Chaque année, le deuxième samedi de septembre est dédié à la Journée Mondiale des Premiers Secours, soulignant l'importance cruciale de la sensibilisation et de l'apprentissage des gestes qui sauvent. Pour les parents, acquérir des connaissances en premiers secours spécifiques aux nourrissons est essentiel pour réagir efficacement face aux accidents et aux urgences qui peuvent survenir.
Introduction
Être parent implique de faire face à des situations stressantes, comme une chute du bébé depuis la table à langer, une forte fièvre, un étouffement avec un aliment, ou une piqûre d'insecte. Bien que personne ne souhaite vivre ces moments, ils sont souvent inévitables. Les bébés sont incapables d'évaluer les dangers, car ils manquent de l'expérience nécessaire pour se prémunir. Dans ces situations d'urgence, il est crucial de rester calme pour rassurer l'enfant et agir efficacement. La meilleure façon d'y parvenir est de suivre une formation de premiers secours spécialement conçue pour les bébés et les jeunes enfants.
Il est important de noter que les informations fournies dans cet article sont compilées avec le plus grand soin et reflètent les connaissances actuelles. Cependant, la médecine est une science en constante évolution. Il est donc impératif de vérifier attentivement chaque situation individuelle et les renseignements fournis. En cas d'urgence, la priorité est de rester calme, ce qui aidera le bébé à se sentir en sécurité et permettra une évaluation claire de la situation pour une action rapide et appropriée.
Quand Appeler les Services d'Urgence ?
Il peut être difficile de déterminer quand appeler une ambulance. Si l'une des situations suivantes se présente ou si vous êtes préoccupé par l'état de votre bébé, n'hésitez pas à contacter le 15 ou le 112, les services d'urgence sont disponibles pour vous aider et vous conseiller. En cas de doute, il est toujours préférable d'appeler les services d'urgence une fois de trop que pas assez. Assurez-vous d'attendre les questions supplémentaires et ne raccrochez pas. En cas de situations mettant en danger la vie, appelez le 15. Bien sûr, il est impossible de couvrir tous les types d’urgences auxquelles vous pourriez être confronté avec votre enfant en un seul article, donc nous vous recommandons fortement de suivre un cours de premiers secours pour bébé.
Position Latérale de Sécurité (PLS) : Un Geste Vital
La position latérale de sécurité (PLS) est une technique essentielle pour maintenir les voies respiratoires dégagées chez un bébé inconscient qui respire encore. Elle est également indispensable en cas de détresse respiratoire, par exemple après une noyade ou l'intrusion de liquide dans les bronches. La PLS fait partie des gestes essentiels que tout soignant doit savoir réaliser, bien au-delà de la simple formation AFGSU.
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Pourquoi la PLS est-elle vitale ?
Laisser une victime inconsciente allongée sur le dos (décubitus dorsal) présente des risques majeurs pour la survie. En cas d’inconscience, les muscles se relâchent totalement, y compris ceux qui maintiennent la langue et l’épiglotte. Cela peut entraîner une obstruction totale ou partielle des voies respiratoires. La position latérale est effectivement la plus sûre, parce qu’elle protège la respiration de la victime. Elle permet de laisser s’écouler naturellement les liquides (salive, vomissements) hors de la bouche,Elle empêche la langue de bloquer la gorge,Elle permet de maintenir la victime stable jusqu’à l’arrivée des secours.
Les principaux risques en cas d’absence de PLS
Obstruction des voies aériennes par la langue: Chez une personne inconsciente, les muscles se relâchent. La langue, non maintenue, peut chuter vers l’arrière et obstruer le pharynx.➡️ Cela bloque l’entrée de l’air dans les poumons.➡️ Conséquence : hypoxie rapide, voire arrêt respiratoire.
Fausse route par inhalation de vomissures ou de salive: Un réflexe de vomissement peut survenir même inconscient. Si la victime est sur le dos :➡️ Le contenu gastrique peut refluer et passer dans la trachée (fausse route).➡️ Cela provoque une asphyxie immédiate, voire une bronchoaspiration (liquide dans les poumons).➡️ Risque d’infection pulmonaire, de détresse respiratoire aiguë ou d’arrêt cardiaque.
Accumulation de sécrétions dans l'oropharynx: Sans déglutition ni toux efficace, les sécrétions (salive, sang, mucus, vomissements) s’accumulent dans la bouche ou la gorge.➡️ Elles peuvent obstruer progressivement les voies aériennes.➡️ Danger : suffocation lente ou irritation pulmonaire si aspirées.
Aggravation de l’hypoxie, pouvant aller jusqu’à l’arrêt cardiaque: L’obstruction partielle ou totale de la ventilation entraîne une baisse de l’oxygénation sanguine.➡️ Le cerveau et le cœur sont très sensibles à cette baisse.➡️ Conséquence possible : arrêt cardiaque
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Comment pratiquer la PLS sur un nourrisson ?
La PLS peut être utilisée chez l’enfant et chez le nourrisson, mais avec des adaptations importantes selon l’âge : Chez l’enfant (plus de 1 an) on peut utiliser la PLS classique, quasiment de la même manière que chez l’adulte. Les principes sont identiques : placer sur le côté, stabiliser, maintenir les voies respiratoires dégagées. L’enfant étant plus petit et fragile, il faut être plus délicat dans les manipulations.
Chez le nourrisson (moins de 1 an) la PLS classique n’est pas adaptée car le corps est trop petit et la tête trop lourde par rapport au reste du corps. On utilise donc une variante, pour cela : placez le nourrisson sur le côté, en position latérale, la tête légèrement inclinée vers le bas. N’hésitez pas à maintenir la position en calant son dos avec une serviette roulée ou en le maintenant dans les bras.
Étapes à suivre pour la PLS chez un nourrisson
- Vérification de la conscience : Avant de placer le bébé en PLS, assurez-vous qu’il est inconscient et qu’il ne répond pas à vos stimulations verbales ou tactiles.
- Allongez le bébé : Placez le bébé sur le dos sur une surface ferme et plane.
- Inclinez la tête : Doucement, inclinez la tête du bébé légèrement en arrière pour ouvrir les voies respiratoires. Utilisez une main pour soutenir l’arrière de sa tête tout en tenant son menton de l’autre main.
- Placez la main sous la joue : Prenez la main du bébé la plus proche de vous et pliez son coude à un angle de 90 degrés. Placez sa joue sur cette main tout en maintenant la tête légèrement inclinée en arrière.
- Redressez la jambe : Tenez la jambe du bébé la plus éloignée de vous et pliez le genou pour stabiliser le bébé.
- Surveillance constante : Une fois que le bébé est en position latérale de sécurité, assurez-vous de rester à proximité pour surveiller sa respiration et son état.
Il est crucial de ne jamais secouer un bébé, car cela pourrait provoquer un choc vagal, une réaction du corps due à la peur qui peut ralentir le cœur.
Questions à poser avant la PLS
Voici une liste des questions à poser à la victime avant de l’installer en PLS :
- « Vous m’entendez ? »
- « Ouvrez les yeux ! »
- « Serrez-moi la main ! »
- (aux témoins) « Que s’est-il passé ? »
- (aux témoins) « Depuis combien de temps est-elle dans cet état ? »
- (aux témoins) « A-t-elle perdu connaissance soudainement ? »
- « Le lieu est-il sécurisé pour moi et pour elle ? »
- « Est-ce qu’elle respire normalement ? » (écoute et observation pendant 10 secondes).
Après la PLS
Après la mise en PLS, il est capital d’assurer la sécurité et d’alerter grâce à diverses questions et actions:
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- (au 15 ou 112) : indiquez de manière précise votre position (adresse exacte, point de repère)
- (aux témoins ou proches) : « Avez-vous des informations médicales sur elle ? Allergies ? Traitements ? Pathologies connues ? ».
Avant toute action, deux vérifications sont nécessaires :
- Vérifier l’absence de réaction de la victime (par stimulation verbale et tactile).
- S’assurer que la respiration est présente et normale (observation du thorax, écoute des bruits respiratoires, perception du souffle).
Pourquoi ne faut-il jamais laisser une victime inconsciente sur le dos ?
Parce qu’en position allongée sur le dos, une personne inconsciente risque de :
- s’asphyxier par obstruction des voies aériennes, voir sa langue tomber en arrière et bloquer sa gorge,
- inhaler des liquides (salive, vomi) qui s’accumulent dans la bouche ou le pharynx.
La placer sur le côté (PLS) permet de libérer naturellement les voies respiratoires et de réduire considérablement le risque d’étouffement.
Faut-il incliner la tête vers l’arrière une fois la victime en PLS ?
Non. Une fois la victime installée en PLS la tête est naturellement positionnée vers l’arrière grâce à l’appui de la main sous la joue. Cette position permet une bonne ouverture des voies aériennes, il est donc inutile et risqué de tirer davantage sur le cou.
Quel côté choisir pour mettre en place la position latérale de sécurité ?
Dans la plupart des situations, le choix entre côté gauche ou droit dépend de considérations pratiques : configuration des lieux, position initiale de la victime, facilité d'exécution pour le secouriste.
De quel côté mettre la femme enceinte en PLS ?
Chez la femme enceinte (surtout au 3ᵉ trimestre), le côté gauche est privilégié. Cela évite la compression de la veine cave inférieure (située à droite) par l’utérus, ce qui favorise un meilleur retour veineux et donc une meilleure oxygénation pour la mère et l’enfant.
Quand ne pas pratiquer la PLS ?
- Si la victime ne respire plus ou présente une respiration anormale (gaspes, pauses, bruits irréguliers) : commencer une réanimation cardio-pulmonaire immédiatement.
- Si vous suspectez un traumatisme de la colonne vertébrale : ne bougez pas la victime sauf en cas d'urgence vitale (vomissements, etc.). Maintenez-la sur le dos avec un alignement neutre et appelez les secours en surveillant sa respiration.
La PLS est-elle dangereuse ?
Non, la PLS bien réalisée n’est pas dangereuse. C’est un geste simple, sûr et vital, enseigné dans toutes les formations de secourisme. Elle ne présente pas de risque si elle est faite sur une victime inconsciente qui respire et sauve de nombreuses vies en prévenant l’asphyxie.
(Depuis les recommandations de 2022, lorsqu’un traumatisme sérieux est suspecté, on privilégie le maintien sur le dos avec protection du rachis, et la PLS classique n’est effectuée qu’en cas de nécessité d’ouverture des voies aériennes.)
Étouffement : Réagir Rapidement
L'étouffement est une urgence courante chez les bébés et les jeunes enfants, souvent causée par l'ingestion de petits objets ou de nourriture.
Identifier la situation
Il est crucial de distinguer une obstruction complète d'une obstruction partielle des voies respiratoires.
- Obstruction partielle : Si l'enfant tousse, pleure ou émet des sons, l'air passe encore. Encouragez-le à tousser pour expulser l'objet. N'intervenez pas de manière plus invasive, car cela pourrait aggraver la situation. Appelez le 15.
- Obstruction complète : Si l'enfant ne peut pas parler, tousser ou pleurer, et présente des difficultés respiratoires avec un visage décoloré (rouge ou bleu), l'obstruction est complète. Agissez immédiatement.
Gestes à effectuer en cas d'étouffement
- Claques dans le dos : Asseyez-vous sur une chaise, les jambes serrées, et placez le bébé à plat ventre sur vos cuisses, la tête plus basse que le thorax. Soutenez la tête et la mâchoire du bébé. Donnez jusqu'à 5 claques fermes dans le dos, entre les omoplates, avec le talon de votre main. Vérifiez après chaque claque si l'objet a été expulsé.
- Compressions thoraciques : Si les claques dans le dos ne suffisent pas, retournez le bébé sur le dos en le soutenant fermement. Placez deux doigts au centre de la poitrine, juste en dessous de la ligne des mamelons. Effectuez 5 compressions rapides et fermes, en enfonçant la poitrine d'environ 1,5 à 2,5 cm.
- Vérification de la bouche : Après chaque série de claques et de compressions, vérifiez si l'objet est visible dans la bouche du bébé. Si c'est le cas, retirez-le délicatement avec votre doigt.
- Appel des secours : Si l'étouffement persiste après ces manœuvres, demandez à quelqu'un d'appeler les secours (15 ou 112) ou faites-le vous-même si vous êtes seul. Continuez à alterner les claques dans le dos et les compressions thoraciques jusqu'à l'arrivée des secours.
Cas particulier du nourrisson
Si votre bébé bouge dans tous les sens, devient rouge et bleu, sans pleurer, il faut agir. Appuyez profondément au niveau du sternum entre ses deux tétons. « S’il se met à pleurer, arrêtez. En revanche, si au bout de 5 compressions thoraciques rien ne se passe, placez deux doigts autour de sa bouche, allongez-le sur votre jambe tendue et donnez-lui 5 tapes dans le dos ». S’il ne bouge plus, cela signifie qu’il est inconscient. Appelez les secours.
Que faire si l'enfant perd connaissance ?
Si le bébé perd connaissance à tout moment, commencez immédiatement la réanimation cardio-pulmonaire (RCP).
Réanimation Cardio-Pulmonaire (RCP) : Un Espoir de Vie
Si votre enfant ne respire plus, vous devez pratiquer des compressions thoraciques avec respiration artificielle. Il est crucial d’apprendre exactement comment pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) sur les bébés et les jeunes enfants lors d’un cours de premiers secours spécialisé. Même si l’espoir est que cela ne se produise jamais, cette technique peut sauver la vie de votre bébé en cas d’arrêt respiratoire ou cardiaque. Important : Cette technique est réalisée différemment en fonction de l'âge de l'enfant, et ses poumons ne peuvent pas absorber autant d'oxygène.
Quand commencer la RCP ?
La RCP doit être initiée immédiatement si l'enfant est inconscient et ne respire pas normalement (absence de respiration ou gasps irréguliers).
Comment pratiquer la RCP chez un nourrisson ?
- Vérification de la conscience et de la respiration : Vérifiez rapidement si le bébé est conscient en le stimulant doucement. Observez sa poitrine pour voir s'il y a des mouvements respiratoires. Si le bébé ne réagit pas et ne respire pas ou présente des gasps, passez à l'étape suivante.
- Appel des secours : Si vous êtes seul, appelez les secours (15 ou 112) et mettez le téléphone en mode haut-parleur. Si quelqu'un d'autre est présent, demandez-lui d'appeler les secours pendant que vous commencez la RCP.
- Positionnement du bébé : Placez le bébé sur une surface plane et dure.
- Compressions thoraciques : Placez deux doigts au centre de la poitrine du bébé, juste en dessous de la ligne des mamelons. Appuyez fermement et rapidement, en enfonçant la poitrine d'environ un tiers de sa profondeur. Effectuez 30 compressions à un rythme de 100 à 120 compressions par minute.
- Ventilations : Après les 30 compressions, effectuez deux insufflations. Placez votre bouche sur la bouche et le nez du bébé, en vous assurant de bien couvrir les deux. Donnez deux insufflations douces, chacune d'une durée d'une seconde, en observant si la poitrine du bébé se soulève légèrement.
- Cycle de RCP : Continuez à alterner 30 compressions thoraciques et 2 insufflations jusqu'à l'arrivée des secours ou jusqu'à ce que le bébé montre des signes de vie (mouvements, respiration normale).
Massage cardiaque spécifique aux bébés de moins d’un an
Après avoir allongé l’enfant, positionnez d’abord sa tête afin que ses yeux soient face au plafond. Il faut ensuite appuyer, assez fort, sur son sternum avec deux doigts sur environ un tiers de sa poitrine, au rythme de 100 à 120 pulsations par minute », explique le formateur. Veillez à ce que le thorax reprenne sa forme initiale après chaque compression. Comme pour l’enfant, faites 30 compressions puis 2 insufflations. Pour ces dernières, il faut « entourer le nez et la bouche du bébé ».
Défibrillateur Automatisé Externe (DAE)
« Les lieux publics comme les gares ou les aéroports sont parfois pourvues de défibrillateurs », indique le formateur. « Mais, parfois il n’y a pas d’électrodes enfant. Collez-en donc une sur le devant et une sur le dos de l’enfant. Il suffit ensuite d’allumer l’appareil et de suivre les indications. »
Autres Urgences Courantes chez les Nourrissons
Convulsions fébriles
Une convulsion fébrile est un type de crise causée par un pic de température corporelle. Une partie du cerveau, l'hypothalamus, est responsable de la régulation de la température. Cette partie du cerveau n'est pas complètement développée avant l'âge de 4 ou 5 ans. Ces crises sont plus fréquentes chez les enfants âgés de 6 mois à 3 ans, mais elles peuvent survenir chez des enfants plus âgés et des bébés plus jeunes. Une convulsion fébrile dure généralement quelques minutes. Il n'y a rien que vous puissiez faire pour empêcher la crise de se produire et il n'est pas recommandé de prendre les enfants lorsqu'ils sont en train de faire une crise.
Que faire en cas de convulsion ?
- Protégez l'enfant : Placez l'enfant sur le sol, sur une surface douce, et éloignez tout objet dangereux qui pourrait le blesser.
- Ne le retenez pas : Ne tentez pas de retenir l'enfant pendant la convulsion. Laissez-le se débattre librement.
- Mettez-le sur le côté : Si possible, placez l'enfant sur le côté pour éviter qu'il n'avale sa salive ou ses vomissements.
- Surveillez la durée : Chronométrez la durée de la convulsion. Si elle dure plus de 5 minutes, appelez immédiatement les secours.
- Ne mettez rien dans sa bouche : Ne mettez jamais rien dans la bouche de l'enfant pendant une convulsion. Il ne risque pas d'avaler sa langue.
- Après la convulsion : Une fois la convulsion terminée, laissez l'enfant se reposer. Il peut être confus ou somnolent. Vérifiez sa respiration et assurez-vous qu'il est à l'aise. Appelez votre médecin pour obtenir des conseils supplémentaires.
Insolation et Coup de Chaleur
Comme nous le savons tous, les bébés et les enfants sont beaucoup plus sensibles aux rayons du soleil et à la chaleur estivale que les adultes, car ils ne sont pas encore en mesure de réguler leur température et leur peau délicate est beaucoup plus sensible. Protégez votre bébé du soleil et restez à l'ombre autant que possible pendant les premières années. Évitez également d'attendre ou de conduire dans une voiture trop chaude. Si une insolation survient, elle peut provoquer des maux de tête, des vertiges, des nausées et un pouls rapide. Mais la situation devient encore plus dramatique en cas d'insolation : celle-ci provoque une élévation de la température (plus de 40 degrés Celsius) avec un visage très rouge, des troubles de la conscience et éventuellement des frissons et une raideur de la nuque.
Que faire en cas de coup de chaleur ?
- Refroidissez l'enfant : Emmenez l'enfant dans un endroit frais et ombragé. Retirez ses vêtements et appliquez des compresses d'eau fraîche sur son corps, en particulier sur le front, le cou et les aisselles.
- Hydratez l'enfant : Donnez à boire de petites quantités d'eau fraîche ou de solution de réhydratation orale, si l'enfant est conscient et capable d'avaler.
- Surveillez la température : Prenez régulièrement la température de l'enfant. Si elle ne baisse pas ou si l'état de l'enfant se détériore, appelez les secours.
Piqûres d'insectes
Tout le monde connaît les piqûres d'insectes, surtout en été. Elles sont désagréables, mais tant qu'il n'y a pas d'allergie, elles sont généralement inoffensives. Un gant de toilette chaud sur le point de piqûre peut neutraliser le venin de l'abeille ou de la guêpe. Soyez toutefois prudent.e si vous observez des difficultés à respirer, des papules sur la peau, un pouls accéléré, de la fièvre, des nausées et des frissons.
Que faire en cas de piqûre d'insecte ?
- Retirez le dard : Si le dard est visible, retirez-le délicatement avec une pince à épiler ou en grattant avec le bord d'une carte de crédit. Évitez de presser le sac à venin, car cela pourrait injecter plus de venin dans la peau.
- Nettoyez la zone : Lavez la zone de la piqûre avec de l'eau et du savon.
- Appliquez du froid : Appliquez une compresse froide ou de la glace enveloppée dans un linge sur la piqûre pendant 10 à 20 minutes pour réduire la douleur et l'enflure.
- Surveillez les réactions allergiques : Surveillez attentivement l'enfant pour détecter les signes d'une réaction allergique grave, tels que des difficultés respiratoires, une enflure du visage ou de la gorge, de l'urticaire, des étourdissements ou une perte de conscience. Si de tels symptômes apparaissent, appelez immédiatement les secours.
Saignements
En cas de saignement, appliquez une pression ferme sur la plaie à l’aide d’une compresse stérile ou d’un tissu propre pour arrêter l’hémorragie.
Brûlures
Les enfants sont susceptibles de subir des brûlures, que ce soit en touchant des objets chauds ou en renversant des liquides chauds.
Trousse de Premiers Secours pour Bébé : L'Indispensable
Lorsque vous voyagez avec votre bébé, vous devriez toujours avoir une trousse de premiers secours pour bébé à portée de main. Vérifiez régulièrement le contenu pour vous assurer qu'il est complet et que les éléments ne sont pas périmés. À noter : l'eau fait aussi partie des premiers secours pour les bébés et les jeunes enfants. Vous pouvez l’utiliser pour nettoyer des plaies, refroidir des brûlures ou des piqûres, vous laver les mains, enlever du sable des yeux, et bien plus encore.
Numéros d'Urgence et Contacts Utiles
En plus de connaître les numéros d’urgence (15, 18 ou 112), il est également utile de conserver une liste de tous les autres numéros dont vous pourriez avoir besoin. Le service SOS Médecins est une excellente option lorsque ce n’est pas une urgence, mais que vous pensez que votre enfant a besoin d'une assistance médicale. Conservez cette liste dans un endroit facile à voir, par exemple sur le réfrigérateur ou un tableau d'affichage.
Formation aux Premiers Secours : Un Investissement Précieux
Garder son sang-froid et savoir quoi faire est essentiel lorsque vous êtes confronté à une urgence. Cet article vous donne quelques bases en matière de premiers secours pour bébé, mais il est toujours recommandé de suivre un cours complet, afin d’être pleinement préparé à réagir de manière appropriée à de nombreuses situations différentes. En participant à une formation en premiers secours pour enfants et nourrissons, vous augmenterez non seulement votre confiance en vous, mais aussi votre capacité à réagir rapidement et efficacement en cas de besoin.
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