L'immunité passive joue un rôle crucial dans la protection des chiots nouveau-nés contre les agents pathogènes. Cette immunité est acquise par le transfert d'anticorps de la mère au chiot, à la fois in utero via le placenta et après la naissance via le colostrum.

Transfert placentaire d'anticorps

Si la mère est vaccinée et donc immunisée, les anticorps sont transmis au chiot avant même la naissance à travers le placenta. La vaccination de la mère est donc essentielle pour assurer une protection précoce aux chiots.

Le colostrum : une source vitale d'immunoglobulines

Au cours des deux jours qui suivent la naissance, les mamelles de la chienne sécrètent un liquide très particulier, le colostrum. Celui-ci a pour fonction non seulement de fournir de l’énergie aux nouveau-nés, mais aussi de leur permettre d’absorber des anticorps (immunoglobulines, Ig). En effet, chiots et chatons naissent avec une concentration en Ig presque nulle et c’est l’ingestion du colostrum qui va leur permettre d’acquérir une immunité qui les protègera de nombreux virus et bactéries pendant les 4 à 8 premières semaines de vie.

Le lait maternel contenant du colostrum contient des anticorps en quantité importante et suffisante pour lutter contre le Parvovirus Canin néanmoins cette protection n'est valable que le temps de l'allaitement par la mère. Les anticorps maternels chez le chiot sont appelés des anticorps passifs ( car ils ne sont pas fabriqués par le propre organisme du chiot), ce qui explique pour quelle raison cette protection n'est valable que durant l'allaitement et quelques jours plus tard.

Importance de l'allaitement maternel

Il est donc conseillé d'alimenter très correctement la maman des chiots et de ne jamais économiser sur l'alimentation car de la durée d'allaitement dépend la période de protection des chiots. Plus la maman pourra allaiter longtemps et plus les chiots seront costauds et âgés et plus ils auront de chance de pouvoir se défendre face à une bactérie ou face à un virus. Dès la naissance des bébés, les mamans sont ainsi nourries copieusement avec de la viande hachée, des knacks, des cuisses de poulet, du jambon, des pâtes, des légumes mijotés, et en appoint des croquettes pour bébés. De simples croquettes avec lesquelles vous nourrissez la mère en temps normal ne seront pas suffisantes. Il faut veiller à apporter à la mère un maximum de bons aliments sans tomber dans l'excès bien sûr… quelques morceaux de steak hachés (toujours bien cuits et surtout pas saignants) seront un plus non négligeable, mais un carré de chocolat ne lui apportera rien de bénéfique.

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Absorption des immunoglobulines

L’absorption des Ig à travers la paroi digestive des chiots et chatons est possible uniquement pendant les 12 premières heures de vie. Ensuite intervient la « fermeture de la barrière intestinale ». Dans tous les cas, les substituts colostraux (tout comme le colostrum lui-même) devront donc être administrés avant la fermeture de la barrière intestinale. Mais en réalité, plus l’administration est précoce, plus la quantité d’anticorps absorbée est importante : le taux d’absorption intestinale des immunoglobulines G (IgG ou anticorps) chutant rapidement (40% à la naissance et divisé par 2 toutes les 4 heures).

Situations nécessitant un substitut colostral

Un substitut colostral peut se révéler nécessaire lorsque la mère est absente ou refuse la tétée, si la sécrétion colostrale ne s’est pas déclenchée après la parturition ou si elle est insuffisante par rapport à la taille de la portée.

Alternatives au colostrum maternel

L’idéal est de disposer d’une autre femelle ayant mis bas il y a moins de 2-3 jours pour lui faire adopter les jeunes, et toujours idéalement une femelle multipare ayant déjà élevé des portées avec un faible taux de mortalité. Ceci n’est cependant possible quasiment que dans les élevages de grande taille. Cette stratégie est plus facilement envisageable chez la chienne que chez la chatte, sans compter que dans l’espèce féline, il est indispensable de s’assurer de la compatibilité des groupes sanguins des chatons et de cette mère de substitution (ne pas faire adopter par une mère B des chatons de groupe A ou AB, l’inverse ne posant pas de problème).

Plus couramment, on a recours à des substituts colostraux administrés au biberon ou par sondage orogastrique. Le sondage a l’avantage de permettre l’administration à des nouveau-nés sans réflexion de succion efficace ou atteints de fente palatine ; il permet aussi de maitriser le moment et la quantité ingérée. Pour l’instant considéré comme un acte médical, le sondage orogastrique ne peut être réalisé par les éleveurs. Cependant il s’agit d’un geste de relative urgence, le déplacement de la portée ou du nouveau-né vers le cabinet vétérinaire étant difficilement envisageable, de même que le déplacement à domicile du praticien. Les jeunes carnivores sont donc souvent pris en charge trop tard ; il est très probable que la mort de nombreux nouveau-nés pourrait être évitée si l’éleveur avait maitrisé le geste du sondage. Cette situation contraste avec celle des veaux nouveau-nés, chez lesquels un sonde orogastrique pratiqué par l’éleveur est fréquent, y compris chez les animaux en bonne santé et dès la naissance : le sondage peut être systématique dans l’heure qui suit la naissance de façon à maitriser le moment d’ingestion du colostrum, favoriser le transfert d’immunité et donc la survie.

Constitution d'une banque de colostrum

Il s’agit de constituer une banque de colostrum, comme pratiqué couramment chez les bovins et les équins. Le moment de collecte est un compromis entre la fermeture de la barrière intestinale des jeunes de la portée de la femelle donneuse (12 heures chez le chiot, 16 heures chez le chaton) et la chute rapide de la concentration en IgG des sécrétions mammaires (moins 50% au cours des 24 premières heures post-partum. On peut donc conseiller aux éleveurs de prélever le lait d’une femelle (de leur élevage) au cours du deuxième jour après la mise-bas (donc après que les chiots ou chatons de la portée de cette femelle aient acquis leur propre immunité passive mais avant que la concentration en IgG n’ait trop chuté). Seul le colostrum de chattes de groupe A (qui pourra être administré à tous les chatons quel que soit leur groupe) sera stocké.

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La valeur immunologique du colostrum est très variable d’une femelle à l’autre (entre 3 et 55 g/l chez la chienne) : en l’absence de moyen disponible pour évaluer la qualité du colostrum en pratique, on peut juste sélectionner comme donneuses les femelles dont les portées précédentes ont eu de faibles taux de mortalité et de bons taux de croissance jusqu’à 2 mois et réaliser le prélèvement aussi précocement que possible (dès 24 heures après la mise bas du dernier jeune).

Procédure de collecte et de conservation du colostrum

La traite est un acte en général facile à réaliser chez la chienne, plus compliqué chez la chatte. Après nettoyage et séchage du trayon, le colostrum est collecté dans des tubes plastiques de 2 à 5 millilitres de contenance puis congelé (-20°C). Par convention, on considère que le colostrum peut être conservé 1 an. Il est important d’être aussi propre que possible lors de la collecte, le liquide ayant pour vocation à être administré ensuite à des nouveau-nés. La décongélation doit être réalisée à 37°C (de préférence au bain marie ou au chauffe biberon) et en aucun cas au four micro-ondes (qui détruirait les anticorps).

Alternatives au colostrum maternel : limites et avantages

Le colostrum bovin est une source d’anticorps qui présente l’intérêt d’être facile à collecter et disponible en très grande quantité mais dont l’intérêt n’a pas été évalué chez le chiot ou chez le chaton comme substitut colostral. À partir du 3eme jour post-partum, la concentration en IgG a nettement chuté, on parle donc de lait et non plus de colostrum. Leur concentration en IgG est, comme celle des colostrums, très variable d’une chienne à l’autre, mais en moyenne, elle est du même ordre que la concentration colostrale. Leur valeur énergétique est inconnue. Les laits maternisés sont dépourvus d’immunoglobulines canines/ félines et ont une concentration énergétique de moitié inférieure à celles du colostrum. Le sérum prélevé sur un chien adulte contient des immunoglobulines, mais à une concentration environ 2 fois inférieure à celle du colostrum et pour une valeur énergétique très faible. Les essais d’administration de sérum canin par voie orale dès la naissance à des chiots privés de colostrum ne permettent qu’une augmentation du taux circulant d’IgG très inférieure à celle obtenue après tétée du colostrum. L’administration orale de sérum canin « en soutien » à des chiots ayant accès à leur mère n’a pas non plus permis de diminuer la proportion de chiots en déficit de transfert d’immunité. Si celui-ci a l’avantage d’être plus facilement accessible en gros volume que le sérum félin, l’administration d’IgG équines purifiées permet d’obtenir un pic de concentration d’IgG sérique similaire à celle obtenue avec du sérum félin, mais avec une aussi courte durée de vie (7 jours après la naissance, les concentrations sont déjà faibles). Des poules vaccinées contre des antigènes canins ou félins synthétisent des anticorps contre ces antigènes, anticorps qu’elles exportent en grande quantité dans le jaune de leurs oeufs. Ces anticorps (dits IgY, pour « yolk », jaune d’oeuf) peuvent donc être collectés par simple collecte des oeufs, donc disponibles facilement et en grande quantité. Les IgY, sous forme de poudre d’oeuf, mélangés à du lait maternisé, permettent l’obtention d’un substitut apportant immunité et énergie. Un tel substitut est actuellement commercialement disponible pour les chiots (PuppyPro-Tech, Royal Canin, Aimargues, France) avec une supplémentation en IgY dirigés contre le parvovirus CPV2 et E. coli sur la base du lait maternisé BabyDog Milk enrichi en maltodextrine, composé énergétique facilement métabolisable.

Importance des mesures d'hygiène

Le colostrum reste une sécrétion complexe qu’aucun substitut colostral n’égale. Si le colostrum ou les substituts colostraux contribuent à diminuer le risque de mortalité néonatale, leur administration ne dispense pas des mesures d’hygiène classiques telles que nettoyage-désinfection fréquents de la maternité, soins du cordon ombilical, hygiène buccale et cutanée de la mère, correctement vaccinée.

Immunité passive et vaccination

L'immunité passive, offerte aux chiots par les anticorps maternels, empêche ainsi la manifestation des symptômes de la parvovirose, ce qui veut dire que le chiot ne peut pas développer la maladie, néanmoins il est avéré que la réplication du virus et donc sa diffusion est possible. Les chiots constituent donc une source potentielle dangereuse de contamination pour les autres animaux. L'un des effets néfastes de ces anticorps maternels est qu'il est difficile de vacciner les jeunes chiots contre la Parvovirose car ces anticorps protègent le chiot tant qu'il est allaité mais rendent inefficace la vaccination jusqu'à 12 voire 16 semaines. Votre chiot est donc très vulnérable lorsqu'il est âgé de 6 à 16 semaines.

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La vaccination est donc la seule solution pour se prémunir efficacement face au Parvovirus et pour tenter de limiter sa propagation, néanmoins il semble avéré que les 2 injections de primo-vaccination ( généralement effectuées à 8 et 12 semaines ) ne protègent pas totalement votre chiot et que seul le rappel à 1 an offre alors une protection que l'on peut considérer comme efficace. En effet, des études ont démontré un échec dans la mise en place de l'immunité que devrait apporter la primo-vaccination probablement en raison d'une interférence avec les anticorps maternels.

La Parvovirose : Un danger majeur pour les chiots

La Parvovirose est le nom donné à une maladie canine très grave engendrée par infection d'un parvovirus et qui a pour résultat de provoquer principalement une gastro-entérite hémorragique fulgurante. Les parvovirus sont parmi les plus petits virus connus à ce jour et certains infectent également l'être humain.

Ce virus, responsable de la parvovirose canine, est dénommé Parvovirus Canin de type 2, appelé plus scientifiquement "Canine ParvoVirus type 2" soit en abrégé le "CPV-2". Le Parvovirus est actuellement présent dans 3 souches virales en France. La souche CPV-2a est un sous-type qui à remplacé la souche originelle CPV2, le CPV-2b qui est un autre sous-type du CPV-2 et le CPV-2c qui est une nouvelle version modifiée du virus apparue en Europe vers l'année 2007. Cette variante CPV-2c se caractérise par sa capacité certaine à se répandre partout dans le monde actuellement et par sa capacité à contaminer des chiens vaccinés.

La souche CPV-2c est extrêmement inquiétante pour nos animaux car le taux de mortalité dépasse les 90% chez les chiens âgés de moins d'un an, c'est vous dire que la survie d'un jeune chien touché est quasi nulle. La faculté de ce virus à muter de façon très agressive, pourrait prochainement entrainer une Parvovirose qui ne serait plus couverte par les vaccins actuellement disponibles dans le commerce.

Contamination et propagation du Parvovirus

La phase d'incubation, c'est à dire de développement de la maladie une fois qu'un chien est contaminé, est généralement de 3 à 5 jours après contamination. Durant cette phase, il est impossible de déceler la maladie visuellement car les symptômes n'apparaissent que plus tard.

Le parvovirus est un parasite qui est incapable de se reproduire seul, il a donc besoin d'un hôte pour se répliquer. Dès lors qu'il infecte un chiot, il détourne certaines cellules qu'il infecte et commence immédiatement à se répliquer. Par conséquent, alors même que le chiot n'est pas encore affecté par les symptômes engendrés par la Parvovirose, le virus se réplique déjà et pourra être rejeté par les excréments des animaux.

Des études ont démontré qu'un chien contaminé commence à répandre le virus au travers de ses selles 3 jours seulement après avoir été contaminé et donc bien souvent avant qu'il ne soit possible de détecter visuellement les symptômes de la maladie chez lui. Attention, en cas de guérison, votre animal continuera tout de même a répandre le virus à travers ses selles durant au moins 2 semaines voire 4 semaines.

Il faut savoir que le parvovirus canin peut toucher n’importe quel chien, de n’importe quel âge, de n'importe quelle race, sans distinction de sexe surtout si votre animal n'est pas vacciné néanmoins même vaccinés certains chiens arrivent à contracter la maladie. Il est cependant largement avéré que les chiots âgés de six semaines à six mois sont les plus touchés par la Parvovirose car leurs défenses immunitaires ne sont pas capables de se défendre face au Parvovirus.

La contamination directe se fait comme son nom l'indique par contact direct avec un animal atteint de la Parvovirose. Cela peut être par les poils de l'animal infecté, qui comme tout bon toutou se lèche souvent et dépose l'agent pathogène sur ses poils via sa salive, ou en se roulant sur un sol souillé. Cela peut être aussi par contact avec des selles ou vomissures infectées. Plus rarement cela peut être possible par excrétion dans les urines. Le chien contracte très souvent la Parvovirose par voie nasale en reniflant son environnement ou par ingestion d'un objet ou d'une matière qui aurait été souillée par le virus.

La contamination indirecte se fait de façon invisible et silencieuse si je peux dire. Vos chaussures, les récipients d'alimentation, les insectes volants, votre matériel d’élevage, des tissus ou encore même du matériel vétérinaire peuvent transmettre la Parvovirose. N'oublions pas que nous sommes nous même des vecteurs involontaires de ce virus… vous marchez sans même le voir dans l'empreinte de quelqu'un qui a marché dans des excréments de chiens et vous rentrez chez vous sans vous douter que vous allez répandre le virus par vos pas sur le sol. Pour finir, le chat est reconnu depuis peu comme source possible de transmission du virus de la Parvovirose. L'évolution du virus lui a permis d'infecter et de se répliquer chez le chat. Ne négligez donc pas cet aspect car un chat peut alors transmettre la Parvovirose Canine à un chien.

Symptômes de la Parvovirose

Ils sont nombreux mais presque toujours les mêmes, néanmoins certains sont visibles et d'autres beaucoup moins. Le Parvovirus Canin entraîne une gastro-entérite très sévère et mortelle si elle n'est pas traitée. De la même façon, dans près de 90% des cas, les chiens sont atteints de diarrhée avec dans un tiers des cas du sang visible dans les selles. Comme votre chien a contracté une maladie qui se répand dans son organisme, l'abattement est également un signe clinique évident à déceler. Votre chien va rester prostré dans un coin et ne sera plus du tout le même. Il n'aura plus envie de jouer, ni même de bouger. Pour finir, la perte d'appétit voire le refus total de manger est souvent une réponse aux vomissements. Ce signe est ici aussi très facile à déceler. Dès que l'un de ces signes apparait chez un jeune chiot, il vous faut consulter d'urgence votre vétérinaire afin qu'il puisse mettre en place immédiatement une réponse face à ces symptômes. Les vomissements et la diarrhée vont entraîner rapidement une déshydratation du chiot qu'il faut impérativement traiter. Votre chiot peut avoir de la fièvre mais pas toujours et pas forcément dans les premiers temps. L'Hypoglycémie (concentration trop faible de glucose dans le sang) est impossible à détecter à l'œil nu, seul votre vétérinaire peut au travers d'analyses déterminer si votre animal est en hypoglycémie. La perte de poids est également difficile à constater sauf si vous pesez quotidiennement votre chiot. La déshydratation est difficilement décelable par Mr tout le monde mais rapidement détectable par votre vétérinaire. En conclusion, si certains symptômes sont difficilement décelables, d'autres et certainement les plus importants sont visibles immédiatement.

Diagnostic et traitement de la Parvovirose

Il existe un test simple et rapide que peut effectuer votre vétérinaire en quelques minutes. A l'aide d'un écouvillon (une sorte de coton tige) que l'on insère dans l'anus de l'animal, on recueille un peu de matière fécale que l'on vient mélanger dans un liquide spécifique diluant. On verse ce liquide contenant de la matière fécale sur un système de paillettes qui va réagir à la présence du Parvovirus.

Il faut savoir qu'à l'heure actuelle il n'existe pas de traitement spécifique contre la Parvovirose. Les chiens atteints de Parvovirose sont atteints en premier lieu d'une déshydratation sévère qu'il convient donc de soigner en priorité. Dans la majorité des cas, votre animal sera conservé dans un milieu spécial réservé aux animaux contaminés et sera perfusé car il s'agit de la manière la plus efficace pour réhydrater l'animal en souffrance.

Les interférons (IFN) sont des protéines naturellement produits par les cellules du système immunitaire en réponse à la présence d'agents pathogènes tels les virus, bactéries ou parasites dans l'organisme. Ils ont pour rôle de défendre l'organisme en induisant la production de protéines de la fonction immunitaire notamment antivirales et antibactériennes, ou à effet sur la réponse immune, et à visée anti-prolifératives. Leur nom d'interféron vient du fait qu'ils interfèrent avec la réplication du virus dans les cellules de l'hôte, en activant des cellules tueuses et en améliorant la résistance des cellules de l'hôte aux infections virales. L'interféron n'agit donc pas directement sur le virus pathogène, mais inhibe le mécanisme de synthèse interne des cellules infectées par un virus et l'empêche ainsi de pouvoir se répliquer. Par l'augmentation de l'immunité, la prolifération du virus dans l'organisme est inhibée avant même qu'il y ait réponse immunitaire développée chez le chien contre la parvovirose. La société Virbac propose ainsi un traitement appelé Virbagen Omega.

Virbagen Omega est constitué d’un lyophilisat (préparation lyophilisée) et d’un solvant présentés sous la forme d’une suspension injectable. Virbagen Omega contient la substance active suivante : interféron oméga recombinant d’origine féline (issu des chats) et est disponible en 5 MU/flacon ou 10 MU/flacon. Virbagen Omega est destiné à un usage chez le chat et le chien. Virbagen Omega est utilisé pour réduire la mortalité et les signes cliniques de parvovirose (infection virale très contagieuse du chien) chez les chiens de plus d’un mois. La suspension doit être injectée par voie intraveineuse (dans une veine) une fois par jour pendant 3 jours consécutifs. La dose est de 2,5 MU/kg de poids vif.

Immunité à vie après survie à la Parvovirose

Il est important de noter que chez les chiens ayant survécu à une infection, d'une part une immunité solide et à vie se met en place pour l'animal mais de surcroit il n'aura plus d’excrétion virale dans les selles. La propagation du virus sera alors impossible par le biais de cet animal au niveau de ses selles.

Résistance du Parvovirus dans l'environnement

Les Parvovirus canins ne peuvent se répliquer en l'absence d'un hôte néanmoins ils résistent très bien dans le milieu extérieur sur des matières inertes (plastique, tissus, sol, matériel d'élevage, etc…) Ils résistent facilement à des variations de pH compris entre 3 et 9 et résistent très bien à des température assez élevées puisqu'il a été démontré qu'ils résistent 60 minutes à 60°C. Ils peuvent ainsi rester actifs pendant 6 mois en milieu naturel (sur le sol par exemple) à une température de 20°C, environ 5 mois lors de fortes expositions au soleil ou de sécheresse et résistent également très bien aux hivers les plus rigoureux. Ils peuvent néanmoins être détruits pas les UV mais malheureusement on ne parle pas des UV-A et UV-B qui nous servent à bronzer… Leur élimination est donc très compliquée et la désinfection d'un environnement souillé est donc très difficile. La plupart des désinfectants classiques sont totalement inefficaces sur le Parvovirus canin y compris dans des concentrations importantes, ainsi l’utilisation d’alcools, d'acides, de phénols, d'éther, de chloroforme, d'ammoniums quaternaires est absolument inefficace. Seuls le formol à 1% assez dangereux à utiliser et réservé aux professionnels, la soude caustique dosée à 0.8% minimum et l'eau de Javel diluée à 3.4% minimum (l’hypochlorite de sodium ) peuvent détruire le parvovirus, les conditions étant que l’exposition au produit soit prolongée (environ 1 heure) et qu’il y ait eu une élimination préalable des matières organiques avant la désinfection. La présence de matières organiques (saletés, paille, foin, excréments, sang, etc…) diminue ou empêche l’action désinfectante.

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