L'infertilité est un problème courant qui touche de nombreux couples. En France, environ un couple sur huit est concerné par l’infertilité, avec des causes médicales, génétiques ou environnementales. On parle d’infertilité lorsqu’un couple n’arrive pas à concevoir un enfant après un an ou plus de rapports sexuels complets, réguliers (2 à 3 fois par semaine), non protégés. L’infertilité peut être féminine (30 % des cas), masculine (20 % des cas) ou concerner les deux sexes (40 % des cas). Parmi les causes de l'infertilité masculine, la présence d'anticorps anti-spermatozoïdes (AAS) est une cause immunologique assez fréquente (environ 10-15% des causes masculines). Cet article explore en profondeur cette problématique, en abordant les causes, les conséquences sur la fertilité, les méthodes de diagnostic et les options de traitement disponibles.
Qu'est-ce que les Anticorps Anti-Spermatozoïdes ?
Les anticorps anti-spermatozoïdes (AAS) sont des immunoglobulines produites par le système immunitaire qui reconnaissent et attaquent les spermatozoïdes comme s'il s'agissait de corps étrangers. Normalement, le système immunitaire ne devrait pas réagir contre les spermatozoïdes, car ceux-ci sont isolés du système immunitaire par la barrière hémato-testiculaire. Cependant, lorsque cette barrière est compromise, par exemple à la suite d'une infection, d'un traumatisme ou d'une intervention chirurgicale, les spermatozoïdes peuvent être exposés au système immunitaire, entraînant la production d'AAS. La production d'anticorps anti-spermatozoïdes durera aussi longtemps que celle des spermatozoïdes eux-mêmes. Aucun traitement n’est connu à ce jour.
Causes des Anticorps Anti-Spermatozoïdes
Plusieurs facteurs peuvent favoriser la survenue d'anticorps anti-spermatozoïdes. Parmi les plus courants, on retrouve :
- Infections des voies génitales : Une infection chronique des voies génitales peut entraîner une inflammation et une rupture de la barrière hémato-testiculaire, exposant ainsi les spermatozoïdes au système immunitaire. La présence d'une leucospermie et/ou d'un volume de l'éjaculat diminué peut indiquer une infection d’une glande accessoire et peut être associée à une altération des paramètres spermatiques.
- Traumatismes testiculaires : Un traumatisme, même mineur, peut endommager la barrière hémato-testiculaire et provoquer la formation d'AAS. Un traumatisme à l’occasion d’un sport (football, rugby), le vélo peut aussi être en cause,.
- Interventions chirurgicales : Les interventions chirurgicales sur les voies génitales, telles que la vasectomie (même si elle est ensuite inversée), peuvent également entraîner la production d'AAS.
- Varicocèle : La varicocèle, une dilatation des veines dans le scrotum, peut altérer la barrière hémato-testiculaire et favoriser la production d'AAS. La varicocèle peut impacter la fertilité masculine en diminuant le nombre et la mobilité des spermatozoïdes.
- Causes idiopathiques : Dans de nombreux cas, la cause exacte de la production d'AAS reste inconnue. On parle alors de causes idiopathiques.
- Leucospermie : La leucospermie, définie par une concentration de leucocytes supérieure à 1 million/ml, peut indiquer une infection et être associée à la présence d'AAS.
Conséquences sur la Fertilité
La présence d'anticorps anti-spermatozoïdes peut affecter la fertilité masculine de plusieurs manières :
- Altération de la mobilité des spermatozoïdes : Les AAS peuvent se fixer sur le flagelle des spermatozoïdes, entravant leur mobilité et leur capacité à progresser vers l'ovule. L’asthénospermie peut avoir 3 origines : la présence d’anticorps anti-spermatozoïdes dirigés et fixés sur le flagelle, ce qui modifie l’amplitude du battement flagellaire et donc sa progressivité.
- Difficulté de pénétration dans la glaire cervicale : Les AAS peuvent empêcher les spermatozoïdes de traverser la glaire cervicale, un mucus produit par le col de l'utérus qui facilite normalement le passage des spermatozoïdes vers l'utérus. Pour que les spermatozoïdes puissent traverser la glaire du col de l’utérus, ceux-ci doivent avoir minimum une motilité spermatique progressive de 25 micromètres par seconde.
- Inhibition de la capacitation : La capacitation est un processus physiologique que les spermatozoïdes doivent subir pour acquérir la capacité de féconder l'ovule. Les AAS peuvent inhiber ce processus, empêchant ainsi la fécondation.
- Blocage de la fixation à la zone pellucide : Les AAS peuvent empêcher les spermatozoïdes de se fixer à la zone pellucide, la membrane protectrice de l'ovule, bloquant ainsi la première étape de la fécondation. La présence de ces anticorps empêche le spermatozoïde de se fixer et de pénétrer dans l’ovocyte.
- Altération de la fusion spermatozoïde-ovule : Même si le spermatozoïde parvient à se fixer à l'ovule, les AAS peuvent empêcher la fusion des deux gamètes, bloquant ainsi la fécondation.
- Augmentation du risque de fausses couches : Certaines études suggèrent que la présence d'AAS peut augmenter le risque de fausses couches spontanées. Les taux de grossesse spontanée sont diminués en présence d’anticorps anti-spermatozoïdes dans le sperme.
Diagnostic des Anticorps Anti-Spermatozoïdes
Le diagnostic des anticorps anti-spermatozoïdes repose sur plusieurs tests, réalisés à partir d'un échantillon de sperme :
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- MAR-test (Mixed Antiglobulin Reaction test) : Ce test de dépistage non spécifique permet de détecter la présence d'AAS fixés à la surface des spermatozoïdes. Un test de dépistage évalue alors le pourcentage de spermatozoïdes mobiles agglutinés, soit par la tête, soit par le flagelle, à un support particulier.
- Test direct aux immuno-billes : Ce test, plus spécifique, permet de quantifier et de déterminer le type d'AAS présents (IgG, IgA, IgM) et leur localisation sur le spermatozoïde (tête, flagelle). Sa positivité doit mener à la réalisation d’un test direct au Immuno-billes qui est réalisé sur spermatozoïdes sélectionnés sur gradient de densité.
Il est important de noter que le taux et la classe d'anticorps peuvent varier dans le temps chez un même patient.
Autres examens complémentaires dans le bilan d'infertilité masculine
L’évaluation du partenaire masculin est indispensable dans la démarche étiologique et thérapeutique du couple ayant une infécondité, et chez l’homme ayant un facteur de risque d’hypofertilité. Elle doit suivre une démarche systématique et structurée.
- Interrogatoire : Un interrogatoire systématique explorant les antécédents familiaux, les antécédents de fertilité de l’homme hors couple, les antécédents personnels du patient pouvant avoir un impact sur sa fertilité, ses habitudes de vie, ses traitements, ses symptômes et les éventuelles difficultés sexuelles du couple. Consommation tabagique : nombre de cigarettes par jour ou équivalent, nombre de paquets années. Des réductions de la concentration (en moyenne 22 % et en fonction de la dose) et de la mobilité (perturbation de la mécanique flagellaire) spermatiques, une réduction de l’activité antioxydante et un possible effet indésirable sur la morphologie ont été démontrés. Des preuves suggèrent que le tabagisme peut avoir des effets néfastes sur la liaison des spermatozoïdes à la zone pellucide. La gamétogenèse semble être vulnérable aux dommages causés par la fumée de tabac. Un potentiel effet mutagène a été suggéré. Consommation de cannabis. Consommation de boissons alcoolisées : en quantifiant la consommation (nombre de verre par jour) et en précisant son mode (occasionnel ou régulier). Doit être pris en considération tout traitement pouvant avoir potentiellement un impact direct ou indirect sur la spermatogenèse ou perturber l’axe gonadotrope ou interférer avec les réactions sexuelles. Radiothérapie : Il existe un effet-dose. Par ailleurs, le fractionnement de la dose augmente la toxicité.
- Examen physique : Un examen physique général pour évaluer les signes d’hypogonadisme et les caractères sexuels secondaires et un examen physique scrotal par un urologue ou un andrologue pour évaluer (i) le volume et la consistance des testicules, (ii) les canaux déférents et les épididymes à la recherche d’une absence totale ou partielle ou des nodules, et (iii) la présence de varicocèle. le toucher rectal n’est pas systématique. La recherche d’une varicocèle clinique réalisée en position debout, et en manœuvre de Valsalva.
- Spermogramme : La réalisation d’un spermogramme est systématique chez tout homme ayant un questionnement vis-à-vis de sa fertilité. Il est recommandé d’en réaliser au moins un dans un laboratoire ayant une activité de biologie de la reproduction. Le recueil par masturbation a lieu au laboratoire (et non au domicile), après deux à sept jours d’abstinence sexuelle. Le délai d’abstinence doit être fourni sur le rendu d’examen. Il est nécessaire d’interroger le patient quant à des éventuelles difficultés lors du prélèvement. Des paramètres microscopiques : la concentration des spermatozoïdes, la numération totale, la mobilité, la vitalité, la recherche d’agglutinats et la morphologie des spermatozoïdes, la numération et caractérisation des cellules rondes (identification des polynucléaires neutrophiles). Une concentration de leucocytes supérieure à 1 million/ml définit la leucospermie. Si tous les paramètres du spermogramme sont dans les limites de la normale, un seul spermogramme peut être suffisant. Si la situation clinique le nécessite, un 2e spermogramme peut néanmoins être prescrit. Concernant l’étude de la morphologie des spermatozoïdes (spermocytogramme), deux classifications sont utilisées. L’usage de la classification de David modifiée a sensiblement diminué dans les 10 dernières années en France au profit de la classification de Krüger. La classification de David modifiée permet d’évaluer la présence ou non d’anomalies au niveau de la tête, de la pièce intermédiaire et du flagelle du spermatozoïde. Les recommandations internationales (American Urological Association, European Association of Urology, OMS), préfèrent la classification de Kruger (ou dite des critères stricts) qui est essentiellement basée sur les anomalies de la tête du spermatozoïde, et qui considère comme anormales les anomalies considérées comme des variants de la normale dans la classification de David modifiée.
- Echographie scrotale : Cependant, la pratique de l’échographie scrotale doit être recommandée chez tout homme infertile en raison des informations diagnostiques, pronostiques et d’orientation étiologique qu’elle apporte, ainsi que du lien étroit entre infertilité masculine et cancer du testicule, d’autant plus qu’existent d’autres facteurs de risque de cancer testiculaire (cryptorchidie, antécédents de cancer du testicule, testicule atrophique), voire de façon systématique. Les microlithiases testiculaires peuvent indiquer la présence d’une néoplasie germinale intra-tubulaire. L’échographie scrotale permet également de préciser le volume de chaque testicule (hypotrophie<15mL). En effet, la tête de l’épididyme est souvent augmentée de volume dans le cas des azoospermies obstructives. En revanche, les kystes de l’épididyme ne sont pas associés à une altération de la qualité du sperme. Le doppler veineux scrotal permet de compléter le bilan d’une varicocèle clinique (taille, durée du reflux en manœuvre de Valsalva) et peut aider à confirmer la présence d’une varicocèle quand l’examen physique est équivoque. En revanche il n’y a pas d’indication à réaliser un dépistage de la varicocèle infraclinique par doppler scrotal. L’échographie transrectale est indiquée chez les patients ayant une azoospermie chez lesquels on suspecte une cause excrétoire. Certains experts recommandent de réaliser une échographie transrectale en contexte infectieux et chez les patients oligozoospermiques avec faible volume éjaculé, pour déterminer s’il existe une obstruction des canaux éjaculateurs. L’échographie scrotale ne doit en aucun cas se substituer à l’examen clinique.
- Bilan hormonal : Un bilan hormonal comportant au moins une détermination de la testostérone sérique et de FSH ; si la testostérone est basse, la LH permettra de différencier hypogonadisme hypogonadotrope (central) et hypogonadisme périphérique. Des niveaux élevés de FSH sont indicatifs d’un hypogonadisme primaire et un niveau de FSH>10 UI/L a un pouvoir prédictif de 85,7 % pour détecter un nombre de spermatozoïdes <20 millions/mL. Une FSH et une LH faibles ou inadéquatement normales associées à un faible niveau de testostérone totale sont évocatrices d’un hypogonadisme secondaire. Les hommes dont la qualité du sperme est altérée ont un risque accru d’hypogonadisme. Les recommandations internationales proposent d’utiliser en première intention le dosage de testostérone totale. Quel que soit le dosage utilisé, en cas de niveau de testostérone bas sur un prélèvement, il est conseillé de renouveler le dosage. En cas de testostérone confirmée abaissée, le bilan étiologique de l’hypogonadisme doit être réalisé avec dosage de la LH et de la prolactine. L’inhibine peut être prescrite en complément de la FSH pour l’exploration de la spermatogenèse.
- Spermoculture : Elle sera demandée en cas d’antécédents infectieux génito-urinaires ou de symptomatologie évocatrice, et devant certaines anomalies du spermogramme (leucospermie, nécrozoospermie, asthénozoospermie inexpliquée) ou de la biochimie du plasma séminal. L’interprétation doit tenir compte du nombre et du type des germes retrouvés (toutes les bactéries ne sont pas pathogènes) et des anomalies du spermogramme (leucospermie, asthénozoospermie, nécrozoospermie…). La prescription d’une antibiothérapie ne doit pas être systématique en cas spermoculture positive isolée.
- Autres tests : Suspicion d’azoospermie excrétoire (obstructive) : Le dosage des différents marqueurs permet de dresser une cartographie du tractus génital et de déterminer un éventuel niveau d’obstruction. La recherche de spermatozoïdes dans les urines alcalinisées est un examen simple qui permet d’étayer le diagnostic d’éjaculation rétrograde. Il n’y a cependant pas de consensus sur la définition du nombre significatif de spermatozoïdes devant être présents dans les urines pour le diagnostic d’éjaculation rétrograde. Le test post-coïtal est un examen microscopique du mucus cervical réalisé juste avant la date prévue d’ovulation, quelques heures après un rapport sexuel pour identifier la présence de spermatozoïdes mobiles dans la glaire. Ce test calculant le nombre de spermatozoïdes ayant une aptitude migratoire et une survie normales dans la glaire peut aider à identifier un facteur cervical qui ne serait pas suspecté sur l’historique ou à l’examen clinique (sous réserve d’un rapport sexuel avec éjaculation) et en tenant compte des résultats du spermogramme. Il existe de très grandes variations intra et inter-observateurs. Il s’agit d’un examen d’orientation fondamental dans l’algorithme décisionnel en AMP (JO du 23 MAI 2008). Ce test permet d’évaluer la quantité de spermatozoïdes mobiles fécondants d’un éjaculat en les sélectionnant par gradient de densité (ou par migration ascendante). L’intégrité de l’ADN spermatique peut être étudié par plusieurs tests (Sperm Chromatin Structure Assay (SCSA) ; TUNEL). La place de ces tests dans le bilan de l’homme infertile n’est pas encore clairement définie. En effet, ils ne sont pas standardisés. Les anomalies chromosomiques sont présentes chez environ 7 % des hommes infertiles. La fréquence des anomalies du caryotype est inversement proportionnelle au nombre de spermatozoïdes : Une large étude unicentrique française avaient montré 17 % d’anomalies chromosomiques en cas d’azoospermie, 10 % si la numération de spermatozoïdes est<5 millions/ml, 4 % entre 5-10 millions/ml, et moins de 1 % entre 10-20 millions/ml. Les anomalies des chromosomes sexuels (syndrome de Klinefelter XXY) représentent environ 2/3 des anomalies chromosomiques observées chez l’homme infertile, en particulier en cas d’azoospermie. En cas d’histoire familiale d’avortement à répétition, de malformation…
Traitements des Anticorps Anti-Spermatozoïdes
Il existe plusieurs approches pour traiter l'infertilité liée aux anticorps anti-spermatozoïdes :
- Traitements médicaux :
- Corticostéroïdes : Des corticostéroïdes peuvent être prescrits pour réduire la production d'anticorps. Cependant, leur efficacité est controversée et ils peuvent entraîner des effets secondaires importants.
- Immunosuppresseurs : Dans certains cas, des immunosuppresseurs plus puissants peuvent être utilisés pour supprimer le système immunitaire et réduire la production d'AAS. Ces traitements sont généralement réservés aux cas les plus sévères en raison de leurs effets secondaires potentiels.
- Techniques de procréation médicalement assistée (PMA) :
- Lavage de sperme et insémination intra-utérine (IIU) : Le lavage de sperme consiste à séparer les spermatozoïdes des AAS présents dans le sperme. Les spermatozoïdes sélectionnés sont ensuite injectés directement dans l'utérus de la femme, augmentant ainsi les chances de fécondation. Insémination artificielle conjugale : traitement idéal pour les hommes souffrant d’oligospermie légère et de motilité légèrement affaiblie. L’insémination peut être une réussite et est, en général, le premier pas avant de tenter une fécondation in vitro. Elle consiste à déposer le sperme dans l’utérus de la femme le plus près possible de la zone de conception grâce à un tube fin et souple.
- Fécondation in vitro (FIV) : La FIV consiste à prélever des ovules chez la femme et à les féconder avec les spermatozoïdes de l'homme en laboratoire. Les embryons ainsi obtenus sont ensuite transférés dans l'utérus de la femme.
- Injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) : L'ICSI est une technique de FIV plus avancée qui consiste à injecter directement un spermatozoïde dans un ovule. Cette technique est particulièrement utile lorsque les AAS affectent la mobilité des spermatozoïdes ou leur capacité à féconder l'ovule. La FIV-ICSI (fécondation in vitro avec micro-injection) est une des techniques de PMA les plus fréquemment réalisées. Elle est particulièrement indiquée dans l’infertilité masculine et donc pour palier à l’azoospermie en introduisant les spermatozoïdes manuellement au sein de l’ovocyte. En effet, seuls quelques spermatozoïdes suffisent au bon déroulement de l’intervention. Cette dernière offre les plus grandes chances de succès. Fécondation in vitro avec le sperme du partenaire : Il s’agit du traitement le plus indiqué lorsque les paramètres du spermogramme sont très perturbés. C’est le traitement qui offre un taux plus élevé de réussite. Dans ce cas, l’ovule est prélevé pour être fécondé en dehors de l’utérus.
Focus sur l'azoospermie
L’azoospermie est définie comme une absence totale de spermatozoïdes dans le sperme. Ce trouble rare qui entraîne une infertilité masculine concerne moins de 1% des français. Il existe plusieurs causes d’azoospermie : anomalie génétique, pathologie testiculaire, médicaments, etc. Le diagnostic repose sur la réalisation d’un spermogramme dans le cadre d’un bilan d’infertilité. Actuellement, il existe peu de traitement pour l’azoospermie. La prise en charge repose, par ailleurs, principalement sur le traitement de sa cause lorsqu’elle est connue et traitable. Dans le cadre d’un projet de grossesse, une assistance médicale à procréation (PMA) peut être proposée au couple. Une azoospermie sécrétoire est plus complexe à traiter.
Conseils et Préventions
Bien qu'il ne soit pas toujours possible de prévenir la formation d'AAS, certaines mesures peuvent être prises pour réduire les risques :
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- Traiter rapidement les infections génitales : Un traitement rapide et efficace des infections génitales peut prévenir l'inflammation et la rupture de la barrière hémato-testiculaire.
- Éviter les traumatismes testiculaires : Porter des protections lors de la pratique de sports à risque peut réduire le risque de traumatismes testiculaires.
- Adopter une hygiène de vie saine : Une alimentation équilibrée, riche en antioxydants, et l'arrêt du tabac peuvent améliorer la qualité du sperme et réduire le risque d'infertilité. Certaines études démontrent qu’une alimentation riche en viande transformée (salami, saucisses) ou en graisse trans (comme la viennoiserie industrielle ou les pizzas congelées) influencent le dénombrement des spermatozoïdes. Il est conseillé d’augmenter l’ingestion de poisson bleu, riche en acides gras oméga-3 (thon, maquereau, saumon, espadon, truite) et de fruits et légumes frais qui, en raison de leur teneur élevée en vitamines et antioxydants, peuvent protéger les cellules du corps contre de nombreux dommages et favoriser le dénombrement des spermatozoïdes. Il est également conseillé d´avoir une alimentation très riche en céréales complètes et en fruits secs. Fumer est la pire des idées si l’on veut avoir des enfants.
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