La colique hépatique et le cancer, notamment le cholangiocarcinome et le cancer de la vésicule biliaire, sont deux entités distinctes qui affectent le système biliaire. Bien que la colique hépatique soit généralement une condition bénigne due à des calculs biliaires, le cancer des voies biliaires est une tumeur maligne qui nécessite une prise en charge spécialisée. Cet article explore les causes, les symptômes et les traitements de ces deux affections.
Colique Hépatique : Une Douleur Biliaire Aiguë
La colique hépatique est davantage un symptôme qu’une maladie. Il s'agit d'une douleur brutale dans le creux de l'estomac ou sous les côtes du côté droit. Cette douleur est constante et s'intensifie rapidement.
Causes de la Colique Hépatique
La colique hépatique est due à l’obstruction des voies d’écoulement de la bile à la sortie du foie ou de la vésicule biliaire par un ou plusieurs calcul(s). Nous parlons de calculs biliaires ou de lithiase biliaire ou vésiculaire. La colique hépatique est provoquée par l’obstruction des voies biliaires (voies d’écoulement de la bile à la sortie du foie ou de la vésicule biliaire) par un calcul (lithiase) ou le déplacement de ce dernier dans le canal cystique. "Le calcul bloque le passage de la bile (elle est stockée dans la vésicule biliaire et permet la digestion) et provoque une mise en tension brutale des voies biliaires" , selon la docteure Vianna Costil, gastro-entérologue et hépatologue libérale à Paris.
Les calculs peuvent aller de la taille d'un grain de sable à celle d'un petit caillou. "Ils se forment le plus souvent à partir du cholestérol contenu dans la bile. Parfois, ils sont composés d'autres éléments présents dans la bile", selon la docteure Vianna Costil. Les calculs biliaires sont le plus souvent constitués de cholestérol. un excès de sécrétion de cholestérol dans la bile. une diminution de la motricité de la vésicule biliaire qui se contracte mal pour évacuer la bile. Parfois, les calculs biliaires sont constitués de pigments.
Symptômes de la Colique Hépatique
Le blocage passager de la vésicule biliaire se manifeste par une douleur abdominale soudaine crampiforme localisée à l’hypochondre droit, à l’épigastre ou dans la région sous-sternale irradiant jusqu’à l’omoplate. L’intensité douloureuse de la crise colique est plus ou moins forte selon la localisation du calcul : canal cystique ou canal cholédoque, et s’il est associé à une obstruction complète. Cette sensation de “coup de poignard” survient typiquement après un repas riche en graisse ou la nuit. Elle dure en moyenne une trentaine de minutes, voire quelques heures et s’accompagne parfois de nausées et/ou de vomissements.
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La colique hépatique dure de 30 minutes à quelques heures.
Diagnostic de la Colique Hépatique
En cas de symptômes, il est urgent de prendre en charge la personne touchée. Tout d'abord, le médecin réalise un examen clinique par un interrogatoire du patient (concernant la nature des symptômes ainsi que ses antécédents personnels et familiaux). Le médecin palpe l'abdomen (au niveau de la région épigastrique et sous les côtes). "Afin de confirmer la colique par la présence de calculs, une échographie abdominale est nécessaire. "
Devant des symptômes évocateurs, le médecin pourra prescrire un examen d’imagerie. La radiologie de l'abdomen permet parfois de voir certains calculs mais est souvent prise en défaut. L'échographie est l'examen le plus approprié. Elle permet d'étudier l'aspect de la vésicule biliaire des voies biliaires (ses parois, le nombre de calculs et leur taille).
Traitement de la Colique Hépatique
En cas de colique hépatique, le médecin prescrit des antalgiques, anti-inflammatoires et antispasmodiques. Une colique hépatique peut se passer d’elle-même sans traitement si le calcul se débloque tout seul et est évacué dans l’intestin grêle. Il n’existe pas de traitement médicamenteux ayant une efficacité démontrée pour faciliter son expulsion. Le traitement consistera donc à soulager la douleur au moyen d’un antalgique adapté (prescrit par le médecin) en attendant que la crise cesse.
Il oriente aussi le patient vers un chirurgien digestif. La cholécystectomie sous cœlioscopie permet d’ôter la vésicule biliaire avec une ouverture très limitée de l’abdomen. L’hospitalisation est alors de courte durée ( souvent en chirurgie ambulatoire) et le retour à domicile se fait le jour même. Les suites opératoires et la convalescence sont aussi très courtes. La cholécystectomie par laparotomie est plus invasive. Elle est pratiquée lorsque la cœlioscopie est contre-indiquée. La laparotomie consiste en ouverture de la paroi abdominale sous les côtes pour enlever les calculs. À la fin de l'intervention, une fois la vésicule biliaire enlevée, le chirurgien vérifie l’absence de calcul dans les canaux biliaires.
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La persistance d’une douleur au-delà de plusieurs heures ou l’absence de soulagement avec des antalgiques, l’apparition d’une fièvre ou d’un ictère doivent faire suspecter une complication et immédiatement consulter un médecin ou un service d’urgence. L'ablation se fait préférentiellement par cœlioscopie quand il n’y a pas de contre-indications à la pratique de ce geste. C'est une technique qui permet d'opérer la personne sans lui ouvrir l'abdomen. On insère par un petit trou une caméra qui guide le geste, et par deux autres trous on introduit les outils nécessaires à l'extraction de la vésicule biliaire.
Prévention de la Colique Hépatique
Il est possible de prévenir l'apparition d'une colique hépatique en adoptant une certaine hygiène de vie, en particulier alimentaire. - Une alimentation saine, pauvre en graisses saturées et en cholestérol (éviter beurre, fritures, viandes rouges, charcuterie, viennoiseries, plats préparés etc.) avec une consommation modérée d'alcool, peut avoir un rôle préventif.
Cholangiocarcinome et Cancer de la Vésicule Biliaire : Tumeurs Malignes du Système Biliaire
Le cholangiocarcinome est une tumeur maligne développée à partir des voies biliaires intra ou extra hépatiques ou de la vésicule. Le cancer de la vésicule biliaire est une complication possible des calculs gênants l’écoulement de la bile depuis plusieurs années.
Facteurs de Risque du Cancer de la Vésicule Biliaire et des Voies Biliaires
Les facteurs de risque du cancer de la vésicule biliaire et des voies biliaires en général sont les causes d’inflammation biliaire chronique. l’infection bactérienne de la vésicule biliaire par Salmonella Typhi, Helicobacter bilis (H. bilis) et Helicobacter pylori (H. le surpoids et l’obésité : le cancer de la vésicule biliaire fait partie des 10 localisations de cancer associées à la surcharge pondérale, facteur nutritionnel modifiable, avec un niveau de preuve convaincant. Un lien entre les facteurs ci-dessous et le cancer de la vésicule biliaire a été établi, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour dire qu’ils sont des facteurs de risque connus. L’analyse de quatre des cinq études étudiées par le CIRC ne montrent aucune association entre la survenue d’un cancer de la vésicule biliaire et la prise de contraceptifs oraux (CIRC, 2007). Un certain nombre de métaux lourds comme le nickel, le cadmium, etc. ont été impliqués. Cependant, la preuve n’est pas assez robuste pour conclure à son association.
Sa fréquence est de 2 pour 100 000 personnes. Les hommes sont un peu plus souvent touchés. Les facteurs déclenchant de cette maladie sont mal connus. Certaines maladies ou anomalies congénitales des voies biliaires peuvent favoriser sa survenue (maladie de Caroli, cholangite sclérosante, cirrhoses biliaires primitive ou secondaires).
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Le cancer de la vésicule biliaire est plus fréquent chez les patients âgés de plus de 65 ans et chez la femme avec un rapport femme/homme qui varie de 1 à 5 selon les régions.
Symptômes du Cholangiocarcinome et du Cancer de la Vésicule Biliaire
Les symptômes sont souvent tardifs (le cancer peut se développer longtemps avant de donner des symptômes) et peu spécifiques (ces symptômes peuvent se voir dans beaucoup d’autres maladies non tumorales). Lorsque la tumeur se développe, elle peut obstruer la lumière des voies biliaires et déclencher une jaunisse (ictère). Les symptômes les plus fréquents au moment du diagnostic sont la douleur abdominale et l’ictère respectivement dans 40% et 25% des patients. L'ACE (antigène carcino-embryonnaire) et/ou le CA 19.9 (Carbohydrate Antigen 19.9) sont les deux marqueurs de cette tumeur.
Le cancer de la vésicule biliaire peut être responsable de métastases intra-hépatiques ou pulmonaires, d’un envahissement des vaisseaux du foie (veine porte et artère hépatique) ou de l'apparition de ganglions métastatiques au niveau du pédicule hépatique ou à distance.
Diagnostic du Cholangiocarcinome et du Cancer de la Vésicule Biliaire
Il n’existe pas d’examen de dépistage du cholangiocarcionme. L’échographie abdominale est l’examen de débrouillage réalisé en première intention. Il permet souvent de mettre en évidence une dilatation des voies biliaires en amont de la tumeur, la présence d’une masse, de localisations secondaires hépatiques. Une tomodensitométrie (scanner) est souvent réalisée dans un second temps. Pour aider le chirurgien il peut être proposé de réaliser une Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) pour mieux préciser les canaux biliaires envahis par la tumeur. L’échoendoscopie peut être utile pour réaliser une ponction afin d’obtenir la preuve de la maladie. Le cathétérisme rétrograde de la papille, geste endoscopique fait sous anesthésie générale consiste à introduire par la bouche un tube porteur d’une caméra, de descendre dans l’oesophage puis l’estomac puis le duodénum et de mettre du produit de contraste dans les voies biliaires.
Le diagnostic de certitude doit en effet être apporté par la lecture des cellules tumorales sous le microscope (analyse cytologique et/ou histologique). L’obtention de ces cellules peut se faire par ponction à travers la peau, sur pièce opératoire si chirurgie, par écho endoscopie ou cathétérisme.
Le scanner avec injection de produit de contraste permet de déterminer la localisation précise du cancer, son extension vasculaire (veine porte et artère hépatique) et ganglionnaire.
Dans la moitié des cas, le cancer de la vésicule biliaire est découvert de façon fortuite suite à une cholécystectomie réalisée pour une lithiase biliaire symptomatique.
Traitement du Cholangiocarcinome et du Cancer de la Vésicule Biliaire
Le but du traitement est d’apporter la guérison ou une rémission, de diminuer les symptômes, d’améliorer la qualité de vie. Plusieurs méthodes de traitements sont utilisées : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie. Ces différents traitements sont appliqués dans des unités spécialisées.
Le traitement du cancer de la vésicule biliaire est indispensable sous peine d'une évolution toujours fatale. Le seul traitement curatif est la résection chirurgicale complète du cancer. Les contre-indications à une prise en charge chirurgicale sont les métastases hépatiques ou à distance, l’envahissement de l’artère hépatique ou du pédicule hépatique et les adénopathies métastatiques en dehors du pédicule hépatique. La chimiothérapie préopératoire n'a pas lieu d'être si la tumeur est résécable. Le traitement de référence du cancer de la vésicule biliaire est la résection chirurgicale avec des marges de résection saines d’au moins 1 cm. En cas de grosse tumeur ou d’envahissement vasculaire, il est parfois nécessaire envisager une résection hépatique plus importante (par exemple une hépatectomie droite élargie ou gauche élargie). Dans les cas d’hépatectomie élargie, il peut être nécessaire avant l’intervention d’induire la régénération de l’hémifoie restant par une embolisation portale de l'hémifoie à retirer.
La base du traitement repose sur la chirurgie qui est la seule façon de retirer l’ensemble des cellules cancéreuses à condition que la maladie soit localisée et de petite taille. La résection n'est possible que dans environ 20% des cas. Il s'agit le plus souvent de résections hépatiques étendues avec parfois nécessité d’enlever une partie du pancréas. Ces interventions doivent donc être discutées par des équipes expérimentées de chirurgiens, radiologues, gastroentérologues et oncologues. Lorsque la tumeur ne peut être enlevée en totalité, une chirurgie peut être quand même être nécessaire pour dériver le tube digestif, ou dériver la voie biliaire qui peut être obstruée par la tumeur et responsable d’une jaunisse (ictère). Cette chirurgie peut parfois être remplacée par la pose de prothèses biliaires ou duodénales par voie endoscopique sous anesthésie générale.
Le but de la chimiothérapie est de traiter la maladie par un effet chimique destructeur de la cellule malade en touchant les mécanismes intimes de la reproduction cellulaire. La radiothérapie reste en cours d’évaluation. Le traitement consiste aussi à prendre en charge la douleur autant physique que psychique.
En cas de tumeur non résécable d'emblée (tumeurs localement avancées ou métastatiques), une chimiothérapie de type GEMOX peut-être proposée afin de diminuer la vitesse de progression de la maladie.
Découverte Fortuite d’un Cancer de la Vésicule Biliaire Après Cholécystectomie
Que faut-il faire en cas de découverte d’un cancer de la vésicule biliaire après l’intervention de cholécystectomie ? En revanche, en cas de résection incomplète et/ou pour tous les cancers à partir du stade T1b (atteinte de la musculeuse de la paroi de la vésicule) il est nécessaire re-intervenir. Dans ces cas le risque de récidive de la maladie est en effet haut en absence de ré intervention. Pour les patients qui nécessitent une re-intervention, un bilan d’extension de la maladie est réalisé avant de re-intervenir. Ce bilan d’extension comporte en général un scanner thoraco-abdomino-pelvien, un bilan sanguin et un dosage des marqueurs tumoraux (ACE et CA19.9). La re-intervention consiste à réséquer partiellement ou entièrement les segments 4 et 5 du foie, c’est-à-dire les parties du foie les plus proches de la vésicule biliaire. Au moment de la re-intervention, une maladie résiduelle est retrouvée dans 50% des patients environ et dans 5% des cas cette maladie résiduelle contre-indique la réalisation d’un geste curatif.
Tous stades confondus, le cancer de la vésicule biliaire découvert fortuitement après une cholécystectomie a un meilleur pronostic qu'un cancer symptomatique de la vésicule biliaire.
Cancer du Foie (Hépatocarcinome)
Le cancer du foie est une affection maligne qui se développe à partir des tissus du foie. Le foie, qui a - entre autres - la charge de filtrer le sang, produire la bile et stocker le glucose, est un organe vital, c’est pourquoi ses atteintes sont particulièrement préoccupantes. On rencontre différents types de cancers du foie, mais le carcinome hépatocellulaire, aussi nommé hépatocarcinome, est de loin le plus commun. L’hépatocarcinome se développe à partir des hépatocytes, cellules constituant la majorité des tissus du foie. En cas de cancer du foie, les hépatocytes sont voués à être remplacés par des cellules cancéreuses non fonctionnelles. Enfin, il est important de distinguer les cancers du foie primitifs des métastases au foie. Les métastases au foie sont des tumeurs cancéreuses provenant d’un autre cancer primitif (cancer du sein, cancer des poumons, de la peau, etc.).
Facteurs de Risque du Cancer du Foie
La consommation excessive d’alcool est sans nul doute le principal facteur favorisant. Les hépatites B et C, infections virales, sont également des facteurs de risques connus. Ces virus peuvent provoquer des inflammations persistantes du foie, susceptibles d’évoluer en cirrhose. Les hépatites B et C se transmettent par le sang et les fluides sexuels. Dans une moindre mesure, le tabac, la stéatose hépatique (excès de graisse dans le foie) et l’hémochromatose (excès de fer dans l’organisme) sont également considérés comme des facteurs de risque de cirrhose, et donc de cancer du foie.
Bien que le cancer du foie n'ait pas de forte composante héréditaire, des antécédents familiaux de facteurs de risque de la maladie peuvent augmenter le risque d'un individu de développer un cancer du foie. Les infections par le VHB et le VHC et la consommation excessive d'alcool sont des facteurs de risque importants pour le cancer du foie.
Dans le monde entier, le facteur de risque le plus courant de cancer du foie est l'infection chronique (à long terme) par le virus de l'hépatite B (VHB) ou de l'hépatite C (VHC). Ces infections sont à l’origine de cirrhose du foie et sont responsables du cancer du foie. Ce type de cancer est le plus fréquent dans de nombreuses régions du monde.
Symptômes du Cancer du Foie
Les signes sont souvent généraux et difficiles à associer à un cancer, parmi les plus courants, nous retrouvons : Une altération de l’état général (fatigue, anorexie), un possible ictère (jaunisse), l’apparition d’ascite (épanchement liquidien intra abdominal), une hypertrophie du foie, ressentie comme une sensation de plénitude sous les côtes du côté droit, une hypertrophie de la rate, ressentie comme une sensation de plénitude sous les côtes du côté gauche. Elles peuvent également maigrir, souffrir de nausées ou de vomissements, ressentir des douleurs dans la région du foie, avoir de la fièvre, un ictère (jaunisse) ou un abdomen gonflé par la présence de liquide (ascite). Dans certaines situations, une hémorragie digestive peut être aussi une conséquence de la maladie.
Diagnostic du Cancer du Foie
Il arrive fréquemment que le cancer du foie soit diagnostiqué lors du suivi d’une maladie hépatique chronique existante (typiquement une cirrhose). Chez les personnes en bonne santé, le cancer du foie est souvent diagnostiqué plus tardivement, lors de consultations motivées par des symptômes peu spécifiques (douleurs abdominales, fatigue, troubles digestifs, etc.). Les examens de diagnostic comprennent habituellement des examens d’imagerie médicale (échographie, scanner, IRM, etc. La biopsie est l’examen de diagnostic de référence dans la prise en charge d’un cancer.
Au cours d’une première consultation, le médecin peut repérer une augmentation de volume du foie (hépatomégalie) en palpant l’abdomen du patient. Il est aussi attentif aux signes de douleurs locales, d’ictère ou d’ascite. Le marqueur tumoral alpha-foetoprotéine (AFP). Lorsque la quantité de ce composé produit par les cellules cancéreuses est supérieure à 250 ng/ml, la présence de deux types de tumeurs est envisagée : tumeur du foie ou du testicule (tératome). Cette donnée ne suffit toutefois pas à poser un diagnostic car d’autres maladies malignes ou bénignes peuvent augmenter de manière modérée la concentration de ce marqueur. À l’inverse, tous les cancers du foie ne provoquent pas d’augmentation du taux d’AFP sanguin.
L’échographie est le premier examen d’imagerie réalisé pour poser un diagnostic ; si une anomalie est identifiée, un scanner (ou tomodensitométrie) et/ou un examen par imagerie par résonance magnétique (IRM) est nécessaire. Les images obtenues permettent d’observer avec une plus grande précision les anomalies repérées à l’échographie et, le plus souvent, de différencier un cancer primaire du foie d’un cancer secondaire ou de nodules non cancéreux (bénins). Lorsque les nodules sont petits (<1 cm de diamètre), il est difficile de déterminer leur nature bénigne ou maligne. Lorsque les nodules sont de tailles intermédiaires, le diagnostic est plus difficile à poser avec certitude.
En pratique, la biopsie hépatique est réalisée sous anesthésie locale. Le prélèvement est effectué grâce à une aiguille fine (guidée par échographie), introduite jusqu’au foie suite à une incision minime effectuée au niveau de la peau. À l’issue de l’examen, plusieurs heures de surveillance sont planifiées pour soulager une éventuelle douleur et surveiller le risque hémorragique. Suite au diagnostic de cancer, des examens complémentaires sont nécessaires pour évaluer l’avancée de la maladie et son éventuelle extension à d’autres organes. Une imagerie complète du thorax et de l’abdomen par scanner permet de localiser précisément la ou les lésions et d’étudier l’environnement de la tumeur : s’est-elle étendue aux voies biliaires et aux ganglions lymphatiques voisins, à la veine porte ou à la veine cave ? Cet examen permet aussi de rechercher d’éventuelles métastases au niveau des poumons, des os ou des glandes surrénales.
Traitement du Cancer du Foie
Le traitement du cancer du foie est, aujourd’hui encore, très limité. Lorsque le cancer se trouve encore à un stade localisé, la chirurgie est le traitement de première intention. Elle consiste réaliser une transplantation hépatique ou une résection tumorale. Lorsque le cancer se trouve à un stade avancé de son évolution, le traitement vise davantage à ralentir l’évolution de la maladie et à en contrôler les symptômes. Chaque protocole de traitement est élaboré au cas par cas par une équipe médicale pluridisciplinaire.
La transplantation du foie s'est avérée être le traitement le plus efficace pour les patients atteints de carcinome hépatocellulaire, un type courant de cancer du foie. Si un patient souffre d'une maladie du foie, telle qu'une cirrhose, la transplantation du foie peut également réduire davantage le risque de récidive après le traitement.
La radiothérapie est un traitement reposant sur l’utilisation de rayons à haute densité pour altérer l’ADN des cellules cancéreuses. Le rôle de la radiothérapie dans la prise en charge du cancer du foie reste toutefois relativement limité à l’heure actuelle, car le cancer est souvent diagnostiqué à un stade trop avancé, alors que les cellules cancéreuses sont trop nombreuses pour être toutes éliminées par irradiation.
Pronostic du Cancer du Foie
De mauvais pronostic, le cancer du foie est au 4ème rang des décès par cancer chez l’homme en 2018, et au 7ème chez la femme. L’âge moyen au diagnostic est de 69 ans chez l’homme et 73 ans chez la femme. Il s’agit d’un cancer en constante hausse, dont l’incidence a notamment bondi chez la femme.
Tout cancer du foie est difficile à guérir. Le cancer primaire du foie est rarement détecté à un stade précoce, alors qu'il est le plus facile à traiter. Le cancer du foie secondaire ou métastatique est difficile à traiter, car il s'est déjà propagé. Le réseau complexe de vaisseaux sanguins et de canaux biliaires du foie rend la chirurgie difficile.
Non traité, la survie médiane pour un cancer du foie de stade A est de 3 ans. Avec un traitement, entre 50 et 70 personnes sur 100 (entre 50 et 70 %) survivront pendant 5 ans ou plus.
Prévention du Cancer du Foie
Vous pouvez réduire votre risque de développer un cancer du foie en suivant des mesures d'hygiène de vie, telles que la pratique régulière d'un exercice physique, le contrôle de votre poids et une alimentation saine avec des quantités limitées d'alcool. Il est également important d'éviter toute infection par les virus de l'hépatite B et C.
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