L'allaitement maternel est le mode d'alimentation du nourrisson recommandé par les experts en nutrition et en pédiatrie. En France, 75 % des femmes déclarent vouloir allaiter, mais elles sont moins nombreuses à passer le cap. Les effets bénéfiques du lait maternel pour le nourrisson sont largement reconnus. À lui seul, le lait maternel satisfait tous les besoins du nourrisson pendant les premiers mois de sa vie. L'allaitement est aussi bénéfique pour la mère. Le choix d’allaiter ou non son enfant est souvent contraint par des raisons professionnelles, l’environnement social, la peur de mal faire… Le père joue aussi un rôle dans ce choix car il soutient la mère.
Composition et évolution du lait maternel
Le lait maternel est spécialement conçu pour répondre aux besoins de votre bébé. Sa composition évolue naturellement selon son âge, le moment de la journée et même au cours d’une même tétée. Il s’ajuste en continu pour lui apporter ce dont il a besoin à chaque étape de sa croissance. Le lait maternel contient plus de 200 composantes (actuellement connues).
Le lait maternel est bien toléré par le tube digestif fragile de bébé, ses reins et son foie. Le lait maternel contient des anticorps et différents moyens de défense contre les microbes qui apportent une protection contre certaines infections.
Bienfaits pour le bébé
L'allaitement maternel présente de nombreux avantages pour le bébé, tant à court terme qu'à long terme.
Renforcement du système immunitaire
En allaitant, vous lui transmettez vos anticorps, ce qui peut l’aider à mieux faire face aux petits microbes du quotidien. Ce soutien est particulièrement précieux pendant les premiers mois, une période où son système immunitaire est encore en construction. L’allaitement est aussi reconnu pour contribuer à diminuer certains inconforts fréquents chez les tout-petits, comme les otites, les troubles digestifs ou les affections respiratoires. Il pourrait également réduire les risques d’allergies chez les bébés ayant un terrain familial sensible.
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Adaptation aux besoins nutritionnels
Le lait maternel est spécialement conçu pour répondre aux besoins de votre bébé. Sa composition évolue naturellement selon son âge, le moment de la journée et même au cours d’une même tétée. Il s’ajuste en continu pour lui apporter ce dont il a besoin à chaque étape de sa croissance. Le lait maternel contient plus de 200 composantes (actuellement connues) : protéines, sucres et graisses, vitamines et minéraux, enzymes digestives, acides gras essentiels, anticorps et molécules antimicrobiennes, hormones et facteurs de croissance, cellules vivantes, et surtout, environ 88 % d’eau, ce qui le rend suffisant en hydratation, même par forte chaleur.
Réduction des risques d'allergies
Le lait maternel contribue à réduire la fréquence de certaines allergies (eczéma et asthme uniquement) chez les “enfants à risque” à condition que l’allaitement soit exclusif pendant au moins 3 mois. Un enfant est prédisposé aux allergies quand sa mère, son père ou encore son grand frère ou sa grande sœur sont eux-mêmes allergiques.
Développement cognitif
L’OMS souligne qu’il est probable que l’allaitement augmente légèrement le QI de l’enfant. Une étude de l’hôpital pour enfants de Boston publiée en 2013 dans JAMA Pediatrics a montré que les bébés nourris au sein obtiennent de meilleurs scores aux tests de langage à trois ans et aux tests d’intelligence à sept ans. En revanche, les chercheurs n’ont noté aucune différence en ce qui concerne la motricité et la mémoire. Depuis, d’autres recherches confirment que l’allaitement prolongé peut entraîner un petit avantage cognitif durable et de légères différences dans certaines zones cérébrales.
Digestion facilitée
Le lait maternel contient moins de protéines, plus facilement digestes et de sels minéraux que le lait de vache. Le bébé reconnaît l’odeur de sa mère et celle de son lait, tout comme la mère sait distinguer l’odeur de son bébé. Or, le lien d’attachement se tisse aussi autour de l’odeur reconnue.
Protection contre les infections
Les bébés nourris au lait maternel sont moins souvent et moins gravement malades (cela vaut tout le temps de l’allaitement et jusqu’à 3 mois après son arrêt). Plus la durée de votre allaitement sera prolongée, plus votre bébé sera protégé contre les infections.
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Réduction des risques de pathologies chroniques
Il est observé que les enfants allaités présentent moins de risques de développer certaines pathologies chroniques au fil du temps. Par exemple, l’allaitement pourrait contribuer à diminuer la probabilité d’apparition d’asthme, d’obésité pendant l’enfance ou l’adolescence, et même de diabète de type 2 à l’âge adulte.
Bienfaits pour la mère
L'allaitement maternel offre également de nombreux avantages pour la mère, tant sur le plan physique que psychologique.
Récupération post-partum
L’utérus reprend sa place plus rapidement grâce aux contractions de l’utérus provoquées par les tétées, c’est le phénomène des tranchées.
Perte de poids
Même si généralement on les déteste, nous devrions être plus indulgentes et apprendre à accepter les kilos pris pendant la grossesse. Car ces kilos supplémentaires ont permis de stocker l’énergie nécessaire pour nous et notre bébé et ils servent aussi à préparer des réserves pour l’allaitement. Une femme allaitante ayant des besoins caloriques plus importants, ces quelques kilos vont servir à fournir chaque jour entre 200 et 300 calories . Vous vous demandez donc si l’allaitement fait perdre du poids ? Il est difficile de donner une réponse ferme et définitive. Toutefois des études ont démontré qu’à partir de 6 mois de lactation, une femme allaitante a davantage de chance de perdre plus de poids qu’une femme qui n’allaite pas.
Prévention de certaines maladies
Il a été prouvé qu’allaiter diminue les risques de développer un cancer du sein. Plusieurs études se sont en effet intéressées à cette question et les résultats s’accordent sur le résultat suivant : plus la durée totale d’allaitement dans la vie d’une femme est longue, plus le risque de développer un cancer du sein diminue. Cela s’explique par le fait que la sécrétion hormonale est modifiée pendant la grossesse puis après l’accouchement lorsque les femmes allaitent. La production de prolactine, l’hormone permettant l’allaitement, provoque une baisse du taux d’oestrogènes pendant toute la durée où la mère allaite. C’est cette baisse du taux d’œstrogènes qui permet de réduire les risques.
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Un autre avantage sur la santé concerne les mamans qui ont eu du diabète gestationnel pendant leur grossesse, soit une femme sur 8 en France. Pour rappel, le diabète gestationnel (ou diabète de grossesse) est une intolérance au glucose qui se traduit par une augmentation de la glycémie chez la femme enceinte. Si il disparaît généralement après la grossesse, il peut aussi installer un diabète de type 2 quelques années plus tard. Selon le professeur Peter Hartmann, expert renommé en science de l’allaitement à l’université d’Australie-Occidentale, « l’allaitement réduit considérablement votre risque à long terme de développer une maladie cardiaque ou un diabète de type 2 ». Ce plus faible risque de développer du diabète s’explique car la lactation augmente la sensibilité à l’insuline et améliore le métabolisme glucidique chez les femmes ayant souffert de diabète gestationnel. En effet, la glande mammaire a besoin de glucose pour fabriquer le lactose et ainsi produire le lait.
Bien-être émotionnel et lien d'attachement
Toutes les mamans qui ont allaité pourront vous le dire, allaiter son enfant apporte des sentiments particuliers : de la fierté, du bien-être, de la plénitude… Mais surtout, cela favorise le développement du lien d’attachement avec son enfant.
Réduction du stress
Plusieurs études ont démontré que les femmes qui allaitent sont moins sujettes au stress que les autres et lorsqu’elles en subissent un sont mieux à mêmes de le gérer. Une étude américaine réalisée par des médecins de l’Institut national de santé mentale américain a trouvé que les mères qui allaitent produisent moins d’hormones de stress que celles qui n’allaitent pas. Une autre recherche réalisée sur 50 mères à Montreal va dans le même sens et a prouvé que face à des situations stressantes, les mères allaitantes sécrètent moins de cortisol (hormone primaire du stress). Enfin, une étude a démontré que les mères présentant des niveaux plus élevés d’ocytocine avaient moins de symptômes d’anxiété et de dépression.
Amélioration du sommeil
Contrairement à de nombreuses idées préconçues, allaiter n’est pas synonyme de mauvais sommeil. En effet, les femmes qui allaitent sécrètent deux hormones qui jouent un rôle positif sur la qualité du sommeil des mamans : il s’agit de la prolactine et de l’ocytocine (encore elle !). D’après une étude américaine de 2007, les mamans des bébés qui tètent le soir et/ou la nuit dorment 40 à 45 minutes de plus que des mamans qui donnent un biberon de lait infantile le soir. Le sommeil est ainsi favorisé grâce à la production d’ocytocine et de prolactine lors de l’allaitement. L’ocytocine a un effet relaxant chez la mère et lui permet de se rendormir plus facilement. Tandis que la prolactine favorise un sommeil profond et plus reposant. Les femmes allaitantes ont donc un sommeil plus qualitatif. Cependant, cela ne garantit pas qu’elles dorment plus longtemps.
Contraception naturelle (MAMA)
L’allaitement peut, dans certaines conditions spécifiques, être une méthode de contraception naturelle nommée MAMA, c’est-à-dire « Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée ». Elle constitue une méthode de contraception naturelle, sans effet secondaire et économique et s’explique par le fait que l’allaitement complet entraîne une suppression de l’activité ovarienne. L’allaitement peut ainsi retarder le retour de couches pendant les 6 premiers mois postpartum et permettre une infécondité naturelle. Cette méthode, si elle est correctement menée, permet une protection contraceptive fiable à 98%. En effet, jusqu’à 6 mois, une ovulation fertile avant le retour de couches est très rare, puisque le taux de grossesses est inférieur à 2%.
Pour que la méthode MAMA soit efficace, il faut remplir 3 conditions :
- Ne pas avoir eu son retour de couches.
- Allaiter exclusivement et à la demande (aucun autre aliment solide ou liquide excepté le lait maternel donné au sein. Il ne doit y avoir plus de 4h entre chaque tétée le jour et 6h la nuit).
- Le bébé a moins de 6 mois.
Si l’une de ces conditions n’est pas respectée méthodiquement, il est nécessaire de prévoir un autre moyen de contraception pour ne pas tomber enceinte.
Passés 6 mois, même si l’allaitement est exclusif, le retour de couches ne sera plus le premier signe de fertilité et le risque de tomber enceinte est plus grand.
Aspect pratique et économique
Si bébé est allaité, à tout moment de la journée comme de la nuit, n'importe où, il pourra suffire à la maman de dégraffer son soutien gorge pour lui proposer le sein. L'un des avantages "matériels" de l'allaitement c'est qu'il n'y a alors "plus rien à faire". Pas de biberon à nettoyer puis stériliser. L’allaitement maternel s’inscrit naturellement dans une démarche respectueuse de l’environnement. Le lait est produit sur place, sans emballage, sans transport, ni énergie consommée pour sa fabrication. Au quotidien, l’allaitement permet aussi de faire des économies. Pas de lait à acheter, pas de matériel spécifique à renouveler. Cela représente un budget en moins à prévoir, ce qui peut alléger la charge mentale, surtout dans les premières semaines, déjà bien remplies.
Dans le cas d'un bébé non allaité, en 2003, une étude a mis en évidence l'impact économique de l’allaitement artificiel pour un ménage. Ils estimaient à cette époque (et les prix ont depuis augmenté avec le cours du lait), six mois d'allaitement artificiel représentaient une dépense moyenne de 480€ (matériel, énergie, eau… Plus récemment, selon une étude Magic Maman, un bébé non allaité consommerait une moyenne de 21 boites de lait les 6 premiers mois de sa vie. A titre d'information, après comparaison, le prix moyen d'une boite de lait en poudre 1er âge est de 18€.
Conseils et recommandations
Durée de l'allaitement
L’Organisation Mondiale de la Santé recommande aux mamans qui le peuvent d’allaiter exclusivement jusqu’aux 6 mois de bébé puis en complément d’une alimentation "solide" jusqu’à ses 2 ans. L’allaitement exclusif au sein jusqu’à 6 mois est une recommandation de l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS. Plusieurs études ont permis de voir que le lait maternel a incontestablement des bienfaits pour le bébé et même pour sa maman. Cela passe par le renforcement du système immunitaire du bébé ou encore le développement de son système cognitif.
Il n’existe pas d’âge idéal. L’OMS recommande 2 ans ou plus, mais la réalité varie selon les familles. Certains enfants se sèvrent spontanément vers 1 an ; d’autres poursuivent plus longtemps.
Importance du soutien et de l'accompagnement
Un accouchement, une maternité, ça épuise… Et devoir se lever la nuit (plusieurs fois) pour aller préparer un biberon… Alors, que diriez-vous de rester allongée pour allaiter bébé et vous rendormir paisiblement avec lui ? On appelle cela le "breastsleeping" (la tétée en dormant). Bébé vient de tomber ? Il a eu peur ? A fait un mauvais rêve ? On ne le dit malheureusement pas assez aux futurs parents mais allaiter son enfant ce n'est pas seulement le nourrir. Pour bébé, téter le sein de sa maman, c'est aussi se blottir contre son sein, au contact de sa peau, au chaud, entendre les battements de son coeur, retrouver cette odeur corporelle rassurante qu'il a connue pendant neuf mois, se sentir en sécurité, protégé. Et là aussi, avoir ce "super pouvoir" toujours avec soi, à toute heure du jour ou de la nuit, pour une maman, ça n'a pas de prix…
Pendant l’allaitement, il est fréquent de rencontrer des phases de fatigue, de stress ou de baisse de lactation. Ces moments peuvent survenir lors d’un pic de croissance de votre bébé, d’une reprise du travail ou tout simplement à cause du rythme intense du quotidien. Pour traverser ces étapes plus sereinement, un soutien ciblé peut faire toute la différence. Calmosine Allaitement a été spécialement conçu pour répondre à ces besoins ponctuels. Élaborée en collaboration avec des sage-femmes, sa formule agit à plusieurs niveaux : elle soutient naturellement la production de lait grâce au fenugrec, aide à réduire la fatigue grâce au magnésium, et favorise la détente grâce à des plantes comme la passiflore et le cynorrhodon. Simple à intégrer dans votre quotidien, Calmosine Allaitement vous offre un accompagnement doux et ciblé, pour vous permettre de continuer à allaiter dans de bonnes conditions, en restant à l’écoute de votre corps et de vos besoins.
Positions d'allaitement
Changer régulièrement de position aide à prévenir les tensions et les crevasses. Vous pouvez vous aider d’un coussin d’allaitement, il calera mieux votre dos et votre bras qui soutient la tête du bébé. Vous éviterez ainsi la fatigue et d’éventuelles crampes. Si vous n’avez pas envie d’investir dans ce matériel, un simple traversin pourra faire l’affaire.
Importance de l'hydratation et de l'alimentation
Produire un lait aussi complet demande beaucoup d’énergie et mobilise fortement les réserves de la maman. Cela peut parfois entraîner de la fatigue, une sensation de baisse de tonus, des cheveux moins denses ou une peau plus sèche. Il arrive aussi que la lactation diminue temporairement. Pour accompagner ces besoins spécifiques, Calmosine Post-Partum et Allaitement offre une réponse complète, sûre et naturelle. Sa formule 5 en 1, développée avec des professionnels de santé, soutient la vitalité, le bien-être émotionnel, la qualité de la peau et des cheveux, tout en apportant les nutriments essentiels à la maman comme à son bébé.
Par contre, inutile de vous dire que, sous prétexte que vous allaitez, il vous faut manger pour deux.
Allaitement et travail
C’est indéniable : le retour au travail après une naissance est un frein à la poursuite de l’allaitement. Vous pouvez bénéficier d’une heure d’allaitement chaque jour, mais la loi n’impose pas qu’elle soit rémunérée. Certaines entreprises la prennent en charge, d’autres non. Consultez votre convention collective, elle peut offrir un dispositif plus favorable. Tirer son lait est, on l’a vu, une pratique essentielle : elle permet à la maman de constituer le stock de lait nécessaire à son bébé, mais aussi de prévenir tout risque d’engorgement. Veillez à bien respecter les conditions d’hygiène. Pour le lavage des mains, emmenez votre serviette pour être sûre de sa propreté. L’idéal est de disposer d’un local d’allaitement pour pouvoir tirer son lait dans l’intimité.
Allaitement et éducation
Ainsi, si les enfants (et/ou leur fratrie) n'ont pas été eux-mêmes allaités, s'ils ne voient pas dans leur entourage des mamans donner le sein à leur bébé, ils ne peuvent pas s'imaginer qu'il existe des alternatives au biberon pour nourrir un bébé. C'est partant de ce constat qu'une association anglaise a d'ailleurs imaginé tout un programme et des ressources pour évoquer l'allaitement maternel avec les enfants dans les écoles.
Si vous y prêtez attention, dans les livres pour enfants, les bébés sont (presque) toujours nourris au biberon par leurs parents. Elle contribue à la banaliser, briser les tabous, changer les regards (notamment sur la fonction physiologique des seins) et encourager les échanges et partages autour de l'allaitement.
Importance de l'écoute et du respect du choix de la mère
Quand il s’agit de l’allaitement, tout le monde y va de son avis : la sage-femme, la voisine, l’amie, la pharmacienne, la famille. Mais sachez-le, c’est à vous et uniquement à vous de choisir. Vous êtes libre de nourrir votre bébé de la façon qui vous convient le mieux. L’allaitement n’étant pas un choix à prendre à la légère au vu des conséquences notoires, vous devez être en accord avec vous-même avant de vous engager. Un allaitement forcé peut provoquer du baby blues ou encore une dépression post-partum.
Certaines femmes ressentent une pression sociétale du fait d’avoir choisi de ne pas allaiter. Elles sont dès lors qualifiées de « mauvaises mères », ce qui est totalement faux ! Il est important de ne pas vous mettre la pression et de prendre une décision éclairée.
Information et préparation
Profitez du rendez-vous du 4e mois de grossesse avec votre sage-femme pour aborder la question. Parlez-en au papa, discutez-en avec des amies. Vous pouvez aussi contacter une association de soutien à l’allaitement qui pourra vous aider à prendre votre décision. Mais même si vous arrivez à la maternité en étant toujours indécise, ce n’est pas grave. Si vous en êtes d’accord, on vous proposera de donner la tétée d’accueil à votre bébé après sa naissance (voire 2 à 3 tétées supplémentaires) et vous verrez ensuite si vous décidez ou non de poursuivre l’allaitement. A la maternité, demandez à rencontrer une personne compétente en allaitement qui pourra vous accompagner dans votre prise de décision. Souvenez-vous aussi que si vous allaitez, c’est par désir et non par devoir. Certes vous connaissez les bénéfices de l’allaitement mais il ne faut pas allaiter en se « forçant » et si certaines femmes sont mal à l’aise avec l’allaitement, ce n’est pas pour cela qu’elles seront de mauvaises mères.
Allaitement et besoins spécifiques du bébé
Il est vrai que les bébés humains sont programmés pour faire des petits repas fréquents, en moyenne 8 à 12 fois par jour. À trois mois, un enfant peut encore avoir besoin d’une dizaine de tétées par jour. Ce n’est évidemment plus le cas à l’âge de six mois, quand il a commencé sa diversification alimentaire.
Importance de la première tétée
Si vous le pouvez (et même si vous ne souhaitez pas allaiter par la suite), au sein, à la pipette ou à la cuillère, proposez à votre nouveau-né votre tout premier lait. Véritable vaccin pour bébé, il tapissera les parois de son estomac et de ses intestins pour les protéger des méchantes infections virales et bactériennes.
Défis et difficultés de l'allaitement
Pendant la période de l’allaitement, l’ajout de vitamines D et K est nécessaire pour l’enfant nourri exclusivement au sein. Il est naturel de se poser toutes sortes de questions lors des premières tétées : « Est-ce que ça fait mal ? », « Est-ce que j’aurai assez de lait pour nourrir mon enfant ? », « Est-ce que mes seins seront abîmés ? », « Quelles précautions alimentaires dois-je prendre ? ».
Il existe des situations où la mère ne peut pas allaiter :
- Si elle consomme de l’alcool et du tabac ou des médicaments avec contre-indications, car ces substances passent dans le lait maternel.
- Si sa santé ne le lui permet pas, notamment si elle est séropositive pour le VIH ou si elle souffre de galactosémie.
- Si elle n’en a tout simplement pas envie.
Douleurs et complications
Bien que l’allaitement soit généralement bénéfique pour la plupart des femmes et leurs bébés, il n’en est pas moins sans risques et complications :
- Douleurs mammaires : certaines femmes ont des engorgements qui provoquent de fortes douleurs ou des crevasses au niveau des mamelons, ce qui rend l’expérience très inconfortable.
- Infections du sein : lorsque les canaux lactifères sont obstrués, cela peut créer une mastite à la mère qui sera obligée de suivre un traitement médical.
- Difficultés d’alimentation : votre bébé peut avoir du mal à téter efficacement, ce qui peut entrainer des problèmes d’alimentation et une prise de poids ralentie.
- Fatigue et stress : allaiter peut aussi être une source de stress pour vous, car le bébé vous sollicite tout le temps, ce qui vous épuise quotidiennement.
Allaitement long
En France, pour la plupart des gens incommodés par cette pratique, il n'existe qu'un type d'allaitement long qui consiste à proposer le sein au delà de 3 mois, à toute heure du jour ou de la nuit. Aucune différence n'est faite entre les différents types d'allaitements que mettent en place les mamans, souvent tiraillées entre leur désir réel, ce que leur suggère leur entourage, leur rythme de vie, la reprise du travail…L'Organisation Mondiale de la Santé recommande aux mamans qui le peuvent d'allaiter exclusivement jusqu'aux 6 mois de bébé puis en complément d'une alimentation "solide" jusqu'à ses 2 ans.
Idées reçues
- On ne le sait pas forcément mais il est inutile de donner de l'eau à un bébé allaité en été.
- Contrairement à une idée tenace, l’allaitement n’est pas un geste inné ou automatique. Il s’apprend, se construit, se perfectionne. Beaucoup de mères découvrent qu’elles manquent d’informations concrètes : comment positionner le bébé ? Comment reconnaître une bonne prise du sein ? Comment prévenir les douleurs ? Éviter les tétines et biberons au début, car ils peuvent perturber la succion. Les pleurs ne sont jamais un bon indicateur de faim : ils arrivent tard.
- Même si vous êtes pudique, ne craignez pas d’allaiter à l’extérieur car en réalité, c’est très facile de dissimuler la tête de l’enfant et le sein sous un petit châle. Au contraire, il faut sortir et ne pas rester tout le temps chez soi avec son bébé, c’est mauvais pour le moral ! Il est aussi indispensable de prendre un bol d’air frais tous les jours pour avoir une activité physique et pour satisfaire le besoin d’exploration de votre bébé.
Alternatives à l'allaitement maternel
Pas envie d’allaiter ? Vous ne voulez pas allaiter et préférez donner le biberon ? Aucun problème ! Les laits infantiles sont parfaitement adaptés aux besoins nutritionnels des bébés, selon leurs âges. Ne pas allaiter votre enfant ne fera pas de vous une mauvaise mère. Votre enfant sera nourri, aimé, dorloté, c’est tout ce qui compte. En cas de doute sur le choix pour lequel vous voulez opter, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé ou un conseiller en lactation pour avoir un avis plus éclairé.
Il est important de se rappeler que chaque femme a le droit de prendre la décision qui lui convient le mieux, en fonction de sa situation personnelle et de ses préférences. L'allaitement maternel est un choix personnel, et il est essentiel que les femmes se sentent soutenues et respectées dans leur décision, quelle qu'elle soit.
Conclusion
L’allaitement maternel est une expérience unique et bénéfique tant pour la mère que pour l’enfant. Il offre de nombreux avantages sur le plan nutritionnel, immunologique, émotionnel et pratique. Cependant, il peut également présenter des défis et des difficultés. Il est donc essentiel de s’informer, de se préparer et de se faire accompagner pour vivre cette expérience de la manière la plus sereine et épanouissante possible.
En fin de compte, la décision d’allaiter ou non appartient à chaque femme. L’important est de faire un choix éclairé et de se sentir soutenue dans sa décision, quelle qu’elle soit.
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