Le lait maternel est l'aliment recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé jusqu'à six mois. Sa composition est un équilibre complexe de nutriments, d'anticorps et de composés bioactifs, visant à protéger, nourrir et préparer le bébé à grandir en bonne santé. La composition du lait maternel est bien équilibrée, afin de protéger, nourrir et préparer le bébé à grandir. L'étude de la composition du lait maternel est un domaine qui suscite de plus en plus l'intérêt des scientifiques, qui identifient un nombre grandissant de composants.
Un aliment vivant et adaptatif
La nature est bien faite ! La composition du lait maternel varie au fil du temps, des saisons, et même au cours de la tétée pour s’adapter au mieux aux besoins de votre bébé. Il n’existe pas d’affirmation universelle concernant le lait maternel. La composition du colostrum diffère de celle du lait mature et d'une tété à une autre, et parfois même au cours d’une seule tétée. Une mère modifie légèrement son lait maternel afin de s’adapter aux besoins spécifiques de son bébé. Lorsqu’un bébé naît avant le terme, le lait de sa mère "a tendance à être plus riche en protéines et en matières grasses". La composition du lait maternel n’est pas vraiment affectée par l’origine ethnique, l’âge, le régime alimentaire ou le nombre d’enfants de la mère.
Le lait maternel est un aliment évolutif. C’est vers le 2-3ème jour après l’accouchement que se produit la vraie « montée de lait », qui marque le début significatif de la production de lait, qui va varier qualitativement et quantitativement au fil du temps et de la demande de votre enfant. Au début, il s’agit du colostrum, un liquide épais et orangé très digeste et très riche en protéines, et surtout en anticorps et globules blancs qui vont protéger votre nouveau-né vulnérable à sa sortie de l’environnement protégé qu’est l’utérus. Par ailleurs, le lait maternel est aussi un aliment évolutif au fil de la journée et au cours de la tétée. En effet, lors de la succion nutritive, le lait se charge progressivement en glucides, protéines et lipides. En début de tétée, le lait est plus aqueux pour satisfaire la soif de bébé, et à la fin de celle-ci il est plus riche en acides gras et glucides pour combler sa faim. Votre lait continuera de s’adapter aux besoins de votre bébé tout au long de l’allaitement.
Les étapes du lait maternel
Le lait maternel passe par trois étapes distinctes :
- Le colostrum : Également qualifié de « premier lait », le colostrum est un liquide produit par les glandes mammaires au moment de l’accouchement. Particulièrement riche en nutriments et en oligo-éléments, le colostrum constitue la première substance nutritive que le nouveau-né va boire juste après la naissance. S’il est produit en des quantités assez faibles, le colostrum maternel reste un véritable concentré d’énergie et de protection, puisqu’il renferme d’innombrables anticorps. L’organisme de la femme adapte d’ailleurs sa production de colostrum de manière à répondre aux besoins du bébé. Tirant vers le jaune, la couleur du colostrum est particulièrement reconnaissable. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il dégage une odeur qui va attirer naturellement le nouveau-né vers le sein de sa mère, favorisant ainsi le réflexe de l’allaitement maternel. Cette substance épaisse et jaunâtre est produite en petite quantité, mais elle représente une véritable mine d'or pour le nouveau-né. Le colostrum est très riche en anticorps (notamment l'immunoglobuline A) et en facteurs immunitaires qui protègent le bébé contre les infections et renforcent son système immunitaire fragile. Malgré sa faible quantité, le colostrum apporte au nouveau-né tous les nutriments dont il a besoin pour bien commencer sa vie : protéines, vitamines (A, D, E, K), minéraux (calcium, phosphore, magnésium) et oligo-éléments. Le colostrum aide également le nouveau-né à évacuer son premier selles, appelées méconium. Le colostrum est le premier lait produit par la maman après l’accouchement et a une composition répondant aux besoins du nouveau-né. Ce lait est très riche en protéines telles que les anticorps et la lactoferrine, mais aussi en lipides et glucides. On l’appelle également « or jaune » en raison de ses précieuses propriétés.
- Le lait de transition : Entre le premier lait - le fameux colostrum - et le lait maternel « mature », il y a une phase de transition par laquelle le lait va passer avant d’acquérir les propriétés nécessaires pour être consommé sur le long terme par bébé. On parle donc de lait de transition pour qualifier la substance nutritive que les nouveau-nés boivent pendant leurs deux premières semaines de vie, soit juste après avoir consommé le colostrum. La composition du lait de transition va alors évoluer progressivement. Après quelques jours, le colostrum laisse place au lait de transition. Cette étape intermédiaire dure généralement une à deux semaines et marque le passage progressif vers le lait mature. Au fur et à mesure que les besoins énergétiques du nourrisson augmentent, la quantité de lait produite par les seins de la mère s'adapte pour y répondre. Le lait de transition voit sa teneur en protéines légèrement diminuer, tandis que celle en matières grasses et glucides augmente. Cela permet de fournir à l'enfant davantage d'énergie pour soutenir sa croissance rapide. La composition du lait maternel va ainsi se « normaliser » pour satisfaire les besoins nutritionnels du nouveau-né en constante évolution, et ce, dès l’accouchement.
- Le lait mature : Si l’on se réfère à sa définition, le lait mature est celui qui va permettre au bébé de grandir. Il contiendra alors tous les éléments indispensables pour assurer la croissance et le développement physique et cognitif du nouveau-né. Et cela tombe bien, car la première poussée de croissance forte du bébé survient vers la 3e semaine environ ! C’est pour cette capacité à s’adapter aux besoins de l’enfant que le lait maternel constitue le mode d’alimentation recommandé par les pédiatres dans les premières semaines après la naissance. Après environ 10 jours, le lait est mature et sa composition est relativement stable. Cependant, elle pourra évoluer de jour en jour en fonction de l’alimentation de la maman, des tétées et des besoins du nourrisson. Le lait mature prend le relais après le lait de transition et constitue la principale source d'alimentation du nourrisson durant toute la période de l'allaitement. La production de lait se stabilise au fil des semaines et s'ajuste en fonction de la demande du bébé, grâce à un mécanisme de régulation hormonale.
Composition détaillée du lait maternel mature
Le lait mature est composé d'environ 87% d'eau, 4% de matières grasses, 1% de protéines et 7% de glucides (principalement sous forme de lactose). Sa composition évolue toutefois en permanence pour répondre aux besoins spécifiques du bébé à chaque étape de sa croissance. Avant tout, le lait maternel est composé à 85, voire 90% d’eau. Le lait de femme, c’est un liquide biologique complexe mais c’est avant tout 85% à 90% d’eau.
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Les macronutriments
- Lipides : Les lipides (35 g/L de lait maternel) sont la première source d’énergie du lait maternel : ils fournissent jusqu’à 55% des apports caloriques de l’enfant. Cette fraction du lait maternel est quantitativement la plus variable : la teneur en lipides et en énergie augmente notamment avec la durée de la lactation. Elle varie également selon les apports nutritionnels de la mère, ce qui explique l’importance d’un régime alimentaire équilibré au cours de la grossesse et de l’allaitement, régime pouvant éventuellement être complété par des suppléments nutritionnels. La majorité des lipides du lait (> 98%) sont sous forme de triglycérides (molécule de glycérol liée à trois acides gras). Les pourcentages restants sont constitués de 0,8% de phospholipides (molécule de glycérol liée à deux acides gras et à un groupement phosphate) et de 0,5% de cholestérol. Ces lipides sont organisés en globules gras microscopiques, ce qui facilite leur digestion dans le tractus gastro-intestinal immature du nouveau-né. La bonne digestibilité des graisses du lait maternel est due à la présence d’une lipase non spécifique qui s’active en présence des sels biliaires du duodénum (première partie de l’intestin grêle). Le cholestérol (200 - 300 mg/L de lait maternel) joue un rôle important dans le développement cérébral, mais également dans la cohésion des membranes cellulaires. Les triglycérides du lait maternel sont la principale source d’acides gras (AG) pour le nouveau-né. Ils représentent une source importante d’énergie, mais ils jouent également un rôle majeur dans la constitution des membranes et le développement des tissus cérébraux et rétiniens du futur nourrisson. Le lait maternel est riche en acides gras polyinsaturés à longue chaîne (AGPI-LC) de type omega-3 comme l’acide docosahexaénoïque (DHA) et omega-6 comme l’acide arachidonique (AA). Les AGPI-LC sont des constituants majeurs des membranes des cellules neuronales. Ils sont essentiels au bon développement de l’enfant à naître : l’AA est essentiel pour la croissance tandis que le DHA l’est pour le développement du système nerveux central et de la rétine durant la période pré- et post-natale. La disponibilité de ces lipides dans les tissus nerveux du nouveau-né dépend de la quantité d’AGPI-LC disponible dans le lait maternel, elle-même tributaire des apports nutritionnels de la mère au cours de l’allaitement, mais également au cours de la grossesse. Il est donc primordial que l’alimentation de la mère soit équilibrée et riche en omega-3. Malheureusement, les poissons gras (saumon, hareng…) riches en DHA sont souvent contaminés par des métaux lourds, des dioxines et d’autres polluants. Un apport en omega-3 sous formes nutraceutiques est donc recommandé pendant la grossesse et durant toute la période de l’allaitement. Les propriétés bienfaitrices du DHA ne se cantonnent pas simplement aux nouveau-nés puisqu’il serait également un allié santé de taille pour le cerveau des adultes. Allégations santé approuvées par l’EFSA : (1) Le DHA contribue à une fonction cardiaque normale, au fonctionnement normal du cerveau et au maintien d’une vision normale (à partir de 250 mg / jour) ; (2) la consommation en DHA par la mère contribue au développement normal des yeux et du cerveau du fœtus et de l’enfant allaité. Ils sont importants pour la maturation cérébrale et rétinienne. La teneur des différents lipides dépend des apports alimentaires de la femme allaitante. Il est donc essentiel que la maman ait un régime alimentaire équilibré pendant la période d’allaitement. Ce n’est donc en aucun cas le moment de faire un régime draconien, supprimant toutes les graisses.
- Glucides : Le lactose est, après l’eau, le constituant principal en poids du lait maternel et la deuxième source d’énergie. Il fournit 40% des calories du lait. Commun au lait de tous les mammifères, c’est un nutriment spécifique de la première année de vie. La lactase - enzyme de digestion du lactose - n’est effectivement présente que chez les jeunes mammifères ce qui explique l’incidence des intolérances au lactose chez l’adulte. Le lactose est un glucide structuralement simple puisqu’il s’agit d’un disaccharide composé d’une molécule de glucose et d’une molécule de galactose. Une fois décomposé par la lactase, le lactose est un réservoir essentiel en glucose pour le nouveau-né. Le glucose libéré est transmis dans la circulation sanguine et utilisé comme substrat pour produire de l’énergie. Le galactose est quant à lui absorbé via le foie et converti en glucose-1-phosphate, qui se transforme en glucose pour enrichir les réserves de glycogène (glucide complexe polymère de glucose) du foie. Le lait maternel renferme également un nombre extraordinaire de glucides complexes spécifiques du lait maternel, que l’on appelle les oligosaccharides du lait maternel (Human Milk Oligasaccharides (HMO) en anglais). Après le lactose et les triglycérides, ils sont le troisième composant principal du lait maternel. Aucunement considérés comme source énergétique car non absorbés par l’organisme, ils ont une fonction immunologique importante conférée par leur action prébiotique et stimulatrice de la croissance des bactéries intestinales. Précieux alliés pour les nouveau-nés, les HMO favorisent le développement d’une flore intestinale optimale et participent à la prévention de certaines infections. Les HMO sont des oligomères formés de plusieurs sucres de type glucose, galactose, N-acétylglucosamine, fucose et acide sialique. De nature linéaire ou ramifiée, ils sont plus d’une centaine au sein du lait maternel. Identifiés à l’origine comme « facteur bifidus » du lait maternel, les HMO ont surtout été reconnus pour leurs effets « bifidogènes ». Les HMO arrivent intacts dans les intestins et servent de repas aux « bonnes bactéries » de la flore intestinale, favorisant ainsi leur multiplication. Du fait d’un apport limité en nutriments, la prédominance des bifidobactéries, comme Bifidobacterium bifidum, permettrait ainsi de contenir les bactéries potentiellement dangereuses via un avantage concurrentiel. Les agents pathogènes arrivent parfois à se lier à la barrière intestinale ce qui favorise leur diffusion dans l’organisme. Leur adhésion est souvent initiée par des interactions de type lectine-glycane : les lectines présentes sur les bactéries se lient aux sucres complexes, de type glycanes, arborés par les membranes cellulaires. Les HMO réduisent directement les infections microbiennes en servant d’antimicrobiens antiadhésifs : en ressemblant à des glycanes, ils servent de récepteurs solubles (leurres) afin d’empêcher la fixation de l’agent pathogène et ainsi réduire les risques d’infection. Les effets antimicrobiens des HMO ne se limitent pas aux bactéries et aux virus[4],[5] : ils peuvent également s’appliquer à certains parasites protozoaires (Entamoeba histolytica). Les HMO interagissent directement avec les cellules intestinales dans le but d’affecter l’expression des gènes et reprogrammer le cycle cellulaire afin d’induire une glycosylation différente de la surface cellulaire. Les HMO ont également un rôle de modulateurs immunitaires. Au-delà de leurs propriétés antimicrobiennes, les HMO seraient des nutriments potentiellement essentiels pour le développement du cerveau et de la cognition. À l’heure actuelle, il n’existe aucune ressource naturelle - à l’exception du lait maternel - donnant accès à de grandes quantités de HMO. Comme alternative et pour tenter d’imiter les multiples avantages des HMO, des produits non-HMO sont actuellement ajoutés aux préparations pour nouveau-nés (laits infantiles), notamment des galactooligosaccharides (GOS) et des fructooligosaccharides (FOS). Des progrès technologiques récents ont cependant permis de proposer des formes nutraceutiques du HMO majoritaire, le 2’-fucosyllactose. Le lait maternel contient environ 7,5g/100mL de glucides, dont 6,3 g de lactose et 1,2 g d’oligosaccharides, alors que le lait de vache ne contient que du lactose. Les glucides fournissent 40% des calories dont le bébé a besoin:du lactose (70g/L) qui constitue l'un des principaux glucides du laitdes oligosaccharides du lait maternel (environ 5 à 15g/L), qui appartiennent à la famille des glucides et jouent un rôle dans la protection du bébé et la mise en place de son microbiote. Les oligosaccharides contenus dans le lait maternel sont peu digérés dans l'intestin grêle et se retrouvent essentiellement dans le colon. Ainsi, ils ont un rôle important dans l'installation de la flore intestinale dans le tube digestif du nourrisson. Il est important que la flore du bébé se développe pour limiter les troubles digestifs bas (coliques, diarrhées…). Ils ont une vraie action prébiotique. Les oligosaccharides du lait maternel favorisent la fabrication d’acides gras à courtes chaines, essentiels pour le développement du système neurologique du bébé.Comment ? La fermentation des oligosaccharides aide à découper en petits morceaux les acides gras qui arrivent dans l'organisme en une longue chaine, les rendant ainsi plus assimilables. Mais ce n’est pas tout ! Les oligosaccharides du lait maternel sont aussi, par leurs différents mécanismes, des agents anti-infectieux et anti-inflammatoires essentiels. Les oligosaccharides du lait maternel sont de véritables alliés qui aident le bébé à éviter bien des désagréments.
- Protéines : La teneur en protéines du lait maternel est relativement faible (8 à 12 g/L), elles apportent cependant environ 8% de l’énergie fournie au bébé. Plus de 400 types de protéines ont été identifiés dans le lait maternel. Beaucoup d’entre elles sont actives et jouent un rôle protecteur chez le nouveau-né. Bien que le taux de protéines puisse largement varier d’une femme à l’autre, il est supérieur dans le colostrum (30 à 70 g/L), puis chute à un niveau stable dans le lait mature (8 à 12 g/L). Le faible taux protéique du lait maternel témoigne cependant d’un excellent pouvoir d’absorption des protéines lactées. Les caséines ont des propriétés antiseptiques et anti-infectieuses cruciales. Le mot caséine est issu du latin caseus, qui signifie « fromage ». Les protéines solubles confèrent au lait maternel de nombreuses propriétés biologiques. Le lait maternel est également un vivier exceptionnel en une protéine au mille vertus que l’on appelle la lactoferrine. Elle aurait dans le lait maternel des propriétés bactéricides, antivirales, et anti-inflammatoires. Sa fonction anti-infectieuse serait attribuée à sa grande affinité pour le fer, privant ainsi les microorganismes du fer nécessaire à leur développement. La lactoferrine serait également liée à l’amélioration de la croissance intestinale néonatale, la synthèse des protéines hépatiques, la cicatrisation intestinale et la stimulation de la croissance des bactéries microbiotiques présentes dans le microbiote intestinal du nouveau-né. Considéré comme une sorte de vaccin naturel pour nos enfants (ne remplaçant toutefois pas les vaccins préconisés par les autorités de santé), le lait maternel est également une ressource inégalable en « petits soldats » du système immunitaire que l’on appelle les immunoglobulines (Ig). Ces glycoprotéines - anticorps naturels produits au niveau des muqueuses (intestinale, buccale…) - détectent et neutralisent les agents pathogènes de manière spécifique. Capables de traverser la barrière placentaire, elles favorisent une primo-vaccination du nouveau-né par le biais d’une « immunité passive » apportée par le système immunitaire de la mère. Le lait maternel est particulièrement riche en immunoglobulines de type A, appelées IgA sécrétoires. D’autres composés bioactifs de type protéique sont présents dans le lait maternel. La teneur en protéines du lait maternel mature est remarquablement faible, entre 0,8 et 1,0 g/100mL, démontrant une excellente absorption et une parfaite adéquation du profil en acides aminés avec les besoins du nourrisson. Les protéines du lait maternel sont aussi très spécifiques ; les caséines, qui ne représentent que 40% des protéines du lait maternel (contre 80% dans le lait de vache) sont différentes : elles forment des micelles plus petites que celles du lait de vache. Les protéines qui ne précipitent pas avec les caséines, appelées protéines solubles, représentent 60% des protéines du lait maternel. Parmi les protéines solubles du lait maternel, certaines ont des rôles fonctionnels essentiels et que l’on ne retrouve pas dans le lait de vache commercialisé, comme les immunoglobulines, la lactoferrine, des enzymes, des facteurs de croissance. La teneur en protéines du lait maternel est comprise entre 8 et 12g/L et évolue au cours du temps (de la lactation ou même durant une tétée) pour suivre les besoins de bébé.
Les micronutriments
- Minéraux et oligo-éléments : Même si la teneur en minéraux (sels minéraux et oligoéléments) du lait maternel est relativement faible, elle est parfaitement adaptée aux besoins physiologiques du nouveau-né et surtout à l’immaturité de ses reins. Si le fer contenu dans le lait maternel a une excellente biodisponibilité en raison des ligands auxquels il est lié, les quantités absorbées sont plus faibles que les besoins nécessaires à la croissance du nouveau-né. Dès lors, ils sont dépendants de leurs réserves jusqu’à ce que le régime alimentaire s’enrichisse en fer. Cependant, les études nutritionnelles sur ce sujet sont rassurantes et ont prouvé qu’un nouveau-né, né à terme et allaité pendant les six premiers mois de sa vie, n’a pas besoin d’une supplémentation en fer. Les sels minéraux et des oligo-éléments (2 g/L), une quantité adaptée aux possibilités d'élimination rénale du bébé.
- Vitamines : Le lait maternel contient diverses vitamines qui représentent un apport essentiel pour le nouveau-né. Les taux lactés en vitamines dépendent du statut vitaminique maternel et de ses apports alimentaires, mais semblent influencés à des degrés variables selon la vitamine considérée. L’influence des apports maternels est généralement très nette pour les vitamines hydrosolubles. Chez les nouveau-nés allaités peu exposés au soleil, les apports en vitamine D dépendent exclusivement de ceux de leur mère. Or les carences en vitamine D sont fréquentes en France, surtout en hiver. La teneur lactée en vitamine K est assez faible (2-3 µg/L). À cela s’ajoute par ailleurs un transfert placentaire faible, une faible production (du fait de l’immaturité hépatique du nouveau-né) et l’absence d’une flore intestinale produisant de la vitamine K. Ainsi, le risque de déficit néonatal existe et la maladie hémorragique du nouveau-né doit être prévenue par des suppléments. Cette supplémentation est proposée dès la naissance. Selon si le nouveau-né est prématuré ou non, le protocole diffère. Pour les mères végétariennes, il existe un possible déficit en vitamine B12. Le groupe I inclut la thiamine (vitamine B1), la riboflavine (vitamine B2), les vitamines B6, B12 et A, l’iode et le sélénium. Quel que soit notre âge, les minéraux et les vitamines sont des micronutriments qui conditionnent fortement notre capital santé. Les minéraux sont souvent dissociés en sels minéraux et oligoéléments. À l’exception des vitamines B1, B2, B3, D et K2, notre organisme n’est pas capable de synthétiser les vitamines, qui sont certes sans valeur énergétique, mais vitales. Elles sont nécessaires pour maintenir un bon équilibre des fonctions biologiques et prévenir certaines maladies. Une alimentation riche et équilibrée est donc une condition nécessaire et suffisante à un bon apport. Les vitamines hydrosolubles, solubles en milieu aqueux. Elles ne sont pas stockées dans l’organisme, qui les élimine via les voies urinaires dans le cas d’un apport trop important. Elles comprennent la vitamine C et les vitamines du groupe B (B1 … Mais le lait maternel contient peu de vitamine K (antihémorragique) et peu de vitamine D (essentielle à la synthèse des os). C’est la raison pour laquelle le bébé doit être supplémenté.
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