Le développement embryonnaire supérieur, notamment la formation des ventricules cérébraux, est un processus complexe et finement orchestré. Cet article explore les étapes clés de ce développement, en mettant l'accent sur la formation du cerveau et du cœur, deux organes vitaux qui se développent simultanément.
Détection Précoce de la Grossesse et Premières Structures Embryonnaires
La grossesse peut être détectée par échographie transvaginale dès quatre semaines et demie d'aménorrhée, par la visualisation du sac gestationnel. Vers cinq semaines, la vésicule ombilicale, la première structure embryonnaire, devient visible. L'embryon lui-même apparaît comme un petit renforcement à côté de la vésicule ombilicale vers cinq semaines et demie d'aménorrhée.
Progressivement, l'embryon prend une forme plus humaine. À huit semaines d'aménorrhée, il est possible de distinguer le pôle céphalique (la tête) et les ébauches des membres. La vésicule ombilicale (ou vitelline) reste visible et le sac gestationnel continue de croître.
L'Échographie du Premier Trimestre : Visualisation des Structures Cérébrales et Cardiaques
L'échographie du premier trimestre est une étape importante pour évaluer le développement embryonnaire. La tête est clairement visible et paraît grande par rapport au reste du corps. Les deux orbites et les cristallins sont également visibles. L'intérieur du crâne est principalement occupé par les ventricules latéraux et les plexus choroïdes, tandis que le cerveau forme une fine couche le long des parois.
Le cœur est visible comme une structure qui bouge dans le thorax du fœtus. Dans l'abdomen, l'estomac (situé sous le cœur, légèrement à gauche) et la vessie sont également visibles. Le cordon ombilical s'insère un peu au-dessus de la vessie.
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Il est encore trop tôt pour déterminer précisément le sexe du fœtus à ce stade, car les organes génitaux des garçons et des filles se ressemblent beaucoup.
Développement du Cerveau : Du Tube Neural aux Structures Complexes
La formation du cerveau in utero est un processus complexe et finement régulé qui commence dès les premières semaines de grossesse et qui continue jusqu’à l’âge adulte, aux alentours de 25 ans. C’est au cours de cette période que le cerveau se dessine : les structures cérébrales se forment et les premières connexions neuronales se mettent en place.
Environ 3 semaines après la fécondation, l’embryon est un amas de cellules sphériques organisé en trois couches. Certaines cellules, sous l’exposition de molécules particulières, s’orientent vers un destin neuronal. C’est-à-dire qu’elles seront uniquement capables de former le tissu nerveux et de donner naissance aux neurones ou cellules gliales. Ces cellules sont issues d’une des couches de l’embryon et forment ce qu’on appelle la plaque neurale.
Après la fermeture du tube neural qui se déroule aux environs de la 4ème semaine, l’organisation primaire du système nerveux central se met en place selon l’axe antéro-postérieur du tube. La partie antérieure du tube deviendra le cerveau antérieur, qui comprend les hémisphères cérébraux, le thalamus et l’hypothalamus et les ganglions de la base. Les cellules situées au centre deviendront le mésencéphale, une structure jouant un rôle important dans les réflexes visuels et auditifs. La partie la plus à l’arrière du tube donnera naissance au rhombencéphale composé du bulbe rachidien, du pons et du cervelet.
Les futurs neurones commencent à se multiplier très tôt pour occuper l’espace dans le cerveau en devenir. Leur vitesse de multiplication atteint jusque 4000 à 5000 neurones par seconde. Ils naissent dans la partie la plus interne du tube appelée « la zone ventriculaire » car cette zone deviendra par la suite les ventricules du cerveau, à savoir les cavités internes du cerveau dans lesquelles circule le liquide céphalo-rachidien.
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Les neurones tout juste produits voyagent jusqu’à leur destination finale. Cette migration est essentielle pour la formation des circuits neuronaux complexes qui sous-tendent les fonctions cognitives et comportementales de l’enfant. Les neurones migrent selon un sens inversé, à savoir que les plus anciennes cellules se retrouvent dans la couche la plus profonde du cortex et les plus récentes dans les couches externes.
Une fois arrivé à destination, le neurone se différencie selon sa localisation dans le cerveau, c’est-à-dire qu’il se spécialise pour remplir des fonctions spécifiques. Le neurone doit ensuite communiquer avec les neurones avoisinants par l’intermédiaire de connexions chimiques ou électriques : les synapses. Pour cela il va développer des axones, et des dendrites. Ce processus nommé synaptogénèse est extrêmement important pour la formation des circuits neuronaux, créant les premières activités cérébrales.
Au cours du développement, de nombreuses cellules neurales (neurones ou cellules gliales) sont produites en surplus. Ces cellules seront éliminées par un processus de mort cellulaire programmée appelé apoptose. Il s’agit d’un mécanisme physiologique qui permet « d’affiner » les circuits neuronaux en développement. Environ la moitié des neurones produits meurent par apoptose.
À noter que jusqu’au stade de la synaptogenèse, les étapes du développement du cerveau sont largement déterminées par les gènes. Le dernier processus impliqué dans le développement du cerveau est appelé myélinisation.
Au niveau du crâne, le tissu cérébral se développe et devient visible le long des parois internes du crâne. Petit à petit, les structures liquidiennes du cerveau et les plexus choroïdes prennent relativement moins de place. Vers la fin du 4ème mois, le corps calleux devient visible.
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Le Néocortex et ses Composantes
Le néocortex cérébral (souvent abrégé en cortex) se développe dans la zone la plus superficielle dorsale du télencéphale des mammifères. Le télencéphale est l’une des 5 vésicules céphaliques des Vertébrés et c’est la plus antérieure.
Le néocortex est constitué de deux classes principales de neurones : les neurones glutamatergiques (excitateurs) et les interneurones GABAergiques (inhibiteurs). Les neurones glutamatergiques excitateurs représentent 70 à 80 % des neurones qui peuplent le néocortex humain. La plupart d’entre eux sont des neurones pyramidaux, caractérisés par leur morphologie : un corps cellulaire conique, des arborisations dendritiques apicales et basales qui portent des épines dendritiques comme principales structures postsynaptiques excitatrices, et un axone se projetant généralement vers des cibles à longue distance. Les neurones pyramidaux se répartissent en 6 couches et sur chaque couche, ils présentent des patrons uniques d’expression génique, de morphologie et de connexions.
Les interneurones inhibiteurs GABAergiques, qui n’envoient généralement que des projections axonales locales, constituent environ 25 % des neurones du cortex humain et sont subdivisés en de nombreux types selon l’expression des gènes, la morphologie, la connectivité et les propriétés physiologiques. Ces interneurones ne sont pas générés sur place, contrairement aux neurones excitateurs.
Tout comme les neurones excitateurs, les neurones inhibiteurs du cortex présentent une grande diversité. Enfin, le néocortex est morcelé en de nombreuses aires corticales, chacune spécialisée dans des fonctions spécifiques, liées à leur connectivité entre elles et avec le reste du cerveau.
Neurogenèse et Dynamique des Cellules Souches
Les neurones (puis les cellules gliales, nous le verrons plus loin) sont générés à partir de cellules souches neuronales qui sont en fait des cellules de la glie radiaire qualifiée de apicale (aRG) car leur prolongement est en contact avec la partie apicale du neuroépithélium (du côté du ventricule, c’est-à-dire de la lumière du tube neural). Ces cellules souches peuvent subir une division symétrique qui génère deux cellules souches (expansion) ou une division asymétrique où l’une des cellules reste cellule souche (auto-renouvellement) et l’autre devient un précurseur qui peut proliférer mais qui finira par se différencier (en neurone ou en cellule gliale).
La dynamique des mitochondries régule la neurogenèse pendant une période critique postmitotique. Les cellules de la glie radiaire (ou cellules souches neurales (NSC)) du cortex possèdent des mitochondries tubulaires pendant l’interphase qui subissent une fission mitochondriale pendant la mitose. Après la mitose, les deux cellules filles présentent des mitochondries fragmentées. Cependant, les cellules qui subissent une fusion mitochondriale dans les prochaines heures resteront des NSC, tandis que celles qui conservent des mitochondries fragmentées deviendront des neurones. Au cours de cette période critique le sort des cellules peut être modifié en manipulant la dynamique des mitochondries.
Les cellules de la glie radiaire ont un cil primaire qui baigne dans le liquide céphalo-rachidien. Des études de protéomique ont montré que ce liquide a une composition qui varie au cours du temps : il est d’abord enrichi en Sonic Hedgehog (à partir de E10,5 chez la souris) puis sa concentration diminue tandis que la concentration en acide rétinoïque augmente (vers E14,5).
L’activation de la voie Shh élargit la population de cellules souches, en présence d’une activation de la voie Notch.
Régulation de la Prolifération des Cellules Gliales Radiaires
L’imagerie calcique et les enregistrements électrophysiologiques effectués sur des cultures de tranches corticales d’embryons de rongeur montrent que les cellules gliales radiales (RGC) dans la zone ventriculaire (VZ) présentent des augmentations de concentrations de Ca2+ spontanées et induites. La signalisation purinergique via les récepteurs métabotropiques P2Y1 initie des augmentations de concentration calcique transitoires qui se propagent à travers les cellules de la VZ grâce à des jonctions gap. IP3 est nécessaire au déclenchement de ces augmentations.
Les cils primaires des RGC font saillie dans les ventricules, où ils sont exposés à des facteurs de croissance diffusibles dans le liquide céphalo-rachidien. Ces facteurs initient des augmentations de concentration en Ca2+ et influencent également la division des RGC. Enfin, la dépolarisation médiée par le GABA et le glutamate agissant respectivement sur les GABAR et les AMPAR, contrôle la prolifération en induisant des augmentations de concentration calcique via les VGCC (canaux calciques voltage-dépendants).
Organisation en Couches du Cortex
Les 6 couches sont générées de manière inversée. Les neurones les plus précoces occupent les couches les plus profondes et les derniers neurones produits occupent les couches les plus superficielles. Les neurones se développent par vagues de neurogenèse, migration radiale et différenciation à partir des progéniteurs gliaux radiaux de la zone ventriculaire et des cellules progénitrices intermédiaires de la zone sous-ventriculaire.
Des études de suivi de cohortes de prolifération marqués à des temps différents démontrent le schéma intérieur-extérieur du développement cortical cérébral. La vitesse de prolifération des cellules souches et des précurseurs tend à ralentir au cours du temps durant le développement du cortex.
Régulations Translationnelles et Maintien des Cellules Souches Neurales
Des régulations traductionnelles ont lieu comme le montre le rôle joué par le microARN miR-449a dans l’arrêt de la prolifération des précurseurs neuronaux. Durant tout le processus, le maintien des cellules souches neurales est crucial. Les progéniteurs neurogéniques intermédiaires expriment Delta-like 1 (Dll1) et activent la voie Notch dans les cellules souches ce qui inhibe leur différenciation et les maintient dans un état de cellule souche (l’importance de cette signalisation a déjà été mise en évidence dans les expériences en parallèle avec la voie Shh plus haut).
Migration Radiale des Nouveaux Neurones
Les cellules gliales radiaires fonctionnent à la fois comme la source et le support des neurones nouveau-nés dans le cortex en développement. Les cellules gliales radiaires apicales (aRG) ont un processus apical qui atteint la surface ventriculaire, où elles exposent leur cil primaire au liquide céphalo-rachidien et ont un processus basal qui atteint la surface corticale. Les cellules gliales radiaires basales (bRG) ont leurs corps cellulaires situés dans des zones plus basales de la paroi corticale. Les processus apicaux et basaux de ces cellules établissent un échafaudage à travers toute la paroi corticale. Les RG subissent une division cellulaire, donnant naissance à une cellule fille qui peut être soit une autre RG (division apicale ou basale - symétrique), soit un progéniteur basal (division asymétrique, les progéniteurs intermédiaires sont représentés en orange). Ces cellules donnent naissance à des neuroblastes migrateurs (en vert) qui se déplacent le long des processus basaux des RG pour atteindre leur position finale dans les couches corticales. Les neurones des couches profondes sont d’abord générés, puis les neurones des couches supérieures voient le jour.
Différents mécanismes contrôlent la migration radiale des nouveaux neurones dans le cortex. Les neurones changent séquentiellement leurs modes de migration. Tout d’abord, dans la zone d’accumulation de précurseurs (MAZ), ils ont une migration multipolaire, où ils étendent et rétractent plusieurs protrusions de manière dynamique. Les cellules multipolaires prennent ensuite une morphologie bipolaire via l’activation de la N-cadhérine. La régulation du cytosquelette d’actine médiée par la N-cofiline est ensuite impliquée dans la migration radiaire des neurones dans la zone intermédiaire (IZ) puis dans la plaque corticale (CP) en utilisant les fibres gliales radiaires comme échafaudage. Enfin, lorsqu’ils arrivent dans la région la plus externe de la CP, les neurones passent en mode de translocation terminale, dans lequel les corps cellulaires se déplacent rapidement de manière indépendante des fibres gliales radiaires pour terminer leur migration.
La migration radiale des nouveaux neurones est réalisée par la succession de plusieurs cycles de formation d’une protrusion frontale suivie par une nucléokinèse, c’est-à-dire le déplacement du noyau à l’intérieur du cytoplasme.
Développement des Fonctions Cérébrales et Influence de l'Environnement
Au bout de trois mois de gestation, le cerveau subit une croissance rapide et sa taille est multipliée. À ce stade, le cerveau antérieur se développe plus rapidement que les autres régions. Vers six mois, le cortex cérébral commence à se séparer en lobes qui se spécialiseront par la suite pour effectuer des fonctions spécifiques. Le cortex devient la structure prédominante. Au cours du deuxième trimestre (aux environs de la 25ème semaine de gestation), les six couches du cortex sont complètes. Toutefois, le cortex commence à être fonctionnel à partir de la fin du troisième trimestre.
Les fonctions cérébrales ne se développent pas au même rythme. Ainsi les fonctions sensorimotrices, c’est-à-dire impliquant les sens et sensations ainsi que les activités motrices sont les premières à être fonctionnelles. L’apparition des premières connexions vers la 7ème semaine de grossesse permet au fœtus de se mouvoir de manière spontanée et visible par ultrasons. Toutefois, le cortex n’étant pas encore mature, ces mouvements ne sont pas volontaires à ce stade. Les sens commencent à se développer dès la huitième semaine, avec la sensibilité au toucher, puis peu après l’odorat se développe également. Ensuite place au goût, à l’ouïe et la vue. Le bébé peut alors bouger, entendre, goûter au liquide et ressentir les pressions exercées de l’extérieur. Une étude montre que le fœtus va se mouvoir en réaction aux sons environnant dès le début du deuxième trimestre. Ces premières fonctions correspondent aux régions cérébrales qui se développent plus rapidement et qui sont responsables du traitement des stimuli externes, tels que les sons et les mouvements. Ces régions sont également les premières à être recouvertes de myéline.
Si le développement du cerveau est perturbé lors de la grossesse, cela peut entraîner des conséquences sévères sur le fonctionnement du cerveau à long terme. Certains troubles neurodéveloppementaux comme l’épilepsie sont associés à des anomalies dans la migration neuronale : les cellules ne se trouvent pas à leur place. Des études ont également suggéré que l’autisme pourrait être lié à des dysfonctionnements dans la synaptogénèse ou dans la formation des différentes couches du cortex, bien que les causes exactes ne soient pas encore claires. Ces perturbations sont largement influencées par des stimuli environnementaux.
Le développement du cerveau in utero est influencé par de nombreux facteurs environnementaux, tels que la nutrition maternelle, le stress maternel, l’exposition à des toxines, des inflammations ou encore la consommation d’alcool et de drogues. Par exemple, la prise d’alcool et de drogue serait impliquée dans une mauvaise migration neuronale.
Développement du Cœur : Un Processus Complexe en Plusieurs Étapes
Le cœur est le premier organe fonctionnel de l’embryon. Il commence à battre au cours du premier mois de la grossesse, mais l’architecture définitive du cœur arrive un peu plus tard.
Juste après la création du cordon ombilical, à 2 semaines de vie intra-utérine, débute la formation du cœur de l’embryon. À ce stade, sa structure se met en place et les différentes parties de l’organe se distinguent : ventricule gauche et droit, valves, vaisseaux sanguins, etc. L’architecture définitive du cœur intervient vers la septième semaine de grossesse et se termine par une étape importante : le développement du système coronaire. Les reins et les poumons mettent quant à eux plus de temps pour se développer. On parle alors d’organogenèse.
Le cœur du fœtus commence à battre 2 semaines après la fécondation. C’est au cours de la première échographie (à 12 semaines d’aménorrhée) que le rythme cardiaque du fœtus sera évalué par le médecin.
Embryogenèse du Cœur
L'embryogenèse du cœur est un processus complexe qui implique plusieurs étapes clés :
Formation du tube cardiaque primitif : La première ébauche du cœur aligne quatre cavités : le sinus veineux, l'oreillette, le ventricule et le bulbe artériel.
Remaniement du tube cardiaque : À la suite de coudures et d'inégalités de développement, le sinus veineux se place sur le versant droit de la cavité auriculaire et le bulbe artériel sur le versant céphalique de la cavité ventriculaire.
Cloisonnement auriculo-ventriculaire : Le canal auriculo-ventriculaire se subdivise en deux orifices, droit (tricuspidien) et gauche (mitral), par le développement du septum intermedium.
Cloisonnement auriculaire : Deux cloisons apparaissent dans la cavité auriculaire : le septum primum et le septum secundum. Le trou de Botal permet au sang de traverser la cavité auriculaire de droite à gauche pendant la vie embryonnaire. À la naissance, la pression auriculaire gauche devient supérieure à la pression auriculaire droite, ce qui ferme le trou de Botal. La non-occlusion de celui-ci crée une malformation, la communication interauriculaire.
Cloisonnement ventriculaire : La cavité ventriculaire se divise progressivement, de la pointe vers la base du cœur, par le développement du septum inferius. Il se soude au septum intermedium, laissant un orifice, le trou (foramen) de Panizza.
Cloisonnement du bulbe artériel : Le bulbe artériel est cloisonné par le septum aorticum ou septum bulbi, qui décrit un trajet spiral. Cette cloison isole l'artère pulmonaire et l'aorte. Le septum aorticum rejoint le septum inferius, ferme le trou de Panizza et achève ainsi le cloisonnement du ventricule primitif en ventricule droit et ventricule gauche.
Évaluation du Cœur Fœtal par Échographie
L’échographie est le moment de vérifier que la formation du cœur est normale, qu’il est bien irrigué par le sang du fœtus, que toutes les parties sont correctement développées (ventricule gauche, aorte, valve, etc.), que le cordon ombilical assure toutes les liaisons entre la mère et l’enfant.
Au cours de l'échographie du deuxième trimestre, l'échographiste examine le cœur du fœtus sur différentes coupes du thorax. Les quatre cavités cardiaques sont bien visibles. Un petit mouvement de la sonde permet de voir l’origine de l’aorte, qui transporte le sang vers l’ensemble du corps, et de l’artère pulmonaire.
Rythme Cardiaque Fœtal et Sexe du Bébé : Mythe ou Réalité ?
Beaucoup de futurs parents se demandent si le rythme cardiaque du fœtus peut permettre de savoir s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon. Selon une croyance populaire, un cœur qui bat rapidement (au-dessus de 140 battements par minute) indiquerait une fille, tandis qu’un rythme plus lent révélerait un garçon. En réalité, les études médicales montrent que le rythme cardiaque du bébé in utero varie en fonction de nombreux facteurs (âge gestationnel, activité du fœtus, santé de la maman) mais ne permet pas de déterminer le sexe.
L'Examen Morphologique du Deuxième Trimestre
Vers la fin du deuxième trimestre, l'examen échographique se concentre sur la morphologie du fœtus. L'examen commence par repérer la position du fœtus. Bien souvent à ce terme, le fœtus est en présentation du siège, la tête en haut et les fesses vers le bas. Souvent l’étude de la morphologie commence par la tête. Les différents constituants du cerveau sont maintenant en place. L’échographiste les examine sur différentes coupes du crâne. Il peut arriver que certaines structures soient absentes, ou que certaines structures occupent un volume trop important.
L'examen se poursuit par la face : les lèvres supérieure et inférieure, les narines sont maintenant bien visibles, de même que les yeux. La distance entre les deux yeux est parfois mesurée. La coupe de profil est plus parlante pour les parents, mais elle ne sert pas qu’à réaliser un beau cliché pour l’album souvenir ! Les formes du front, du nez et du menton peuvent se révéler instructives.
Maintenant l’examen se porte sur le thorax : au milieu on peut voir le cœur qui bat. La paroi abdominale est examinée. Les reins sont visibles sous forme de deux images arrondies de part et d’autre de la colonne vertébrale.
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