Les maladies infantiles sont un sujet de préoccupation majeur pour les parents. Bien que de nombreuses infections soient contagieuses, elles sont souvent bénignes. Cet article aborde les causes, les symptômes et les traitements des infections chez le nourrisson, en mettant l'accent sur les maladies courantes et les mesures préventives.
Qu'est-ce qu'une maladie infantile ?
Une maladie infantile touche particulièrement ou exclusivement les enfants. D’origine virale ou bactérienne, elle est généralement très contagieuse et se transmet aisément, en particulier lorsque les enfants fréquentent une structure collective telle que la crèche ou l’école. La plupart de ces affections peuvent être évitées grâce à la vaccination, à l’application de mesures d’hygiène appropriées ou à la prise de médicaments.
Principales maladies infantiles
L’enfant peut être affecté par de nombreuses maladies, des infections ORL et respiratoires, aux maladies éruptives, infections gastro-intestinales, méningites ou hépatites. Bien qu’elles soient souvent bénignes, il arrive qu’elles affectent considérablement la santé de l’enfant ou donnent lieu à des complications, parfois graves. Bon nombre d’entre elles disparaissent lorsque l’enfant vieillit. Pour d’autres, l’enfant est immunisé après les avoir contractées une première fois.
Infections respiratoires et ORL
- La bronchiolite : La bronchiolite est une infection essentiellement virale et très contagieuse. Elle affecte les plus petites des bronches, les bronchioles, qui amènent l’air au fond des poumons et survient surtout chez l’enfant de moins de deux ans, en particulier le bébé de moins de huit mois. Elle se caractérise par un épisode de gêne respiratoire, une toux sèche et une respiration rapide et sifflante. Ces symptômes disparaissent généralement de manière spontanée en quelques jours. Chaque hiver en France, à la fin de l’automne et en hiver, la bronchiolite touche environ un tiers des nourrissons de moins de deux ans. Dans 80 % des cas, la bronchiolite est due au virus respiratoire syncitial (VRS) mais elle peut également être secondaire à un autre virus, ou d’origine bactérienne. Une bronchiolite commence comme une simple rhinopharyngite, avec une légère fièvre, un nez qui coule et une toux sèche. Le nourrisson présente ensuite une respiration rapide entrecoupée de pauses, notamment pendant les repas. Il est agité, boit de moins en moins et repousse ses biberons. Ses bronches sont encombrées par des sécrétions qu’il n’arrive pas à évacuer. Parfois, on peut entendre des sifflements respiratoires. La majorité des bronchiolites sont bénignes. Néanmoins, certains enfants sont durablement gênés ou présentent des récidives fréquentes. Une fièvre élevée, une otite ou des sécrétions purulentes doivent alerter sur une possible surinfection bactérienne qui nécessite l’administration d’antibiotiques. Certains enfants peuvent faire un deuxième épisode de bronchiolite dans leur vie.
- Rhume : Les rhumes, ou rhinopharyngites, correspondent à une infection virale des voies respiratoires. Les enfants et les bébés sont plus fragiles, du fait de leur système immunitaire plus faible. Aussi, une fièvre modérée peut communément avoir lieu en cas de rhume chez les jeunes enfants.
- Grippe : La grippe est une infection virale plus sévère que le rhume. Elle est causée par le virus de l’influenza. En cas de grippe, les enfants et les nourrissons peuvent subir un état de fièvre élevée, des maux de tête, des frissons, des courbatures, ou encore une fatigue importante. Dans de rares cas, la grippe peut entraîner des complications graves chez les jeunes enfants. En cas de doute, vous pouvez consulter un médecin, en présentiel ou en téléconsultation.
- Otites : Les otites sont des infections bactériennes ou virales de l’oreille, très courantes chez les jeunes enfants et les nourrissons, du fait de l’anatomie de leur système auditif. La fièvre est un symptôme courant en cas d’otite chez l’enfant.
- Angines : Les angines, qu'elles soient virales ou bactériennes, provoquent une inflammation des amygdales et peuvent également causer de la fièvre, accompagnée de maux de gorge et de difficultés à avaler.
Maladies éruptives
Les maladies éruptives telles que la rougeole, les oreillons, la rubéole, la varicelle, la scarlatine ou la roséole se manifestent par des éruptions de boutons ou plaques, parfois diffus, généralement accompagnées de fièvre, parfois de démangeaisons. Ce sont essentiellement des symptômes plus spécifiques qui permettent de reconnaître la maladie.
- La roséole : La roséole est une maladie virale peu contagieuse et sans gravité, très fréquente chez les enfants âgés de six mois à trois ans. Elle est due à un virus du groupe herpès humain et se caractérise par une brusque poussée de fièvre (39°C à 40°C) qui dure trois à quatre jours, puis par des petites tâches rosées qui apparaissent sur le torse, le ventre, le dos et le visage et blanchissent lorsqu’on les touche.
- La rougeole : La rougeole est une infection virale très contagieuse pouvant entraîner de graves complications. Elle donne lieu à une vaccination obligatoire (Rougeole, Oreillons, Rubéole ou ROR). Les symptômes associés sont une forte fièvre, une toux, une conjonctivite et un écoulement nasal. Survient ensuite une éruption de petites taches très rouges, d'abord au niveau du visage, puis sur le reste du corps.
- Les oreillons : Les oreillons sont une infection infantile causée par un virus et responsable d’une inflammation des glandes salivaires (parotides). La maladie est souvent bénigne, mais peut s’accompagner de complications neurologiques ou génitales, notamment chez les adolescents et les adultes. Dans 20 à 30 % des cas, les symptômes sont inexistants. Dans 70 % des cas, il peut apparaître un gonflement en avant des oreilles, une mastication douloureuse, une fièvre modérée et des maux de tête. La vaccination est obligatoire (ROR).
- La rubéole : La rubéole est une affection contagieuse due à un virus. Elle est bénigne, sauf lorsqu’elle survient chez la femme enceinte, car elle peut être à l’origine de malformations chez le bébé. Les symptômes sont semblables à ceux de la rougeole, avec une fièvre modérée suivie d’une éruption cutanée de petites taches rosées, le plus souvent sur le thorax. Les ganglions au niveau du cou et derrière les oreilles peuvent également être gonflés. La vaccination est obligatoire (ROR).
- La scarlatine : La scarlatine est une infection bactérienne (due à un streptocoque) bénigne touchant essentiellement les enfants de 5 à 10 ans. Les symptômes surviennent brutalement et sont semblables à ceux de l’angine (fièvre supérieure à 38,5°C, frissons, douleurs au niveau de la gorge, difficulté à avaler). Une éruption cutanée apparaît ensuite sous la forme d’une coloration rouge diffuse, débutant sous les aisselles, aux plis des coudes et de l’aine et pouvant s’étendre au thorax, à l’abdomen et au visage.
- La varicelle : La varicelle fait également partie des maladies infantiles infectieuses causées par un virus. Elle est très contagieuse et touche généralement les enfants de 3 mois et 10 ans. Les symptômes sont une fièvre modérée, des maux de tête, une toux légère et un nez qui coule. L’éruption cutanée, accompagnée de fortes démangeaisons, apparaît sous la forme de petites taches rouges qui se transforment ensuite en vésicules contenant un liquide clair et couvrent le visage et le corps.
Autres infections
- Infections urinaires : Les infections urinaires sont généralement causées par une infection bactérienne. Les enfants sont plus à risque face aux infections urinaires. La fièvre est un symptôme courant de l’infection urinaire chez l’enfant. Elle est souvent associée à des mictions douloureuses et fréquentes, des pleurs durant les mictions, une odeur inhabituelle et un état d’irritabilité. Une infection urinaire se produit lorsque des bactéries colonisent les voies urinaires. Elle peut rester basse (cystite) ou remonter aux reins (pyélonéphrite). Les filles sont plus souvent concernées que les garçons, en raison de leur urètre plus court. A l’âge de 7 ans, 8% des petites filles et 2% des petits garçons auront déjà eu une infection urinaire. Après 36 mois, les signes deviennent plus typiques : douleurs ou brûlures en urinant, envies fréquentes d’uriner, urines qui sentent fort ou sont colorées, douleurs abdominales ou lombaires. Chez les tout-petits, le langage limité et les signes peu spécifiques (pleurs, agitation, refus de manger) retardent souvent le diagnostic. La majorité des infections urinaires chez l’enfant sont causées par des bactéries issues du tube digestif. La plus fréquente, Escherichia coli (E. coli), est en cause dans environ 85 à 90% des cas. Cette bactérie peut facilement migrer de la zone anale vers l’urètre, surtout si l’hygiène périnéale est inadaptée. Le RVU, ou reflux vésico-urétéral, correspond à un reflux anormal de l’urine de la vessie vers les uretères, voire jusqu’aux reins. Ce mécanisme favorise la remontée des bactéries vers les reins, augmentant le risque de pyélonéphrite. Il est identifié chez environ 30 à 40% des enfants souffrant d’infections urinaires récidivantes.
- Infections gastro-intestinales : Les infections bactériennes ou virales de l’estomac et des intestins peuvent engendrer un état de fièvre chez les enfants et les bébés. La fièvre est associée à des douleurs abdominales, des vomissements et des diarrhées.
- La méningite : La méningite est une affection plus rare, mais grave et nécessite une prise en charge rapide. Cette inflammation des méninges (membranes qui protègent le cerveau et la moelle épinière) affecte particulièrement les très jeunes enfants et les adolescents. Elle est généralement due à un virus ou une bactérie. Les symptômes associent des maux de tête violents, de la fièvre, des vomissements, une raideur de la nuque et une léthargie. Chez le nouveau-né, les symptômes sont moins marqués (fièvre brutale, convulsions ou vomissements). L’apparition de taches hémorragiques sous la peau (purpura) est un critère de gravité et impose une hospitalisation d’urgence. Il existe un vaccin contre la forme la plus fréquente de méningite.
- Le syndrome pied-main-bouche : L’infection pied-main-bouche est due à un virus et affecte essentiellement les enfants de moins de cinq ans. Cette maladie très contagieuse se manifeste par des éruptions cutanées sur les mains, les pieds, sur le fessier et dans la bouche. Elle s’accompagne de fièvre, parfois de maux de tête, de maux de gorge et d’une perte d’appétit.
Autres maladies infantiles
D’autres maladies sont moins spécifiques aux enfants. Elles se déclarent tout de même le plus souvent durant le jeune âge et peuvent persister ou réapparaître à l’âge adulte. C’est le cas du diabète, de l’asthme, de la gastro-entérite, de l’épilepsie ou des troubles anxieux, notamment.
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- Le diabète : Le diabète de type 1 ou insulinodépendant est une maladie auto-immune. Il affecte le pancréas qui cesse alors de fabriquer de l’insuline et se traduit par un excès de sucre dans le sang (hyperglycémie). Les symptômes surviennent généralement bien après le début de la maladie et se manifestent essentiellement par des envies fréquentes d’uriner, une soif intense, une grande fatigue et une perte d’appétit.
- L’asthme : L’asthme est une affection chronique respiratoire qui se traduit par des crises d’essoufflement, une toux, une respiration sifflante, une gêne respiratoire, parfois permanente, et nécessite souvent un traitement de fond. Elle est généralement liée à une hypersensibilité ou une allergie et implique différents facteurs (froid, poussière, pollution, pollen, etc.).
- La gastro-entérite : La gastro-entérite est une maladie contagieuse le plus souvent causée par un virus et fréquente chez l’enfant et le bébé. Elle se manifeste par des symptômes comme une diarrhée, des nausées, des vomissements, des maux de ventre et d’estomac et parfois de la fièvre. Pour l’éviter, des mesures d’hygiène peuvent être facilement appliquées (nettoyage soigneux et régulier des mains, des surfaces et objets contaminés). Il existe également un vaccin contre la forme la plus courante de la gastro-entérite (à rotavirus).
- L’épilepsie : L’épilepsie est une maladie chronique du cerveau caractérisée par des crises de convulsions soudaines, souvent de courte durée et parfois très impressionnantes. Différentes formes peuvent apparaître chez l’enfant et le bébé, dont certaines disparaissent à l’adolescence. Les formes les plus impressionnantes s’accompagnent généralement d’une perte de connaissance, de convulsions, d’apparition de salive au bord des lèvres et parfois de vomissements, d’une perte d’urine ou de selles.
- Les troubles anxieux : L’anxiété est normale à certains moments du développement d’un enfant (apprentissage ou séparation), mais devient pathologique lorsqu’elle entraîne des difficultés sociales ou scolaires (refus d’aller à l’école, de participer aux activités, troubles du sommeil). Certains symptômes comme des maux de ventre, de tête, des vomissements, de l’irritabilité ou des difficultés à se concentrer, peuvent également apparaître. L’anxiété peut également se manifester par des troubles obsessionnels compulsifs (TOC).
Maladies rares chez l’enfant
Une maladie est considérée comme rare lorsqu’elle touche une personne sur 2 000. On en dénombre près de 7 000. Les maladies rares sont souvent également « orphelines », c’est-à-dire qu’il n’existe pas à ce jour de traitement pour les soigner. La mucoviscidose, la myopathie de Duchenne, la trisomie 21, les leucodystrophies, la maladie de Kawasaki, le syndrome de Rett, la sclérose tubéreuse de Bourneville ou encore la maladie des os de verre, en font partie.
Comprendre la fièvre chez le nourrisson
Si la fièvre apparaît comme un symptôme courant, notamment chez les adultes, elle peut être plus inquiétante lorsqu’elle touche les enfants, en particulier les nourrissons. En effet, la fièvre chez l’enfant et le bébé reflète souvent une réaction du corps face à une infection. Mais pas de panique, une forte fièvre est souvent le symptôme d’une maladie mineure, surtout lorsque la température ne dépasse pas les 38 degrés. Au-delà, la fièvre peut être dangereuse.
Définition de la fièvre
La fièvre chez l’enfant et le nourrisson est une réaction normale de l’organisme. Elle permet à celui-ci de lutter contre les infections ou les inflammations. C’est donc un symptôme utile. La fièvre correspond à l’élévation temporaire de la température corporelle au-dessus de la normale, c’est-à-dire à partir de 38 degrés et au-delà. Si la fièvre dépasse les 38,5 degrés, un traitement devient alors nécessaire, surtout chez les jeunes enfants. La fièvre n’est pas une maladie, mais bien un symptôme. On peut la définir comme étant un signal indiquant que l’organisme est en train de se défendre contre un événement. Elle intervient dans de nombreuses maladies infantiles banales comme la rhinopharyngite, l’otite aiguë, la roséole, etc. La fièvre aiguë correspond à l’état de fièvre qui évolue durant moins de 5 jours chez le nourrisson, et moins d’une semaine chez l’enfant. Au-delà, la fièvre est dite prolongée et devient alors plus inquiétante. Dans des cas beaucoup plus rares, la fièvre infantile est présente dans le cadre de maladies graves ou évolutives. Dans ce cas, une prise en charge en urgence est requise, notamment en cas de pneumonie, ou encore de méningite.
Causes de la fièvre
Les jeunes enfants sont plus susceptibles de développer de la fièvre à cause des infections virales ou bactériennes.
Symptômes associés à la fièvre
Quand un enfant ou un bébé a de la fièvre, il faut surveiller les autres symptômes. En effet, ces derniers peuvent indiquer la présence d’une maladie sous-jacente et de potentielles complications. Il est donc important d’identifier les sympômes liés à l’état de fièvre afin de mieux comprendre l’état de son enfant :
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- Irritabilité : Un enfant peut devenir irritable lorsqu'il ne se sent pas bien. Il peut pleurer facilement, être grincheux ou avoir des sautes d'humeur inhabituelles.
- État léthargique : Si un enfant est léthargique, il peut sembler mou, somnolent ou avoir moins d'énergie que d'habitude. Il peut être difficile de le réveiller ou de le faire participer à des activités. Cela peut demander une prise en charge médicale urgente.
- Refus de s'alimenter : Un enfant malade peut perdre l'appétit et refuser de manger ou de boire comme d'habitude. Cela peut entraîner une déshydratation si cela persiste, surtout si la fièvre est accompagnée de vomissements ou de diarrhée. Cela peut demander une prise en charge médicale urgente.
- Pleurs excessifs : Les bébés et les jeunes enfants peuvent pleurer plus que d'habitude lorsqu'ils sont malades. Les pleurs excessifs peuvent être un signe de douleur, de malaise ou de frustration due à la maladie.
- Perturbations du sommeil : Un enfant malade peut avoir des difficultés à s'endormir ou à rester endormi. Il peut aussi faire des siestes plus longues que d'habitude ou avoir un sommeil agité.
Mesure de la température et seuils d'alerte
Pour connaître la température d’un bébé ou d’un enfant et voir si la fièvre est élevée, il est indispensable de savoir comment mesurer correctement.
- Thermomètre rectal : Pour les nourrissons de moins de 3 mois, il est indispensable d’utiliser un thermomètre numérique rectal. En effet, c’est l’outil qui fournit la mesure la plus précise. Il est préférable d’utiliser un thermomètre spécialement conçu pour les bébés et les enfants.
- Thermomètre auriculaire : Pour les bébés de plus de 3 mois et les enfants, il est possible d’utiliser un thermomètre auriculaire à insérer dans l’oreille de l’enfant, avec précaution. Cette méthode est moins précise que la mesure rectale.
- Thermomètre frontal : Le thermomètre frontal peut être utilisé sur les nourrissons et les enfants. Cependant, il faut rester vigilant car la précision de cet outil est variable.
Une température rectale de 38°C ou plus est considérée comme élevée et nécessite une consultation médicale immédiate, même si l'enfant ne présente aucun autre symptôme pour les nourrissons de moins de trois mois. Pour les nourrissons de plus de trois mois et les enfants, une température rectale de 38,5°C ou plus est généralement considérée comme élevée et peut indiquer une infection ou une autre maladie.
Traitements et gestion de la fièvre
En cas de fièvre légère à modérée, il est possible de traiter la fièvre à domicile, avec des médicaments et des gestes à mettre en place.
- Assurer l’hydratation de votre enfant : Un jeune enfant doit rester bien hydraté en cas de fièvre. Son corps étant plus petit, il risque la déshydratation plus rapidement : Il faut donc lui proposer fréquemment du lait maternel ou infantile si c’est un nourrisson. S’il s’agit d’un enfant, vous pouvez lui donner de l’eau. C’est particulièrement nécessaire si la fièvre s’accompagne de transpirations et de vomissements.
- Faire baisser la température de votre enfant : Vous pouvez faire légèrement baisser la température de votre enfant pour tenter de faire baisser la fièvre. Pour ce faire, vous pouvez : Appliquer des compresses d’eau tiède sur le front de votre enfant. Ne pas surcouvrir votre bébé. Hydrater votre enfant. Ne pas faire prendre de bain trop chaud ou trop longtemps à votre enfant pour éviter de faire augmenter sa température.
- Veiller au repos de votre enfant : Un autre remède naturel pour soulager la fièvre, c’est le repos. Vous devez vous assurer que votre bébé ou votre enfant dorme suffisamment. En effet, le sommeil favorise la récupération et aide l’organisme à mieux lutter contre l’infection responsable de la fièvre.
Deux types de médicaments peuvent être utilisés en cas de fièvre, en suivant toujours les recommandations du pédiatre ou du pharmacien. Le paracétamol permet de réduire la fièvre chez l’adulte, l’enfant et le bébé, il faut s’assurer de suivre les instructions de dosage en fonction du poids de son bébé et ne pas dépasser la dose recommandée. L’ibuprofène, UNIQUEMENT APRÈS UN AVIS MÉDICAL, car ce médicament est un anti-inflammatoire qui peut aggraver une infection, peut être utilisé par les enfants à partir de six mois, il faut également suivre les instructions de dosage selon le poids de l’enfant. Bien que ces médicaments puissent aider votre enfant à soulager ses symptômes et l’inconfort provoqué par la fièvre, ils ne traitent pas la cause de cette dernière. Aussi, si la fièvre dure plus de 5 jours pour un nourrisson ou plus d’une semaine pour un enfant de plus de 6 mois, il est vivement recommandé de consulter un médecin.
Quand consulter un médecin ?
Si la fièvre n’excède pas les 38 degrés ou les 38,5 degrés, vous pouvez consulter un médecin si la fièvre est persistante. Si cette dernière dure moins de temps et qu’elle disparaît d’elle-même, grâce aux gestes mis en place à la maison, ce n’est pas nécessaire. Dans le doute, vous pouvez prendre rendez-vous en téléconsultation avec un pédiatre pour obtenir une consultation, le plus rapidement possible. En revanche, si votre enfant présente des signes de complications, il est indispensable de consulter un médecin le plus rapidement possible, surtout si votre bébé a moins de 3 mois.
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Signes de complications
- Fièvre chez les nourrissons de moins de 3 mois : Tout bébé de moins de 3 mois présentant de la fièvre de 38°C ou plus (température rectale) doit être évalué par un médecin immédiatement, même s'il ne présente aucun autre symptôme. Les nourrissons de cet âge sont plus vulnérables aux infections graves, et la fièvre peut être le seul signe de maladie grave.
- Fièvre persistante : Si la fièvre de votre bébé persiste pendant plus de 24 heures malgré les mesures de traitement à domicile, cela peut indiquer une infection plus sérieuse ou d'autres problèmes de santé sous-jacents. Consultez un médecin pour obtenir une évaluation appropriée.
- Fièvre élevée : Si la température rectale de votre bébé dépasse 38,5°C, en particulier s'il est très jeune, cela peut indiquer une infection ou une autre maladie nécessitant une évaluation médicale. Une fièvre élevée peut également être associée à des convulsions fébriles chez certains enfants, ce qui nécessite une attention médicale.
- Symptômes sévères : Si votre bébé présente d'autres symptômes graves en plus de la fièvre, tels que des difficultés respiratoires, une respiration rapide, des signes de déshydratation (par exemple, une bouche sèche, une diminution des urines), une léthargie excessive, une irritabilité extrême ou des convulsions, il est nécessaire de consulter immédiatement un médecin.
- Autres signes de complication : Si votre bébé présente des symptômes spécifiques associés à certaines maladies, tels qu'un écoulement de l'oreille accompagné de douleur (signe d'otite), des vomissements persistants, une diarrhée sévère, une éruption cutanée inhabituelle ou des marbrures sur la peau, ou des signes de détresse respiratoire, une consultation médicale est nécessaire et ce, le plus rapidement possible.
Prévention des infections infantiles
Mesures préventives
Le meilleur moyen de prévenir la fièvre, c’est la vaccination. Bien sûr, il n’existe pas de vaccin contre la fièvre ! Cependant, il est important de faire vacciner son bébé et son enfant en fonction du calendrier vaccinal recommandé par les autorités sanitaires. En effet, les vaccins permettent de protéger les bébés contre de nombreuses maladies infectieuses provoquant la fièvre comme la grippe, la rougeole, la coqueluche, etc. En faisant vacciner son bébé, puis son enfant, et en réalisant les rappels, on réduit donc drastiquement les risques de fièvre ! L’hygiène au quotidien permet également de réduire le risque d’infections chez l’enfant et le bébé. Pour ce faire, il est important d’adopter les bons gestes et les bonnes habitudes hygiéniques au quotidien :
- Se laver les mains régulièrement : Lavez-vous soigneusement les mains avec de l'eau et du savon pendant au moins 20 secondes avant de manipuler votre bébé, avant de préparer ses repas et après avoir changé ses couches. Encouragez également les membres de la famille et les personnes qui s'occupent de votre bébé à faire de même.
- Éviter le contact avec les personnes malades : Évitez d'exposer votre bébé à des personnes malades ou présentant des symptômes d'infection, tels que la toux, le rhume ou la fièvre. Si vous devez vous rendre dans un lieu public, essayez de maintenir une distance raisonnable avec les autres personnes et d'éviter les contacts étroits.
- Nettoyer et désinfecter régulièrement les surfaces : Nettoyez et désinfectez régulièrement les surfaces fréquemment touchées, telles que les jouets, les poignées de porte, les tables et les plans de travail, à l'aide d'un désinfectant approprié. Cela peut aider à réduire la propagation des germes et des bactéries.
- Allaiter votre bébé : Si possible, allaitez votre bébé exclusivement pendant les six premiers mois de sa vie. L'allaitement maternel offre de nombreux avantages pour la santé de votre bébé, notamment en renforçant son système immunitaire et en le protégeant contre les infections.
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