Introduction
La Journée mondiale pour le droit à l'avortement, célébrée chaque année le 28 septembre, est l'occasion de rappeler l'importance de ce droit fondamental et de souligner les défis persistants en matière d'accès à l'IVG. Cette journée est marquée par des rassemblements et des actions de sensibilisation à travers le monde. En France, et particulièrement à Nantes, cette journée a été le théâtre de manifestations pour défendre et élargir l'accès à l'avortement, tout en faisant face à des contestations.
Rassemblements et revendications à Nantes
Le 28 septembre, un rassemblement a eu lieu devant le monument aux morts de Nantes, rassemblant environ 250 personnes. Ces participants étaient venus pour rappeler "les droits des femmes à disposer de leur corps" à travers le monde et revendiquer que "ce droit à l'avortement soit inscrit dans la constitution française et dans la charte européenne des droits fondamentaux."
Cependant, un incident a perturbé ce rassemblement : l'apparition sur l'Erdre d'un bateau électrique arborant une banderole portant le slogan "avortement = génocide". Ce contre-message illustre les tensions et les oppositions qui persistent autour de la question de l'IVG.
L'accès à l'IVG en France : Défis et Inégalités
Malgré la loi Veil, qui a légalisé l'avortement en France, l'accès à l'IVG reste inégalitaire et semé d'embûches. Sandrine Mansour, coordinatrice du Planning Familial des Pays de la Loire, souligne que "les délais d'attente s'allongent" et que l'accès à l'IVG "n'est pas toujours simple selon les zones habitées, notamment en milieu rural."
Cette inégalité d'accès est due à plusieurs facteurs :
Lire aussi: Le Combat Continu pour l'IVG
- Manque d'information : L'accès à l'information sur l'IVG n'est pas uniforme sur tout le territoire. Le Planning Familial se donne pour mission "d'informer au maximum" les femmes sur leurs droits et les démarches à suivre.
- Pénurie de professionnels de santé : Les centres d'IVG sont confrontés à une "crise de personnel énorme et de moyens", ce qui limite leur capacité à répondre à la demande. Il est donc crucial de "se battre pour que les centres d'IVG ne ferment pas" et de permettre à un maximum de médecins et de sages-femmes de pratiquer des IVG médicamenteuses.
L'IVG dans les Pays de la Loire
En 2024, près de 10 000 IVG ont été réalisés dans la région des Pays de la Loire, soit 12,4 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans. La structure par classe d’âge joue un rôle important dans le taux de recours à l’IVG, avec un taux bien plus important chez les femmes de 20-24 ans et 25-29 ans (respectivement 22,7 et 21,2/1 000) que chez les plus jeunes (4,0 chez les femmes de 15-17 ans) et les plus âgées (2,8 chez les 40-49 ans). Plus de 8 IVG sur 10 réalisées en Pays de la Loire sont réalisées à l’hôpital, une proportion en baisse mais qui demeure plus importante qu’en France hexagonale (6/10). D’importantes disparités départementales subsistent, tant en termes de taux de recours que de conditions de réalisation, ainsi que d’évolutions différenciées.
Des différences existent entre la région et la France hexagonale.
Évolution législative et accès à l'IVG
Depuis 2022, l’IVG est désormais possible jusqu’à 16 SA, soit 14 semaines de grossesse. L’IVG peut être réalisée par un médecin ou par une sage-femme.
En 2024, 251 270 IVG ont eu lieu en France, dont 80 % sont médicamenteuses.
Vigilance et sources d'information
Il est important d’être particulièrement vigilant dans le choix des sources d’informations sur le sujet. Le réseau se donne également pour mission de suivre les indicateurs relatifs aux IVG. Le 28 septembre, journée mondiale pour le droit à l’avortement, est chaque année l’occasion pour de nombreux acteurs de publier les données les plus récentes. L’Observatoire régional de la santé (ORS) des Pays de la Loire actualise ainsi chaque année les indicateurs qu’il produit sur le sujet (4).
Lire aussi: Front Uni pour l'Avortement
Lire aussi: Approche Pédagogique Complète
tags: #ivg #28 #septembre #nantes
