Introduction
La périnatalité est une période cruciale du développement humain, s'étendant de la conception jusqu'aux deux premières années de vie environ. Cette phase englobe les mécanismes inter- et transgénérationnels liés au désir d'enfant, à la grossesse, à la naissance et à la petite enfance. Elle inclut également les relations mère-enfant, le post-partum, la place du père et de la famille, y compris en pré-partum, ainsi que l'accompagnement des parents, de la fratrie et les enjeux éthiques associés. La dimension psychologique de cette période est de plus en plus reconnue comme un facteur déterminant pour le bien-être de l'enfant et de ses parents.
Définition de la Périnatalité
La périnatalité recouvre le développement de la conception jusqu'à la deuxième année de vie environ : mécanismes inter- et transgénérationnels concernant le désir d'enfant, la grossesse, la naissance et la petite enfance, relations mère-enfant, post-partum, place du père et de la famille, également en pre-partum. Mais également l'accompagnement des parents et de la fratrie, et leurs enjeux éthiques.
La Psychiatrie Périnatale : Une Discipline Récente
Discipline relativement récente, la psychiatrie périnatale est née de la volonté de croiser les savoirs et les compétences des obstétriciens, des sages-femmes, des pédiatres, des psychiatres et des pédopsychiatres, afin de répondre aux besoins spécifiques des femmes enceintes ou en post-partum. Si la dépression du post-partum est décrite depuis Hippocrate, la spécialité de la « psychiatrie périnatale » est récente. Elle a pris son essor lorsqu’il a été reconnu que la santé mentale des mères et la qualité de la relation mère/enfant jouaient un rôle fondamental dans le développement de l’enfant.
Les questions psychiatriques en périnatalité ont été longtemps sous-estimées ou mal prises en charge, en partie à cause du manque de collaboration entre les disciplines obstétricales-pédiatriques et les structures de santé mentale. Cependant, le constat des effets délétères des troubles psychiatriques sur les enfants à naître et les nourrissons a conduit à une prise de conscience collective. Ainsi, cette spécialité est bien à la jonction de la psychiatrie adulte et de la pédopsychiatrie. La période périnatale n’a pas de définition …Identifiez-vous ou créez un compte si vous ne l'avez pas encore fait.
L'importance de la dimension affective
L’articulation entre la psychiatrie et la périnatalité s’est développée en France sur la base de rares initiatives militantes et individuelles. Cette articulation a effectivement permis de répondre aux difficultés de professionnels de la naissance confrontés à des psychopathologies maternelles avérées ou à des situations à haut risque médical (risque foetal, grande prématurité, malformation…), générant chez les femmes et leurs conjoints des troubles émotionnels, importants à considérer dans la prise en charge.
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La place accordée à cette dimension conditionne, en effet, le bon déroulement du processus physiologique entourant la naissance ainsi que la construction harmonieuse des liens familiaux. Par ailleurs, des programmes et des études ont démontré qu’un soutien précoce et de qualité à la parentalité, dès le pré et le post-partum, constituait un facteur de prévention de maltraitance et de psychopathologie infantile et adolescente.
Grossesse Adolescente : Une Période à Risque
Il n’y a pas de définition officielle de la grossesse chez les adolescentes. Le terme grossesse adolescente renvoi à plusieurs termes : grossesses précoces, grossesses chez l’adolescente, ou encore grossesses chez une mineure. Or chacune de ses appellations peut renvoyer à des tranches d’âge variables. Les bornes d’âge délimitant l’adolescence fluctuent selon les enquêtes et les sources statistiques disponibles (Amsellem-Mainguy 2016). L’OMS nous rappelle qu’en 2012, 16 millions d’adolescentes âgées de 15 à 19 ans accouchent chaque année dans le monde, que ces grossesses aient été désirées ou non. Néanmoins, malgré le taux important de ces chiffres, le taux de fécondité des moins de 20 ans tend à diminuer à l’échelle mondiale depuis une quinzaines d’années (Pinson, 2012). En France, on recense quatre fois moins de grossesses précoces depuis 40 ans (Pinson, 2012). En 2018, moins de 2 % des enfants nés en France ont une mère âgée de 20 ans et moins (l’INSEE, 2019). Par ailleurs on constate d’importantes disparités régionales entre la France hexagonale et les territoires d’outre-mer. Ainsi, la Guyane en 2018, présente une proportion d’enfants nés de mères de moins de 20 ans de 10,2%, soit 10 fois supérieure à la France Métropolitaine (1,2%). Chez les mineures, les grossesses sont déclarées plus tardivement, ce qui donne des grossesses non suivies.
Accompagnement des mineures enceintes
L’accompagnement des mineures enceintes est au cœur du projet. Le but de cette prise en charge est de faciliter l’orientation des mineures enceintes vers les dispositifs de prise en charge médicale, sociale, juridique, scolaire, d’hébergement et d’accueil du jeune enfant. Un guide pratique à l’usage des professionnels sera créé. Ce guide permettra d’améliorer l’orientation des jeunes vers ces dispositifs. Deux référents grossesses adolescentes coordonnent le projet. Les grossesses chez les mineures dans notre contexte guyanais sont très souvent révélatrices d’un ensemble de problématiques et de difficultés rencontrées par des adolescentes et leur famille. Un seul enjeu de prévention des grossesses précoces n’existe pas. Au-delà des actions d’information et de sensibilisation, la question des grossesses adolescentes implique aussi un enjeu fort d’accompagner les jeunes filles enceintes quelle que soit l’issue de leur grossesse. D’où le projet porté par le Réseau Périnat qui cible particulièrement les jeunes filles de 12 à 21 ans avec une attention particulière pour les mineures et notamment les mineures de moins de 15 ans. Ces choix de ne sont pas anodins.
Impact de la Grossesse sur la Santé Mentale
Aujourd’hui, une femme sur 5 et un homme sur 10 présente des symptômes de dépression pendant la période périnatale (qui va bien au-delà des 9 mois de grossesse, jusqu’aux deux ans de l’enfant) : tristesse, fatigue, anxiété, doutes sur sa capacité à prendre soin de soi et de son enfant…La grossesse est une expérience souvent épanouissante et attendue, mais elle est aussi profondément transformative. Au-delà de ses conséquences biologiques, elle a également un fort impact sur la vie des personnes en termes de rôles sociaux. Qu’il s’agisse de l’impact sur la carrière ou sur la répartition des tâches au sein de la famille, la grossesse est source de changements profonds dans les rapports sociaux. Cela peut affecter la santé mentale des deux parents. Pour faire face à cette transformation profonde, les jeunes parents doivent mobiliser des stratégies d’adaptation.
On parle souvent des troubles post-partum, mais 40% des troubles se manifestent dès la période anténatale. A cause des constructions sociales persistantes autour de la grossesse, les médecins ont encore trop tendance à se focaliser sur la période du postpartum. Pourtant, il faut aborder le sujet dès la période anténatale. Il existe encore une très forte stigmatisation de la dépression autour de la grossesse, qui est perçue comme une faiblesse. A cause de cela, les parents en difficulté hésitent à demander de l’aide. Les mères, en particulier, ont peur d’être considérées comme de « mauvaises mères ». De même, il existe un tabou du côté des professionnels de santé, qui hésitent à aborder le sujet avec les mères qui ne présentent pas de facteurs de risques apparents. Il est important de traiter ces sujets comme n’importe quelle autre maladie, comme on aborderait par exemple le diabète gestationnel.
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Baby Blues vs. Dépression Périnatale
Le baby blues diffère de la dépression périnatale par l’intensité et la durée des symptômes. Le baby blues est une phase transitoire, qui ne dure pas plus de deux semaines, durant laquelle la mère ressent une tristesse, une anxiété ou la crainte de ne pas savoir s’occuper correctement de son bébé. Cela concerne environ 70-80% des femmes. Si le baby blues n’est en soi pas pathologique, les travaux de Sarah Tebeka, psychiatre à l’hôpital Louis-Mourier de Colombes et chercheuse à la Fondation FondaMental, soulignent le fait qu’il ne faut ni minimiser ni banaliser ces symptômes car ils peuvent évoluer vers une dépression du postpartum. Lorsque ces symptômes durent plus de deux semaines, qu’ils s’aggravent ou qu’ils s’accompagnent de pensées suicidaires, cela doit être un signal d’alarme pour les soignants.
Causes et Mécanismes de la Dépression Post-Partum
Si les troubles dépressifs sont les plus connus, les problèmes de santé mentale périnataux sont hétérogènes : troubles anxieux, troubles de l’adaptation, stress post-traumatique, etc. Cela peut aussi concerner les personnes présentant un trouble préexistant : bipolarité, schizophrénie, troubles de personnalité. Cependant, une part importante de ces troubles n’est ni diagnostiquée, ni prise en charge.
Sans une prise en charge précoce et adaptée, cela peut avoir un impact significatif sur la santé mentale des parents. Reconnaître et accompagner ces difficultés, promouvoir une vision positive des soins en santé mentale, et encourager l’implication des sage-femmes ou des gynécologues-obstétriciens sont des impératifs. Trop souvent, l’offre de soin en période périnatale est centrée sur l’enfant, sans prendre en compte l’expérience parentale. Aujourd’hui, les mères en post-partum manifestent un fort besoin d’un soutien adapté, pour elles, pour leur partenaire et pour leur enfant.
Les études portant sur les facteurs de risque biologiques associés à la dépression périnatale mettent en lumière les conséquences potentielles d’une inflammation non traitée durant cette période. Cette inflammation peut influer sur le système immunitaire en devenir du fœtus, le risque de survenue de complications obstétricales et / ou néonatales (par ex, prématurité) et la qualité des interactions précoces parent-bébé, cruciales pour le développement cognitif, psychomoteur, émotionnel, social et langagier de l’enfant. Si elle reste non détectée et non traitée, la dépression périnatale peut accroître la probabilité de présenter un trouble neurodéveloppemental (autisme ou trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité) ou des problèmes de santé mentale pendant l’enfance ou l’adolescence, illustrant la nécessité d’un suivi précoce et adapté.
La dépression périnatale est souvent multifactorielle, avec des facteurs de risque biologiques et psychosociaux (par ex, complications obstétricales et / ou néonatales, événements de vie stressants en période périnatale, manque de soutien social, précarité socio-économique, antécédents de maltraitance pendant l’enfance). Le plus souvent, il s’agit d’une convergence complexe de ces différents éléments, mais il est important de rappeler que des femmes sans antécédent ou facteur de risque identifiés peuvent elles aussi développer ces pathologies.
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Les inégalités de genre ont également un impact majeur sur la survenue d’une dépression périnatale : plus une société est égalitaire, moins les femmes sont touchées par cette maladie. Les écarts de revenus, l’accès plus difficile à l’emploi, voire l’impossibilité de travailler faute de mode de garde accessible, et enfin la pression supplémentaire d’avoir à élever seule son enfant pèse sur les mères. Sans un soutien adéquat, qui prenne en compte leurs besoins et non uniquement celui de leur enfant, les mères présentent un risque accru de développer une dépression périnatale.
Rôle des Professionnels et Structures de Soutien
Les commissions régionales de la naissance (CRN) doivent initier et analyser un état des lieux à la fois quantitatif et qualitatif. Il est important d’encourager sur l’ensemble du territoire le développement des réseaux de périnatalité associant la ville, la PMI, l’hôpital et l’ensemble des acteurs concernés relevant des champs médico-social et social. Conformément à ce qui a été annoncé dans le cadre du plan périnatalité, ils seront financés sur la dotation nationale de développement des réseaux. Ces réseaux constituent un outil, un support juridique pour mettre en oeuvre ces collaborations et organiser les formations pluridisciplinaires, nécessaires à ce fonctionnement, conformément aux orientations décrites au II de la présente circulaire.
Prévention et Prise en Charge
Pour prévenir l’apparition de problèmes de santé mentale en période périnatale, il faut intervenir sur plusieurs facteurs de risques. Premièrement, les aspects sociétaux, en déployant des initiatives de soutien aux jeunes parents et des politiques plus inclusives en matière de travail, et en facilitant l’accès aux places en crèches. Les soins de santé périnatals doivent également s’orienter vers une prévention précoce, comprenant par exemple une activité physique adaptée et une alimentation équilibrée, ce qui contribue au bien-être maternel. Enfin, le renforcement du réseau de soutien social joue un rôle clé dans cette démarche.
Les personnes ayant un diagnostic préexistant de troubles psychiatriques nécessitent quant à elles des niveaux de prévention différents, impliquant des traitements spécifiques, des modalités de soutien adaptées et un suivi psychiatrique périnatal personnalisé. Les services de psychiatrie périnatale, désormais reconnus comme une spécialité à part entière, prennent en considération les enjeux affectant à la fois les deux parents et l’enfant. Ces services abordent les pathologies, les traitements pendant la grossesse et l’allaitement, ainsi que les changements émotionnels survenant pendant cette période. Ils reconnaissent également l’importance des interactions précoces et du développement de l’enfant pendant les 1000 premiers jours, nécessitant une double compétence dans leur approche.
L’offre de psychiatrie périnatale en France est en cours de renforcement par les pouvoirs publics (par exemple, via la création en 2022 d’une autorisation d’activité en psychiatrie périnatale pour les hôpitaux). Cela vise à proposer un soutien aux familles pendant la grossesse et les premières années de vie de l’enfant. Diverses structures sont mises en place pour répondre à ces besoins, proposant des soins conjoints parents-bébé en ambulatoire (équipes mobiles, Centres Médico-Psychologiques (CMP), Centres d’Accueil Thérapeutique à Temps Partiel (CATTP)), en hôpital de jour ou en unité parents-bébés (hospitalisation dédiée sur une période de 5-6 semaines jusqu’à la 1ère année postpartum)
Vers quels professionnels se tourner ?
En première ligne, les sage-femmes, les gynécologues, les médecins généralistes et les pédiatres sont des points de contact essentiels. Ils doivent être en mesure d’initier des discussions sur ces sujets avec tous les futurs parents, qu’ils aient des facteurs de risques identifiés ou non. Le dépistage systématique est fortement recommandé dans leurs pratiques pour détecter précocement les signes de ces troubles.
Les psychologues et les psychiatres spécialisés dans la périnatalité sont également des ressources importantes. Les services de psychiatrie périnatale offrent des traitements spécialisés et adaptés à cette phase de vie. Ils sont capables de fournir un soutien approprié aux femmes enceintes et aux jeunes parents confrontés à des problèmes de santé mentale périnataux en soutenant les interactions précoces parents-bébé.
Il est essentiel de souligner que plus les interventions sont précoces, dès les premiers stades de la grossesse, meilleur est le pronostic. La collaboration entre différents professionnels de la santé, ainsi qu’une approche pluridisciplinaire, sont également nécessaires afin d’offrir un soutien adéquat aux familles.
Ressources d'auto-aide
Dans le cadre du projet européen “PATH: Pathways to improving perinatal mental health”, plusieurs contenus pédagogiques ont été mis à disposition du public, notamment une brochure d’information, un livret BD « Devenir papa » pour accompagner les pères, un MOOC « Santé mentale périnatale au cours des 1000 premiers jours » destiné aux professionnels du champ sanitaire, médico-social ou social, mais ouvert à tout public et un podcast « PATH » sur le bien être des (futurs) parents au travail.
Les jeunes parents peuvent également se tourner vers des associations comme Maman Blues, qui prodigue écoute, conseils et soutien aux parents en difficulté. Ces associations jouent un rôle déterminant pour faciliter l’accès au soin.
Enfin, dans le cadre d’une Question d’Intérêt Majeur soutenue par la Région Ile-de-France, la Fondation FondaMental développe actuellement des outils numériques pour la prévention et le traitement des problèmes de santé mentale périnataux (projet de recherche participative LENA). Cela comprend une plateforme internet sur la santé mentale périnatale à destination des jeunes parents, de leurs proches, des employeurs et des professionnels de périnatalité et de psychiatrie mais aussi une application mobile dédiée. Ces outils pourront permettre la constitution d’une cohorte parents-bébé pendant les 1000 premiers jours dans le cadre d’un projet de recherche. La concrétisation de ce vaste projet est prévue pour 2024.
Rôle des Proches
Les proches jouent un rôle capital dans le parcours de soin, qu’il s’agisse de la famille proche ou au sens large. La famille, la belle-famille, mais aussi l’entourage proche des jeunes parents peut détecter des signaux d’alertes et faciliter (ou bloquer) l’accès au soin. C’est pourquoi il est très important d’informer le public sur ces enjeux et de libérer la parole sur la question de la santé mentale périnatale.
Ces aidants ont eux aussi besoin d’être soutenus. Il existe des associations de familles, comme l’Unafam, qui proposent des échanges entre pairs et des rencontres avec des professionnels de santé. L’Unafam a par exemple créé un réseau de grands-parents aidants.
Le Plan Périnatalité : Une Initiative Nationale
Le plan périnatalité, annoncé le 10 novembre 2004 par le ministre des solidarités, de la santé et de la famille qui a pour objectif de moderniser l’environnement de la grossesse et de la naissance, propose un ensemble de mesures visant à améliorer la sécurité et la qualité des soins, tout en développant une offre plus humaine et plus proche. Il vise également à améliorer la connaissance de ce champ et à mieux reconnaître les professionnels qui y travaillent. Dans ce cadre, l’un des principaux enjeux consiste à améliorer l’environnement psychologique et social des parents et de l’enfant.
La présente circulaire est précisément destinée à initier une meilleure prise en compte de la dimension psychologique et se fonde sur la conviction désormais largement partagée chez les professionnels concernés de l’importance de la dimension affective dans le processus de la naissance.
Objectifs du Plan Périnatalité
- Améliorer la sécurité et la qualité des soins.
- Développer une offre plus humaine et plus proche des familles.
- Améliorer la connaissance du domaine de la périnatalité.
- Mieux reconnaître les professionnels qui y travaillent.
- Améliorer l’environnement psychologique et social des parents et de l’enfant.
- Décloisonnement des pratiques professionnelles.
- Mise en place de formations interdisciplinaires pour les professionnels.
- Mise en place d'un entretien précoce pour recueillir les facteurs de vulnérabilité.
Principes clés du dispositif de soins
- Intégration : Adapter les soins aux besoins de la personne.
- Articulation : Assurer une coordination entre les différents acteurs.
- Relais : Faciliter la transition entre les différents niveaux de soins.
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