Les règles sont une phase incontournable du cycle menstruel féminin, mais elles sont souvent accompagnées de perturbations de l'humeur. Les variations hormonales naturelles, ainsi que l'impact des contraceptifs hormonaux, peuvent provoquer des sautes d'humeur, de l'irritabilité et des émotions intenses chez de nombreuses femmes. Cet article explore les raisons pour lesquelles l'humeur peut être affectée avant et pendant les règles, et propose des stratégies pratiques pour améliorer votre bien-être émotionnel pendant cette période délicate.

Fluctuations Hormonales Naturelles et Humeur

Lorsque vous n'utilisez pas de contraceptif hormonal, votre cycle menstruel naturel est rythmé par des fluctuations hormonales, notamment en ce qui concerne les niveaux d'œstrogène et de progestérone. L'un des moments clés du cycle est l'ovulation, qui survient généralement au milieu du cycle. Le problème majeur survient dans la phase post-ovulatoire, lorsque les niveaux de progestérone commencent à diminuer en préparation de l'arrivée des règles.

Lorsque le niveau de progestérone diminue brusquement, certaines femmes peuvent ressentir des symptômes prémenstruels, tels que l'irritabilité, la tristesse, la sensibilité émotionnelle accrue et même l'anxiété. C'est pourquoi il est courant d'observer une modification de l'humeur à l'approche des règles chez les femmes qui ne prennent pas de contraceptif hormonal. La diminution de la progestérone en fin de cycle menstruel est donc un facteur clé dans les perturbations de l'humeur.

Impact des Contraceptifs Hormonaux

Si vous avez choisi de prendre un contraceptif hormonal, tel qu'un stérilet hormonal ou la pilule contraceptive, cela peut avoir un impact significatif sur votre humeur pendant la période menstruelle. Le stérilet hormonal et la pilule contraceptive fonctionnent en libérant des hormones synthétiques dans votre système. Cependant, l'utilisation de ces contraceptifs peut entraîner des perturbations hormonales importantes.

Les contraceptifs hormonaux peuvent affecter la sécrétion de neurotransmetteurs dans le cerveau, ce qui peut influencer les émotions et le bien-être mental. Il est donc crucial de considérer l'impact potentiel de ces contraceptifs sur votre humeur et d'en discuter avec votre médecin.

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L'Influence du Cerveau et des Hormones Sexuelles

Les mécanismes du cerveau qui déclenchent ces émotions sont encore incompris. Cependant, des progrès ont été réalisés dans la visualisation de la manière dont les hormones sexuelles peuvent modifier certaines zones du cerveau. Des études antérieures menées sur des rats ainsi que sur d'autres mammifères avaient déjà montré que le volume de certaines régions du cerveau pouvait changer, influencé par l'œstrogène, une hormone nécessaire au bon développement de la sexualité et de la reproduction chez les femmes. En revanche, on ne savait pas si cette puissante hormone pouvait modifier la structure du cerveau de la femme humaine.

Aujourd'hui, des scanners IRM récents de cerveau de femmes montrent que la montée et la descente des hormones sexuelles au cours du cycle menstruel, la période de vingt-neuf jours de flux et de reflux hormonaux qui prépare les organes reproducteurs à une éventuelle grossesse, remodèle de façon spectaculaire les régions du cerveau qui régissent les émotions, la mémoire, le comportement et l'efficacité du transfert d'informations.

Remodelage Cérébral Pendant le Cycle Menstruel

« C’est fou de constater la vitesse à laquelle le cerveau adulte peut changer », dit Julia Sacher, psychiatre et neuroscientifique à l’Institut Max-Planck de neurologie et des sciences cognitives à Leipzig, en Allemagne, qui a mené l’une de ces études. Le fait que le cerveau se modifie pendant le cycle menstruel est particulièrement notable car sur trente à quarante ans, la plupart des femmes vivent environ 450 cycles menstruels, explique Catherine Woolley, neurobiologiste à l’université Northwestern d’Evantson, dans l’Illinois.

Les imageries cérébrales et analyses d’hormones sur lesquelles s’appuient ces études ont été réalisées sur les mêmes individus, pendant des phases spécifiques de leurs cycles menstruels, ce qui rend les résultats d’autant plus fiables, explique Woolley. « Ces études nous ont permis de nous rendre mieux compte d’à quel point ces hormones influençaient non seulement la morphologie du cerveau mais également son architecture fonctionnelle », dit Emily Jacobs, neuroscientifique à l’université de Californie, à Santa Barbara.

Un cycle menstruel se répète tous les vingt-cinq à trente jours et commence par les « règles », pendant lesquelles la couche superficielle de l’endomètre, paroi interne de l’utérus, se détache. À ce moment-là, les niveaux d'hormones sexuelles féminines dans le sang sont les plus bas, mais ils augmentent fortement au cours des semaines suivantes. Tout d'abord, les niveaux d'œstrogènes montent, signalant la croissance de l’endomètre. Ensuite, ils chutent pour libérer un ovule de l'ovaire, ce qui marque le milieu du cycle. Puis, les taux de progestérone et d'œstrogènes augmentent à nouveau pendant environ sept jours afin de préparer la muqueuse utérine à la fécondation éventuelle de l'ovule. Si la grossesse ne se produit pas, ces niveaux diminuent, ce qui déclenche les saignements menstruels.

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Structure du Cerveau et Hormones

Le cerveau est une masse dense de cellules semblables à des arbres miniatures, appelées neurones. Ces neurones, ainsi que leurs prolongements, appelés dendrites, sont contenus dans la matière grise, couche extérieure du tissu cérébral. Sur les dendrites se trouvent des protubérances en forme de feuilles, appelées épines dendritiques. Les racines, ou axones, des neurones se regroupent dans la substance blanche du cerveau. La matière grise est en charge des émotions, de l’apprentissage et de la mémoire tandis que la substance blanche, plus ancrée dans le tissu cérébral, s’occupe d’échanger les informations et de connecter les différentes régions de la matière grise.

« Ce résultat était particulièrement étonnant et a suscité un grand scepticisme dans le milieu », se souvient Woolley. « À l'époque, on considérait que les œstrogènes étaient des hormones uniquement dédiées à la reproduction et qu'ils n'affectaient pas les régions cognitives du cerveau telles que l'hippocampe. »

L'Hippocampe et les Hormones Sexuelles

L'hippocampe, centre cognitif du cerveau qui contient à la fois de la matière grise et de la substance blanche, est une petite structure incurvée enfouie dans le cerveau, derrière les oreilles, dans une région remplie de récepteurs d'hormones sexuelles. Il s’agit également de la région du cerveau humain adulte la plus influencée par les changements de volume. L'acquisition de nouvelles compétences, comme apprendre à jongler à un âge avancé ou étudier des cartes pour passer l'examen du permis de conduire taxi, fait grossir l'hippocampe. À l'inverse, un hippocampe qui rétrécit est parfois un signe précoce de démence, en particulier dans la maladie d'Alzheimer.

Depuis la découverte révolutionnaire de Woolley, les scientifiques ont compris que la ménopause faisait réduire le volume de la matière grise dans certaines parties du cerveau. La recherche s'est cependant limitée à obtenir des images instantanées de cerveaux de personnes volontaires à un moment donné. Les scientifiques voulaient savoir si le cerveau humain adulte changeait au cours de la montée et de la descente mensuelles des hormones sexuelles.

Études Récentes sur le Remodelage Cérébral

« Comment être vraiment précis ? Pouvons-nous mesurer le cerveau d’une personne 30, 50 ou 100 fois ? » s'est demandé Jacobs. C'est ce qui a incité une scientifique de son groupe à se faire scanner le cerveau toutes les vingt-quatre heures pendant un mois entier en 2020.

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« Elle était, en quelque sorte, la Marie Curie des neurosciences », explique Jacobs. Au bout de trente scans du cerveau de cette femme, l'équipe de Jacobs a découvert que les hormones sexuelles remodelaient l'hippocampe et réorganisaient les connexions cérébrales. Cependant, la vitesse à laquelle se produisait cet effet des vagues d'hormones pendant le cycle menstruel restait floue. Pour répondre à la question, des scientifiques de Leipzig et de Santa Barbara ont, chacun de leur côté et pour deux études distinctes, réalisé des scans des cerveaux de cinquante femmes à différentes phases de leur cycle menstruel.

Lors d’une étude publiée dans la revue Nature Mental Health, Sacher et son équipe ont réalisé des échographies pour identifier le moment précis de l'ovulation chez vingt-sept femmes volontaires. Cela leur a permis de prélever des échantillons de sang sur les volontaires à six moments précis de leur cycle menstruel, choisis en fonction de l'ovulation et des niveaux d'hormones dans le sang. Ils ont ensuite scanné le cerveau de ces vingt-sept femmes à six moments précis à l'aide d'une IRM à ultra-haut champ.

En se servant de cette IRM plus puissante que celle couramment utilisée dans les cliniques, l'équipe de Sacher a pu obtenir des images du cerveau vivant avec une résolution si élevée qu'elle n'était auparavant possible qu'en découpant directement le cerveau lors d'une autopsie.

Malgré la petite taille de la structure analysée, l’équipe de Sacher est parvenue à observer une série chorégraphiée de changements dans différentes régions de l’hippocampe alors qu’il se remodelait tout au long du cycle menstruel. La couche extérieure de l’hippocampe s’est épaissie et la matière grise s’est étendue avec l'augmentation des niveaux d'œstrogènes et la baisse de la progestérone. Toutefois, lorsque les niveaux de progestérone ont augmenté, la couche liée à la mémoire s’est étendue.

Une autre étude, qui n'a pas encore fait l'objet d'une évaluation par des pairs, a consisté à scanner le cerveau de trente volontaires pendant l'ovulation, la menstruation et la période entre les deux. Cette étude a révélé que non seulement l'épaisseur de la matière grise, mais aussi les propriétés structurelles de la substance blanche, fluctuaient, influencés par les hormones.

« Nous nous sommes servis d’une sorte de règle [pour mesurer la matière grise] et nous l’avons observée changer parallèlement aux fluctuations des hormones », explique Elizabeth Rizor, qui a co-dirigé cette étude avec Viktoriya Babenko. Elles sont toutes deux neuroscientifiques à l’université de Californie de Santa Barbara. L'étude suggère que les modifications de la matière blanche liées aux fluctuations hormonales précédant l'ovulation pourraient rendre plus efficace le transfert d’informations entre les différentes parties du cerveau.

« Ces changements sont très répandus, non seulement dans la matière grise, mais aussi dans les zones du cerveau qui sont responsables de la coordination entre les régions et entre les voies de la substance blanche », explique Babenko.

Implications des Changements Cérébraux

Toutefois, les changements observés sur le volume ou l'épaisseur des régions du cerveau dans ces études n'ont pas encore été associés à des fonctions cérébrales spécifiques. Si ces études montrent que certaines zones du cerveau peuvent se remodeler en fonction des oscillations des hormones pendant le cycle menstruel, les scientifiques précisent que cela ne signifie pas que la mémoire ou la cognition sont affectées.

« Pour des fonctions ou des processus cérébraux particuliers, nous ne pouvons pas dire plus c'est gros, mieux c'est », déclare Woolley.

Les études ne révèlent pas non plus si les changements de volume sont liés à la myriade de symptômes émotionnels et cognitifs que subissent les femmes pendant leurs règles.

Stratégies pour Améliorer le Bien-Être Émotionnel

Face à ces perturbations de l'humeur, il existe plusieurs stratégies que vous pouvez adopter pour améliorer votre bien-être émotionnel pendant cette période délicate.

Ralentir et Se Reposer

L'une des premières étapes à considérer est d'accepter de ralentir et de vous reposer pendant cette période. Le stress peut exacerber les symptômes prémenstruels et les changements d'humeur.

Reconnexion avec Soi-Même

Les règles peuvent être l'occasion de vous reconnecter avec votre corps et votre esprit. Prenez le temps de vous adonner à des activités qui vous apportent de la joie et de la détente. Que ce soit lire un livre, écouter de la musique, pratiquer un passe-temps créatif, ou même regarder vos films ou séries préférés, investissez du temps dans des activités qui vous ressourcent. Écoutez votre corps et respectez vos limites. Si vous vous sentez fatiguée ou avez besoin de ralentir, accordez-vous ce temps. Vous n'avez pas à être sur le qui-vive en permanence.

Alimentation et Envies

Les envies alimentaires peuvent être plus fortes pendant les règles. Écoutez votre corps et permettez-vous de savourer des aliments réconfortants qui vous font plaisir, dans la mesure du raisonnable. Les aliments riches en magnésium, comme le chocolat noir, peuvent également contribuer à améliorer votre humeur. Privilégiez une alimentation équilibrée et riche en nutriments pour soutenir votre bien-être mental.

Soulagement Physique

Enfin, l'application d'une bouillotte chaude sur votre ventre peut soulager les douleurs menstruelles et favoriser la détente.

Communication avec le Partenaire

La communication est essentielle. Prenez le temps d'expliquer à votre partenaire ce que vous ressentez pendant vos règles, tant sur le plan physique que mental. Soyez ouverte à la discussion et partagez vos besoins et vos attentes. Alors demandez lui d'être attentif à vos émotions et à votre bien-être mental pendant cette période. Un simple geste d'affection, un mot doux ou même une oreille attentive peuvent faire une grande différence.

Solutions Naturelles : Formule Cycles de Hollis, Magnésium et Calme

Lorsque votre humeur est perturbée en raison du manque de progestérone en fin de cycle menstruel, il peut être utile de chercher des solutions qui travaillent sur la cause sous-jacente de ces perturbations hormonales. C'est là que la formule Cycles de Hollis entre en jeu. Dans la formule Cycles on retrouve notamment certaines plantes qui ont des propriétés progestérone-like.

Le magnésium est un minéral crucial pour la régulation du système nerveux et la gestion du stress. Les vitamines B, en particulier la vitamine B6, sont impliquées dans la synthèse des neurotransmetteurs, y compris la sérotonine. Le magnésium est un minéral essentiel qui joue un rôle vital dans de nombreuses fonctions du corps, y compris la régulation de l'humeur.

La formule Magnésium de Hollis est spécialement conçue pour fournir du magnésium sous une forme hautement biodisponible grâce à sa forme bisglycinate, ce qui signifie qu'il est facilement absorbé par le corps.

Calme de Hollis est une formule spécialement conçue pour apaiser et soulager les douleurs menstruelles, les symptômes de l'endométriose, ainsi que les maux de tête associés aux règles. Les composants de Calme agissent en tandem pour réduire les spasmes utérins et l'inflammation, contribuant ainsi à atténuer la douleur.

Témoignage

Elma Jashim, récemment diplômée de l’université, a hâte de commencer son école de médecine à l’automne. Seul bémol : elle redoute les montagnes russes émotionnelles qu’elle subit chaque mois en raison de ses règles et les dégâts qu’ils pourraient poser pour son calendrier académique bien rempli. « Environ deux ou trois jours avant le début de mes règles, je ne ressens pas beaucoup d’émotions. Je ne suis pas particulièrement triste, mais pas particulièrement heureuse non plus », raconte Jashim. Cette humeur plate la rend encore plus sensible aux stimuli émotionnels, même minimes, quand ses menstruations commencent. « Il suffit que je fasse une erreur minuscule au travail pour que les larmes me montent aux yeux. »

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