L'industrie des couches pour bébés est un marché vaste et compétitif, dominé par des géants industriels mais ouvert également à des acteurs plus petits proposant des alternatives. Cet article explore les aspects de la fabrication de couches, en particulier une comparaison entre les couches lavables et les couches jetables, en mettant l'accent sur leur impact environnemental, notamment la consommation d'eau.

Couches jetables : commodité et domination du marché

La couche jetable a révolutionné le marché des produits pour nourrissons, visant à améliorer et à préserver la santé des bébés. Le bébé oublie simplement qu'il est en couches, ce qui lui permet de mieux dormir, de jouer et de se développer de façon plus saine. En plus des avantages mentionnés pour le bébé, les couches jetables apportent également un bénéfice pratique pour ceux qui s'occupent des bébés. Le marché des couches jetables est pratiquement dominé par de grandes sociétés de capitaux. Pour cette raison, la concurrence de l'industrie est grande. Les marques les plus célèbres ont une technologie avancée dans la production industrielle, ce qui représente un investissement élevé. En conséquence, le prix final devient élevé pour un produit indispensable. Cependant, ces dernières années, des petites entreprises ont pu briser le monopole des grandes entreprises, opérant dans des segments manquants, ceux d'un produit de qualité et à bas prix. Le prix d’achat étant l’un des facteurs décisifs pour le choix, il a été créé un nouveau segment pour ce même produit, où qualité et faible prix priment sur la marque. Bien que le bébé soit l’utilisateur final du produit, c’est la mère qui détient le pouvoir de la décision d'achat. Elle souhaite à son enfant un produit de qualité et en même temps pratique. Les couches jetables ont également un public très spécifique: les familles ou les hôpitaux achètent ce type de produit pour les patients souffrant de troubles de la marche ou de la végétation.

Couches lavables : une alternative écologique ?

Face à la préoccupation croissante concernant l'impact environnemental des couches jetables, les couches lavables se présentent comme une alternative potentiellement plus durable. Cependant, l'idée reçue selon laquelle les couches lavables consommeraient énormément d'eau persiste. Qu'en est-il réellement ?

Idées reçues et réalité de la consommation d'eau

Les idées reçues sur les couches lavables ont la vie dure. Et tout particulièrement celle qui consiste à dire : « Est-ce que c’est si écologique que ça, les couches lavables ? Ça consomme beaucoup d’eau quand même… » Effectivement, quand on essaie de se représenter le nombre total de cycles de lavage, on peut avoir ce sentiment. Or, il n’en est rien. En réalité, la quantité d’eau nécessaire pour laver toutes les couches lavables, de la naissance à la propreté de l’enfant, sera en moyenne deux fois inférieure à celle utilisée pour produire les couches jetables sur la même période.

Le sujet est un peu technique et les contradictions sont nombreuses. Nous nous sommes donc dit que cela pouvait être bien de vous faire un état des connaissances à date sur ce thème.

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Analyse du Cycle de Vie (ACV) : un outil d'évaluation

L’analyse du cycle de vie ou ACV est une méthodologie d’évaluation des impacts environnementaux d’un produit sur l’ensemble de son cycle de vie (fabrication, transport, utilisation, traitement des déchets). Elle intègre la consommation de ressources (énergie, eau, matériaux, espace). L’ACV peut ainsi être utilisée pour identifier des enjeux environnementaux, mais aussi pour comparer des produits. C’est là que ça devient intéressant sur la question couches lavables vs couches jetables.

Plusieurs ACV ont été réalisées dans différents pays, avec des résultats difficilement comparables du fait de l’utilisation de scénarios non-homologues. En effet, les paramètres utilisés ne sont pas forcément transposables d’un pays à l’autre ou d’un produit à l’autre. Voici quelques exemples pour illustrer notre propos. La qualité et l’efficacité énergétique des machines à laver outre-Atlantique sont moindres qu’en Europe. Les températures et routines de lavage considérées dans une étude britannique allaient au-delà des recommandations des fournisseurs. Le mix électrique peut être très différent : 87 % de sources d’énergies décarbonées en France et seulement 32 % en Australie.

Pour toutes ces raisons, il est vraiment nécessaire de croiser les études et de prendre du recul. Vous pourrez vous faire votre propre avis en consultant les sources consultées au bas de ce texte. Dans la suite de cet article, nous allons nous appuyer majoritairement sur l’ACV commandité par le fabricant français de couches lavables Hamac® en 2013. Il a l’avantage de porter sur les produits que nous proposons à la location et à la vente. Les chiffres présentés correspondent au scénario « microfibre en usage domestique avec voiles de protection ». L’hypothèse choisie est une consommation de 4 563 changes par enfant de 0 à 2,5 ans.

Quantité d'eau nécessaire : production et lavage

La quantité d’eau nécessaire pour fabriquer 4 563 couches jetables s’élève à 25 200 litres. La répartition est la suivante : 37 % pour la production et le blanchiment de la pulpe de sulfite, 18 % pour la production de la viscose de cellulose et 12 % pour la production d’électricité. Il faut signaler que près de 5 % sont utilisés pour les emballages des paquets de couches.

Côté couches lavables, pour un enfant de sa naissance jusqu’à sa propreté, il faut comptabiliser 1 740 litres d’eau pour la production de l’ensemble des éléments. Puis, il faut ajouter 65 litres pour les emballages et 117 litres pour la gestion de la fin de vie.

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Cela représente un total de 1 922 litres, mais l’essentiel de la consommation en eau des couches lavables réside dans le processus de lavage en lui-même. Toutes les étapes doivent être comptabilisées : rinçage de la couche (dans 33 % des cas), lavage en lave-linge et chasse d’eau (évacuation des selles et voiles biodégradables dans 50 % des cas). À cela, il faut ajouter la production de l’électricité et du détergent. L’ensemble cumule un total de 11 900 litres.

Optimisation du lavage : un facteur clé

Les chiffres de consommation d’eau cités avant ont été relevés dans le cadre d’un usage moyen et recommandé. Il faut donc laver de manière raisonnée, en étant vigilant sur le taux de chargement des machines. Laver à la maison, c’est une bonne manière de redevenir maître de son impact environnemental.

Faire appel à un service de nettoyage peut constituer un garde-fou permettant d’assurer des lavages à pleine charge et de façon optimale. Des techniques comme le lavage à l’ozone peuvent permettre de réduire encore la facture d’eau. Dans notre laverie, nous avons mis en place des process pour maximiser le lavage et minimiser notre consommation d’eau.

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