Le don d'ovocytes est une technique de reproduction assistée qui offre une solution aux femmes qui ne peuvent pas concevoir avec leurs propres ovules. Cette méthode implique l'utilisation d'ovocytes d'une donneuse, fécondés in vitro (FIV) avec le sperme du partenaire ou d'un donneur, puis transférés dans l'utérus de la receveuse. Bien que le don d'ovocytes puisse être une option précieuse pour de nombreux couples, il est essentiel de comprendre les avantages et les inconvénients associés à cette procédure.
Qu'est-ce que le don d'ovocytes ?
Le don d'ovocytes est un traitement de reproduction assistée dans lequel une femme reçoit des ovocytes d'une autre femme (la donneuse) pour tomber enceinte. Cette technique est souvent utilisée lorsque la femme receveuse ne peut pas produire ses propres ovocytes de qualité suffisante, en raison de l'âge, d'une maladie génétique, d'un traitement médical ou d'une insuffisance ovarienne précoce. Le don d'ovocytes implique une fécondation in vitro (FIV), où les ovocytes de la donneuse sont fécondés avec le sperme du partenaire de la receveuse ou d'un donneur de sperme. Les embryons résultants sont ensuite transférés dans l'utérus de la receveuse, dans l'espoir d'une implantation réussie et d'une grossesse.
Pourquoi avoir recours au don d’ovocytes anonyme ?
Le don d'ovocytes est une option pour les couples confrontés à l'infertilité due à l'âge, à une faible qualité ovocytaire ou à la présence de maladies génétiques. Il offre une solution aux femmes qui ne peuvent plus recourir à leurs propres ovocytes dans le cadre d'une FIV.
Avantages du don d'ovocytes
Le don d'ovocytes offre plusieurs avantages significatifs pour les femmes et les couples qui luttent contre l'infertilité.
- Taux de réussite élevés : Le don d'ovocytes est actuellement l'un des traitements de reproduction assistée les plus efficaces. La FIV avec don d'ovocytes montre généralement des taux de succès plus élevés par rapport à l’utilisation de ses propres ovocytes, surtout à mesure que l’âge maternel augmente. Les études et les rapports de cliniques indiquent souvent une fourchette entre 40 % à 60 % par transfert d’embryon menant à des naissances vivantes. Ces taux sont influencés par plusieurs facteurs, y compris la qualité des ovocytes donnés, l’âge de la donneuse, les procédures de FIV utilisées, et la santé du receveur.
- Solution pour les femmes avec une faible qualité ovocytaire : Le don d'ovocytes est une solution pour les femmes qui ne peuvent pas produire d’ovocytes de bonne qualité en raison d’une ménopause précoce, d’une maladie ou d’une intervention chirurgicale.
- Réduction du risque de maladies héréditaires : Cette option est également recommandée aux femmes porteuses de maladies héréditaires qu’elles craignent de transmettre à leur bébé. Les donneuses sont soumises à un screening génétique approfondi pour minimiser ce risque.
- Possibilité de vivre une grossesse : Le don d'ovocytes permet à une femme ne pouvant pas avoir d’enfant avec ses propres ovules de mener une grossesse.
- Amélioration des chances de succès pour les femmes plus âgées : L'âge de la donneuse d’ovocytes est un facteur significatif dans le succès de la FIV, l’âge du receveur a moins d’impact lors de l’utilisation d’ovocytes de donneuse. Les donneuses sont typiquement de jeunes femmes qui ont subi un dépistage médical et génétique approfondi, assurant que leurs ovocytes sont de qualité optimale. Cela signifie que les receveurs plus âgés, qui peuvent faire face à des défis de fertilité liés à l’âge avec leurs propres ovocytes, peuvent voir des taux de succès similaires à ceux des femmes plus jeunes lors de l’utilisation d’ovocytes de donneuse.
Sélection de la donneuse d’ovocytes la plus adaptée
Les cliniques sélectionnent rigoureusement les donneuses selon des critères médicaux stricts. Elles sont issues de divers horizons et partagent deux caractéristiques essentielles : une bonne santé et l'âge requis. Préalablement, la patiente receveuse doit informer son groupe sanguin et ses principaux traits physiques (poids, taille, couleur de la peau, des yeux, des cheveux, etc.) et donner une photographie pour faciliter la similitude physique. En aucun cas et selon la législation espagnole, on ne peut connaître l’identité des parents ni celle de la donneuse ou donneur, mais un dossier des études médicales et génétiques réalisées, ainsi que son âge étant donné qu’ils peuvent s’avérer nécessaires dans le futur, sera fourni. De la même façon, le matériel génétique (ADN) est gardé pendant 20 années en cas d’être nécessaire une étude génétique comparative avancée du futur enfant.
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Le screening le plus exhaustif pour toutes les donneuses d’ovocytes
Les cliniques réalisent le test le plus complet des principales maladies héréditaires, plus de 600 maladies récessives, ou 3000 (selon la modalité choisie) à travers lequel ils se préoccupent pour la santé du futur bébé (Test de compatibilité génétique (TCG)). Ce test est réalisé sur tous les donneurs, sans coût supplémentaire. De plus, sans frais supplémentaires, l’étude de plus de 600 maladies héréditaires est réalisée pour tous les donneurs, hommes et femmes, et depuis 2020 l’exome des maladies récessives est réalisé, sans frais supplémentaires, cela permet d’analyser les mutations dans 2306 gènes, provoquant plus de 3.000 de ce type de maladie. À ce jour, il constitue le dépistage génétique le plus complet effectué sur les donneurs, d’ovules et de sperme. Pour que ces maladies se manifestent, il faut que les deux soient porteurs de la mutation variant dans le même gène. Par conséquent, ces études ne sont valables que si elles sont comparées à l’ADN de l’autre parent.
Technologie d’avant-garde associée au traitement sans frais (en cas d’indication médicale)
Les blastocystes sont couramment utilisés pour le transfert d’embryons à l’étranger et sont généralement inclus dans le prix annoncé (ceci peut être appelé culture prolongée). À ce stade, l’embryon a franchi toutes ses étapes et progresse dans son développement. Ainsi, effectuer le transfert à ce stade signifie que le développement préimplantatoire s’est achevé avec succès.
Garantie de grossesse viable 100%
Certaines cliniques offrent une garantie de grossesse viable.
Inconvénients et risques du don d'ovocytes
Malgré ses avantages, le don d'ovocytes présente également certains inconvénients et risques potentiels.
- Absence de lien génétique : L’utilisation de la FIV avec don d’ovocytes signifie que la mère d’intention ne sera pas génétiquement liée à son enfant. Cependant, le père d’intention le sera - à moins qu’un donneur de sperme ne soit utilisé.
- Aspects émotionnels : Le traitement de l’infertilité par la méthode de don d’ovocytes est exigeant pour le couple traité, car il porte une charge émotionnelle compliquée. Les jeunes donneuses peuvent être confrontés plus tard à des problèmes auxquels elles n’ont même pas pensé lorsqu’elles ont décidé de faire un don. Parfois, ces problèmes surviennent des années plus tard, lorsque les donneuses ont leurs propres enfants. Les donneuses s’inquiètent alors de ne jamais rencontrer les enfants de leur lignée biologique, et regrettent aussi parfois que leurs propres enfants ne connaissent pas leurs « demi-frères et sœurs ». Il y a aussi la peur que leur propre enfant rencontre et devienne intime avec quelqu’un issu du même don d’ovocytes, sans savoir qu’ils partagent les mêmes gènes.
- Risques pour la donneuse : Avant de décider de donner ses ovules, il y a des questions à considérer liées à la santé physique, psychologique et émotionnelle. Le don d’ovocytes peut avoir certaines complications dangereuses et des effets secondaires indésirables. L’injection de médicaments qui stimulent le fonctionnement des ovaires, peuvent provoquer des réactions très différentes. La donneuse peut expérimenter des maux de tête, des réactions allergiques, une pression gastrique, une prise de poids et des changements d’humeur. Il existe également des effets secondaires plus graves comme le Syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO). Le SHO a 5 % d’occurrence pour chaque cycle. Dans de rares cas, l’hyperstimulation peut entraîner une hypertrophie des ovaires, ce qui pourrait entraîner le développement de caillots sanguins. Une hospitalisation est alors nécessaire. Dans des cas encore plus rares, cela peut également entraîner une accumulation de liquide dans l’abdomen ou les poumons, des insuffisances rénales ou même des accidents vasculaires cérébraux. Il existe également un risque de rupture de l’ovaire hyperstimulé hypertrophié. Il s’agit d’un cas extrêmement rare et les risques sont minimes. mais cela requiert une intervention chirurgicale avec anesthésie générale (ce qui entraîne bien sûr des risques supplémentaires). La donneuse pourrait perdre un ovaire, ou les deux. Si la donneuse décide de ne pas faire de ponction des ovocytes, les chances de rupture sont plus élevées. Il peut exister également des risques plus improbables tels que : douleurs, cycles menstruels irréguliers et altération de la fertilité future. L’autre risque est lié au processus de ponction ovocytaire - le prélèvement des ovocytes guidé par échographie pour être exact. Les risques de complications comprennent des infections, des saignements et des blessures aux intestins ou aux vaisseaux sanguins. La ponction ovocytaire implique une anesthésie. Il y a aussi quelques problèmes mineurs comme les allergies aux antibiotiques (dans quelques rares cas les allergies peuvent être sévères).
- Risques pour la receveuse : Les risques physiques du côté de la receveuse dépendent principalement de la donneuse. En effet, la receveuse n’est jamais en danger physique direct, mais dans des cas extrêmements rares (voire inexistants) elle pourrait être victime d’une maladie à cause de la donneuse : par exemple, si la donneuse est testée pour le VIH avec un résultat négatif, le feu vert pour le don est donné. Or la donneuse peut être infectée par le virus après le test et avant la ponction des ovocytes, et risque alors de transmettre le virus à la receveuse. Attention cependant, il s’agit d’un risque minimal. Un autre élément est lié au fait que les donneuses sont parfois très généreusement payées pour leurs ovocytes. Cela pourrait attirer des personnes malhonnêtes voulant abuser du système et obtenir de l’argent en trichant sur les tests, risquant à nouveau la santé et le bien-être de la receveuse. Les cliniques sont bien sûr conscientes de cela, c’est pourquoi elles mettent en place des évaluations psychologiques pour éliminer ces personnes de leurs programme de dons. Après cela a lieu le transfert d’embryons qui, lui, n’entraîne aucun risque significatif pour la receveuse. Si la patiente n’a jamais eu de bébé, il peut y avoir des difficultés lors du transfert de l’embryon par le col de l’utérus. Il est alors possible d’étirer le canal cervical, mais c’est une intervention est évitée si elle n’est pas pas strictement nécessaires. Il existe enfin un risque de naissance multiple si plusieurs embryons sont transférés.
- Coût : Les coûts des programmes de don d’ovocytes diffèrent de pays en pays : ils tournent autour de 3,500€ en Inde, 6,000€ en Europe et jusqu’à 30,000€ aux Etats-Unis. Au Royaume-Uni, les coûts du traitement de don d’ovocytes sont d’environ 9,000GBP (10,500€).
Aspects légaux sur le don d’ovocytes
Le don d’ovocytes doit être altruiste et non rémunéré car un des principes inspirateurs de la législation sanitaire espagnole est l’interdiction de faire du commerce avec le corps humain et les ses cellules. De plus, il s’agit d’un contrat gratuit et formel entre le donneur et le centre autorisé pour réaliser la technique. L’aspect fondamental est l’anonymat du don et la garantie de confidentialité des données personnelles et de l’identité des donneurs, aussi bien dans le cas des banques de gamètes que des centres de reproduction. En France, le don de gamètes (qu’il s’agisse d’ovocytes ou de sperme) est régulé par la Loi de bioéthique du 6 août 2004, révisée en 2011. Elle stipule qu’un don doit obligatoirement être volontaire, gratuit et anonyme. En Belgique, le don de gamètes (ovocytes ou sperme) est régulé par l'Article 57 de la Loi relative à la PMA de 2007. Elle stipule qu'un don doit obligatoirement être volontaire et gratuit. En revanche, le don non anonyme est autorisé si il y a un accord entre les deux parties.
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Durée du traitement de don d’ovocytes
Le traitement de don d’ovocytes dure entre un mois et demi et deux mois.
Préparation de la receveuse
La préparation de l’accueil des embryons est un processus plus simple que la FIV parce qu’il n’est nécessaire ni injections de tous les jours, ni des visites périodiques par le contrôle échographique. Après que vous ayez décidé d’entreprendre le traitement, et sans frais supplémentaires et de façon volontaire, vous aurez à votre disposition un rendez-vous individuel avec une psychologue clinique spécialisée pour préparer les étapes émotionnelles qui accompagnent les différentes phases du traitement de procréation, afin que vous puissiez les affronter en toute tranquillité. Une fois les ovocytes obtenus de la donneuse, l’administration de la progestérone commencera par voie vaginal habituellement (ovules). Pendant tout le processus, vous recevrez des instructions précises et détaillées par écrit sur toutes les phases de la préparation. Et, l’équipe sera mise à votre disposition, par conséquent vous ne devez pas douter de nous demander n’importe quelle question sur le processus du traitement.
L’épigénétique et le don d’ovocytes
L’épigénétique est une science qui se base sur l’étude de la manière dont certains facteurs environnementaux mais aussi le mode de vie de la mère, comme son alimentation, ses habitudes telles que fumer ou boire ou faire du sport, peuvent déterminer l’expression de certains gènes. Il est clair que cela n’influera pas sur la génétique de l’embryon mais les habitudes de vie de la mère influeront sur les marques épigénétiques. De ce fait, la mère enceinte a également une influence sur le développement de son futur bébé en modulant certaines expressions génétiques ; elle n’est pas uniquement un réceptacle.
Alternatives au don d'ovocytes
Pour les couples confrontés à l'infertilité, il existe plusieurs alternatives au don d'ovocytes à considérer.
- FIV avec les propres ovocytes de la patiente : Si la femme produit encore des ovocytes, la FIV avec ses propres ovocytes peut être une option, bien que les taux de réussite puissent être plus faibles, surtout avec l'âge.
- Adoption d’embryons : Le double don signifie utiliser à la fois des ovocytes et du sperme donnés pour votre traitement. Il est courant dans le cas des femmes célibataires ou des couples dont les ovocytes et le sperme ne peuvent pas être utilisés à des fins de conception pour des raisons médicales. On l’appelle aussi adoption d’embryons. Elle est réalisée avec des embryons donnés par un autre couple après avoir terminé leur traitement de procréation assistée.
- Adoption : L’adoption signifie faire entrer dans votre famille un enfant issu d’une famille biologique qui, pour une raison quelconque, ne peut pas élever l’enfant. Vous n’êtes pas les parents biologiques de l’enfant, ce qui signifie que vous n’aurez aucune relation génétique avec eux.
- Gestation pour autrui : Il s’agit d’une méthode de procréation assistée où les futurs parents ont recours à une mère porteuse qui portera leur bébé (ou leurs bébés) jusqu’à la naissance.
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