Vous êtes actuellement engagé dans un parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) et vous cherchez des moyens d'optimiser vos chances de succès ? L'alimentation joue un rôle essentiel dans la fertilité et peut considérablement influencer l'issue de votre parcours. Cet article vous fournira des recommandations alimentaires claires et structurées, basées sur des principes naturopathiques et des études scientifiques, pour vous aider à adopter une alimentation pro-fertile et à maximiser vos chances de concevoir.

L'importance de l'alimentation dans la fertilité

L'alimentation est bien plus qu'un simple carburant pour votre corps. Elle fournit les éléments constitutifs essentiels pour la production d'hormones, la qualité des ovules et des spermatozoïdes, et la santé de l'endomètre. Une alimentation déséquilibrée peut perturber l'équilibre hormonal, augmenter l'inflammation et nuire à la fertilité.

Adopter une alimentation pro-fertile

Pour améliorer vos chances de conception, il est crucial d'adopter une alimentation pro-fertile, c'est-à-dire une alimentation qui favorise la fertilité et la santé reproductive. Cela implique de privilégier certains aliments et d'en limiter d'autres.

Les piliers d'une alimentation pro-fertile

  • Fruits et légumes : Consommez au moins cinq portions de fruits et légumes par jour. Ils sont riches en vitamines, minéraux, antioxydants et fibres, essentiels pour la santé reproductive et l'équilibre hormonal. Mangez des légumes et légumineuses (lentilles, haricots secs, pois chiches) vous apportera bien sûr de nombreuses vitamines, minéraux et antioxydants, mais aussi des fibres. Celles-ci aident à diminuer le taux de sucre dans le sang, ce qui est essentiel pour l’équilibre hormonal, et à éliminer les hormones en excès. Pour bénéficier de tous ces nutriments, mangez varié et coloré.
  • Protéines de qualité : Les protéines sont nécessaires à la production d'hormones. Incluez des sources de protéines de qualité à chaque repas, telles que la viande de qualité, les œufs bio (à la coque ou au plat), les poissons (bien choisir parmi les moins pollués) ou, si vous êtes végétarienne ou vegan, une association de légumineuses et de céréales. Vous pouvez aussi penser à la spiruline, excellente source, entre autres, de protéines et fer. Environ 2 femmes sur 3 ne consomment pas assez de protéine, selon les recommandations officielles. Peau, cheveux, énergie, cycle menstruel… Les protéines jouent un rôle très important dans l'organisme.
  • Produits complets : Privilégiez les produits céréaliers complets, tels que le pain complet, le riz brun et les pâtes complètes. Ils sont riches en fibres, ce qui contribue à stabiliser la glycémie et à favoriser l'équilibre hormonal.
  • Bonnes graisses : Consommez suffisamment de bons gras, car ils sont nécessaires à la production hormonale : noix et oléagineux, huile d’olive et de coco, avocat, bon beurre cru.
  • Produits laitiers : Consommez des produits laitiers trois fois par jour.
  • Eau : Buvez de l'eau à volonté.

Les aliments à limiter ou à éviter

  • Aliments inflammatoires : Limitez les aliments inflammatoires, tels que les boissons sucrées et les glucides raffinés, qui peuvent avoir un impact négatif sur la fertilité.
  • Excès de sucre et de café : Évitez les excès de sucre et de café, plusieurs études ayant montré qu’ils diminuaient la fertilité.
  • Aliments transformés : La base est de privilégier des aliments les plus bruts, les moins transformés possibles.
  • Boissons : Afin d’adapter l’alimentation durant le parcours de PMA, la majorité des boissons sont à éviter.
  • Poissons gras : Poissons gras : risque d’accumulation de mercure, un métal lourd présent en plus grande quantité dans certains gros poissons tels que le thon, l’espadon, le requin et le maquereau. Le mercure est toxique et peut réduire la qualité des ovules et entraver la fécondation ou l’implantation de l’embryon.
  • Aliments mis en conserve ou emballés dans du plastique contenant du BPA : Aliments mis en conserve ou emballés dans du plastique contenant du BPA : le BPA est l’abréviation de bisphénol A, un produit chimique industriel. Le BPA se trouve dans les plastiques, comme les bouteilles d’eau, et à l’intérieur des produits métalliques, comme les boîtes de conserve.
  • Céréales : Certaines céréales comme le riz et le blé peuvent contenir du cadmium, un métal lourd. Cela est dû à la contamination du sol dans lequel elles sont cultivées.

L'importance de l'hygiène de vie

Outre l'alimentation, d'autres aspects de votre hygiène de vie peuvent influencer votre fertilité et vos chances de succès en PMA.

Le sommeil

Le sommeil joue un rôle crucial dans la régulation hormonale et la fertilité. Veillez à avoir une bonne hygiène du sommeil en vous assurant de dormir suffisamment, soit entre 7 et 9 heures par nuit. Créez un environnement propice au sommeil en favorisant l'obscurité, le calme et une température confortable dans votre chambre. Un sommeil de qualité contribue à l'équilibre hormonal et à la régénération de votre corps. Repos suffisant : veillez à dormir suffisamment. Le manque de sommeil peut avoir des effets négatifs sur le système immunitaire et l’équilibre hormonal, deux éléments cruciaux avant un transfert d’embryon.

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L'exercice physique

L'exercice physique régulier est bénéfique pour la fertilité et la santé globale. Optez pour un sport adapté à vos besoins et à vos capacités. La pratique régulière d'une activité physique favorise la circulation sanguine, réduit le stress et aide à maintenir un poids santé. Essayez d'intégrer au moins 2 à 3 séances d'exercices par semaine, d'une durée de 20 à 30 minutes, afin de bénéficier des effets positifs sur la fertilité. Rester actif : l’activité physique est bénéfique pour la santé en général, mais il est important de trouver le bon équilibre. 30 minutes par jour d’exercice physique doux, comme la marche ou le yoga, sont d’excellents choix.

La gestion du stress

Un parcours PMA est souvent une période stressante sur le plan physique et émotionnel. Le stress peut avoir un impact négatif sur la fertilité, car il perturbe l’équilibre hormonal, augmente l’oxydation ou déstabilise l’immunité. N'hésitez pas à tester différentes techniques de gestion du stress, telles que la méditation, la respiration profonde, le yoga ou la thérapie. Gestion du stress : essayez de rester positif.

L'exposition aux perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens présents dans notre environnement peuvent perturber l'équilibre hormonal et la fertilité. Pour améliorer vos chances de grossesse, il est important de limiter votre exposition à ces substances nocives. Évitez les contenants en plastique pour stocker vos aliments et privilégiez des alternatives telles que le verre ou l'acier inoxydable. Privilégiez les aliments bruts et issus de l'agriculture biologique. Faites le tri dans vos produits d'hygiène, de beauté et d'entretien, en choisissant des options naturelles et exemptes de produits chimiques agressifs. Afin de diminuer leur impact dans notre vie de tous les jours, nous vous conseillons de : lire attentivement la composition des produits du quotidien (plats préparés, savon), bien laver ses fruits et légumes avant leur consommation, aérer votre domicile quotidiennement, ne pas utiliser de pesticides pendant le jardinage, privilégier les récipients en verre plutôt qu’en plastique. Évitez tout contact avec les insecticides. Éviter les environnements très pollués et contaminés : les zones polluées peuvent contenir des substances nocives telles que le dioxyde de soufre ou l’azote. Évitez d’utiliser du vernis à ongles et des parfums, car ils contiennent des produits chimiques tels que le toluène, le formaldéhyde et les phtalates qui peuvent être absorbés par la peau ou inhalés et augmenter le risque de perturbations hormonales, de problèmes de fertilité et de complications pendant la grossesse.

Le tabac, l'alcool et les drogues

Il est recommandé de ne plus consommer ni tabac, ni alcool, ni drogue dès le désir de grossesse. Les altérations dues au tabac sont réversibles ! Nous sommes là pour vous accompagner dans l’arrêt du tabac. La consommation d’alcool augmente le délai de conception. Chez la femme, il peut entrainer une modification des cycles avec des problèmes d’ovulation. Chez l’homme, il peut altérer la qualité du sperme et augmenter les risques d’impuissance. Il affecte également le développement du bébé in utéro. La consommation de drogue peut altérer la qualité des spermatozoïdes, diminuant ainsi les chances de fécondation. Pendant la grossesse, la consommation de drogue peut augmenter le risque de malformations et de prématurité.

Les médicaments

Il faudra toujours consulter un professionnel de santé afin de vous assurer que votre traitement est compatible avec votre grossesse.

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Le poids

Limiter au maximum la surcharge pondérale constitue un atout pour la réussite d’une FIV. Une alimentation saine et équilibrée est donc fortement recommandée à tous les couples ayant recours à la PMA. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande un Indice de Masse Corporelle (IMC) entre 18.5 et 24.9. Il n’existe pas de poids idéal, qui diffère entre chaque individu. Nous discuterons avec vous de votre IMC, afin d’avoir une approche personnalisée pour vous aider aux mieux.

Les compléments alimentaires

Les compléments alimentaires peuvent soutenir la santé reproductive et améliorer les chances de conception lors d’un parcours PMA. Optez pour un complément alimentaire prénatal de qualité, adapté à vos besoins spécifiques. Il est essentiel de choisir des multivitamines prénatales de qualité, en accordant une attention particulière à leur composition et à leur dosage. Une supplémentation en acide folique est recommandée, dès le désir de concevoir, afin d’éviter certaines malformations fœtales. Lors de votre parcours, votre médecin ou votre sage-femme vous prescrira un complément en vitamine B9.

Le régime méditerranéen et la FIV

Le régime méditerranéen, également appelé le régime crétois ou la diète méditerranéenne, regroupe les pratiques alimentaires traditionnelles des pays du pourtour méditerranéen. Cette étude suggère que le suivi d’un régime méditerranéen dans les six mois qui précèdent une tentative de FIV augmente notablement les chances de succès de la PMA.

Après le transfert d'embryons

Avant un transfert d’embryon, il est essentiel de maintenir une alimentation équilibrée, riche en nutriments essentiels à la santé reproductive, et d’éviter les aliments susceptibles de modifier l’équilibre hormonal ou de compromettre l’environnement de l’embryon. L’hydratation, l’acide folique, les protéines maigres et les graisses saines doivent faire partie de votre programme alimentaire, tandis que les aliments transformés, les sucres raffinés, l’alcool et le tabac, entre autres, doivent être évités. La prise de probiotiques avant un transfert d’embryons est généralement considérée comme sûre et peut même être bénéfique dans certains cas. Une fois le transfert terminé, il ne reste plus qu’à attendre. Nous vous conseillons de vous allonger et de vous détendre pendant quelques minutes, environ 10 minutes suffisent. Après ce laps de temps, vous pourrez rentrer chez vous et mener une vie normale.

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