À l'âge d'un an, l'alimentation de votre enfant connaît une évolution significative. Après une phase de diversification alimentaire progressive, il est temps d'adapter son régime pour répondre au mieux à ses besoins nutritionnels spécifiques, tout en lui faisant découvrir de nouvelles saveurs et textures. Cet article vous offre un guide complet des recommandations alimentaires pour les enfants de 1 an, en abordant les aspects essentiels tels que les quantités, les aliments à privilégier, ceux à éviter, et des conseils pratiques pour des repas équilibrés et agréables.

Transition vers une alimentation diversifiée

Après 6 mois, la découverte de l’alimentation continue, avec de nouvelles textures, de nouvelles associations d'aliments, de nouveaux rythmes, et des quantités qui augmentent. L'alimentation de votre bébé d'un an commence à ressembler à celle des grands ! On peut donc installer bébé à table avec toute la famille et lui proposer les mêmes choses que nous, en adaptant la texture et la quantité. A partir d’un an, il est inutile de faire un repas particulier pour bébé. La plupart du temps, on peut lui proposer le même repas que nous, en adaptant la texture et la quantité.

Textures et consistances

Quand bébé est bien à l’aise avec les purées lisses, on peut progressivement lui proposer de nouvelles textures d’aliments. L’idée est de passer d’une nourriture toute molle, qui s’avale sans effort de mastication, à une nourriture plus consistante que bébé va transformer avant de l’avaler. On peut donc commencer par mixer les purées et les compotes un peu moins lisses qu’avant. Ensuite, on pourra proposer des consistances plus variées, avec des petits morceaux hachés ou écrasés. C’est aussi l’âge où bébé peut commencer à manger des fruits crus à condition qu’ils soient bien mûrs.

Quantités et appétit

Au fil des semaines et des mois, les quantités de nourriture que mange bébé augmentent. Mais ces quantités peuvent beaucoup varier d’un jour à l’autre. Parfois, au moment où bébé commence à manger lui-même, il mange moins. On fait confiance à son enfant, il connaît ses besoins ! Concernant les quantités, la règle à tout âge est de proposer sans jamais forcer. Le temps du repas est un temps d’échange. A chaque fois que c’est possible pour nous, on prend le temps pour être bien attentif aux réactions de bébé face à nos propositions de nourriture. Par exemple, s’il ferme la bouche, boude, repousse la cuillère, tourne la tête, pleure ou joue avec sa nourriture, c’est qu’il n’a plus faim ! Quand il sourit et se régale d’un nouveau goût, on l’encourage, on lui parle de ce qu’il mange, sa couleur, son odeur, sa texture.

Besoins nutritionnels spécifiques à 1 an

À 1 an, un bébé a des besoins nutritionnels bien spécifiques. Il ne peut pas encore partager le menu familial sans différenciation. Par exemple, il ne doit pas manger aussi salé ni aussi sucré qu’un adulte.

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Pour la bonne maturation de son cerveau et pour sa croissance, il a besoin d’apports nutritionnels particuliers en acides gras essentiels, apportés notamment par les huiles végétales (mélange d’huile de colza et de tournesol, ou encore d’huile de noix). Mais il a également des besoins spécifiques en fer et en calcium.

Le lait : un pilier de l'alimentation

Jusqu’à trois ans, même s'il mange d'autres produits laitiers, bébé a toujours besoin de boire beaucoup de lait. On peut continuer à l’allaiter au sein, à volonté. Utiliser si on le peut, un « lait de croissance » car il est enrichi en fer. On le choisit nature, sans sucre, ni arôme ajouté. On peut aussi alterner "lait de croissance" et lait de vache UHT entier. Il faut utiliser du lait entier car les besoins en matières grasses des enfants jusqu’à 3 ans sont plus importants que ceux des adultes. Et si on donne à son enfant uniquement du lait de vache entier UHT, il est important de lui proposer des aliments riches en fer (légumes secs, poisson, œufs, viande).

Le lait demeure la clé de voûte de l’alimentation de votre enfant et ce, jusqu’à ses 3 ans. Garant d’un bon apport en calcium, en fer et en acides gras essentiels, le lait de croissance est incontournable et vous ne devez pas prendre la liberté de l’écarter des repas de votre enfant sans avoir fait le point avec un médecin. Comme quantité, il est recommandé de donner à un enfant âgé de 12 à 18 mois environ 500 ml de lait par jour. Le plus souvent, cela se fait via un biberon au petit déjeuner et un autre au goûter. Si votre enfant le préfère, n’hésitez pas à lui servir son lait dans un verre avec un bec verseur, par exemple.

Diversification et introduction de nouveaux aliments

Entre 12 et 19 mois apparaissent les premières molaires de bébé, qui vont lui ouvrir la porte de nouveaux horizons sensoriels. Détenant l’arme suprême de la mastication, le petit enfant est beaucoup moins restreint en termes de textures, et n’est plus limité à la purée. C’est l’étape ultime de la diversification ! À lui les morceaux de pain, de viande et de fruits secs qui nécessitent d’être broyés.

Pour autant, l’art de la mastication ne sera acquis définitivement qu’aux alentours de 6 ans. Il s’agit donc d’un long apprentissage au cours duquel il ne faut pas bloquer l’enfant en le confrontant trop tôt à des obstacles qu’il ne serait pas prêt à surmonter. Si vous subodorez que votre enfant est rebuté par un plat dont il apprécie habituellement les ingrédients, mais qui nécessitent de sa part un effort de mastication conséquent (par exemple, à cause d’une viande que vous n’aurez pas coupée en morceaux aussi petits que par le passé), ne le forcez pas, au risque de générer un blocage.

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Les fruits et légumes : vitamines et fibres

Sources de vitamines et de fibres, ils sont essentiels à un régime alimentaire équilibré et bon pour la santé de votre enfant. Mettez au moins un légume ou fruit au menu de votre petit découvreur de saveurs au déjeuner, au goûter et au dîner. Le secret, c’est d’alterner les plaisirs, les goûts, les couleurs et les modes de préparation. Vive la variété ! Laissez-vous inspirer par les fruits et légumes de saison et consultez les idée de recettes proposées par Blédina pour puiser de nouvelles sources d’inspiration.

Achetez des fruits et légumes de préférence bio ou contenant uniquement des résidus de pesticides conformes à l’alimentation infantile. Puis lavez-les soigneusement, épluchez-les et rincez-les. Les modes de cuisson doux (vapeur ou basse température) sont préférables, car ils conservent les qualités nutritionnelles du légume ou du fruit.

Aucun interdit, pour un enfant de 12 mois : vous pouvez tout essayer, en fonction de la saison, de votre inspiration et de ses goûts. Si une première tentative échoue, n’en concluez pas trop vite qu’il n’aime pas tel légume ou tel fruit. N’insistez pas, mais ne renoncez pas à cuisiner cet ingrédient une prochaine fois. Préparé autrement, il saura peut-être séduire les papilles de votre bébé lors d’un nouvel essai. Et puis, surtout, les goûts d’un tout-petit varient beaucoup, son palais est en pleine phase de formation et d’expérimentation. On a constaté que, jusqu’à la huitième tentative, un jeune enfant peut changer d’avis et se mettre à aimer un aliment qui auparavant le rebutait.

Les féculents : source d'énergie

Sous forme de céréales infantiles, de pâtes, de riz, de semoule, de boulgour, etc., les féculents sont très importants dans l’équilibre alimentaire du petit enfant. Il est conseillé d’en proposer lors de chacun des quatre repas : au petit déjeuner et au goûter sous forme de céréales infantiles ajoutées dans le lait, ou d’une tartine de pain (avec un peu de beurre doux pasteurisé), à midi et le soir en accompagnement des légumes. Là encore, variez les plaisirs, et n’hésitez pas à piocher des idées parmi les centaines de recettes élaborées par Blédina pour les bébés.

Les protéines animales : pour la croissance

Pour les enfants âgés de 12 à 18 mois, il est conseillé de ne proposer des protéines animales qu’une fois par jour, au déjeuner. En revanche, variez-les souvent : viandes rouges ou blanches, poissons gras ou maigres, œuf, volaille, … Vive la diversité ! Les seules protéines qui demeurent déconseillées pour de jeunes enfants proviennent des abats, de la charcuterie (à l’exception du jambon blanc découenné et sans nitrites) et des crustacés.

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Faites toujours très attention à bien enlever les arêtes et les petits os des plats que vous préparez, afin d’éviter tout risque d’étouffement.

Aliments à privilégier et à limiter

Aliments à privilégier

  • Légumes "maison": Une purée de légumes “maison” est idéale. Les légumes doivent être cuits sans sel ; ne pas rajouter de sel ensuite, sauf en cas de refus de légumes très fades (en très faible quantité). Si un légume est refusé, il faut le proposer de nouveau un autre jour, sans forcer ; il ne faut pas se décourager après plusieurs refus mais savoir persévérer, au moins une dizaine de fois, jusqu’à ce que le légume initialement refusé soit finalement accepté puis éventuellement apprécié. Tous les légumes peuvent être proposés. Il est possible d’utiliser des légumes surgelés dont la qualité est au moins égale sinon supérieure à celle des “produits frais” de la grande distribution.
  • Huiles végétales: Il est conseillé d’ajouter 2 cuillères à café d’huile végétale crue dans les légumes (colza, noix, soja, et parfois olive, en évitant tournesol, maïs, pépins de raisin et arachide).
  • Protéines:
    • 20g de viande rouge ou blanche, ou abats, soit 4 cuillères à café de viande mixée, (limiter la charcuterie : trop de sel et de graisses saturées). Il est habituel de commencer les abats (bien cuits) y compris le boudin à partir de 1 an.
    • Ou 20 g. de poisson frais ou surgelé, non pané, soit 4 cuillères à café de poisson mixé, 2 fois par semaine : 1 fois du poisson maigre (cabillaud, colin, merlan, sole, etc.), et 1 fois du poisson gras (saumon, maquereau, sardine, hareng). Il faut éviter certains poissons apportant potentiellement du PCB (anguille, barbeau, brème, carpe, silure), ou du méthyl-mercure (espadon, marlin, siki, requin et lamproie).
    • Ou 20 g d'oeuf.
  • Fruits: Un dessert de fruits en utilisant des fruits bien mûrs, frais ou surgelés, écrasés ou en petits morceaux, crus ou en compote sans sucre ajouté si possible. On peut éviter la monotonie en jouant avec les épices dans les compotes (vanille, cannelle, etc.) ou dans les légumes, la viande ou le poisson (curcuma, cumin, curry, muscade, etc.) en évitant le poivre et le piment. Les herbes aromatiques (aneth, basilic, cerfeuil, ciboulette, coriandre, estragon, laurier, menthe, persil, romarin, sauge, thym, etc.) permettent de varier les recettes en modifiant les goûts et de mettre de la couleur dans les plats.

Aliments à limiter ou à éviter

  • Sel et sucre: ⚠️ Le sel : en excès, il peut être nocif, notamment en raison de l’immaturité des reins de bébé. ⚠️ Le sucre : il habitue les papilles de bébé à la saveur sucrée et renforce cette préférence innée. Or le sucre joue un rôle clé dans la régulation du poids et de l’appétit, et il est facteur d’obésité.
  • Produits ultra-transformés: ⚠️ Les produits ultra-transformés : il n’y a pas d’âge pour introduire ces produits, car ils ne constituent rien d’essentiel à l’alimentation. Attention tout de même, lorsque l'on prévoit un repas avec des plats tout préparés du commerce ou des produits ultra-transformés comme des chips, des nuggets, des pizzas, etc. Cela ne convient pas à bébé.
  • Miel: Les produits qui présentent un risque infectieux comme le miel pour les enfants de moins de 1 an.
  • Fromages au lait cru: Les fromages au lait cru peuvent être proposés à partir de l’âge de 5 ans.
  • Aliments à risque d'étouffement: Les aliments de petite taille comme les cacahuètes, les grains de raisin, les tomates cerises, les cubes de fromage, et autres petits aliments sont à proscrire à cause des risques de fausses routes et d’étouffement.
  • Jus de fruits: Les jus de fruits ne sont pas indispensables, mais ils peuvent être proposés en petite quantité dans la matinée ou associés au dessert de midi (même si l’eau pure reste préférable) : jus de fruits fraîchement pressés de préférence, ou jus « 100 % jus de fruits » sans sucre ajouté.

Exemples de repas types

Ce menu est donné à titre indicatif. Dès 12 mois, bébé mange (presque) comme les grands. Il commence à apprécier les vrais morceaux, et peut goûter presque de tout ! Quelles quantités proposer à bébé à chaque repas ? Les informations données dans ces fiches sont des repères nutritionnels, et non pas des règles ! Il est important de respecter l'appétit de votre enfant et d'observer ses réactions. Les quantités sont indiquées à titre indicatif et dépendent de votre enfant, de son appétit, de sa morphologie, de son activité physique, de sa courbe de poids, ou même de particularités médicales.

  • Petit-déjeuner: Une tétée et/ou un yaourt ou 2 petits suisses, spécifiques pour enfants en bas âge (ils sont préférables aux autres laitages car ils respectent la réglementation des aliments destinés aux enfants en bas âge; leur teneur en protéines est réduite, et ils peuvent être enrichis en fer, en acides gras essentiels, etc.). soit 1 biberon de lait de croissance (240 et 8 mesures à 270 ml et 9 mesures) avec 2 c.
  • Déjeuner: 200 g de légumes + féculents avec 1 c.
  • Goûter: Un “petit pot” de 130 g.
  • Dîner: un “petit pot” de 230 ou 250 g. + 50 g de féculents (environ 5 c. à s.)

Conseils pratiques pour des repas réussis

Implication et autonomie

Dès que c’est possible, c’est une bonne idée de le laisser manger lui-même avec ses doigts. Très vite on peut aussi lui proposer de boire à la tasse, au verre, ou encore de tenir la cuillère tout seul. Bébé peut accepter plus facilement de nouveaux aliments, s’il les attrape lui-même et cherche à se nourrir seul. On veille à ce que bébé soit bien assis et on est bien attentif à lui pendant tout le temps de son repas.

Environnement et attention

A l’heure du repas comme à beaucoup d’autres moments, bébé a besoin de toute notre attention. Alors il est préférable d’éteindre la télé et de laisser son téléphone à distance.

Respect du rythme et des goûts

Un rythme régulier aide les enfants à écouter leur appétit. On essaie de préparer le repas de notre bébé d’un an à des heures régulières. En tant que parents, cette régularité pourra même nous faire gagner du temps. Ne forcez pas un enfant à finir son assiette. Il est nécessaire de respecter sa faim et sa satiété.

L'eau, seule boisson autorisée

Bébé a soif ? Évitez de lui faire découvrir les boissons sucrées qui n’ont aucun intérêt nutritionnel. Vous ne devez offrir que de l’eau à votre enfant si ce dernier à soif. On évite les jus et les sodas qui sont sucrés, mauvais pour la santé, et qui favorisent les caries.

Allergies et intolérances

Si la diversification permet de réduire les risques d’allergies selon une étude réalisée en 2019, il faut rester prudent face à l’intégration des produits à potentiel allergique, c’est-à-dire les œufs, le poisson, les arachides, les fruits à coques, le blé et les légumineuses. Cependant, ils doivent être introduits entre 4 et 6 mois pour prévenir les allergies.

Pour habituer l’organisme à recevoir l’aliment allergène, l’idéal est d’incorporer une petite quantité de celui-ci dans un plat, ou dans un gâteau, avec parcimonie.

Soyez attentif aux signes d'allergies alimentaires tels que l'urticaire, l'eczéma, les vomissements, la diarrhée, ou des symptômes plus graves tels que des difficultés respiratoires. Si l'allergie est suspectée, consultez un professionnel de la santé pour des tests d'allergie et un diagnostic précis. L'introduction précoce et contrôlée des allergènes courants (comme les cacahuètes, les œufs, le lait, le soja, le blé, le poisson et les fruits de mer) peut aider à prévenir les allergies alimentaires. Cependant, cette introduction doit être discutée avec un professionnel de la santé, surtout en cas d'antécédents familiaux d'allergies.

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