L'approche de la naissance de votre bébé suscite en vous un désir profond de partager les joies de l'allaitement. Avant cette rencontre tant attendue, il est essentiel de préparer vos seins à cette aventure lactée. Discussions entre mamans, massages aux huiles naturelles, la préparation est à la fois physique et mentale. Comment vous préparer au mieux à un allaitement serein ? Voici des conseils pour vous guider.
La lactation au cours de la grossesse
Dès la fin du 2ᵉ trimestre de grossesse, le corps se prépare naturellement à l'allaitement. Les femmes enceintes commencent à produire du colostrum, un liquide jaunâtre et épais, extrêmement riche en protéines et très nourrissant. Il n'est pas rare de voir quelques gouttes perler sur les mamelons, un phénomène tout à fait normal et sans inquiétude. Ce premier lait est idéal pour les premières tétées de bébé, le temps que la lactation se mette en place. Après quelques jours, le lait maternel prendra le relais.
Les seins subissent des transformations : leur volume augmente, la production de lait se met en place naturellement et les mamelons peuvent changer de couleur et/ou de texture. Ces changements sont autant de signes que votre corps se prépare activement à nourrir votre enfant.
Préparation psychologique à l'allaitement
Il est important de préparer ses mamelons et sa peau à l’allaitement, mais la préparation psychologique est tout aussi importante. Le choix d’allaiter doit être personnel et ne pas être influencé par des pressions extérieures.
Si vous souhaitez allaiter votre bébé, mais que des questions vous préoccupent, n'hésitez pas à rechercher des réponses et du soutien. Participez à des forums ou rejoignez des groupes de mères sur les réseaux sociaux. Ces échanges avec d’autres mamans ayant allaité peuvent vous apporter des retours d’expérience, des conseils et des astuces précieux.
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Il est également conseillé de demander conseil à votre sage-femme ou de prendre contact avec une consultante en lactation. Des professionnels peuvent vous accompagner et répondre à vos interrogations.
Se faire aider dans son projet d’allaitement
Des associations dédiées à l'allaitement maternel, comme la Leche League France, proposent des ateliers pour accompagner les futures et jeunes mamans. N’hésitez pas à contacter une animatrice qui pourra vous renseigner et vous accompagner tout au long de votre projet d’allaitement.
Des associations locales peuvent également offrir un espace d'échange et de partage avec d'autres mamans, où vous pourrez aborder les difficultés rencontrées et bénéficier d'un soutien bienveillant. Renseignez-vous auprès de votre ville.
Les soins des mamelons : huiles et crèmes
Après l’accouchement, vos seins vont être mis à rude épreuve. Il est important de commencer à en prendre soin pendant la grossesse. Dès le dernier trimestre, hydratez vos mamelons afin de préparer en douceur vos seins à l’allaitement.
L’huile d’amande douce est une excellente option pour la peau. Facile à trouver et abordable, elle peut être utilisée quotidiennement pour hydrater les mamelons. Il existe également des crèmes spéciales allaitement à base de lanoline, disponibles en pharmacie.
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Si vos seins produisent du colostrum, nettoyez-les délicatement avec de l’eau tiède et un savon doux afin de ne pas irriter les mamelons, zone particulièrement sensible pendant la grossesse.
Massages pour préparer les seins à l'allaitement
Le massage des seins est un excellent moyen d'améliorer la circulation sanguine et lymphatique. Pratiqué quotidiennement, avant ou pendant l’allaitement, il favorise une bonne éjection du lait par le mamelon ainsi que la production d’ocytocine.
Pour le massage, utilisez une huile adaptée et effectuez des gestes délicats. Vous pouvez également étaler quelques gouttes de colostrum sur vos mamelons, qui en plus d’être très nourrissant pour bébé est aussi un excellent hydratant.
Si vos seins sont douloureux, il est préférable d’éviter de les toucher pendant quelque temps. Le massage doit être synonyme de bien-être.
Le massage permet également à la future maman de prendre soin d’elle et de passer un moment agréable. Durant la grossesse, le corps change et il est important de l’apprivoiser en douceur. Le papa ou le co-parent peut également participer au massage si vous le souhaitez.
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Mamelons plats : comment se préparer à allaiter ?
Les mamelons plats peuvent parfois rendre l'allaitement plus difficile, mais il est tout à fait possible d'allaiter avec des mamelons plats. Il existe des techniques et des accessoires qui peuvent faciliter la prise du sein par le bébé. N'hésitez pas à demander conseil à votre sage-femme ou à une consultante en lactation pour apprendre les techniques appropriées et vous familiariser avec les accessoires disponibles.
Prévenir les crevasses : mythes et réalités
Masser ses seins ou mettre de la crème assouplit la peau, mais n’empêche pas la formation des crevasses, qui sont dues au mauvais positionnement de la bouche de bébé sur le mamelon lors de la tétée. Des savons trop agressifs lors de la toilette peuvent également irriter les mamelons et favoriser l’apparition de crevasses. Il est donc important d'adopter une bonne position d'allaitement et d'utiliser des produits doux pour l'hygiène des seins.
Allaiter pendant la grossesse : est-ce possible ?
Il est possible d'allaiter pendant la grossesse, à condition que la mère et l’enfant soient en bonne santé. Cependant, il existe certains enjeux liés à l’association allaitement et grossesse. Pendant l'allaitement, l'hormone ocytocine provoque de légères contractions utérines, ce qui peut éventuellement déclencher des contractions actives vers la fin de la grossesse. Le ventre qui grossit peut entraîner divers problèmes d'allaitement, comme la difficulté à trouver une position d'allaitement confortable ou des problèmes pour stabiliser le bébé allaité. Le changement dans l’équilibre hormonal peut entraîner une réduction de la production de lait, et vous pouvez souffrir de tétons endoloris ou sensibles dû aux changements hormonaux. Le goût du lait maternel peut également changer, ce qui peut conduire le bébé allaité à se sevrer tout seul.
Si vous avez déjà eu une fausse-couche ou une naissance prématurée, votre médecin peut vous conseiller d’arrêter l’allaitement si vous tombez enceinte une nouvelle fois. De plus, si vous souffrez de douleurs utérines, de saignements ou encore d’une perte de poids importante, il est préférable pour vous de ne pas associer la grossesse et l'allaitement. N’hésitez pas à parler de votre situation à votre médecin avant de décider d’allaiter ou non durant la grossesse.
Co-allaitement : allaiter deux enfants d'âges différents
Continuer à allaiter pendant la grossesse, puis allaiter ensuite les deux enfants simultanément (co-allaitement), est une aventure qui ne se décide généralement pas à l’avance. Une femme qui se nourrit correctement n’aura pas de mal à répondre aux besoins à la fois du fœtus et de l’enfant allaité.
Certes, la quantité de lait baisse, plus ou moins selon les femmes, et plutôt au cours des derniers mois de la grossesse (et se transforme alors en colostrum, qui aura éventuellement un léger effet laxatif sur l’enfant). Pour ce qui est des hormones de la grossesse, elles ne sont retrouvées dans le lait que dans des quantités très faibles, peu susceptibles d’avoir un impact sur l’enfant allaité. Ces quantités seront d’autant plus basses que la sécrétion lactée se tarira progressivement.
Une des principales craintes, tant chez les mères que chez les professionnels de santé, est que la stimulation des mamelons due à l’allaitement puisse provoquer des contractions utérines susceptibles d’induire une fausse couche. L’expérience a montré que le muscle utérin est insensible à l’ocytocine jusqu’aux alentours de la 38e semaine de grossesse. L’allaitement n’augmente donc pas en soi le risque de fausse couche si la grossesse est normale, pas plus que les rapports sexuels, qui induisent également des contractions utérines.
Difficultés potentielles du co-allaitement
Un certain nombre de femmes qui pensaient poursuivre l’allaitement finissent à contrecœur par sevrer en raison de douleurs. Autre phénomène : la baisse de lait et son changement de goût peuvent rendre la relation d’allaitement difficile, donnant l’impression que l’enfant tète « à vide », « à sec » (sans le « lubrifiant » du lait). Ils font d’ailleurs qu’un certain nombre se sèvrent d’eux-mêmes à un moment ou un autre de la grossesse.
Dans une étude, trois préoccupations ressortaient : 74 % des femmes avaient ressenti des douleurs de mamelons à des degrés divers, 65 % avaient noté une baisse de la lactation, et 57 % avaient ressenti un certain malaise ou de l’irritation pendant les tétées.
Gérer le co-allaitement : conseils pratiques
Pendant les premiers jours qui suivent la naissance, le colostrum, particulièrement riche en immunoglobulines, devrait aller en priorité au nouveau-né. Par la suite, les mères qui co-allaitent ont habituellement une production lactée abondante. On recommande souvent aux mères de privilégier le bébé par rapport à l’enfant plus grand, mais, passé les premiers jours, c’est rarement important. La production lactée s’adapte, de la même façon qu’elle le fait lorsqu’une mère allaite des jumeaux ou des triplés. La mère peut allaiter les deux enfants à la demande, ou comme elle le souhaite. Certaines mères se sentiront à l’aise pour allaiter les deux enfants en même temps. D’autres ne le supporteront pas, et préféreront les allaiter séparément. Cela pourra d’ailleurs varier selon les jours.
Beaucoup d’enfants qui ne tétaient presque plus (voire plus du tout) en fin de grossesse vont se mettre à réclamer à nouveau très souvent en voyant le nouveau-né téter. C’est un phénomène assez courant, une façon pour l’enfant de réagir à l’arrivée du bébé dont il a peur qu’il lui prenne sa place.
Une autre difficulté rencontrée par bon nombre de mères ayant co-allaité, c’est le sentiment d’irritation face au grand, qui peut devenir très intense. Même si les tétées simultanées font de « belles photos », les mères qui témoignent disent presque toutes les éviter dans la mesure du possible, même si elles les ont pratiquées dans les débuts du co-allaitement.
Allaitement et nouvelle grossesse : questions fréquentes
Il est important de dissiper certaines idées reçues concernant l'allaitement et la grossesse.
Peut-on tomber enceinte en allaitant ?
Oui, c’est possible ! Il est faux de croire que l'allaitement est la meilleure contraception. Même si votre période menstruelle n’a pas encore démarré, il est possible que vous soyez déjà fertile et donc vous pouvez encore tomber enceinte. Selon une étude de l’OMS, une grossesse sur 200 mères allaitantes arrive.
L'allaitement est-il sûr pendant la grossesse ?
Si la mère et l’enfant sont en bonne santé, il n’y a rien de proscrit contre l’allaitement pendant la grossesse. Cependant, il existe certains enjeux liés à l’association allaitement et grossesse. Durant l'allaitement, l'hormone ocytocine provoque de légères contractions utérines. Vers la fin de la grossesse, cela peut éventuellement déclencher des contractions actives. Le ventre qui grossit peut entraîner divers problèmes d'allaitement, comme la difficulté à trouver une position d'allaitement confortable ou des problèmes pour stabiliser le bébé allaité. Le changement dans l’équilibre hormonal qui produit une réduction de la production de lait. Vous pouvez souffrir de tétons endoloris ou sensibles dû aux changements hormonaux. Le goût du lait maternel change, ce qui peut conduire le bébé allaité à se sevrer tout seul.
Conseils supplémentaires pour un allaitement réussi
- Adoptez une alimentation saine et équilibrée. L’allaitement augmente les calories que votre corps brûle, il est donc important que vous mangiez sainement, de façon équilibrée en suivant un régime adéquat. L’allaitement augmente les calories que votre corps brûle, il est donc important que vous preniez suffisamment de poids durant la grossesse et mangiez les nutriments essentiels pour votre futur bébé et son développement.
- Soyez prévoyante lors de vos déplacements. Les femmes allaitantes peuvent connaître les fuites de lait en dehors des séances d’allaitement - surtout si elles sont en déplacement, ce qui n’est pas toujours agréable. Toujours avoir sur soi des coussinets d’allaitement vous aidera à maintenir une peau sèche toute la journée.
- Soulagez les douleurs mammaires. Si vous allaitez enceinte et que vous souffrez de douleurs de la poitrine ou de tétons endoloris, un coussinet d’allaitement thermique peut vous soulager. Les Thermo-coussinets 2 en 1 peuvent apaiser les poitrines endolories ou gonflées s’ils sont froids et lorsqu’ils sont réchauffés, ils peuvent stimuler la production de lait avant l’allaitement.
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