L’infertilité touche de nombreux couples et peut être une source de stress émotionnel importante. Il est donc essentiel de comprendre les causes potentielles et de rechercher un soutien psychologique pour faire face aux défis émotionnels et améliorer le bien-être général. Environ une personne sur six en âge de procréer dans le monde aura des problèmes d’infertilité au cours de sa vie, et dans 30 à 50% des cas, l’infertilité masculine est en cause. La motilité des spermatozoïdes, c’est-à-dire la capacité des spermatozoïdes à se déplacer rapidement et en ligne droite, est un facteur déterminant de la fertilité masculine.
Qu'est-ce que la motilité des spermatozoïdes?
La motilité spermatique est la capacité des spermatozoïdes à se déplacer rapidement et en ligne droite. Il est normal que, dans tout échantillon de sperme, il y ait des spermatozoïdes plus lents, mais si la majorité des spermatozoïdes sont lents et qu’ils ne se déplacent pas de manière adéquate, il existe alors une faible motilité spermatique. La motilité spermatique tient compte de la mobilité du spermatozoïde, c’est pourquoi il convient de la différencier du dénombrement des spermatozoïdes, même s’il existe un lien très étroit entre ces deux concepts. Avoir une quantité faible de spermatozoïdes dans le sperme peut également avoir des répercussions négatives sur la fertilité. En tout cas, s’il existe un problème de fertilité, il peut y avoir d’autres éléments en jeu et il convient de les étudier, c’est pourquoi nous vous conseillons de consulter des spécialistes et de réaliser une étude de fertilité masculine. Si un couple a des problèmes pour concevoir un bébé, lors de l’étude de fertilité, on réalise une analyse de sperme ou spermogramme, à savoir l’examen standard qui permet d’ analyser la motilité spermatique (chez Eugin, elle est incluse gratuitement dans votre première visite). L’homme éjacule dans une fiole, qui est envoyée au laboratoire afin d’analyser l’éjaculat (en général, il convient de disposer de plus d’un échantillon). L’échantillon est analysé afin d’observer si le comportement des spermatozoïdes est normal ou s’il existe une anomalie. On analyse la manière dont ils se déplacent et dans quelle direction, ainsi que le PH et le volume du sperme. Les troubles de la motilité du sperme, au niveau de la forme ou des paramètres analysés, peuvent aider à évaluer l’incapacité des spermatozoïdes à féconder l’ovule. C’est pourquoi, dans le cadre de valeurs normales, on tient compte du fait que, pour que les spermatozoïdes puissent traverser la glaire du col de l’utérus, ceux-ci doivent avoir minimum une motilité spermatique progressive de 25 micromètres par seconde. Les hommes ayant une motilité supérieure à 45 % et un nombre normal de spermatozoïdes n’ont, en général, pas de problèmes de fertilité.
Diagnostic de l'infertilité masculine
Pour identifier quelles pathologies de l’infertilité masculine sont en cause, des examens médicaux tels que l’analyse du sperme (spermogramme), des tests hormonaux, des évaluations physiques et parfois des tests génétiques, sont nécessaires. Le diagnostic de l'infertilité masculine repose généralement sur plusieurs éléments.
Examen médical et antécédents
Le diagnostic commence par un examen clinique complet avec palpation des organes génitaux externes, et une discussion des antécédents médicaux et sexuels du patient. Le médecin cherchera des signes physiques de problèmes de fertilité et posera des questions sur la santé générale, les médicaments, les habitudes de vie et l'exposition à des toxines.
Analyse du sperme (spermogramme)
L'analyse du sperme (spermogramme) est l'un des tests les plus importants pour diagnostiquer l'infertilité masculine. Ce test évalue le nombre, la forme et la motilité des spermatozoïdes. Plusieurs échantillons peuvent être nécessaires pour obtenir des résultats précis. Il est conseillé d’observer deux à cinq jours d’abstinence sexuelle avant de passer cet examen. En cas d’anomalie du spermogramme, un contrôle sera fait quelques mois plus tard pour confirmer ou infirmer les problèmes constatés.
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Tests hormonaux
Les tests sanguins peuvent être utilisés pour mesurer les niveaux hormonaux. Ces hormones jouent un rôle clé dans la production de spermatozoïdes et la régulation de la fertilité. Des déséquilibres hormonaux, tels qu'un déficit en hormone folliculo-stimulante (FSH) ou en hormone lutéinisante (LH), peuvent affecter la spermatogenèse. D’autres troubles hormonaux comme l’hypothyroïdie peuvent également avoir un retentissement sur les spermatozoïdes.
Tests génétiques
Des tests génétiques peuvent être recommandés si le médecin suspecte une cause génétique de l'infertilité. Ces tests peuvent identifier des anomalies chromosomiques ou des mutations génétiques spécifiques. Le syndrome de Klinefelter est l’une des anomalies génétiques les plus fréquemment citées dans les cas d’infertilité. Ce syndrome implique la présence d’un chromosome X supplémentaire chez l’homme. Les hommes qui en souffrent n’ont quasiment pas de spermatozoïdes (azoospermie).
Imagerie médicale
Des techniques d'imagerie, comme l'échographie scrotale, peuvent être utilisées pour examiner les structures internes des testicules et des voies reproductrices. Cela permet de détecter des anomalies structurelles ou des obstructions. Dans certains cas, une biopsie testiculaire peut être nécessaire pour examiner directement le tissu testiculaire et évaluer la production de spermatozoïdes.
Causes de l'infertilité masculine et des problèmes de motilité des spermatozoïdes
Plusieurs facteurs peuvent affecter la qualité du sperme et, par conséquent, la fertilité masculine. Les causes de l’infertilité masculine sont variées et leurs origines, nombreuses.
Anomalies spermatiques
Les anomalies spermatiques sont les causes les plus fréquentes d’infertilité masculine :
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- Azoospermie : Il s’agit de l’absence totale de spermatozoïdes dans l’éjaculat. L’azoospermie sécrétoire représente 60 % des cas et se définit comme un défaut de production des gamètes dans les bourses. Lorsqu’un ou plusieurs canaux servant à transporter les spermatozoïdes sont obstrués ou absents, on parle d’azoospermie excrétoire.
- Oligospermie : Le taux de spermatozoïdes est très faible (moins de 15 millions par millilitre). Elle peut être légère, modérée ou sévère, selon le nombre de gamètes détectés au spermogramme.
- Tératospermie : Des anomalies morphologiques perturbent la mobilité et la fonctionnalité des spermatozoïdes. Cette pathologie se caractérise par un pourcentage insuffisant de spermatozoïdes ayant une morphologie normale. Malformés, les gamètes ont du mal à se déplacer et à pénétrer dans l’ovule.
- Asthénospermie : La capacité de mouvement (motilité) des spermatozoïdes est réduite. Il s’agit d’une anomalie du sperme se caractérisant par un défaut de mobilité des spermatozoïdes.
Parmi les pathologies de l’infertilité masculine, il en existe une qui présente une triple altération du sperme : l’oligo-asthéno-térato-spermie (OATS). En effet, elle se caractérise à la fois par une faible concentration de spermatozoïdes (oligospermie), une mobilité réduite de ceux-ci (asthénospermie), et une proportion élevée de gamètes ayant une forme atypique (tératospermie). En fonction du degré d’anomalies présentes, l’OATS est classée de modéré à sévère.
Ces anomalies peuvent être dues à des causes mécaniques telles que :
- Une absence des voies spermatiques.
- Un traumatisme du bassin ou des organes génitaux.
- Un défaut de descente du testicule dans les bourses (cryptorchidie).
- Une anomalie de migration testiculaire.
- La dilatation d’une ou de plusieurs veines du cordon spermatique (varicocèle).
Infections
Certaines pathologies peuvent être à l’origine de l’infertilité masculine :
- L’urétrite.
- La prostatite.
- Les infections urinaires à répétition.
- Une complication des oreillons (orchite ourlienne).
Facteurs génétiques
Le syndrome de Klinefelter est l’une des anomalies génétiques les plus fréquemment citées dans les cas d’infertilité. Ce syndrome implique la présence d’un chromosome X supplémentaire chez l’homme. Les hommes qui en souffrent n’ont quasiment pas de spermatozoïdes (azoospermie).
Facteurs hormonaux
Les hormones jouent un rôle crucial dans la production de spermatozoïdes. Des déséquilibres hormonaux, tels qu'un déficit en hormone folliculo-stimulante (FSH) ou en hormone lutéinisante (LH), peuvent affecter la spermatogenèse. D’autres troubles hormonaux comme l’hypothyroïdie peuvent également avoir un retentissement sur les spermatozoïdes.
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Facteurs environnementaux et de mode de vie
Certains facteurs environnementaux et habitudes de vie peuvent nuire à la fertilité masculine, notamment :
- L’exposition à des toxines : produits chimiques industriels, pesticides, solvants et métaux lourds.
- Le tabagisme. Des études montrent que le tabagisme réduit le nombre, la motilité et la morphologie des spermatozoïdes.
- La consommation excessive d'alcool et de drogues. Une consommation excessive d'alcool peut réduire la production de sperme et avoir un effet négatif sur la forme, la taille et la capacité de nage des spermatozoïdes.
- Une alimentation déséquilibrée. Les régimes alimentaires riches en viande transformée, en caféine, en viande rouge, en acides gras saturés et en graisses trans sont liés à un sperme de mauvaise qualité.
- La chaleur excessive : l'exposition fréquente à des températures élevées, comme les bains chauds ou les saunas peut affecter la spermatogenèse. En effet, la fabrication des spermatozoïdes ne peut se faire de manière correcte que si la température est d’environ 35°C. Certaines habitudes de vie peuvent augmenter cette température : les bains chauds trop fréquents, les vêtements trop serrés, les ondes wifi (le portable dans la poche, l'ordinateur sur les genoux), la pratique intensive de certains sports (notamment en raison de contraintes mécaniques comme le cyclisme), etc.
- Le surpoids ou l'obésité. Ce facteur est associé à une diminution du nombre de spermatozoïdes.
Autres maladies
Certaines maladies peuvent affecter la production de spermatozoïdes :
- Les cancers et leurs traitements (radiothérapie et chimiothérapie).
- La mucoviscidose : une maladie génétique qui a des répercussions non seulement sur la respiration et la digestion, mais aussi, sur les organes reproducteurs.
Dysfonctions sexuelles
Certaines dysfonctions telles que des anomalies des testicules (hypogonadisme) ou des lésions médullaires peuvent être responsables d’anéjaculation ou d’éjaculation rétrograde, entrainant ainsi une dysfonction sexuelle.
Solutions et traitements pour améliorer la motilité des spermatozoïdes et la fertilité masculine
Si vous essayez de fonder une famille, la bonne nouvelle est que le sperme ne met que 70 à 90 jours pour se développer et arriver à maturité. Cela signifie que les améliorations apportées à votre régime alimentaire et à votre mode de vie devraient porter leurs fruits dans les 2 à 3 mois.
Modifications du mode de vie
Adopter un mode de vie sain peut améliorer la fertilité :
- Perdre son excès de poids : Si vous avez un indice de masse corporelle (IMC) élevé, essayez de perdre du poids. L'obésité peut influencer la stérilité masculine par le biais du "stress oxydatif" du sperme, qui peut affecter non seulement la capacité à concevoir mais aussi la santé de l'embryon.
- Arrêter de fumer : Fumer peut réduire le volume de sperme ainsi que la densité et la motilité des spermatozoïdes.
- Réduire (ou supprimer) l'alcool : Une consommation excessive d'alcool peut affecter la qualité du sperme.
- Éviter les drogues récréatives : Les stéroïdes anabolisants, les amphétamines, ainsi que l'héroïne et la méthadone nuisent également à la qualité du sperme.
- Faire régulièrement de l'exercice : Les hommes généralement actifs ont un nombre de spermatozoïdes plus élevé que leurs homologues sédentaires.
- Gérer votre niveau de stress : Le stress peut réduire l’hormone lutéinisante (LH) et la testostérone.
- Surveiller la température : L'augmentation de la température des testicules peut nuire à la qualité du sperme.
- Manger sainement : Les régimes riches en fruits, légumes, céréales complètes et poissons sont liés à une meilleure qualité du sperme. Votre régime alimentaire doit idéalement être riche en antioxydants tels que la vitamine C, le folate, le zinc et la vitamine B12. Les aliments riches en acides gras oméga-3, comme les noix ou les poissons gras, favorisent la production de sperme.
Traitements médicaux
- Des traitements médicaux peuvent être prescrits pour traiter les infections, les déséquilibres hormonaux et les troubles de l'éjaculation.
- Une intervention chirurgicale peut être envisagée en cas d’azoospermie, pour aller chercher directement les spermatozoïdes dans le testicule en vue d’une FIV. L’intervention chirurgicale permet aussi de corriger la varicocèle ou de réparer les obstructions.
Techniques de procréation assistée (PMA)
- Insémination artificielle conjugale : Traitement idéal pour les hommes souffrant d’oligospermie légère et de motilité légèrement affaiblie. L’insémination peut être une réussite et est, en général, le premier pas avant de tenter une fécondation in vitro. Elle consiste à déposer le sperme dans l’utérus de la femme le plus près possible de la zone de conception grâce à un tube fin et souple.
- Fécondation in vitro (FIV) avec le sperme du partenaire : Il s’agit du traitement le plus indiqué lorsque les paramètres du spermogramme sont très perturbés. C’est le traitement qui offre un taux plus élevé de réussite. Dans ce cas, l’ovule est prélevé pour être fécondé en dehors de l’utérus.
- Injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) : Grâce à la FIV avec injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI), il est aujourd’hui possible de sélectionner les spermatozoïdes présentant la meilleure mobilité et la meilleure morphologie, avant de les injecter dans l’ovocyte en vue de la fécondation.
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