L'infection urinaire est une affection courante chez les bébés et les enfants, et bien que généralement bénigne, elle nécessite une attention médicale rapide pour éviter des complications. Cet article vise à informer les parents sur les causes, les symptômes et les traitements des infections urinaires chez les enfants de 2 ans.

Introduction

L'infection urinaire est une affection très courante chez les bébés et les enfants. Tous les petits garçons et les petites filles peuvent en attraper un jour ou l’autre. Et ça se soigne très bien. Chez les enfants de plus de 3 ans, c’est une maladie très courante et assez facile à diagnostiquer. Chez les jeunes femmes, l’explication est bactérienne : lors d’un nouveau rapport sexuel, le corps peut être mis en contact avec des bactéries qu’il ne connaît pas. Si la bactérie remonte dans les urines, le corps saura donc moins bien se défendre. On parle d’ailleurs d’infection urinaire « de la lune de miel ». L'infection urinaire peut se manifester à tous les âges de la vie. Les symptômes de l’infection urinaire en sont les mêmes, que l’on soit un jeune garçon de 12 ans, une jeune fille de 16 ans, un adolescent ou un adulte.

Identification et Symptômes

Vous vous demandez si votre bébé souffre d’infection urinaire ? L’infection urinaire est facile à repérer chez l’enfant un peu grand car il est capable de s’exprimer et les symptômes sont les mêmes que chez l’adulte. Chez le nourrisson et le bébé de moins de 2 ans, on ne l’identifie pas aussi facilement car les signes sont trompeurs. Alors, comment savoir si un bébé a une infection urinaire ? Les bébés ne peuvent pas parler pour dire où ils ont mal ! C’est pour ça que l’infection urinaire n’est pas toujours facile à diagnostiquer. Et avant 2 ans, les symptômes chez les bébés ne sont pas les mêmes que ceux des enfants plus grands.

Mais souvent l’infection urinaire se découvre seulement au moment où apparaît une fièvre élevée, supérieure à 39°C. Chez un nourrisson de moins de 6 mois qui a de la fièvre, il n’y a pas à hésiter : consultez tout de suite un médecin. Votre enfant, fille ou garçon, ressent certains de ces symptômes ? Prenez rendez-vous avec votre médecin. Si votre enfant a de la fièvre en plus des symptômes de l’infection urinaire, cela peut signifier que l’infection est remontée jusqu’aux reins. Souvent alors les symptômes sont plus marqués : votre enfant ne se sent pas bien, il a des frissons, mal sur le côté ou dans le milieu du dos. Dans ce cas précis, il faut une consultation médicale en urgence. Il s’agit sans doute d’une pyélonéphrite, une complication de l’infection urinaire.

Votre bébé se tortille avant d’uriner et semble souffrir de douleurs dans le bas-ventre ? Comment identifier une infection urinaire chez un tout-petit ? Comment se soigne-t-elle ? Votre bébé boude ses plats préférés et il a des poussées de fièvre isolées (c’est-à-dire qu’elles ne s’accompagnent d’aucun autre symptôme et qu’elles peuvent durer plusieurs jours, avec des pics à 39 °C, momentanément calmés par du paracétamol) ? Il s’agit peut-être d’une infection urinaire. Chez les enfants de moins de 2 ans, le cas de cystite est très rare, mais lorsqu’elle survient, seule une analyse urinaire peut permettre de la diagnostiquer. Le pédiatre fera un bilan si le bébé a une fièvre isolée, des troubles digestifs ou un manque d’appétit. Si le nourrisson souffre en urinant, les chances que ce soit une cystite sont élevées, surtout si vous remarquez la présence de sang dans ses urines. En effet, des brûlures à la miction, des douleurs au niveau du bas ventre et du dos, des urines troubles et des envies impérieuses d’uriner seront remarquées chez le petit. Mais en plus de cela, le jeune sujet qui est propre depuis un certain temps pourrait aussi recommencer à faire pipi au lit.

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Signes d'alerte et cas particuliers

Votre enfant a de la fièvre sans cause apparente ? Il se plaint de douleurs en urinant ? Ces signes doivent éveiller votre vigilance. Qu’est-ce qu’une infection urinaire chez l’enfant ? Le système urinaire se compose des reins, des uretères, de la vessie et de l’urètre. Une infection urinaire se produit lorsque des bactéries colonisent les voies urinaires. Elle peut rester basse (cystite) ou remonter aux reins (pyélonéphrite). Les filles sont plus souvent concernées que les garçons, en raison de leur urètre plus court. A l’âge de 7 ans, 8% des petites filles et 2% des petits garçons auront déjà eu une infection urinaire. Après 36 mois, les signes deviennent plus typiques : douleurs ou brûlures en urinant, envies fréquentes d’uriner, urines qui sentent fort ou sont colorées, douleurs abdominales ou lombaires. Chez les tout-petits, le langage limité et les signes peu spécifiques (pleurs, agitation, refus de manger) retardent souvent le diagnostic.

Lorsque les infections urinaires deviennent répétées (au moins deux épisodes fébriles ou trois épisodes au total), une consultation avec un urologue pédiatrique est fortement recommandée. Pas toujours. Une envie fréquente d’uriner peut être due à l’anxiété ou à des boissons irritantes. Non. Le risque de complication rénale est trop élevé. Consultez un pédiatre. La propreté n’empêche pas une mauvaise vidange de la vessie ou une hygiène mal adaptée. Oui.

Causes des Infections Urinaires chez l'Enfant

Les infections des voies urinaires chez l’enfant et le bébé sont dues à une bactérie. Dans plus de 80% des cas, il s’agit d’Escherichia Coli, une bactérie très courante. Les bactéries remontent dans les voies urinaires jusqu’à la vessie ou, dans certains cas, jusqu’au rein. A partir de 2 ans, les infections urinaires sont plus fréquentes chez les petites filles. La raison en est simple : l’urètre (le petit canal qui part de la vessie) est plus court chez les filles que chez les garçons. Chez les bébés et les enfants de moins de 2 ans, les infections urinaires touchent cinq fois plus souvent les filles que les garçons. Elles sont souvent dues à une malformation ou à un mauvais fonctionnement du système urinaire. Dans 80% des cas, il s’agit d’un reflux vésico-urétéral (RVU). C’est un nom compliqué, qui veut dire tout simplement que l’urine remonte parfois vers les reins au lieu de s’écouler normalement. La majorité des infections urinaires chez l’enfant sont causées par des bactéries issues du tube digestif. La plus fréquente, Escherichia coli (E. coli), est en cause dans environ 85 à 90% des cas. Cette bactérie peut facilement migrer de la zone anale vers l’urètre, surtout si l’hygiène périnéale est inadaptée.

Le RVU, ou reflux vésico-urétéral, correspond à un reflux anormal de l’urine de la vessie vers les uretères, voire jusqu’aux reins. Ce mécanisme favorise la remontée des bactéries vers les reins, augmentant le risque de pyélonéphrite. Il est identifié chez environ 30 à 40% des enfants souffrant d’infections urinaires récidivantes. Il n’est pas rare que ce soit une malformation des voies urinaires qui est à l’origine de l’infection chez les enfants. Cette anomalie provoque le reflux vésico-urétéral ou la remontée anormale des urines de la vessie vers la région rénale. C’est dû au fait que les uretères des tout-petits sont très courts. L’autre facteur à risque est l’hygiène. Les couches retiennent les urines et les selles, favorisant l’intrusion des germes dans le méat et leur prolifération dans la vessie. Chez les filles plus grandes, le fait de s’essuyer de l’arrière vers l’avant est susceptible de les faire contracter une cystite. Toute gêne à la vidange complète de la vessie favorise les infections urinaires, hautes ou basses. En effet, les bactéries venues de l’intestin remontent du périnée, se multiplient dans l’urine qui stagne dans la vessie. Les troubles fonctionnels de la vessie, tels que l’hyperactivité vésicale. Chez les adolescents garçons, les cystites sont rares, on parlera plutôt d’urétrite aiguë provoquée par des germes sexuellement transmissibles comme le gonocoque ou la chlamydiae.

Diagnostic et Examens

Après avoir ausculté votre enfant, le médecin va réaliser un test urinaire, pour savoir s’il existe bien une infection. Pour cela, il faut qu’il recueille ses urines. Dans le cas d’un enfant un peu plus grand, il pourra lui demander d’uriner dans un petit pot en plastique transparent, après lui avoir bien nettoyé la vulve ou le pénis. Si c’est un bébé ou un petit enfant, il introduira une toute petite sonde directement dans l’urètre, le canal qui conduit à la vessie. Il mettra alors une bandelette de test au contact de l’urine. En quelques minutes le résultat sera là. Si l’infection urinaire est confirmée, l’urine de votre enfant sera analysée en laboratoire afin de connaître la bactérie responsable de l’infection. On appelle cela un ECBU (examen cytobactériologique des urines). Sans attendre les résultats de l’ECBU, le médecin prescrira une antibiothérapie probabiliste en utilisant un antibiotique actif sur la plupart des germes urinaires. L’analyse d’urine a montré que votre bébé ou votre enfant souffre d’une infection des voies urinaires ? La première chose que va faire le médecin, bien sûr, c’est de lui donner un traitement. Mais si votre bébé a moins de 3 ans, il prescrira sans doute aussi une échographie ainsi que d’autres examens d’imagerie médicale. En effet, à cet âge, il y a souvent des petites malformations du système urinaire. Les bandelettes urinaires permettent un premier dépistage rapide, mais ne suffisent pas pour poser un diagnostic. En cas de pyélonéphrite ou d’infections récidivantes, une échographie rénale est nécessaire pour détecter une éventuelle anomalie anatomique.

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Toute la difficulté de cet examen réside dans sa mise en pratique - délicate ! - pour un bébé ou un jeune enfant. Puisque l’urine est un excellent milieu de culture pour les microbes, ceux provenant de la peau ou de l’air ambiant se mêlent facilement au recueil d’urines, s’y développent et font parfois croire à tort à une infection urinaire. D’où l’intérêt d’effectuer le prélèvement le plus proprement possible. Si votre enfant est bien habitué à faire pipi dans son pot ou sur les toilettes, vous pouvez toujours demander un flacon stérile dans un laboratoire d’analyses médicales, et « viser juste » pour le positionner sous le jet d’urine de votre enfant. Si cela s’avère trop compliqué, vous pouvez vous rendre directement au labo avec votre enfant afin qu’on lui place une poche stérile, qui va recueillir ses urines. Rassurez-vous : garçon ou fille, l’infirmière a l’habitude et procède avec des gestes sûrs. Elle prendra bien soin de désinfecter la peau qui entoure l’orifice pour éliminer tous les microbes : l’enfant pourra ainsi faire pipi sans y être « forcé » et vous n’aurez plus qu’à rapporter la poche pour les analyses.

Le recueil urinaire chez un nourrisson est complexe. En cas de positivité de l’analyse sur des urines prélevées par poche, un contrôle est parfois nécessaire en recueillant les urines par une autre méthode comme le sondage. Dans les suites d’une pyélonéphrite, une échographie est réalisée pour rechercher une anomalie des reins et des voies urinaires ayant pu favoriser l’infection.

Examens complémentaires

En cas de fièvre sans point d’appel évident ou survenant chez un enfant ayant une uropathie malformative, il faut réaliser une BU ± ECBU (avant l’âge de 1 mois, l’ECBU doit être systématique) pour éliminer une infection urinaire. Le résultat de l’ECBU doit être interprété en tenant compte de la qualité du prélèvement urinaire et du contexte clinique. En cas de PNA (systématique pour un premier épisode), l’échographie de l’appareil urinaire reste recommandée actuellement en première intention dans les premiers jours de prise en charge. La cystographie rétrograde est l’examen qui permet d’objectiver un RVU. Cet examen est indiqué lors qu’existent des anomalies échographiques nécessitant d’être précisées ou en cas d’épisodes répétés de PNA (sauf contexte typique d’instabilité vésicale). D’autres paramètres sont susceptibles de moduler son indication : jeune âge, sexe et germe. C’est le seul examen capable de visualiser les malformations de l’urètre du garçon. Il s’impose donc au moindre doute de valves de l’urètre postérieur. Ce diagnostic est en général suspecté lors de l’échographie anténatale (dilatation des voies urinaires supérieures ± bilatérales et/ou vésicale et/ou sous-vésicale) mais certaines formes peuvent échapper au diagnostic et se révéler plus tardivement à l’occasion d’une infection urinaire fébrile.

Prise en Charge et Traitements

Pour l’enfant atteint, le premier traitement de l’infection urinaire sera antibiotique, quel que soit son âge. En fonction des résultats de l’ECBU, l’analyse d’urine, le médecin choisira un ou plusieurs médicaments antibiotiques adaptés. Si on découvre à l’échographie et aux examens d’imagerie que votre enfant est atteint d’un RVU, il sera surveillé régulièrement pendant sa croissance. Souvent, le médecin lui prescrira un traitement antibiotique de longue durée. La plupart des RVU guérissent en quelques mois ou quelques années avec ce traitement. Il n’existe pas de traitement naturel à l’infection urinaire chez un bébé. N’utilisez surtout pas d’huiles essentielles, elles sont toxiques avant 36 mois. L’infection urinaire n’est pas une maladie grave mais elle doit être traitée rapidement pour éviter les complications. Elle sera généralement traitée via antibiotiques. Si l’enfant n’est encore qu’un nourrisson (moins de 3 mois), il pourra être hospitalisé quelques jours pour rester sous surveillance et recevoir un traitement par perfusion. Il n’existe pas de traitement naturel à l’infection urinaire chez le bébé, une consultation chez le médecin est nécessaire pour soulager rapidement les inconforts de votre enfant.

Chez l’enfant de 2 ou 3 ans, garçon ou fille, la première infection urinaire sera habituellement traitée par antibiothérapie (c’est-à-dire avec un traitement antibiotique) pendant une huitaine de jours. C’est, en revanche, plus compliqué pour le nourrisson, parce que l’infection urinaire touche le bassinet (organe en forme d’entonnoir s’ouvrant dans le rein : c’est lui qui « collecte » l’urine). L’hospitalisation du bébé pour cause d’infection urinaire : si votre bébé a moins de 3 mois, si c’est encore un nourrisson, il sera sans doute hospitalisé quelques jours en cas de cystite.

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Antibiothérapie

L’antibiothérapie a pour but d’éviter la dissémination bactérienne et de limiter le risque de cicatrices rénales. Il convient de recourir à des antibiotiques ayant une bonne concentration dans le sang et le parenchyme rénal, ainsi qu’une bonne élimination urinaire. L’antibiothérapie est débutée dès que possible, idéalement après les résultats de l’examen direct des urines s’il est possible et rapide. Elle est probabiliste dans sa phase initiale, avant les résultats de la culture et de l’antibiogramme, et tient compte des profils de sensibilité habituels des principaux germes responsables d’infections urinaires en milieu communautaire (E. coli). Le traitement antibiotique sera adapté à l’antibiogramme. La durée moyenne du traitement est de 5 à 8 jours.

Hospitalisation

L’hospitalisation est recommandée pour les nourrissons de moins de 3 mois, en cas de suspicion de sepsis ou d’uropathie connue. Chez ces enfants, l’antibiothérapie initiale probabiliste, ciblant une entérobactérie, associe une céphalosporine de troisième génération (C3G) injectable (céfotaxime ou cefriaxone) et l’amikacine. Pour les patients ne justifiant pas d’une hospitalisation, l’antibiothérapie initiale peut être au choix l’amikacine en monothérapie ou la ceftriaxone. Une hospitalisation est toujours nécessaire, le traitement initial devant se faire par voie parentérale. Il associe l’administration d’amoxicilline par voie intraveineuse à un aminoside.

Suivi et Prévention

Si votre enfant a régulièrement des envies pressantes d’uriner et des fuites d’urine, il peut s’agir de problèmes de miction, qui favorisent les infections urinaires. A la première cystite, quel que soit l’âge de l’enfant, qu’il s’agisse d’une fille ou d’un garçon, une échographie doit être prescrite. Si votre médecin est sûr qu’il s’agit de vraies cystites avec du pus et un germe dans les urines et que votre enfant en fait souvent, il faut essayer de trouver les facteurs favorisants cités plus haut (constipation, hyperactivité vésicale, vulvites, etc.) pour les traiter le mieux possible. Tant que les causes perdurent, les cystites vont revenir. C’est un vrai cercle vicieux. Quelques gestes et conseils permettent de réduire les risques d’infection urinaire. Si c’est une fille : baisser la culotte, le collant ou le pantalon jusqu’aux chevilles, bien écarter les jambes, ne pas pousser, bien attendre la dernière goutte, bien s’essuyer. Il peut être intéressant d’installer un petit tabouret pour reposer ses pieds. La priorité, en prévention des infections urinaires, est de faire souvent boire notre enfant afin qu’il urine.

Chez les enfants ayant acquis la propreté, le principal facteur de risque d’infection urinaire est la dysfonction d’élimination. Il s’agit de troubles de l’élimination fécale et urinaire que l’on observe chez près de la moitié d’entre eux. L’interrogatoire permet de rechercher les facteurs favorisants : constipation et troubles mictionnels pouvant se manifester par un nombre de mictions anormal (moins de 3 ou plus de 6 par jour), impériosités mictionnelles, fuites urinaires. La prise en charge de ces troubles consiste dans un premier temps à inviter l’enfant à vider sa vessie toutes les deux à trois heures.

Antibioprophylaxie

Aucun consensus n’existe à l’heure actuelle et il n’y a que peu d’arguments dans la littérature démontrant son intérêt pour la prévention des cicatrices rénales à long terme. Si elle est instaurée, l’antibioprophylaxie (cotrimoxazole après l’âge de 1 mois, en prise unique le soir) se heurte au risque de non-observance, de modification de la flore bactérienne et au caractère empirique de sa prescription. Les médicaments à base de nitrofurantoïne sont désormais contre-indiqués chez l’enfant en prophylaxie du fait des risques d’effets secondaires, pulmonaires notamment. S’ils sont utilisés, l’indication doit être posée par un spécialiste, et ce pour la durée la plus courte possible.

Cystite chez l'enfant

Quels sont les symptômes de la cystite chez l'enfant ? Les infections urinaires constituent jusqu’à 10 % des consultations en pédiatrie générale. Ce qui montre bien que les enfants, surtout les filles, forment une catégorie touchée par la cystite. Les symptômes sont parfois différents de ceux que l’on voit chez les adultes. Si le nourrisson souffre en urinant, les chances que ce soit une cystite sont élevées, surtout si vous remarquez la présence de sang dans ses urines. En effet, des brûlures à la miction, des douleurs au niveau du bas ventre et du dos, des urines troubles et des envies impérieuses d’uriner seront remarquées chez le petit. Mais en plus de cela, le jeune sujet qui est propre depuis un certain temps pourrait aussi recommencer à faire pipi au lit. Votre enfant se plaint de douleurs en urinant ou d’une envie fréquente d’aller aux toilettes ? Si ses urines sont malodorantes ou qu’il a du mal à rester propre, il pourrait souffrir d’une infection urinaire, aussi appelée cystite. Quels sont les signes d’une cystite et comment réagir rapidement ? Quelles mesures peuvent prévenir ces infections urinaires ?

La cystite est une infection urinaire basse qui se reste située dans la vessie. La cystite aiguë est typiquement l’infection urinaire de la petite fille qui présente un trouble mictionnel. Elle est sans gravité potentielle en l’absence d’uropathie, et sans risque de retentissement parenchymateux.

Diagnostic de la cystite

La cystite est une infection urinaire sans fièvre et sans anomalie biologique (si réalisée). Quand l’enfant est propre, les urines sont recueillies en milieu de jet après une petite toilette locale au savon et à l’eau. Grâce à une bandelette urinaire (Uritest ou Uritop 2), le médecin recherche la présence de globules blancs (leucocytes) et de nitrites (signe indirect de la présence de germes). Si vous avez des bandelettes urinaires chez vous, vous pouvez également faire le test vous-même. Attention : les bandelettes ne doivent pas être périmées et la lecture doit se faire au bout de 2 minutes. Si la bandelette est négative, ce n’est pas une cystite. En cas de positivité d’une ou des 2 plages de la bandelette, un ECBU (examen cytobactériologique des urines), sera réalisé, de préférence en laboratoire. Il est très important de faire les analyses d’urine (ECBU) dans d’excellentes conditions. Quand il n’y a pas eu de bonne toilette locale avec du savon ou une solution antiseptique, quand les urines n’ont pas été recueillies au laboratoire ou ont attendu plusieurs heures à température ambiante, les examens peuvent être faussement positifs et les enfants risquent d’être traités pour rien. Attention par exemple aux examens qui retrouvent plusieurs germes. Il s’agit souvent d’une simple souillure des urines et non d’une infection urinaire. En effet, l’interprétation de l’ECBU est très importante. Pour affirmer l’infection il faut avoir du pus (nombre élevé de leucocytes) ET un germe unique en quantité importante ( > ou égal à 10 puissance 5).

Prévention de la cystite

Si c’est une fille : baisser la culotte, le collant ou le pantalon jusqu’aux chevilles, bien écarter les jambes, ne pas pousser, bien attendre la dernière goutte, bien s’essuyer. Il faut aussi lui apprendre à s’essuyer de l’avant vers l’arrière. En cas de signes de cystite débutante, faites beaucoup boire votre enfant, et incitez-le à faire pipi souvent.

Prévalence des infections urinaires

Environ 2 % des nouveau-nés et des nourrissons contractent des infections urinaires. À 6 ans, 7 % des filles et 2 % des garçons ont présenté au moins une fois une infection urinaire. Cette différence subsiste à l’âge adulte : d’après l’Institut Pasteur[1], les femmes adultes ont un risque 20 à 40 fois plus élevé que les hommes de développer une infection urinaire. Les infections urinaires sont les infections bactériennes les plus fréquemment documentées en pédiatrie. Leur prévalence est estimée à 7 % chez le nourrisson fébrile. Les infections urinaires sont parmi les infections bactériennes les plus fréquentes en pédiatrie. Toute fièvre inexpliquée chez le nourrisson doit faire suspecter une infection urinaire. Cette infection est responsable de 7,5 % des cas de fièvre chez l’enfant de moins de 2 ans mais sa fréquence varie entre 2 et 20 % selon le sexe et l’âge.

Germes responsables des infections urinaires

Les germes responsables des infections urinaires pédiatriques sont avant tout des entérobactéries, dont Escherichia coli représente plus de 80 % des cas. Les autres entérobactéries sont Proteus mirabilis, Klebsiella et Pseudomonas aeruginosa. E. coli est le germe en cause dans environ 80 % des infections urinaires. Les autres bactéries sont : Proteus mirabilis (10 %), les entérocoques (streptocoques du groupe D) et Klebsiella spp. (plus rares).

Antibiotiques et résistances

L’antibiorésistance croissante de l’ensemble des bactéries responsables d’infections urinaires oriente le choix de l’antibiothérapie initiale. Environ 50 % des souches de E. coli sont actuellement résistantes ou intermédiaires à l’amoxicilline et 20 à 30 % au cotrimoxazole. Le pourcentage de souches de E. Le choix d’un traitement par aminoside IV permet de limiter l’usage des céphalosporines, principales molécules responsables de la sélection et de la diffusion des entérobactéries BLSE.

Infection urinaire et fièvre

Chez le nouveau-né, les signes d’infection sont peu spécifiques, associant anorexie, vomissements, diarrhée, mauvaise prise pondérale, ou ictère persistant ; la fièvre peut être absente. Chez le nourrisson, cette fièvre est bien souvent isolée cliniquement. Elle peut être mal tolérée, accompagnée de frissons, marbrures, cyanose. Ces signes, traduisant une décharge bactériémique, sont particulièrement fréquents chez les nourrissons de moins de 3 mois. Chez le grand enfant, la fièvre peut être associée à des douleurs abdominales ou lombaires. Tous les épisodes d’infections urinaires fébriles devraient être pris en charge comme des pyélonéphrites. Toute fièvre inexpliquée avant 1 an doit faire rechercher une pyélonéphrite aiguë.

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