Introduction
La toxoplasmose est une infection parasitaire causée par Toxoplasma gondii. Bien qu'elle soit souvent asymptomatique ou bénigne chez les adultes immunocompétents, elle peut entraîner des complications graves en cas de primo-infection pendant la grossesse, notamment la toxoplasmose congénitale chez le fœtus. En France, un programme national de prévention repose sur le dépistage sérologique de la femme enceinte. Cet article explore l'importance de la sérologie de la toxoplasmose post-partum, les stratégies pour améliorer son observance, et les mesures de prévention essentielles.
La Toxoplasmose : Généralités et Risques
Toxoplasma gondii est un protozoaire cosmopolite découvert en 1908. Chez une femme enceinte, le risque principal est la toxoplasmose congénitale, c'est-à-dire l'infection du fœtus par le parasite transmis par la mère. Le pourcentage de patientes immunisées baisse régulièrement (il était de 37% en 2010), d'où la mise en place systématique d'un dépistage sérologique de la toxoplasmose dans le suivi de la femme enceinte. Si des symptômes devaient être présents, vous pourriez ressentir : une fièvre modérée (<38°C), des ganglions (cervicaux essentiellement), une possible éruption cutanée sur l'ensemble du corps, une fatigue pouvant être prolongée, des maux de tête, voire des douleurs dans les articulations et les muscles.
Dépistage Sérologique Pendant la Grossesse
Depuis la suppression du certificat prénuptial en 2008, les examens médicaux obligatoires chez la femme enceinte sont précisés par l’article R. 2122 du code de santé publique. L’article R. 2122-2 prévoit que la sérologie de la toxoplasmose doit être faite lors du premier examen prénatal (au cours du premier trimestre de la grossesse) en l’absence de résultats écrits permettant de considérer l’immunité comme acquise. La sérologie est ensuite répétée chaque mois à partir du deuxième examen prénatal si l’immunité n’est pas acquise. Ces examens, pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie si la déclaration de grossesse a été effectuée, sont inscrits à la nomenclature des actes de biologie médicale dont la nouvelle version, applicable au 1er février 2019 et qui suit les recommandations du Centre national de référence de la toxoplasmose, prévoit :
- Un dépistage initial avec identification et titrage d’au moins deux isotypes différents d’immunoglobulines (dont les immunoglobulines [Ig] de type G) par au moins deux techniques différentes. La réglementation en vigueur prévoit l’expression du titre d’IgG en unités internationales par millilitres (UI/mL).
- Un deuxième prélèvement pour confirmation ou étude de la cinétique des IgG à réaliser dans les cas suivants :
- Lors d’une suspicion d’infection toxoplasmique aiguë (ou suspicion de toxoplasmose congénitale). Ce nouveau sérum doit être prélevé à 2 ou 3 semaines d’intervalle et titré en parallèle du premier au cours d’une même série avec la même technique.
- Pour la confirmation de la présence d’IgG à la suite d’une première détermination chez la femme enceinte. Ce contrôle est destiné à s’affranchir d’une éventuelle erreur pré-analytique (erreur d’identification des prélèvements) ou d’un cas exceptionnel de séroconversion sans IgM.
- Un test de confirmation par immuno-empreinte (western-blot) en présence de résultats équivoques d’IgG anti- Toxoplasma.
- Un test de confirmation des IgM sur un nouveau prélèvement et par une technique différente en cas de résultats équivoques ou positifs lors du dépistage initial.
- Chez la femme enceinte, la mesure de l’indice d’avidité des IgG sur le sérum initial pour dater l’infection lors d’une suspicion d’infection récente si les IgM ont été confirmées par une seconde technique.
Il est clairement spécifié dans cette nouvelle version de la nomenclature que le suivi mensuel des femmes enceintes séronégatives, prévu par la réglementation en vigueur, doit aller jusqu’à un dernier prélèvement 2 à 4 semaines après l’accouchement, pour ne pas méconnaître une contamination de l’extrême fin de grossesse, le prélèvement à l’accouchement pouvant tomber dans la fenêtre sérologique.
Interprétation des Résultats Sérologiques
Lors d’une primo-infection, les IgM apparaissent les premières, à la fin de la première semaine de l’infection. Les IgG sont détectables 1 à 3 semaines après l’apparition des IgM ; leur titre va s’élever pour atteindre un plateau dans un délai de 2 à 3 mois, la cinétique pouvant varier un peu selon les patients et les techniques utilisées. Le titre des IgG va ensuite redescendre lentement pour se maintenir à un titre résiduel toute la vie du patient.
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C’est l’apparition des IgG, le plus souvent en présence d’IgM, qui fait la séroconversion. La méthode la plus sensible et la plus précoce pour son diagnostic est le western-blot IgG. La présence d’IgM n’est, quant à elle, pas absolument nécessaire eu égard aux quelques cas publiés de séroconversion sans IgM ou avec des IgM fugaces. Cependant, en cas d’apparition isolée d’IgG, sans IgM, chez une patiente connue étant séronégative, il faut, avant de conclure à une séroconversion sans IgM, s’assurer de l’absence d’interférences liées à une transmission passive d’anticorps. C’est un piège courant lors du contrôle post-partum quand les femmes ont été transfusées pour hémorragie de la délivrance ou ont reçu des immunoglobulines en raison d’une thrombopénie ou pour prévenir l’iso-immunisation Rhésus.
On interprète comme une infection récente de moins de 2 mois (qualifiée par glissement sémantique de « séroconversion ») les situations où, entre deux sérums positifs en IgG et en IgM espacés de 2 à 3 semaines, on peut noter une élévation significative du titre des IgG. Une élévation significative des titres sérologiques est définie par le doublement des chiffres avec les méthodes de type continu (ELISA, ECLIA…) ou une différence de plus de deux dilutions (donc un chiffre multiplié par 4) avec les méthodes par dilution (type immunofluorescence indirecte ou agglutination sensibilisée).
Difficultés d'Interprétation
C’est de très loin le problème le plus courant en sérologie de la toxoplasmose. Il concerne essentiellement les résultats de titration des IgG, exprimés en UI/mL. Cette expression laisserait penser que les techniques sont standardisées, ce qui n’est absolument pas le cas. D’un réactif à l’autre, pour un même sérum, les titres peuvent varier d’un facteur allant de 1 à 10, voire plus. Compte tenu des caractéristiques spécifiques de chaque réactif en matière de sensibilité et de spécificité, on peut également avoir des discordances de statut sérologique, en particulier lorsque les taux d’IgG sont faibles, le patient apparaissant comme immunisé avec un réactif, et non immunisé avec un autre. Il est donc indispensable que les patientes soient suivies dans le même laboratoire et par la même technique. En cas de doute, le statut est confirmé par immuno-empreinte (western-blot) ; si la technique n’est pas disponible sur site, le sérum doit être adressé à un laboratoire de référence (réseau du CNR) pour établir le statut sérologique.
La présence isolée d’IgM, bien que faisant suspecter un début de séroconversion, n’est pas un critère suffisant pour poser le diagnostic. En effet, ces IgM isolées peuvent être des IgM naturelles ou être liées à une réaction non spécifique, possible avec toutes les méthodes actuelles, y compris l’immunocapture-agglutination, commercialisée sous le nom d’ISAGA (acronyme de l’anglais immuno sorgent agglutination assay), considérée comme la méthode de référence pour cet isotype alors que sa spécificité n’est pas de 100 %. Comme il a été dit plus haut, c’est l’apparition des IgG qui permet d’affirmer la séroconversion. Dans ce cas, il faut faire un contrôle sérologique tous les 15 jours pendant 6 à 8 semaines, délai dans lequel les IgG doivent apparaître s’il s’agit bien d’une séroconversion. Dans le cas contraire, on conclut à des IgM naturelles ou à une apparition d’IgM non spécifiques si la sérologie était entièrement négative auparavant, et on reprend le suivi mensuel habituel.
Ce type de profil peut être lié à une infection récente ou à une infection ancienne avec IgM résiduelles. En effet, les techniques modernes, fondées sur le principe de l’immuno-capture, sont très sensibles aux IgM résiduelles. Une étude a montré que 6 mois après la séroconversion 25 % des patients n’avaient plus d’IgM mais que 2 ans après 25 % en avaient encore. On peut considérer que les IgM persistent plus d’un an chez plus de la moitié des patients. L’artifice technique qui permet de résoudre une bonne partie de ces situations est la mesure de l’indice d’avidité des IgG. Si cet indice est élevé, on peut exclure une infection récente dans les 3 à 4 mois précédents, la durée d’exclusion dépendant des réactifs. Autrement dit, si la sérologie toxoplasmique chez une femme enceinte au premier trimestre de grossesse met en évidence des IgG d’avidité élevée et des IgM, on peut exclure le risque de transmission verticale. Au-delà du premier trimestre, aucun moyen ne permet d’éliminer une contamination périconceptionnelle ou du premier trimestre. Les indices d’avidité faibles ne permettent pas de conclure à une infection récente, la non-maturation de l’avidité avec le temps étant, comme la longue persistance des IgM, une occurrence connue. Toutefois, certaines publications récentes semblent montrer que des indices d’avidité très faibles (dont la valeur varie avec les réactifs) sont très en faveur d’une infection récente. Les industriels n’ont toutefois pas encore intégré cet élément à leurs recommandations d’interprétation.
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Importance du Dépistage Précoce et du Suivi Post-Partum
Pour les raisons énoncées ci-dessus, il est impératif de faire la sérologie de la toxoplasmose (au même titre que les autres examens obligatoires) le plus tôt possible au cours du premier trimestre de la grossesse. Il faut énoncer à la femme les conseils prophylactiques et organiser la surveillance sérologique mensuelle avec un dernier contrôle environ 3 semaines après l’accouchement.
Nous rapportons une observation de toxoplasmose congénitale diagnostiquée chez un nouveau-né asymptomatique, dont la mère connue séronégative avait été contaminée lors du neuvième mois de grossesse. Cette observation incite à respecter la pratique après l’accouchement du dernier contrôle de sérologie toxoplasmique, chez les femmes non immunisées. En effet, le suivi sérologique des femmes s’arrête souvent au neuvième mois de grossesse. Ce dépistage en post-partum, de préférence 2 à 3 semaines après l’accouchement en raison de la phase de latence entre l’infection et la réponse humorale spécifique, permet de déceler les séroconversions tardives et d’engager précocement les mesures diagnostiques et thérapeutiques adaptées en cas d’infection congénitale.
Amélioration de l'Observance de la Sérologie Post-Partum : Une Étude au CHU de Nice
Une étude comparative avant/après, conduite au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice, dans le département des Alpes-Maritimes (Archet II, type 3), a évalué l'impact de mesures mises en place en novembre 2023 sur la réalisation de la sérologie toxoplasmose post-accouchement.
Méthodologie
Il s’agissait d’une étude comparative de type avant/après.
Résultats
En 2024, la sérologie toxoplasmose post accouchement était réalisée dans 78.9% contre 60.2% en 2023. Cette différence était statistiquement significative (p<0.001). Il y a bien eu une action des mesures mise en place en novembre 2023 sur la réalisation de la sérologie toxoplasmose post accouchement. Ainsi, 72 femmes n’ont pas réalisé la sérologie toxoplasmose post accouchement en 2023, alors que seulement 38 ne l’ont pas réalisé en 2024. Le profil obstétrical des patientes n'ayant pas réalisé la sérologie toxoplasmose post-accouchement est similaire en 2023 et 2024, sans différence statistiquement significative pour la majorité des variables.
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Conclusion de l'Étude
Les résultats mettent en évidence une nette amélioration de l’observance, notamment avec une augmentation significative des sérologies réalisées à l’admission en salle de naissance et à un mois post-partum. Ces résultats confirment l'importance de la mise en place de stratégies ciblées pour améliorer l'adhésion aux recommandations de dépistage.
Prévention de la Toxoplasmose : Conseils Essentiels
Des mesures de préventions sont donc essentielles pour éviter toutes contaminations lors de la grossesse. Elles consistent notamment à bien se laver les mains, à nettoyer les fruits et légumes souillées par la terre, à éviter certains aliments (viandes crues ou peu cuites, les mollusques crus,..), et à limiter le contact avec les chats, notamment ceux pouvant se déplacer à l'extérieur, car ils peuvent vous contaminer via leurs déjections.
Conseils Détaillés
- Alimentation :
- Éviter la consommation de viandes crues ou peu cuites (surtout le mouton, le porc et le gibier).
- Bien cuire la viande (au moins 66°C au centre). La congélation tue le parasite.
- Laver soigneusement les fruits et légumes, en particulier ceux qui ont été en contact avec la terre.
- Éviter les charcuteries crues (saucisson, jambon cru, etc.).
- Éviter les produits laitiers non pasteurisés.
- Hygiène :
- Se laver les mains soigneusement après avoir manipulé de la viande crue, jardiné, ou été en contact avec de la terre.
- Nettoyer les plans de travail et les ustensiles de cuisine après avoir manipulé de la viande crue.
- Chats :
- Si vous avez un chat, faites nettoyer sa litière quotidiennement par une autre personne avec de l’eau bouillante ou un désinfectant, car les œufs de toxoplasme ne sont infectants qu'après 3-4 jours.
- Éviter de nourrir votre chat avec de la viande crue.
- Empêcher votre chat de chasser.
- Se laver les mains après avoir caressé votre chat.
Le Chat et la Toxoplasmose
Le chat s'infeste en mangeant des souris ou des oiseaux contaminés. Au cours de la digestion, les parasites vont pénétrer dans les cellules de son intestin grêle et s'y multiplier. Dans ses selles, le chat élimine le parasite sous forme d'œufs, qui vont mûrir dans le milieu extérieur. Les œufs sont très résistants (ils peuvent persister plus d'un an en milieu humide). Devenus infectants, s'ils sont ingérés par un chat, le cycle recommence. S'ils sont ingérés par un autre animal à sang chaud, ils passent la barrière intestinale et vont s'enkyster dans les tissus (muscles notamment). Les herbivores (moutons, porcs, bovins) qui broutent au ras du sol souillé par des déjections de chat sont les animaux les plus atteints. En France, 72% des moutons, 28% des porcs et 4% des bovins sont infectés. L'homme s'infecte donc en mangeant des légumes souillés, de la viande infectée mal cuite ou en ayant des parasites sur les doigts (après avoir manipulé de la viande crue, jardiné sans gants ou été en contact avec des excréments de chat). Actuellement, les méthodes de conservation de la viande ont fait diminuer le taux d'infestation dans la population générale, car la congélation tue le parasite.
Autres Infections à Surveiller Pendant la Grossesse
Outre la toxoplasmose, d'autres infections peuvent présenter un risque pendant la grossesse, notamment la listériose, le cytomégalovirus (CMV), la varicelle et la rubéole.
Listériose
La listériose est due à une bactérie, Listeria monocytogenes, présente dans la terre, dans l'eau et sur les végétaux. Elle peut aussi se multiplier au niveau du tube digestif des porteurs sains. C'est un germe qui aime le froid et la température idéale pour sa prolifération est d'environ 4°C. Il s'agit d'une maladie habituellement peu grave pour l'homme sain ; par contre elle peut provoquer des atteintes sévères chez les personnes âgées ou les sujets dont les défenses immunitaires sont défaillantes.
- Prévention : La prévention se fait à deux niveaux. Le premier niveau passe par un contrôle sanitaire plus stricte. Cela relève des pouvoirs publics.
- Symptômes : La listériose se manifeste par une forte poussée de fièvre (39 à 40°) associée à des maux de tête, des frissons, une diarrhée, des douleurs abdominales, une inflammation de la gorge. Ces signes sont diversement associés. Une simple prise de sang permet de faire le diagnostic. On peut soit rechercher directement le germe au microscope, soit procédé d'abord à une culture pour augmenter les chances de le dépister.
- Risques pour la grossesse : La listériose est une infection bénigne pour la maman. Le principal risque et pour l'enfant à naître avec un très fort taux d'accouchement prématuré, et de décès in utero.
- Traitement : Il existe un traitement efficace.
Cytomégalovirus (CMV)
Le cytomégalovirus ou CMV est un virus assez répandu, car on estime qu'environ 60% de la population a déjà été contaminée. Les manifestations de l'infection passent le plus souvent inaperçues. Peu contagieux, il faut un contact répété avc le virus pour être infecté. C'est pourquoi la plupart des adultes contaminés le sont par le contact pratiquement permanent avec un enfant vivant en communaité.
- Prévention : Lavez vous les mains très souvent, après chaque change, et pendant la préparation et le rangement des repas.
- Risques pour la grossesse : Si la femme enceinte contracte le virus pour la première fois pendant la grossesse, l'infection peut s'avérer dangereuse pour son bébé. Dans 40% des cas seulement, le fœtus sera touché. Retards intellectuels et moteurs, séquelles sensorielles (visuelles et auditives) : les conséquences du CMV varient d'une famille à l'autre. Plus infection a lieu tôt durant la grossesse, plus ces séquelles sont potentiellement graves.
- Dépistage : L'infection au CMV ne fait pas l'objet d'un dépistage systématique, ni pour la population générale, mais pour les populations à risque (personnel féminin de crèche en âge avoir des enfants…). L'idéal est de dépister les patientes séronégatives avant leur grossesse, afin de leur conseiller les mesures de prévention adéquates. Aujourd'hui, l'infection à CMV peut-être détectée grâce à un test sanguin qui mesure le taux d'anticorps anti-CMV dans le sang maternel.
- Diagnostic : Votre médecin peut être amené à rechercher une infection à CMV, en raison d'une fièvre ou une grosse fatigue, lorsqu'il y a une infection à CMV dans l'entourage ou lorsqu'il observe des anomalies échographistes. Si la prise de sang montre une infection CMV récente, une amniocentèse peut être réalisée.
- Suivi : Si le virus est détecté, elle sera étroitement suivie par une équipe de médecine fœtale. Des échographies mensuelles seront alors réalisées pour détecter d'éventuelles anomalies cérébrales. En l'absence d'anomalies, la grossesse se poursuit normalement.
Varicelle
La varicelle est avant tout une maladie infantile. En effet de nombreux adultes ont fait dans leur enfance une varicelle très peu symptomatique qui est passée inaperçue ; ils sont néanmoins tout aussi protégés.
- Prévention : Il faut éviter de fréquenter les endroits où les enfants sont les plus nombreux (crèches, écoles maternelles et primaires …) et idéalement les enfants de vos amis qui n'ont pas eu la varicelle.
- Risques pour la grossesse : Contracter la varicelle pendant la grossesse peut s’avérer très dangereux pour la maman. En effet, alors que la varicelle est généralement bénigne chez l’enfant, elle peut provoquer chez l’adulte de forts troubles pulmonaires tels que la pneumonie, ou une surinfection bactérienne. Le risque principal pour votre enfant est la transmission materno-foetale du virus. Le début et la fin de grossesse sont les périodes les plus dangereuses. En début de grossesse (entre la 8ème et la 24ème semaine d'aménorrhée), le risque est la varicelle congénitale.
Rubéole
La rubéole est due à un virus très contagieux, qui se transmet par voie aérienne. Si la maladie est bénigne en dehors de la grossesse, elle provoque encore tous les ans des malformations graves. On estime à environ 10% le nombre de femmes enceintes non immunisées.
- Prévention : Dans le bilan de préparation de la grossesse, votre médecin vérifie systématiquement votre statut vaccinal et vous propose une vaccination ou une revaccination si nécessaire. En cas d'absence d'immunité, le femme est exposée au risque de contracter la rubéole avec le risque de transmettre l'infection au fœtus. La vaccination est alors contre-indiqué (car le vaccin est fait à partir de virus vivants rendus moins actifs), la seule prévention est alors l'éviction des personnes ayant la rubéole et ceci pendant toute la durée de la grossesse.
- Risques pour la grossesse : Les conséquences de la rubéole sur le foetus dépendent du stade de la grossesse. Pendant le premier trimestre, la contamination fœtale est quasi-systématique et entraîne des risques importants de fausse couche ou de malformations.
- Dépistage et Suivi : En l'absence d'IgG, il est fortement recommandé de répéter systématiquement l'examen au cours des 4 premiers mois de la grossesse. Il faut éviter tout risque de contamination surtout pendant les 4 premiers mois : attention si vous fréquentez des crèches, écoles maternelles, il faut éviter le contact avec des enfants rubéoleux. En cas de séroconversion (apparition des anticorps), il faut contrôler la primo-infection rubéolique par la recherche d'IgM.
- Conduite à tenir : En cas de primo-infection, le risque fœtal doit être évalué en fonction du terme de la grossesse au moment de la primo-infection. Une discussion collégiale avec une équipe spécialisée est nécessaire afin de décider de la conduite à tenir. En raison de la fréquence et de la gravité des complications chez le fœtus, un avortement thérapeutique peut être proposé si la rubéole a été contractée dans les douze premières semaines de la grossesse.
- Vaccination Post-Partum : Si vous traversez votre grossesse sans être immunisée contre la rubéole, il est impératif que vous vous fassiez vacciner après votre accouchement, si possible avant votre sortie de la maternité.
Conclusion
La sérologie de la toxoplasmose post-partum est un élément crucial du suivi de la grossesse, permettant de détecter les contaminations tardives et de prévenir la toxoplasmose congénitale. L'amélioration de l'observance de ce dépistage, comme démontré par l'étude au CHU de Nice, est essentielle. Parallèlement, l'adoption de mesures de prévention rigoureuses et la surveillance d'autres infections potentiellement dangereuses pendant la grossesse contribuent à assurer la santé de la mère et de l'enfant.
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