Introduction

Les tumeurs buccales et la grossesse molaire sont deux conditions médicales distinctes qui peuvent susciter de l'inquiétude. Cet article explore en détail les causes, les symptômes, les méthodes de diagnostic et les options de traitement pour ces affections.

Tumeurs Buccales

Carcinome épidermoïde de la tête et du cou (CECC)

Le carcinome épidermoïde de la tête et du cou (CECC) est un type de cancer qui se développe dans les cellules squameuses tapissant les muqueuses de la région de la tête et du cou. Ces cellules se trouvent dans des structures telles que la bouche, le nez, la gorge, les sinus et le larynx. Le CECC est le type de cancer de la tête et du cou le plus fréquent, représentant environ 90% des cas dans cette région.

Traitement

Le traitement du CECC dépend du stade et de la localisation du cancer, ainsi que de l'état de santé général du patient. Il peut inclure la chirurgie pour enlever les tumeurs, la radiothérapie, la chimiothérapie, ou une combinaison de ces approches. Les thérapies ciblées et l'immunothérapie sont également utilisées dans certains cas avancés.

Le paclitaxel est un médicament chimiothérapeutique utilisé pour traiter divers types de cancers, y compris le carcinome épidermoïde de la tête et du cou (CECC). Il agit en empêchant la division cellulaire, ce qui conduit à la mort des cellules cancéreuses.

Le Buparlisib est un inhibiteur oral de pan-class I PI3K (phosphoinositide 3-kinase). La voie PI3K/AKT/mTOR est souvent altérée dans de nombreux cancers, ce qui contribue à la croissance tumorale, à la survie cellulaire et à la résistance aux traitements.

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Symptômes associés aux tumeurs buccales

Un goût de fer ou de sang dans la bouche, également appelé dysgueusie, peut être un symptôme associé aux tumeurs buccales. Ce trouble, passager ou durable, est lié à une altération du goût.

Causes bénignes du goût métallique dans la bouche

  • Hygiène bucco-dentaire imparfaite : Favorise la mauvaise haleine et l’apparition de dépôts ou de bactéries sur les gencives et la langue, altérant la perception des saveurs.
  • Utilisation d’un bain de bouche antibactérien : Peut perturber l’équilibre de la flore buccale, modifiant la salivation et laissant un goût de métal après usage.
  • Saignement des gencives ou maladie des gencives : Un saignement léger lors du brossage des dents ou une gingivite peut entraîner un goût de sang en bouche.
  • Effet secondaire d’un traitement local : Certains traitements topiques (dentaires ou ORL) peuvent provoquer des effets secondaires au niveau du goût.

Causes liées à une pathologie ORL ou dentaire

  • Infection ORL (sinusite, otite) : Peut entraîner une modification de la perception gustative en raison de la proximité entre les cavités nasales, les papilles et l’oreille moyenne.
  • Altération des papilles gustatives : Une inflammation locale, un virus ou un trouble neurologique peut perturber les papilles gustatives, donnant une impression de goût métallique.
  • Déséquilibres hormonaux ou carence en zinc durant la grossesse : Peuvent causer un goût de fer persistant.

Maladies pouvant causer un goût de ferraille dans la bouche

  • Maladies virales ou inflammatoires : Grippe, mal de gorge, COVID peuvent être responsables d'un goût métallique en raison de l'inflammation des voies respiratoires.
  • Fatigue, sport le matin, ou stress : Peuvent causer une dysgueusie en perturbant les hormones ou le système nerveux.

Médicaments pouvant provoquer un goût de fer dans la bouche

  • Médicaments contre le diabète : Certains antidiabétiques oraux peuvent entraîner une altération du goût.
  • Traitements contre l’hypertension : Peuvent modifier la perception gustative.
  • Médicaments psychiatriques ou hormonaux : Certains antidépresseurs, neuroleptiques ou traitements hormonaux peuvent affecter les papilles gustatives.
  • Traitement du cancer par chimiothérapie : Perturbe les papilles gustatives et la salivation.
  • Antibiotiques à large spectre et traitements antiviraux : Peuvent assécher la bouche et entraîner une mauvaise haleine.

Hypersalivation

L'hypersalivation, ou hypersialorrhée, peut être due à une production de salive anormalement importante, à des troubles de la déglutition ou à une maladie sous-jacente. Les causes peuvent inclure la grossesse (en raison du taux d'hormone HCG), les poussées dentaires chez les enfants, ou plus rarement, un cancer de l'œsophage, une tumeur au cerveau, une maladie neurologique ou un empoisonnement.

Traitement de l'hypersalivation

Si les astuces d'hygiène ne fonctionnent pas, il est possible de contacter un médecin pour déterminer la cause précise de l'hypersalivation. Le traitement dépendra ensuite de ladite cause. Des patchs de scopolamine, des médicaments anticholinergiques, des bêtabloquants, voire des injections de toxine botulique dans les glandes salivaires peuvent être prescrits.

Grossesse Molaire

Aussi appelée môle hydatiforme, la grossesse molaire est une grossesse non viable. Il s’agit d’une maladie trophoblastique gestationnelle.

Causes

  • Môle hydatiforme complète : L’anomalie provient de l’ovule qui ne contient pas de noyau (ovule anucléé). Le placenta se développe, et l’absence de l’embryon est remplacée par une multitude de kystes.
  • Môle hydatiforme partielle : L’ovule est fonctionnel et possède tous les chromosomes de la mère.

Symptômes

Lors d’une grossesse molaire complète ou partielle, les symptômes ressentis sont les mêmes que lors d’une grossesse classique, mais avec un degré d’intensité plus élevé en raison du développement plus rapide de l’utérus. Dans certains cas, la grossesse molaire ne présente aucun symptôme.

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Dans de très rares cas, la môle hydatiforme peut provoquer une tumeur trophoblastique gestationnelle, due à un résidu de tissu molaire qui envahit l’utérus et se transforme en tissu tumoral plus ou moins invasif. Un taux d’hormone Chorionique Gonadotrope (HCG) trop élevé permet de détecter une tumeur trophoblastique.

Diagnostic

Après un examen des symptômes, en cas d’utérus anormalement développé, le médecin va prescrire une analyse du taux d’HCG.

Traitement

Après diagnostic d’une môle hydatiforme partielle ou complète, une interruption médicale de grossesse (IMG) est programmée. Une mesure des taux sanguins est effectuée régulièrement après l’aspiration pour vérifier le taux d’hormone Chorionique Gonadotrope. 10 semaines après l’IMG, le taux est censé revenir à la normale. Des examens supplémentaires permettent de s’assurer que la môle ne s’est pas propagée.

Grossesse après une môle hydatiforme

Dans la majorité des cas, la grossesse molaire ne se produit qu’une fois. Le risque d’enchaîner une seconde grossesse molaire est très faible. En cas de grossesse molaire complète, il faut attendre 6 mois après l’ablation de la môle. En cas de grossesse molaire partielle, il faut attendre 3 semaines après l’aspiration de la môle.

Cancer de l'ovaire

Les cancers de l’ovaire sont souvent diagnostiqués au stade III, d’où le pronostic sombre. Dans le cas d’un tumeur borderline, le principal élément pronostique est la présence d’implants péritonéaux invasifs.

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Dépistage et diagnostic

Il n'y a pas d'examen complémentaire de dépistage recommandé pour l’ovaire. En cas de suspicion de tumeur ovarienne, le médecin réalise un examen clinique général avec notamment la mesure du poids et de la tension artérielle. Il réalise ensuite une palpation de l’abdomen et des ganglions, un examen des seins, un toucher rectal, ainsi qu’un examen gynécologique avec un toucher vaginal afin de repérer d’éventuelles anomalies.

L’échographie est le premier examen réalisé en cas de suspicion de tumeur ovarienne. Examen central pour orienter le diagnostic de cancer de l’ovaire, l’échographie est généralement réalisée par voie sus-pubienne et par voie endovaginale. Elle permet de visualiser une éventuelle masse dans un ovaire (ou les deux) et d’en évaluer la taille, la forme, le contenu (solide ou liquide).

L’IRM est prescrit dans les cas où l’échographe n’arrive pas à déterminer précisément la nature du kyste. L’IRM permet en effet d’obtenir des images plus précises des structures de l’organisme.

Le bilan biologique repose essentiellement sur le dosage sanguin du CA-125, une protéine servant de marqueur tumoral. Il complète les examens d’imagerie lorsque ceux-ci font apparaître une masse indéterminée. Un taux élevé de CA-125 indique un risque plus élevé de tumeur maligne.

Le diagnostic histologique correspond à l’analyse sous microscope des cellules d’un ou plusieurs échantillon(s) de tissu suspect. En effet, malgré les précisions apportées par les examens précédents, c’est seulement en pratiquant cette analyse que le diagnostic de cancer pourra être confirmé ou écarté avec certitude. Le prélèvement des échantillons est réalisé par biopsie, généralement par laparoscopie (ou cœlioscopie) sous anesthésie générale.

Traitement

La PEC chirurgicale est orientée par l’examen anapath extemporané sauf si la lésion apparaît bénigne à l’échographie et lors de la coelioscopie.

Symptômes

Les symptômes du cancer de l’ovaire sont souvent tardifs et difficilement identifiables. Ces symptômes ne sont pas spécifiques au cancer de l’ovaire : ils peuvent être provoqués par d’autres facteurs, d’autres maladies, bénignes ou non, gynécologiques ou non. Aussi, lorsqu’une ou plusieurs de ces manifestations apparaissent et persistent sans explication, en particulier des gênes abdominales, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou gynécologue.

Douleurs Pelviennes

Les douleurs pelviennes sont fréquentes chez les femmes, avec 20% d'entre elles s'en plaignant.

Causes

Les causes des douleurs pelviennes peuvent être :

  • Gynécologiques : dysménorrhées, dystrophie ovarienne.
  • Non gynécologiques : rhumatologiques (arthrose), urinaires (infections, lithiase), digestives (colites), neurologiques.

Dysménorrhées

Il s’agit de douleurs contemporaines des règles souvent associées à des maux de tête, des diarrhées, des œdèmes. C’est plus fréquent à l’âge de 20-24 ans (surtout si on fume) puis décroît après les grossesses. Plusieurs théories essayent d’expliquer ce phénomène : les spasmes du muscle utérin, les spasmes vasculaires qui conduisent à l’hémorragie menstruelle, les prostaglandines qui font contracter l’utérus ; des raisons neurologiques liées au système sympathique mais aussi des facteurs psychologiques. Tous ces facteurs se combinent pour aboutir à des contractions utérines douloureuses. Passé un certain seuil (40 à 180 mmHg), la contraction devient douloureuse par ischémie.

Prise en charge

La prise en charge commence par des explications pour rassurer la jeune femme quant à la banalité et à la bénignité de ses douleurs.

Les médicaments incluent des antispasmodiques et antalgiques. L’aspirine et ses dérivés sont remarquablement efficaces, mais on peut lui préférer le paracétamol ou des associations codéine et paracétamol, belladone et paracétamol. Les antispasmodiques sont utilisés dans les dysménorrhées peu intenses ou modérées.

Syndrome prémenstruel

Le syndrome prémenstruel associe des céphalées, un gonflement et des douleurs des seins, un ballonnement abdominal, des œdèmes des extrémités, une irritabilité. Il débute 10 à 12 jours avant les règles et se poursuit jusqu’à la fin du cycle. Il atteint les femmes de tous âges, indépendamment de la parité, de la présence ou non d’une ovulation. Il peut être bien supporté ou au contraire entraîner une automédication importante.

Prise en charge

L’entretien s’efforcera d’apprécier le terrain psychologique et la personnalité de la patiente, ainsi que le contexte conjugal, familial, socioprofessionnel. Sensibles à l’environnement, les troubles prémenstruels peuvent être déclenchés ou majorés par toutes les formes de stress ou de conflits.

La vitamine B6 (50 mg une ou deux fois par jour) peut soulager les symptômes sans faire courir de risques. La progestérone naturelle a une action sédative. Elle est utilisée du 15e au 25e jour du cycle. Les progestatifs sont employés en cas de syndrome prémenstruel congestif ou œdémateux. Les œstroprogestatifs qui suppriment l’ovulation peuvent être utiles s’il existe une demande de contraception. Les antiprostaglandines (Ponstyl) sont utiles comme dans les dysménorrhées.

Dyspareunie

La dyspareunie est la perception de douleurs lors de la pénétration. Dans certains cas, l’origine de ces douleurs est évidente (mycose, infection, épisiotomie mal cicatrisée…), mais parfois ce n’est qu’au terme d’une véritable enquête que l’on pourra en trouver l’origine. Dans tous les cas de figure, cela affecte la vie sexuelle du couple ; bien souvent la partenaire se met dans une situation d’évitement de la sexualité ; lui se sent alors rejeté, ce qui peut provoquer quelques tensions dans le couple. Au bout d’un certain temps, la femme finit par se sentir responsable de cette situation et culpabilise.

Causes

  • Infections de la vulve et du vagin : L’inflammation qui les accompagne est source de douleurs lors des rapports.
  • Vulvodynies : Inconfort vulvaire, le plus souvent décrit comme des brûlures, apparaissant en l’absence d’affection vulvaire visible ou de désordre neurologique spécifique.
  • Ménopause : 20 % des femmes ménopausées actives sexuellement souffriraient de dyspareunie, attribuée à un manque d’hormones.
  • Affections gynécologiques : Endométriose, infection des trompes (salpingite), ou de l’utérus (endométrite), un kyste de l’ovaire, parfois une déchirure du ligament large (syndrome de Masters & Allen).

Vaginisme

Le vaginisme pourrait se définir comme une peur panique de la pénétration, conduisant la femme qui en souffre à adopter différentes stratégies pour éviter toute pénétration.

Types

  • Primaire : La femme n’a jamais eu de rapports, la pénétration du pénis est impossible.
  • Secondaire : Survenant après une longue période de rapports douloureux (dyspareunie).

Prise en charge

La prise en charge passe par l’écoute des vaginiques qui doivent pouvoir exprimer leurs angoisses, par un dialogue afin de retirer les idées fausses qu’elles peuvent avoir, par une éducation sexuelle et anatomique et surtout par un travail sur le corps, avec prise de conscience de leur périnée et de leur vagin, utilisation de dilatateurs vaginaux.

Hémorragies génitales

Les hémorragies génitales sont un motif fréquent de consultations.

Types

  • Règles hémorragiques ou ménorragies : Saignements qui surviennent à la date des règles, mais celles-ci sont plus abondantes, plus longues que d’habitude.
  • Saignements qui surviennent en dehors des règles ou métrorragies : Elles peuvent survenir entre les règles qui sont normales ou à une période où il n’y a pas de règles.

Diagnostic et traitement

Il faut consulter pour apprécier l’importance du saignement et rechercher la cause (bénigne ou maligne). Le diagnostic nécessite un examen gynécologique, des examens complémentaires (frottis, biopsie, échographie, hystéroscopie, cœlioscopie), et le traitement dépend de la cause.

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