Introduction
Le domaine des hélicoptères militaires est complexe, impliquant des opérations, des technologies, des exercices et des programmes d'armement. Cet article explore divers aspects de cet univers, allant des manœuvres militaires aux innovations technologiques, en passant par les enjeux géopolitiques et les partenariats industriels.
Exercices Militaires et Préparation Opérationnelle
Opération Orion: Simulation de Conflits de Haute Intensité
L'opération Orion, un exercice militaire de grande ampleur, vise à préparer les armées françaises à des situations complexes et des environnements hybrides. L'édition 2026 de l'Opération de grande envergure pour les armées résilientes, interopérables, orientées vers le combat de haute intensité et novatrices (Orion) simule un conflit où la France, sous le nom d'Arnland, est menacée par une puissance étrangère, Mercure. Cet exercice permet de tester l'interopérabilité des forces armées alliées et la résilience des chaînes de transmission et de logistique.
La quatrième phase de l'exercice militaire conjoint Orion 2026 concernera les quatre départements de la région Champagne-Ardenne, durant le mois d'avril. L'exercice commence en février par la simulation d'un débarquement de coalition amphibie et aérien en Bretagne (en Aquitaine et Auvergne, il sera juste aérien). Les cieux pourront faire l'objet de manœuvres aériennes.
Objectifs d'Orion 26
"Véritable événement majeur de la préparation opérationnelle française à la haute intensité, Orion 26 a pour objectif de préparer les armées aux situations les plus complexes et dans des environnements hybrides et contestés", rapporte un dossier de presse du ministère des Armées. Il s'agit de s'assurer que les commandements tout comme les unités sur le terrain agissent de conserve, que les chaînes de transmission et de logistique tiennent, et que l'interopérabilité avec les forces armées alliées soit éprouvée.
Dans un contexte où un engagement dans un conflit de haute intensité pourrait devenir une réalité, Orion 26 répond à la nécessité d’intensifier et de durcir le niveau de préparation des armées françaises. Ainsi, elles s’entraînent avec rigueur et réalisme pour être prêtes à conduire, le cas échéant, les engagements futurs les plus complexes et les plus durs dans tous les champs de la conflictualité. Cette exigence contribue à consolider la force morale des militaires et des chaînes de commandement. Orion 26 confronte les savoir-faire modernes et l’innovation tactique et technologique aux réalités du combat de haute intensité et aux défis posés par l’hybridité des menaces.
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Scénario Simulé
Le scénario simulé se déroule en Europe, où Mercure, un pays expansionniste, cherche à déstabiliser son voisin Arnland afin de maintenir son influence dans la région et d’empêcher l’adhésion de ce pays à l’Union européenne. Au cours de l’année 2025, Mercure a multiplié les actions hybrides et accru son soutien aux milices présentes sur le territoire d’Arnland [Aquitaine et Alsace-Moselle notamment; ndlr]. À la demande de cet allié, le 6 janvier 2026, la France prend la tête de la coalition Orion pour assurer sa défense et préserver l’équilibre européen. Orion 26 incarne cette montée en puissance, de la guerre invisible à l’affrontement de haute intensité. La lutte sera également dans l'espace, et sur les réseaux virtuels, rendant la cyber-sécurité indispensable.
SamarMed: Exercice de Sauvetage Aérien et Maritime
L’exercice SamarMed, qui a mobilisé cinq aéronefs et 19 moyens nautiques, français, monégasques et italiens, pour prendre en compte 116 victimes fictives d’une collision aérienne. Le H160 de la 32F a treuillé cinq victimes, avant de les déposer sur l'« Abeille Méditerranée ». Il a, au pied levé, pris en compte les victimes qui devaient initialement être extraites par un hélicoptère de la Sécurité civile, appelé, lui, sur un secours bien réel. Après une collision à 8 h 30 entre un Airbus reliant Venise à Nice, et d’un hélicoptère militaire provenant de Corse, jusqu’à 116 personnes doivent être localisées et secourues.
Le Rôle des Hélicoptères Militaires dans les Opérations et les Partenariats
Partenariats Éducatifs et Sensibilisation
Dans le cadre d’une convention entre le 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau et le collège Val-d’Adour de Riscle, un hélicoptère Puma est venu se poser sur le terrain de foot du lycée agricole voisin. L’aéronef transportait à son bord le colonel Gout, chef de corps, commandant l’ensemble des hélicoptères lors de l’opération «SERVAL» au Mali. Cette visite venait ponctuer un partenariat d’une année riche d’actions. Les classes de 5e ont travaillé sur les liens avec la sécurité civile. Les classes de 4e ont étudié le Mali, un des PMA (Pays les moins avancés) au programme de géographie.
Clôture et point d’orgue de ce partenariat, la venue d’un PUMA au collège et surtout la brillante intervention du colonel Gout et du capitaine Bartholmé à propos de l’opération «SERVAL» au Mali et du rôle de l’armée en général. Les élèves de 3e ont été particulièrement attentifs aux propos du colonel, n’hésitant pas à poser des questions sur les liens avec la population civile. Cette intervention, illustrée par un diaporama, a eu lieu en présence de M. Les enfants ont ensuite présenté quelques supports numériques conçus durant l’année sur ces thématiques. Ce partenariat a permis de donner du sens aux apprentissages et de faire évoluer les représentations. Le principal du collège Hervé Saint-Mézard remercia les protagonistes militaires soucieux de sa réussite, le colonel Gout, le capitaine Bartholmé, le directeur académique M.
L'Hélicoptère Puma: Un Exemple Concret
Ce lundi 17 juin dans le cadre d’une convention entre le 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau et le collège Val-d’Adour de Riscle, un hélicoptère Puma est venu se poser sur le terrain de foot du lycée agricole voisin. L’aéronef transportait à son bord le colonel Gout, chef de corps, commandant l’ensemble des hélicoptères lors de l’opération «SERVAL» au Mali.
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Opération Serval au Mali
Une visite du 5e RHC par la classe de 3e ainsi que par des lycéens de Nogaro a également eut lieu au sein de la base paloise le 11 mars dernier. Les élèves de 3e ont été particulièrement attentifs aux propos du colonel, n’hésitant pas à poser des questions sur l’intervention malienne, notamment sur les liens avec la populations civile. Cette intervention, illustrée par un diaporama, a eu lieu en présence de M. Halter, directeur académique et M. Les enfants ont ensuite présenté quelques supports numériques conçus durant l’année sur ces thématiques ; ils ont également approfondi le questionnaire envoyé à l’escadrille durant son opération au Mali.
Module Morphée: Réanimation Aérienne d'Urgence
Le module "Morphée" de l'Armée de l'air, pour "Module de réanimation pour patient à haute élongation d'évacuation", est un dispositif aéro-médical unique en France. Composé d'infirmiers, de médecins et d'anesthésistes réanimateurs de l'armée en formation, il transforme un ravitailleur en service de réanimation volant en deux heures grâce à un kit médical démontable. L'objectif est d'évacuer les blessés de guerre ou les victimes d'attentats en urgence vers la France. L'équipe de "Morphée" est composée de quatre médecins, cinq infirmiers et deux convoyeurs de l'air. Depuis 2006, cinq missions "Morphée" ont déjà été menées, la dernière ayant été déclenchée en janvier 2012 après qu'un soldat afghan ait tiré sur des militaires français.
Programmes d'Armement et Innovations Technologiques
Initiative "Portfolio Management Agreement" (PMA)
Actuellement, la capacité air-sol des chasseurs-bombardiers F-35B mis en œuvre par la Royal Air Force et la Fleet Air Arm repose uniquement sur des bombes guidées de la gamme « Paveway », le ministère britannique de la Défense [MoD] ayant écarté l’idée de leur donner la possibilité d’emporter des missiles Brimstone. En effet, dans le cadre de son initiative « Portfolio Management Agreement » [PMA], mise en œuvre à partir de 2010 afin de favoriser la production de munitions « complexes » souveraines, ce dernier confia à MBDA UK le soin de développer le missile de croisière SPEAR 3 [Selective Precision Effects At Range Capability].
Le Missile SPEAR 3
Affichant une masse inférieure à 100 kg pour une longueur de 1,8 m, le SPEAR 3 est censé pouvoir atteindre des cibles fixes ou en mouvement à plus de 100 km de distance, grâce à un guidage inertiel et GPS, associé à une liaison de données, ainsi qu’à un turboréacteur Pratt & Whitney TJ-150. Initialement, il était question de mettre en service le SPEAR 3 en 2025. Or, son premier tir d’essai n’a pu être effectué qu’en novembre dernier, avec le concours d’un Eurofighter Typhoon.
Cependant, comme l’a rapporté le quotidien The Telegraph, la semaine passée, les F-35B britanniques ne sont pas près d’emporter des SPEAR 3. En effet, répondant à une question écrite d’un député, le MoD a indiqué que « le programme SPEAR 3 était en cours de redéfinition » et que « la date estimée pour sa mise en service a été reportée au début des années 2030 ». Par ailleurs, l’intégration du SPEAR 3 a été affectée par les difficultés de Lockheed Martin à mettre au point la configuration TR-3 [Technology Refresh-3] du F-35, laquelle est censée ouvrir la voie à la version Block 4 de cet appareil.
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Pour le député James Cartlidge, spécialiste des affaires militaires au sein du Parti conservateur [opposition], il est nécessaire d’adopter une nouvelle approche pour « accélérer la mise en service de nouvelles capacités » en acceptant une certaine prise de risque. « Face aux menaces russes auxquelles nous sommes confrontés, il est essentiel que la Royal Air Force dispose rapidement des armes les plus modernes intégrées à tous ses avions de combat. […] L’Ukraine a pu intégrer rapidement le missile Storm Shadow sur ses avions Su-24 car elle s’est concentrée entièrement sur la mise en service de cette munition, même si cela supposait de se passer de longs essais et de certifications », a-t-il fait valoir dans les pages du journal britannique.
Airbus Helicopters: Dynamique d'Innovation et Marché
La filiale du groupe, Airbus Helicopters, a vu son activité redécoller en 2021, avec une fin d’année marquée par des contrats importants. Airbus Helicopters a enregistré 414 ventes nettes en 2021 contre 268 en 2020 (en raison des conséquences économiques de la pandémie de COVID-19). L’Europe représente environ 25 % des ventes totales réalisées par Airbus Helicopters en 2021, grâce aux commandes passées par les gouvernements français, espagnol et allemand (la France ayant passé la commande de 40 H160, huit H225M et deux H145, l’Espagne commandant 36 H135 et l’Allemagne achetant huit H145 pour la police bavaroise). Cette part est proche des 90 % sur le segment des hélicoptères militaires. De plus, on observe une reprise du marché civil et parapublic avec l’augmentation des commandes d’hélicoptères légers tels que les H125 et H130.
Le mois de décembre a fait l’objet d’un carnet de commandes bien rempli. Il y a celle de l’Armée française, avec le programme H160M ‘Guépard’ (la version militaire du H160M) dont Safran participe significativement. Il s’agit d’une commande de 169 hélicoptères au total, au sein des forces armées françaises avec des premières livraisons prévues pour 2027, dans le cadre du programme Hélicoptère interarmées léger (HIL), destiné à remplacer cinq types d’hélicoptères encore en service dans l’armée française. Un premier lot de 30 hélicoptères sera réparti entre l’armée de Terre (21 appareils), la Marine Nationale (8 appareils) et l’Armée de l’Air et de l’Espace (1 appareil). Airbus Helicopters assure également un ‘un haut niveau de disponibilité du Guépard’ à travers ‘un contrat de maintenance innovant’. Puis, il y les commandes de Tigre Mark 3 ainsi que 36 H135 venant du gouvernement espagnol, en vue d’un contrat très important de 4 milliards d’euros pour Airbus Helicopters dès le début de l’année 2022.
Engagement pour la Décarbonation
2021 a été une année marquée par la dynamique d’innovation et d’amélioration des produits chez Airbus Helicopters. L’année 2021 a aussi été déterminante pour la feuille de route de décarbonation de l’entreprise. L’hélicoptère Flightlab a commencé à tester de nouvelles technologies comme le système de secours du moteur qui vise notamment une première étape fondamentale sur la voie de l’hybridation. Airbus Helicopters a également lancé un groupe d’utilisateurs SAF dans le but d’accélérer le déploiement des biocarburants, et a terminé l’année faisant voler un H225 avec un moteur propulsé par 100% SAF.
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