La procréation médicalement assistée (PMA) offre de nombreuses options pour les couples confrontés à l'infertilité. Parmi ces techniques, l'insémination artificielle et la fécondation in vitro (FIV) sont couramment utilisées. Cet article explore en détail l'insémination artificielle, le rôle crucial du scanner MiSeq dans la sélection embryonnaire avant l'implantation, ainsi que les aspects émotionnels et physiques de la grossesse après une FIV.
Insémination artificielle : Une option de première ligne
L'insémination artificielle est une technique de PMA simple et peu invasive qui consiste à introduire des spermatozoïdes directement dans l'utérus de la femme, facilitant ainsi la fécondation. La fécondation se fait selon le processus naturel « in vivo » dans la trompe. L'insémination est un acte indolore qui prends quelques instants et est suivie d’un repos de 15 minutes. Elle peut être répétée tous les mois, mais les meilleurs résultats s’obtiennent dans les 3 à 4 premiers essais. Contrairement à une idée trop souvent répandue, il n’est pas obligatoire de commencer par des inséminations. Dans le cas où elle est pratiquée, la technique la plus simple consiste à prélever par voie vaginale les ovocytes (ovules) après stimulation de l’ovulation, puis à mettre les ovocytes en présence de spermatozoïdes.
Le rôle du scanner MiSeq dans la FIV
Dans le contexte de la FIV, le scanner MiSeq joue un rôle crucial dans la sélection des embryons avant leur transfert dans l'utérus de la femme. Chaque femme subissant une FIV obtiendra des embryons à la suite d’un prélèvement des ovules, après une stimulation hormonale des ovaires (éventuellement lors de son cycle naturel), qui sont par la suite fécondés grâce à la méthode la plus appropriée (ICSI, PICSI et d’autres) en utilisant les spermatozoïdes de son partenaire. Ces embryons sont ensuite pris en charge par des embryologistes au sein d’un laboratoire. Dès que ces derniers sont au bon stade de développement, soit au stade du blastocyste (5 à 6 jours après la fécondation), une biopsie est réalisée (prélèvement de plusieurs cellules). Ces cellules sont ensuite testées à l’aide de l’appareil MiSeq qui permet de scanner les milliers de segments d’ADN dans le but de détecter les mutations génétiques.
Amélioration de la qualité des embryons
Après plusieurs échecs en parcours de FIV, il est nécessaire d’analyser les raisons de l’échec et d'améliorer la qualité les embryons produits. Chez la femme, on tentera d’améliorer la stimulation ovarienne (changement de protocole ou de produit) pour recueillir plus d’ovocytes de bonne qualité. Chez l’homme, on explorera l’ensemble des facteurs pouvant améliorer la qualité des spermatozoïdes (traitement des fragmentations spermatiques augmentées, recherche de varicocèle). L’objectif est d’améliorer le dialogue immunitaire qui doit s’établir entre l’embryon et l’utérus lors de l’implantation et la fabrication du placenta. On estime qu’au-delà de 4 embryons transférés sans grossesse, il est nécessaire de faire ce bilan. Une étude est en cours pour établir s’il n’est pas licite de proposer cette évaluation plus tôt.
Grossesse après FIV : Aspects émotionnels et physiques
La grossesse après une FIV est une expérience unique, souvent marquée par un mélange d'émotions intenses. Les femmes qui ont recours à la FIV peuvent ressentir une joie immense, mais aussi de l'anxiété et de l'appréhension.
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Soutien émotionnel et psychologique
Un parcours PMA est forcément fragilisant pour soi-même, pour son couple, plus largement pour ses rapports aux autres. Il est nécessaire de le prendre en compte et de construire une stratégie pour ne pas s’abîmer dans le parcours. Pour certain(e) cela passera par un accompagnement psychologique, pour d’autres par la construction de voyages ou d’aventures à deux ou par un investissement dans des activités créatives. Dans tous les cas, il faut construire un projet ou bien sûr il faudra s’investir mais ou la PMA ne doit pas tout envahir. Les pensées négatives doivent disparaître. Pour une femme qui a subi plusieurs fausses-couches ou pour une femme qui désire tomber enceinte depuis par exemple 10 ans, il est assez difficile de prendre les choses liées à la grossesse avec une certaine distance. Essayez donc de chasser toutes les pensées négatives et n’ayez pas peur d’en parler à votre partenaire et votre famille, ou de faire appel à un psychologue. Vous pouvez vous aider à vous débarrasser de vos pensées négatives à l’aide de la médecine alternative, telle que Biorésonance Bicom, plantes médicinales ou par exemple acupuncture.
Suivi médical et médicaments
Après 14 jours suivant le transfert de l’embryon, peu importe si le test est positif ou négatif, le médecin déterminera le taux d’hormone hCG dans le sang et vous allez vous soumettre à une échographie. Un niveau élevé de cette hormone et un sac gestationnel visible à l’échographie confirmeront votre grossesse. Cette échographie doit être répétée dans les 14 jours qui suivent. Avant et au début de la grossesse, vous prendrez les médicaments qui sont utilisés également tout au long du cycle de FIV, tels que des gestagènes.
Évaluation de la fertilité : Identifier les causes de l'infertilité
La première étape du bilan de fertilité consiste à évaluer la capacité pour un couple à concevoir, c’est-à-dire de débuter une grossesse. Chez la femme, on va explorer les ovaires (dosages hormonaux, compte des follicules antraux par échographie), les trompes (hystérosalpingographie ou hyfosi) et l’utérus (échographie, hystérosonographie, hystéroscopie). Chez l’homme, on fera un spermogramme avec un test de migration survie afin de mieux comprendre le nombre de spermatozoïdes mobiles et leurs chances de survie à 24h.
Le spermogramme
Cette analyse du sperme vise à connaître les caractéristiques des spermatozoïdes : leur nombre, leur mobilité, leur aspect (présence d’anomalies de la tête ou du flagelle). Par ailleurs, l’examen du spermogramme doit être réalisé à distance d’épisodes de fièvre ou de prises de certains médicaments : ils pourraient interférer avec la fabrication des spermatozoïdes et orienter de manière erronée vers un diagnostic d’infertilité masculine, alors que l’anomalie du sperme ne serait que transitoire. Sachez enfin que le nombre des spermatozoïdes est très variable d’un spermogramme à l’autre, ce qui peut vous amener à devoir répéter l’examen. Les anomalies que le spermogramme révèle peuvent être traitées.
Autres examens
Parmi ceux-ci, des dosages hormonaux, une échographie, un caryotype. Les bilans hormonaux permettent de mieux apprécier le fonctionnement des testicules. L’échographie de l’appareil génital permet de visualiser les testicules, la prostate et les vésicules séminales. Le caryotype est réalisé à partir d’un simple prélèvement sanguin. Certaines anomalies peuvent être traitées. Par exemple, si les canaux qui transportent les spermatozoïdes, les épididymes, sont bouchés, on peut tenter de les désobstruer par un acte chirurgical. Quand ce n’est pas possible, on peut aller chercher les spermatozoïdes en amont de l’obstacle.
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Comptage des follicules antraux (CFA)
Le comptage des follicules antraux (CFA) est l’un des premiers tests à effectuer chez une femme qui se soumet à une étude de fertilité. Au cours d’un cycle menstruel normal, un nombre variable d’ovules commencent à se développer et on peut apercevoir comme des petits kystes de 2 à 10 millimètres à l’échographie gynécologique. Par la suite, au fur et à mesure de l’avancement du cycle et généralement à partir du 8ème jour, l’un de ces follicules va dominer les autres, augmenter en taille jusqu’à 18-27 millimètres et produire l’hormone œstradiol, qui à son tour provoque la croissance de l’endomètre dans l’utérus afin d’accueillir la grossesse. Enfin, l’augmentation de l’œstradiol stimule la sécrétion de l’hormone lutéinisante (LH), qui va déclencher la rupture du follicule dominant, conduisant à l’ovulation, où l’ovule mature peut être capturé par les trompes de Fallope et fécondé par un spermatozoïde.
Comme pour la réserve ovarienne, le nombre de follicules antraux est en corrélation avec l’âge, et ce que nous considérons comme normal dépend de l’âge. Le comptage des follicules antraux en tant que test de la réserve ovarienne présente certaines limites, avec des variations entre les cycles, bien que généralement faibles, et c’est pourquoi il est souvent associé à la valeur de l’hormone antimüllérienne (AMH) qui ne connaît pas ces fluctuations. L’échographie basale dans les premiers jours du cycle a une valeur pronostique dans l’infertilité. Elle nous aide à prévoir la réponse ovarienne chez les patientes qui doivent subir une stimulation ovarienne et une fécondation in vitro (FIV) ultérieure, et donc à estimer la possibilité d’une grossesse dans le cadre de ce traitement. En fonction de la réserve ovarienne, ainsi que d’autres caractéristiques de la patiente (âge, indice de masse corporelle, réponse aux cycles précédents, et parfois même profil génétique), nous planifierons le traitement le plus approprié pour elle. Il est important de préciser que la réserve ovarienne n’est pas liée aux possibilités de grossesse naturelle, pour laquelle un seul ovule doit mûrir par mois, comme c’est le cas dans le cycle normal ; mais elle est associée aux possibilités de grossesse en FIV, puisque dans le processus de stimulation ovarienne, nous profitons de cet « excès » de recrutement que l’ovaire fait chaque mois pour faire mûrir plusieurs ovules en même temps et multiplier ainsi les possibilités de grossesse.
L’hormone antimüllérienne (AMH) produite dans l’ovaire et évaluable par une prise de sang, ainsi que le nombre de follicules antraux, sont actuellement considérés comme le meilleur test pour estimer la réserve ovarienne. D’autres tests, tels que l’hormone FSH basale dans les 5 premiers jours des menstruations, peuvent être utilisés pour évaluer la réserve ovarienne. Comme expliqué ci-dessus, la FSH stimule la maturation des follicules contenant les ovules. Lorsque l’ovaire est en état d’épuisement, la FSH augmente pour tenter de compenser, ce qui peut être démontré analytiquement même plusieurs années avant l’apparition de la ménopause.
La Procréation Médicalement Assistée (PMA)
La Procréation Médicalement Assistée (PMA), que l’on appelait aussi Assistance Médicale à la Procréation (AMP), représente l’ensemble des actes et traitements disponibles en vue d’obtenir un enfant.Cela recouvre les traitements de stimulation ovarienne, les inséminations intra-utérines de spermatozoïdes et les fécondations in vitro avec ou sans micro injection de spermatozoïdes (ICSI). Pour que la PMA soit possible pour les femmes seules et les couples de femmes, il est nécessaire de se voir attribuer des paillettes de sperme semi-anonyme. Cette démarche dure 12 à 18 mois.
Démarches pour la PMA
La première étape est de prendre rendez- vous auprès du CECOS (centre d’étude et de conservation du sperme, cecos.org) avec une lettre de son gynécologue. Une consultation médicale recueillera les informations relatives à la demande, confirmera la nécessité de recours à un don de sperme, évaluera le risque cumulatif pour la femme receveuse et notera les caractéristiques physiques de la demandeuse (ethnie, couleur des cheveux et des yeux).Si l’indication et la demande sont confirmées, une consultation auprès d’un/e psychologue ou psychiatre sera faite au niveau du CECOS, et le couple ou la femme seule devra entamer des démarches auprès d’un notaire. En parallèle, le/la gynécologue spécialisé(e) en PMA commencera de son côté à préparer la FIV (dosage hormonaux, sérologie, état utérin).Ces démarches aboutissent à l’attribution de paillettes selon les critères d’appariements physiques, les facteurs de risque génétique et les groupes sanguins.
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L'infertilité : Définition et prise en charge
La définition OMS de l’infertilité est aujourd’hui bien connue : l’infertilité est une affection du système reproducteur masculin ou féminin définie par l’impossibilité d’aboutir à une grossesse après 12 mois ou plus de rapports sexuels non protégés réguliers. Il est donc nécessaire de consulter en l’absence de grossesse au bout d’un an, et plus rapidement en cas d’antécédents médicaux ou chirurgicaux ayant pu affecter la fertilité, ou si le recours à des paillettes de donneur est nécessaire (pour les femmes seules ou les couples de femmes par exemple).
Le premier rendez-vous détaille vos antécédents médicaux, chirurgicaux, obstétricaux, familiaux pour chaque membre du couple, le poids et la taille de chacun, l’exposition à des polluants (tabac, autres), vos professions, la durée de l’infertilité. Ce premier échange permet de mieux cerner votre projet et de mieux comprendre votre environnement familial et médical. En cas de difficulté à définir la meilleure stratégie, des réunions multidisciplinaires regroupant des médecins, chirurgiens et biologistes spécialisés en reproduction sont souvent organisées. L’accompagnement d’un parcours PMA nécessite de nombreuses expertises médicales et l’intervention de plusieurs spécialistes.
Traitements médicamenteux et équipe PMA
Les traitements médicamenteux principaux en PMA sont des hormones administrées en injection sous-cutanée le soir qui stimulent l’ovulation. Il s’agit principalement de folliculo-stimulating hormone (FSH). Une équipe PMA est composée de médecins et de biologistes spécialisés en reproduction. Le/la médecin gynécologue prescrit le traitement de stimulation ovarienne, effectue la surveillance (monitorage) du traitement prescrit à l’aide d’échographies et de prises de sang.
Prise en charge financière en France
Il existe une prise en charge à 100% des traitements en France jusqu’à l’âge de 43 ans. Sont remboursés : 6 cycles d’ inséminations intra-utérine et 4 ponctions d’ovocytes suivi de transfert d’embryon frais ou congelé (avec ses propres gamètes ou en don d’ovocytes). Dans le cas d’une grossesse avec accouchement, ce compteur est remis à zéro. Le coût moyen d’un cycle de FIV complet pour la Sécurité sociale est estimé à environ 4100€.
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