Les maladies infantiles, souvent bénignes, nécessitent une prise en charge attentive. Après avoir contracté une de ces maladies, l'enfant acquiert une immunité à vie, ce qui explique leur rareté chez l'adulte. Chez l'adulte, ces maladies peuvent être plus graves et entraîner des complications, notamment pour les femmes enceintes. Les maladies infantiles sont très contagieuses et peuvent provoquer des épidémies. La vaccination a permis de réduire l'incidence de certaines de ces maladies. Dans certains cas, il est préférable de laisser l'enfant contracter la maladie pour l'immuniser et éviter des complications ultérieures.
Les Principales Maladies Éruptives Infantiles
Les maladies éruptives, telles que la rougeole, les oreillons, la rubéole, la varicelle, la scarlatine ou la roséole, se manifestent par des éruptions de boutons ou de plaques, parfois généralisées, souvent accompagnées de fièvre et parfois de démangeaisons. Les symptômes spécifiques permettent de distinguer ces maladies.
1. La Scarlatine
La scarlatine, également appelée « fièvre écarlate », touche principalement les enfants de 5 à 10 ans. Elle est causée par une bactérie streptocoque très contagieuse, avec une courte période d'incubation de deux à cinq jours.
Symptômes : Les symptômes apparaissent au niveau de la langue et de la peau. Au début, elle peut être confondue avec une angine bactérienne en raison de maux de gorge intenses, d'une langue blanchâtre, de ganglions sous l'angle de la mâchoire et d'une fièvre pouvant provoquer des migraines et des frissons. L'éruption cutanée est un exanthème diffus avec des plaques rouges et des boutons plus foncés sur tout le corps, épargnant le pourtour de la bouche, les lèvres, les paumes et la plante des pieds. La peau devient sèche, chaude, avec une impression de granité. La région péribuccale est respectée.
Diagnostic : Le test de diagnostic rapide (TDR) du streptocoque A, réalisé systématiquement avant l'antibiothérapie, confirme l'origine streptococcique de l'éruption fébrile. Le dosage des anticorps streptococciques (ASLO, ASD) est inutile en phase aiguë pour le diagnostic.
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Traitement : La prise en charge thérapeutique est identique à celle de l'angine bactérienne. L'antibiothérapie recommandée en première intention est l'amoxicilline 50 mg/kg par jour en deux prises pendant 6 jours par voie orale. La prise en charge est ambulatoire. La recherche du SGA dans l'entourage immédiat par prélèvement pharyngé est inutile.
2. La Roséole
La roséole touche les enfants entre 6 mois et 3 ans.
Symptômes : Elle commence par une forte fièvre qui peut atteindre 40 °C, apparaissant et disparaissant brutalement au bout de trois jours. Dans les 4 à 5 jours suivant l'épisode de fièvre, une éruption cutanée de faible intensité se développe en formant des macules rougeâtres, comparables aux boutons de la rougeole ou de la rubéole. Les taches se concentrent au niveau du tronc et de la nuque.
3. La Varicelle
La varicelle se manifeste par des boutons et touche le plus souvent les enfants entre 2 et 10 ans. C'est une maladie bénigne très contagieuse qui se transmet par voie aérienne.
Symptômes : Il faut jusqu'à deux semaines avant que les premiers boutons ne se développent, alors que l'enfant est déjà contagieux. Les boutons de la varicelle sont facilement identifiables, car ils forment des cloques allant jusqu'à 5 millimètres de diamètre et s'étendent sur l'ensemble du corps. La propagation sur le cuir chevelu est caractéristique de cette maladie infantile. La maladie progresse par poussées, en général deux ou trois. Le problème majeur de la varicelle est le pouvoir irritant de ses boutons, même avant qu'ils n'apparaissent. Un exanthème maculo-papuleux prurigineux sur le cuir chevelu et le tronc peut précéder l’apparition des vésicules. Celles-ci sont initialement claires « en gouttes de rosée sur un pétale de rose » qui s’ombiliquent, se troublent puis se rompent, formant une érosion croûteuse. Les lésions sont prurigineuses, elles siègent notamment au niveau du cuir chevelu et du tronc. Elles épargnent les paumes et les plantes. L’évolution est descendante. Ces éruptions surviennent en poussées successives, la présence de lésions d’âges différents est ainsi caractéristique de la varicelle. Elles peuvent être accompagnées d'un énanthème buccal érosif non spécifique.
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Diagnostic : La confirmation diagnostique n’est pas nécessaire dans les formes typiques non compliquées. Elle repose sur la mise en évidence du VZV par PCR, qui peut être réalisée dans tout fluide biologique, notamment dans le liquide céphalorachidien et sur écouvillonnage du liquide des vésicules.
Traitement : Le traitement chez l’enfant est symptomatique. Les soins locaux reposent sur une toilette (bi)quotidienne, des ongles propres coupés court et l’application d’antiseptiques. Les pommade, crème, talc sont déconseillés en raison du risque de surinfection cutanée. L’aspirine et les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens sont formellement contre-indiqués, la première en raison du risque de syndrome de Reye et les seconds du fait du risque de surinfection (fasciite nécrosante). En cas de prurit, on peut proposer des antihistaminiques de classe 1. L’éviction scolaire n’est pas obligatoire. Il existe un vaccin vivant, recommandé pour les sujets non immuns entre l’âge de 12 et 18 ans, les femmes en âge de procréer, les professionnels de santé ou en contact avec la petite enfance et les adultes de plus de 18 ans en post-exposition. La vaccination pour tous les enfants à partir de l’âge de 1 an n’est pas encore recommandée en France, mais elle est conseillée par Infovac. Ce vaccin est contre-indiqué chez les immunodéprimés, les enfants âgés de moins de 1 an et les femmes enceintes.
Complications : Des complications surviennent dans 3 à 5 % des cas. Les surinfections bactériennes sont les plus fréquentes : impétigo, dermohypodermites, fasciite nécrosante.
4. La Rougeole
La rougeole est une maladie infantile qui peut mal tourner et aller jusqu'à provoquer le décès. La vaccination est aujourd'hui obligatoire pour les nouveau-nés. Il s'agit d'une maladie extrêmement contagieuse qui a connu un regain important ces dernières années, d'où l'importance de vacciner les enfants. La première dose de vaccin est préconisée à l'âge de 12 mois.
Symptômes : Il n'existe pas de traitement pour soigner la rougeole, ni préventif, ni curatif. Elle se manifeste par des boutons rouges, mais aussi des diarrhées, ainsi que des otites. Les premiers symptômes sont une fièvre, un catarrhe oculo-nasal (coryza) et une conjonctivite. L’enfant est grognon et asthénique. L’éruption débute par un énanthème, notamment le signe de Koplik : piqueté blanc en regard des molaires. L’éruption maculo-papuleuse débute derrière les oreilles et suit une évolution descendante en une poussée. Une desquamation est observée dans certains cas, après quelques jours.
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Diagnostic : Le diagnostic biologique repose sur le dosage des anticorps antirougeole (IgM et IgG). Il peut se faire sur un prélèvement sanguin et/ou salivaire et doit tenir compte du statut vaccinal.
Traitement : Il n’existe pas de traitement curatif spécifique hormis les traitements symptomatiques et celui des surinfections.
5. La Rubéole
Maladie virale, la rubéole survient généralement entre 5 et 9 ans. Sans gravité chez l'enfant, mais très contagieuse, elle passe bien souvent inaperçue.
Symptômes : Elle se caractérise par de la fièvre, des douleurs musculaires et articulaires avec quelquefois une éruption cutanée (tâches rouges). Le risque avec cette maladie est lorsqu'elle est contractée pendant la grossesse. En effet, elle peut entraîner des malformations fœtales, un avortement in utero ou la naissance prématurée du bébé. L’éruption maculeuse, rose pâle, est à évolution descendante en vingt-quatre heures. Les signes associés sont des adénopathies nucales et occipitales postérieures, des arthralgies qui peuvent durer plusieurs mois.
6. Les Oreillons
Maladie virale très contagieuse, les oreillons se manifestent par une inflammation des glandes salivaires.
Symptômes : Les oreillons restent une maladie bénigne chez l'enfant qui dans un tiers des cas ne présente aucun symptôme. Dans les autres cas, elle provoque une fièvre modérée et des douleurs aux oreilles, voire une inflammation testiculaire après la puberté.
Traitement : Le seul traitement repose sur la prise d'antalgiques et de paracétamol pour faire baisser la fièvre.
7. La Coqueluche
La coqueluche est une maladie infantile extrêmement contagieuse qui se manifeste par une toux compulsive. Elle est due à un coccobacille à Gram négatif qui est lui-même transmis par la toux.
Symptômes : Celle-ci débute modérément, mais se montre persistante, dès le début de la maladie. Elle évolue très vite par des quintes de toux violentes et récurrentes, encore plus puissantes durant la nuit. Ces crises peuvent aller jusqu'à provoquer des vomissements.
Traitement : Un traitement antibiotique est appliqué pour soigner la maladie.
Autres Maladies Éruptives et Conditions Associées
Syndrome de Gianotti-Crosti
Cet exanthème, dont l’origine virale est discutée, survient pendant l’enfance. L’éruption est constituée de papules érythémateuses groupées en placards mal limités, d’aspect eczématiforme. Le syndrome de Gianotti-Crosti est rencontré chez l’enfant généralement âgé de 1 à 6 an.
Syndrome Pieds-Mains-Bouche
Principalement lié au virus Coxsackie, le syndrome pieds-mains-bouche est un exanthème lié aux entérovirus, famille regroupant une centaine de virus. Il est le plus souvent observé au cours de la petite enfance, sous forme épidémique à la fin de l’été ou au début de l’automne. La transmission est interhumaine et se fait à partir de liquide biologique contaminé (salive, selles). À la différence d’autres exanthèmes peu spécifiques associés à certains entérovirus, le syndrome pieds-mains-bouche est suffisamment caractéristique cliniquement pour affirmer un diagnostic étiologique : éruption vésiculeuse avec des vésicules ovalaires grisâtres cernées d’un halo érythémateux situées au niveau des paumes des mains et des plantes des pieds, souvent associées à des localisations au niveau du siège, autour et dans la bouche (aphtes), et parfois beaucoup plus étendues (tronc, membres). Contrairement aux vésicules herpétiques, les dermatoglyphes sont visibles à la surface des vésicules.
Mononucléose Infectieuse
La mononucléose infectieuse est un syndrome associé dans la majorité des cas à une primo-infection au virus d’Epstein-Barr (EBV), qui est un virus de la famille des Herpesviridae. La transmission se fait par voie aérienne, la période d’incubation est de trente à cinquante jours. L’éruption est inconstante, variable et peu spécifique. Un œdème des paupières est souvent associé. La fièvre est variable, parfois absente ou prolongée. La confirmation du diagnostic est sérologique : la présence d’IgM anti-VCA est en faveur d’une primo-infection récente. Le MNI-test n’est pas indiqué chez l’enfant, car il n’est pas suffisamment fiable.
Érythème Infectieux (Parvovirus B19)
La primo-infection par le parvovirus B19, qui appartient à la famille de Parvoviridae, touche essentiellement les enfants entre l’âge de 4 et 10 ans. L’incubation est de quatre à quatorze jours ; les personnes ne sont plus contagieuses dès que l’éruption apparaît. Celle-ci débute au niveau du visage par des plaques rouge vif, donnant un aspect de « joues souffletées » plus ou moins intense, touchant avec prédilection la racine des membres. L’état général est conservé, la fièvre est modérée ou absente. Au point de vue hématologique, il entraîne une érythroblastopénie qui peut se compliquer d’une anémie sévère, notamment chez les patients immunodéprimés, porteurs d’une pathologie du globule rouge, ou le fœtus. Le diagnostic repose sur la recherche d’anticorps antiparvovirus dans le sérum (IgM et IgG). Il n’y a pas de traitement curatif ou préventif spécifique.
Urticaire Aiguë
L’urticaire aiguë est une affection très fréquente chez l’enfant. Les lésions apparaissent brutalement, sous forme de papules prurigineuses roses ou rouges, de taille et de forme variables (notamment annulaire). Elles sont fugaces et migratrices. Ces plaques s’associent fréquemment à un œdème (angioœdème), forme profonde de l’urticaire. Chez le nourrisson et le jeune enfant, des lésions ecchymotiques se mêlent au tableau dans environ un cas sur deux, parfois source d’erreur diagnostique, notamment confusion avec l’œdème hémorragique du nourrisson. L’indentification du facteur déclenchant est en général difficile. Elle est principalement secondaire à un virus dans un contexte de fièvre, mais d’autres agents infectieux peuvent être responsables (infection à Streptococcus pyogenes, parasites) et/ou la prise de certains médicaments (le plus souvent par mécanisme non spécifique histamino-libérateur, sans véritable allergie).
Manifestations Cutanées Associées au COVID-19
Les manifestations cutanées associées au Covid‐19 sont nombreuses et peuvent varier considérablement. Lors du début de la pandémie, l’une des complications grave de l’infection était le pediatric inflammatory multisystem syndrome (PIMS). Il s’agit d’un syndrome inflammatoire multisystémique avec des caractéristiques semblables à la maladie de Kawasaki chez des enfants testés positifs au SARS-CoV-2 dans les deux mois précédents. Comme la maladie de Kawasaki, ce syndrome se caractérise par une éruption polymorphe inconstante.
Arbovirus
Les arbovirus (arthropod-borne viruses) sont des virus transmis à l’homme par des arthropodes hématophages (moustiques, tiques, phlébotomes) à partir d’un réservoir animal ou d’un individu infecté. Ils regroupent un ensemble hétérogène de virus : principalement la dengue, le chikungunya et le virus Zika.
Syndrome de Choc Toxinique
Les syndromes toxiniques sont principalement causés par des infections bactériennes à staphylocoques et à streptocoques. Le syndrome du choc toxique à staphylocoque et streptocoque produit est dû à des toxines à activité superantigénique qui stimulent la prolifération d’un grand nombre de lymphocytes T et provoquent une avalanche cytokinique. Il se manifeste par une hyperthermie, une éruption maculeuse érythémateuse diffuse ; une chéilite et une conjonctivite peuvent s’y associer. L’hémodynamique est altérée avec, dans un premier temps, une tachycardie, puis une hypotension artérielle et une atteinte systémique évoluant rapidement vers une défaillance multiviscérale. La prise en charge repose sur le traitement du choc septique et du foyer infectieux. Le syndrome de choc toxinique staphylococcique est associé à des staphylocoques aureus producteurs de toxines superantigènes (TSST-1, entérotoxines A, B, C, D, E). La TSST-1 est responsable du choc menstruel, qui survient lors de l’utilisation de tampons vaginaux. Le syndrome de choc toxinique streptococcique est initialement décrit avec le streptocoque A, puis avec d’autres streptocoques bêtahémolytiques de types B et C.
Syndrome de Kawasaki
Syndrome adéno-cutanéo-muqueux d'étiologie inconnue. Il n’existe aucun marqueur biologique inflammatoire spécifique du diagnostic. L’augmentation de la CRP est constante. Une hyperleucocytose initiale, une anémie inflammatoire et une hyperplaquettose (tardive) sont fréquemment associées. Le traitement consiste en l’administration d’immunoglobulines polyvalentes IV (IgIV), avec pour objectif de stopper le processus inflammatoire et de prévenir les atteintes cardiaques. En cas de résistance à cette première administration d’IgIV à H36, ou de signes de gravité initiaux (scores de gravité clinico-biologiques et échocardiographiques, notamment âge < 1 an), une corticothérapie systémique complémentaire devra être débutée. En cas de non-réponse, l’utilisation de biothérapie se discute avec un rhumatologue pédiatre.L’aspirine (acide acétylsalicylique) est habituellement prescrite en phase aiguë à dose anti-inflammatoire par voie orale. Aucune mesure prophylactique pour d’éventuels sujets contacts n’est à envisager.
Infections Herpétiques
HSV-1 et HSV-2 sont responsables d’infections cutanéo-muqueuses se traduisant par des vésicules cutanées et des érosions muqueuses douloureuses. Ces virus peuvent rester quiescents et entraîner des récurrences ultérieures. L’HSV-1 intéresse plus particulièrement les zones cutanées et orales et l’HSV-2 la sphère génitale ; cette distinction n’est néanmoins pas absolue, HSV-1 ayant été mis en évidence dans 50 % des primo-infections génitales et 20 % des récurrences. La primo-infection de l’enfant est le plus souvent asymptomatique.
Diagnostic des Maladies Éruptives
Les consultations pour éruptions fébriles sont fréquentes chez le jeune enfant. Le diagnostic est avant tout clinique. L’indication des examens complémentaires est très limitée et réservée habituellement à l’enfant immunodéprimé ou dans un contexte particulier (contact avec une femme enceinte, déclaration obligatoire). Les causes sont le plus souvent des infections virales banales avec exanthème.
L’interrogatoire prend une place importante. Dans une hypothèse infectieuse, il doit tenir compte de l’épidémiologie de ces pathologies (âge de l’enfant, saison, épidémies en cours), de la notion de contage, des prodromes, de voyages à l’étranger et du statut vaccinal. L’analyse sémiologique précise des lésions cutanées élémentaires ainsi celle de leur topographie et de leur évolution est essentielle à la démarche diagnostique.
Les éruptions fébriles peuvent être classées en trois catégories : les éruptions vésiculo-bulleuses, les éruptions maculeuses et/ou papuleuses et les éruptions ecchymotiques.
Un purpura associé à de la fièvre doit faire évoquer une infection bactérienne invasive, principalement à méningocoque et pneumocoque, plus rarement à streptocoque ou à bacille Gram négatif. C’est une urgence thérapeutique vitale, car le délai de mise en place du traitement antibiotique est un élément pronostique majeur : l’antibiothérapie par une céphalosporine de troisième génération (ceftriaxone 100 mg/kg/j en une injection ou céfotaxime 300 mg/kg/j en quatre injections) doit être débutée le plus rapidement possible ; en l’absence de voie intraveineuse, une injection par voie intra-musculaire de ceftriaxone 50 mg/kg (dose maximale par injection : 2 g) doit être réalisée.
Prévention des Maladies Éruptives
La vaccination est un moyen efficace de prévenir certaines maladies éruptives infantiles, notamment la rougeole, les oreillons et la rubéole (vaccin ROR), ainsi que la varicelle. Le respect des mesures d'hygiène, telles que le lavage régulier des mains, permet également de limiter la propagation des infections.
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