimestriel ou semestriel, l'établissement scolaire permettra aux familles de suivre la scolarité de leur enfant. Les bilans de fin de période aident les élèves à mieux évaluer leur niveau dans chaque matière et de comprendre quelles sont les attentes des enseignants. Les conseillers pédagogiques se réfèrent d'ailleurs aux appréciations des professeurs et aux notes obtenues pour bien cerner les besoins des élèves.

Calendrier scolaire et établissements privés sous contrat

Il est important de noter que les établissements d'enseignement privés sous contrat sont tenus de respecter la durée de l'année scolaire telle qu'elle est fixée pour l'enseignement public, en application du contrat qui les lie à l'État, et donc de répartir l'activité scolaire sur le même nombre de jours de travail. Cependant, ils ne peuvent pas être contraints à respecter le calendrier des vacances scolaires adopté pour l'enseignement public, ni l'aménagement de l'année scolaire ou de la semaine scolaire qui relève de la vie scolaire et du caractère propre de l'établissement et donc du chef d'établissement.

Si le deuxième alinéa de l'article L442-5 du Code de l'éducation, applicable aux établissements d'enseignement privés sous contrat d'association, prévoit que : « (…) Dans les classes faisant l'objet du contrat, l'enseignement est dispensé selon les règles et programmes de l'enseignement public », l'article L442-20, qui énumère les articles du Code de l'éducation applicables aux établissements d'enseignement privés sous contrat, mentionne uniquement la première phrase de l'article L521‑1 portant sur la durée de l'année scolaire et l'alternance entre périodes de travail et de vacances. Par conséquent, l'arrêté fixant le calendrier scolaire national n'est pas applicable aux établissements d'enseignement privés sous contrat d'association. Ces établissements sont libres d'organiser leur calendrier scolaire, sous réserve de respecter la durée de l'année scolaire et l'alternance entre périodes de travail et de vacances fixées par la première phrase de l'article L521‑1 du Code de l'éducation.

Depuis la loi d'orientation de 1989, on ne compte pas l'année scolaire en nombre de jours mais de semaines (article L521‑1 du Code de l'éducation).

Jours fériés et journées pédagogiques

Il existe en France 11 jours fériés légaux ; seul le 1er mai est obligatoirement chômé. Les autres jours fériés peuvent être travaillés, selon les conventions collectives, accords internes et dispositions arrêtées par le chef d'établissement. Celui-ci peut également décider d'accorder un « pont » : journée chômée entre deux autres jours chômés, mais rien ne l'y oblige et cela peut conduire à rattraper cette journée sur une autre journée habituellement non travaillée dans l'établissement pour respecter la durée annuelle de temps scolaire. Le travail un jour férié nécessite une concertation préalable en fonction des conventions collectives et accords internes.

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Le lundi de Pentecôte est toujours en France un des 11 jours fériés légaux (article L3133‑1 du Code du travail). Entre 2005 et 2008, le droit prévoyait que la Journée de solidarité soit effectuée par défaut sur ce jour férié. Aujourd'hui, la Journée de solidarité s'effectue par allongement de sept heures de la durée annuelle de travail du personnel sans allongement du temps scolaire pour les élèves, qui ne sont pas accueillis (voir Fiche pratique du Ministère du Travail). Pour les enseignants, cet allongement de la durée annuelle de service s'effectue sous forme de temps de concertation, réflexion pédagogique ou autres activités rentrant dans le cadre de leur mission et selon l'organisation arrêtée par le chef d'établissement (arrêté du 4 nov. Le conseil pédagogique est informé et tous les coordonnateurs de discipline ont donné leur accord.

Organisation de l'année scolaire selon le Code de l'éducation

L'article L.521-1 présente une définition assez détaillée de ce qu'est "l'année scolaire" : "L'année scolaire comporte trente-six semaines au moins réparties en cinq périodes de travail, de durée comparable, séparées par quatre périodes de vacance des classes. Un calendrier scolaire national est arrêté par le ministre chargé de l'éducation pour une période de trois années.

L'article R.421-51 du Code de l'éducation prévoit certes que "Le conseil de classe […] se réunit au moins trois fois par an, et chaque fois que le chef d'établissement le juge utile. En application de l'article R.421-20, c'est au conseil d'administration de l'établissement, sur rapport du chef d'établissement, qu'il revient de fixer les principes de mise en œuvre de cette autonomie. Il résulte donc de ce qui précède, qu'en l'absence d'obstacle juridique, l'organe délibératif de l'EPLE est parfaitement libre d'adopter le principe d'une répartition de l'année scolaire en deux semestres, au lieu de trois trimestres.

Semestrialisation : avantages et inconvénients

Depuis quelques temps, une question traverse les établissements scolaires du 1er et du 2nd degré : passer ou non à la semestrialisation ? Si le code de l’éducation prévoit en son article R421-51 que « Le conseil de classe (…) se réunit au moins trois fois par an (…). A titre dérogatoire, les lycées professionnels peuvent limiter à deux fois par an ce nombre”, est-ce vraiment un changement bénéfique pour l’évaluation et le suivi pédagogique des élèves ? Il s’agit de ne plus avoir trois trimestres scolaires dans l’année scolaire, mais deux semestres, le plus souvent de septembre à fin janvier puis de février à début juin. La conséquence directe est de n’avoir plus que deux conseils de classe par an au lieu de trois. L’organisation habituelle en trimestre génère pour l’administration l’organisation de trois sessions de conseils de classe, ce qui est lourd quel que soit le niveau et complexe au lycée avec la réforme du baccalauréat et la multiplication des spécialités/options. Pour ceux-ci, il faut obtenir une moyenne dans chaque matière. Or, cela peut se révéler problématique pour les matières à faible volume horaire et entrainer une sorte « d’évaluationnite » au détriment des apprentissages. Dans la pratique, le passage au semestre rallonge la première période d’un mois environ, ne donnant le temps dans ces matières qu’à la réalisation d’une seule évaluation supplémentaire en moyenne. La différence n’est donc pas notable. Si par contre de vrais conseils de mi-semestre sont tenus, les professeurs se retrouvent avec 4 séries de notes à fournir, renforçant de même coup l’évaluationnite. Dans les cas où il n’y avait pas de conseils de semi-trimestre, il a été souvent noté que le suivi des élèves notamment en difficulté était beaucoup plus haché avec une première instance formalisée au milieu de l’année scolaire. De plus, ce suivi se retrouve décorrélé des calendriers nationaux dans les classes d’orientation (3ème et terminale). Certains établissements, après avoir testé la semestrialisation et en avoir été déçus, reviennent à une organisation en trimestre, mais inégaux (la durée de ceux-ci n’est pas régie par le code de l’éducation). Ainsi, ils finissent le premier trimestre mi-octobre (aux vacances d’automne) avec des moyennes constituées de notes de participation, d’implication et travail personnel. Puis un deuxième trimestre jusqu’à fin janvier (durée initiale du premier semestre) et un troisième jusqu’à la fin de l’année. De cette façon, il n’y a plus cette course à l’évaluation forcée et le suivi des élèves se trouve renforcé.

Avantages potentiels de la semestrialisation

  • Pour les élèves :
    • Une évaluation plus équilibrée sur une période plus longue, réduisant potentiellement le stress lié aux évaluations fréquentes.
    • Davantage de temps pour assimiler les retours sur leurs performances et bénéficier de mesures de remédiation plus efficaces.
  • Pour les professeurs :
    • Théoriquement, une réduction du nombre de conseils de classe (deux au lieu de trois), et donc moins de bulletins à remplir.

Inconvénients potentiels de la semestrialisation

  • Pour les élèves :
    • Un premier conseil de classe tardif, entraînant un manque de retour institutionnel et d'orientation en début d'année, retardant la mise en place de mesures de soutien.
    • Un manque de suivi continu de la progression des élèves, rendant difficile l'identification et la remédiation rapide des problèmes scolaires ou comportementaux.
    • Une baisse de la motivation et des habitudes de travail régulier en raison de l'étalement des évaluations sur une période plus longue.
    • Un déséquilibre potentiel dans les emplois du temps.
  • Pour les enseignants :
    • Une surcharge de travail si des réunions informelles de mi-semestre sont ajoutées.
    • Une surcharge de travail pour le professeur principal, avec le risque de ne plus avoir de volontaires pour ce rôle.
    • Une augmentation du pouvoir discrétionnaire du chef d'établissement, qui pourrait ajouter des réunions supplémentaires au calendrier scolaire.
    • Un désavantage pour les matières à faible taux horaire, qui pourraient ne pas disposer de suffisamment d'occasions d'évaluation.
    • Des craintes de déséquilibre des horaires et d'annualisation du temps de travail.

L'année de Terminale : une étape cruciale

L'année de Terminale est plus que jamais importante pour ton orientation scolaire. Il faut alors rapidement se mettre dans le bain !

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  • Septembre : Début du dépôt des candidatures pour les écoles du secteur social.
  • Novembre : Les salons d'orientation et de découverte des métiers ouvrent leurs portes.
  • Décembre : Pour les Écoles d'infirmières, les dossiers d'inscription se retirent directement auprès des IFSI (Instituts de Formation en Soins Infirmiers) dès le mois de décembre. Les concours ont lieu en Mars ou Avril, pour une rentrée en Septembre. En décembre, c'est les vacances de Noël !
  • Janvier : Les écoles et universités ouvrent leurs portes ! Profite-en pour visiter les lieux, poser toutes des questions aux étudiants et professeurs… C'est aussi le début pour constituer ton dossier social étudiant (DSE) et ainsi faire ta demande de bourse et de logement universitaires.
  • Février : Ouverture du dépôt des candidatures auprès des écoles spécialisées : architecture, informatique, cinéma, journalisme…
  • Mars : C'est la fin des inscriptions sur Admission Post-Bac (APB). Attention : l’inscription dans l’enseignement supérieur ne se limite pas à la plateforme APB. Ecoles d’ingénieurs, de commerce, écoles spécialisées, IEP… sont autant d’établissements qui ne rentrent pas dans le dispositif.
  • Avril : Épreuves écrites des concours des écoles de commerce et d’ingénieurs. Concours d’entrée des IFSI (Instituts de Formation en Soins Infirmiers), pour une rentrée en septembre.
  • Mai : Oraux des concours des écoles de commerce et d’ingénieurs. Concours d’entrée aux Sciences po Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse.
  • Juin : C’est la première phase d’admission. Consulte ton dossier en ligne pour savoir si tu as été accepté(e) dans la formation de ton choix. Plusieurs options s’offrent à toi : valider la proposition, refuser ou patienter. Deux autres phases d’admission sont prévues pendant l’été et la procédure complémentaire a lieu de juin à mi-septembre.
  • Début juillet : Résultat du baccalauréat.
  • A partir du 10 juillet : Inscription administrative à l’université, rends toi au service scolarité.

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