Aussi incroyable que cela puisse paraître, il est possible d’être enceinte sans le savoir : c’est ce que l’on appelle le déni de grossesse. S’il est souvent associé aux femmes jeunes ou à une classe sociale peu élevée, il concerne pourtant des femmes de tout âge, de n’importe quel niveau social ou d’éducation, ayant déjà ou pas des enfants. Comment cela peut-il donc arriver qu’une femme soit enceinte et que personne, même pas elle, ne le remarque ? Cet article explore les causes, les différents types de déni de grossesse, les conséquences pour la mère et l'enfant, ainsi que les approches de prise en charge et de prévention.

Le Déni de Grossesse : Qu'est-ce Que C'est ?

Le déni de grossesse est un phénomène complexe qui se caractérise par l'incapacité d'une femme enceinte à reconnaître sa grossesse. Ce phénomène fréquent, puisqu’il touche environ 3 grossesses sur 1 000, n’a rien à voir avec une grossesse connue, mais cachée par la femme, ni forcément le signe d’un trouble psychiatrique grave. Classifié comme un trouble psychique de la gestation, il traduit une souffrance psychologique plutôt qu'une simple ignorance. Parfois, concevoir cet enfant psychiquement est tout simplement impossible, pour diverses raisons qui appartiennent souvent à l’histoire personnelle de la future maman - deuil récent, relation compliquée avec son père ou sa mère - ou de son couple.

Un mécanisme de défense pour la protéger d’une souffrance psychique est alors mis en place : la femme est dans le déni, elle n’a alors pas conscience qu’elle est enceinte. On devrait parler d’ailleurs de « dénis » de grossesse au pluriel. En effet, il n’y a pas qu’un type de déni de grossesse, mais bien plusieurs. On parle de déni de grossesse lorsque la femme apprend qu’elle est enceinte à partir de la quatorzième semaine d’aménorrhée. Selon les études épidémiologiques, le déni de grossesse pourrait concerner jusqu’à environ 1 grossesse sur 500. Environ 80 femmes accouchent inopinément d’un enfant chaque année, à la suite d'un déni de grossesse total.

Différents Types de Déni de Grossesse

Il existe deux différents types de déni de grossesse : le déni partiel et le déni total.

  • Déni de grossesse partiel : c’est-à-dire celui où la femme prend conscience de sa grossesse en cours, lors d’un examen médical fortuit par exemple ; la femme prend conscience de sa grossesse avant son terme, généralement entre la fin du premier trimestre et la fin de la grossesse. Une fois la grossesse admise, le corps peut connaître des modifications rapides. Il s’agit du cas le plus fréquent.
  • Déni de grossesse total : Dans ce cas, c’est au moment de la naissance que la jeune maman apprend sa grossesse : heureusement plus rare, le déni total touche une naissance sur 2 500. plus rare, il se caractérise par une absence totale de conscience de la grossesse jusqu'à l'accouchement, pouvant parfois se prolonger après la naissance.

Être Enceinte Sans le Savoir : Des Symptômes Inexistants de Grossesse

Vous pouvez légitimement vous dire qu’une grossesse, ça se remarque. Au-delà du ventre ou des seins qui sont censés prendre de l’ampleur, quoique cela soit variable d’une personne à l’autre, il y a forcément des signes qui ne trompent pas et notamment les maux de la grossesse. Et puis une femme connaît ses cycles et sait si elle est enceinte ou pas : l’aménorrhées est le symptôme de grossesse par excellence, il est inratable ! Et pourtant, rien n’est moins vrai : dans les cas de déni de grossesse, la femme a pratiquement toujours ses règles. Sans absence de règles, comment peut-elle alors soupçonner qu’elle est enceinte ?

Lire aussi: Causes possibles de la production de lait maternel sans grossesse

La présence de règles peut alors fausser tous les autres signes de grossesse apparaissant normalement sous l’effet des hormones de grossesse et qui pourraient éventuellement mettre la puce à l’oreille : la femme enceinte leur donne d’autres interprétations, comme une indigestion, un syndrome prémenstruel, ou autre.

Mais la plupart du temps, il n’y a tout simplement rien qui laisse croire à une grossesse : les symptômes inexistants entretiennent l’esprit dans le déni. Pas de prise de poids ni de nausées ni de maux de ventre… La grossesse suit son cours, mais personne ne le sait.

Le déni de grossesse peut se manifester par une absence ou une réduction notable des signes physiques typiques de la grossesse, comme les nausées ou la fatigue. L'utérus peut s'allonger le long de la colonne vertébrale et le fœtus va ainsi se positionner de manière à rendre la grossesse moins visible. La prise de poids peut être stable ou diminuer, et les menstruations peuvent continuer ou être confondues avec des saignements atypiques.

Symptômes et Signes du Déni de Grossesse

Le déni de grossesse est marqué par une absence ou une diminution notable des symptômes typiques de la grossesse. Cet état peut se manifester par plusieurs signes et symptômes, souvent non perceptibles.

  • Absence de symptômes typiques: L'un des aspects principaux du déni de grossesse est l'absence de signes couramment associés à la grossesse, tels que :
    • l’absence de nausées et vomissements
    • l’absence d’aménorrhées
    • une faible augmentation du périmètre abdominal
    • une prise de poids absente ou faible
    • pas de seins gonflés et sensibles
    • pas de fatigue inhabituelle
    • pas de besoin fréquent d'uriner
  • Position et invisibilité du fœtus: Le fœtus peut se positionner de manière à rendre la grossesse presque invisible. Il peut se loger derrière les côtes ou le long de la colonne vertébrale, ce qui ne modifie pas ou peu l'apparence du ventre. Les mouvements, généralement perçus autour de la 20e semaine, peuvent passer inaperçus ou être attribués à des troubles digestifs.
  • Douleurs et autres symptômes: Certains symptômes peuvent survenir, mais sont souvent mal interprétés :
    • douleurs abdominales : elles peuvent être ressenties mais attribuées à d'autres causes, telles que des troubles digestifs ou une appendicite.
    • saignements vaginaux : ils peuvent se produire et être confondus avec des menstruations ou d'autres problèmes gynécologiques.

Dans les cas de déni total, la grossesse peut ne devenir évidente qu'au moment de l'accouchement, à la suite de douleurs abdominales intenses amenant la femme à consulter en urgence, sans qu'elle ait eu connaissance de sa grossesse.

Lire aussi: Tomber enceinte à 42 ans : Ce qu'il faut savoir

Quand la Nature Contourne la Contraception

Ce qui rend impossible aussi la possibilité d’une grossesse dans l’esprit d’une femme, c’est le fait qu’elle soit sous contraceptif, que ce soit une pilule, ou encore un dispositif intra-utérin (DIU) ou autre. Or on l’oublie parfois, mais aucun mode de contraception n’est efficace à 100 % ! Il est tout à fait possible de tomber enceinte sous pilule. Mais l’utilisation d’un contraceptif rend improbable à l’esprit d’une femme une éventuelle grossesse, a fortiori quand ses menstruations ne se sont pas interrompues. Ce qui peut totalement se comprendre. À noter que le déni peut aussi toucher des femmes qui se pensaient ménopausées ou encore stériles…

Une Grossesse Parfois Non Perçue Par le Corps Médical et l’Entourage

Le corps médical peut passer à côté de la grossesse. Comme on dit, on ne trouve que ce que l’on cherche. Face à des maux de ventre d’une femme qui ne semble pas enceinte et qui a ses menstruations, le diagnostic de grossesse ne sera pas forcément posé, du moins pas en premier lieu. Par exemple, le médecin pourra mettre ça sur le compte d’un petit virus hivernal. De même, l’entourage proche, particulièrement le conjoint, peut aussi être sous le choc lorsque la grossesse est enfin découverte. Absence de ventre, de changements physiques, elle ne se voyait pas : c’est l’incompréhension.

Un Bébé Qui Se Fait Discret

Bien sûr, ce qui peut interroger, c’est comment le bébé grandit sans même que le ventre se soit arrondi. Selon les médecins, l’utérus basculerait vers l’arrière : face à une paroi abdominale tendue, il ne peut basculer vers l’avant comme c’est normalement le cas. Le bébé se développe alors en position verticale, sous les côtes, de façon tout ce qu’il y a de plus normal. Les bébés nés de dénis n’ont d’ailleurs généralement aucun retard de croissance ni de poids : ils sont souvent en pleine forme ! Le fœtus va alors se nicher au niveau de la colonne vertébrale ou va évoluer derrière les côtes.

Causes du Déni de Grossesse

Les causes du déni de grossesse sont parfois interconnectées. Il peut s’agir entre autres de :

  • Facteurs psychologiques : les racines du déni de grossesse plongent profondément dans le psychologique. L'ambivalence face au désir d'enfant est un exemple pertinent ; une femme peut se trouver déchirée entre son désir et sa capacité à endosser le rôle de mère, poussant ainsi son psychisme à nier la réalité de la grossesse. Les traumatismes, qu'ils soient passés ou présents, tels que les agressions sexuelles, les violences ou les difficultés familiales, peuvent également jouer un rôle important. Ces expériences douloureuses incitent souvent le psychisme à développer des mécanismes de défense afin d'échapper à la douleur et à l'angoisse liées à la grossesse. Le déni de grossesse est catégorisé comme un trouble psychiatrique. Il s’agit plus précisément d’un trouble de la gestation psychique où le cerveau de la femme enceinte adopte une stratégie de défense inconsciente afin de la protéger.
  • Facteurs émotionnels et relationnels : les conflits psychiques irrésolus et les complications relationnelles figurent aussi parmi les causes majeures. Vivre dans un environnement instable ou dans un contexte où la sexualité est un sujet tabou peut augmenter le risque de déni de grossesse. De même, des grossesses successives ou la conviction d'être stérile peuvent influencer cette condition.
  • Aspects socioculturels : les facteurs socioculturels ne sont pas à négliger. En effet, le contexte social et les normes culturelles peuvent altérer la perception qu'une femme a de la grossesse et de la maternité. Par exemple, évoluer dans un environnement où la maternité est stigmatisée ou un endroit où les ressources pour les mères sont insuffisantes peut favoriser le déni de grossesse.
  • Rapport au corps et à la sexualité : Le rapport au corps et à la sexualité est également déterminant. Une femme qui entretient une relation difficile avec son corps ou sa sexualité peut avoir du mal à accepter l'idée d'une grossesse, ce qui peut mener à un déni.

L’angoisse de porter un enfant ou d’être mère, des éléments du passé, des traumatismes de l’enfance, un mauvais rapport au corps et à la sexualité peuvent créer une angoisse à l’origine d’un déni de grossesse. Mais il peut aussi être causé suite à une agression sexuelle, un contexte familial difficile, des grossesses rapprochées, ou lorsque la femme pense être stérile.

Lire aussi: Les subtilités expliquées

Diagnostic du Déni de Grossesse

Le diagnostic du déni de grossesse représente un défi en raison de l'absence ou de la discrétion des symptômes habituels de la grossesse. Les méthodes et les indicateurs clés suivants sont essentiels pour détecter et confirmer un déni de grossesse :

  • Test de grossesse : il permet d’avoir une réponse simple et rapide. En effet, le test de grossesse sera toujours positif, même dans le cadre d’un déni de grossesse ; Vous pouvez effectuer un test de grossesse vendu dans le commerce, leur fiabilité est de 99%. Pour plus de précautions, vous pouvez aussi effectuer une prise de sang pour un diagnostic de grossesse. Au moindre doute, un test de grossesse et une échographie ne peuvent pas cacher la présence d’une grossesse. Dans le cas du déni de grossesse, bien que les transformations du corps ne se remarquent pas, le corps change à l’intérieur.
  • Examen gynécologique et échographie : l'examen gynécologique et l'échographie sont indispensables pour confirmer la grossesse. échographie abdominale : elle peut déceler un fœtus, même si la femme ignore sa grossesse. Des douleurs abdominales peuvent amener les femmes en déni de grossesse à consulter un médecin pour un examen médical et apprendre la nouvelle à ce moment-là.

Une fois le déni partiel de grossesse diagnostiqué, le corps de la future mère se métamorphose au fil des heures suivant l’annonce. La verbalisation de la grossesse entraine de ce fait une prise de conscience et des modifications corporelles.

La Découverte de la Grossesse

Elle se fait souvent fortuitement. Après le premier trimestre, au cours du 5e, ou du 7e mois, souvent au moment d’un examen médical de routine. Une fois que la femme est au courant, le ventre, qui était inexistant, se met alors « à pousser » en quelques heures : le bébé qui se cachait apparaît alors. On peut alors mesurer la force de l’esprit sur le corps… Pour celles qui apprennent leur grossesse le jour de l’accouchement, ce sont bien sûr les douleurs des contractions qui les saisissent et les poussent à appeler leur médecin ou le plus souvent à aller aux urgences… pour accoucher ! Lorsque le déni se prolonge jusqu’à l’accouchement, la femme souffre de fortes douleurs abdominales l’amenant aux urgences dans la majorité des cas. S’il s’agit d’un déni de grossesse partiel, l’annonce de la grossesse peut entraîner en quelques heures des transformations physiques de la femme avec un ventre qui s’arrondit et l’apparition d’autres symptomes caractéristiques de la grossesse.

Conséquences du Déni de Grossesse

Le déni de grossesse a des répercussions tant sur le plan physique que psychologique, pour la mère et l'enfant. Les conséquences sont diverses et peuvent être graves.

Conséquences pour l'Enfant

Les enfants issus de grossesses niées font face à de multiples risques :

  • prématurité : risque accru de naissance prématurée, pouvant entraîner des complications et un faible poids à la naissance
  • retard de croissance intra-utérin : l'absence de suivi médical peut causer un retard dans le développement du fœtus
  • hospitalisation néonatale : un risque plus élevé d'hospitalisation dès la naissance due à diverses complications de santé
  • mortalité fœtale : risque accru de mortalité due à des fausses couches, des décès in utero, ou des anomalies congénitales
  • retard de développement psychomoteur : possibilité de retard de développement et de problèmes de langage chez 30 % des enfants à l'âge de 2 ans.

Tout d’abord, la femme ne se sachant pas enceinte, ses habitudes de vie peuvent impacter la santé du futur bébé. Le tabac, la caféine, l'alcool et ses habitudes alimentaires sont susceptibles d’avoir des répercussions sur le fœtus. Ce dernier est également à risque de prématurité, et d’un retard psychomoteur.

Conséquences pour la Mère

Les effets sur la mère sont également significatifs :

  • accouchement inopiné et complications : un accouchement sans assistance médicale peut être traumatisant et dangereux
  • conséquences psychologiques : la découverte soudaine de la grossesse peut provoquer choc, refus, culpabilité, honte, et même dépression post-partum
  • comportements à risque : le tabagisme, la consommation d'alcool ou de caféine pendant le déni peuvent nuire à la santé du fœtus et augmenter les risques de complications

En ce qui concerne la mère, elle peut être exposée aux risques de complications de l’accouchement en cas d’accouchement non préparé. Elle peut également subir des conséquences psychologiques à la suite de cette grossesse inattendue : choc et refus de la maternité ; difficulté à créer des liens affectifs avec son bébé ; traumatisme lié aux douleurs de l’accouchement ; culpabilité par rapport aux comportements durant la grossesse (alimentation, tabac, alcool, etc.) ; dépression post-partum.

Impact sur la Relation Mère-Enfant

Le déni de grossesse peut fortement perturber le lien mère-enfant :

  • difficultés pour certaines à créer des liens affectifs, ce qui influence négativement le développement émotionnel et psychologique de l'enfant
  • risque d'abandon d'enfants.

Lorsqu’on n’a pas conscientisée le fait d’être enceinte, on a manqué de ce temps de maturation.

La Nécessité d’une Prise en Charge

Découvert durant la grossesse, le déni, une fois connu, va entraîner une prise en charge rapide de la future maman : il faut rattraper tous les examens qui n’ont pas pu être effectués. Échographies, prises de sang, monitoring foetal, tout est passé au peigne fin, et surtout l’état de santé de bébé.

Si une prise en charge médicale de la grossesse est indispensable, elle doit aussi être psychologique : le déni, quel que soit le terme auquel la femme apprend qu’elle va être maman, peut être un choc psychologique qui nécessite un accompagnement pour que le lien mère-enfant puisse se faire.

Désir de grossesse non assumé, ou désir d’enfant inconscient, le déni de grossesse, cela peut arriver à tout le monde : c’est aussi ça qui peut sidérer les femmes qui sont concernées, que cela leur arrive à elle. Elles peuvent se sentir incompétentes de ne pas avoir su qu’elles étaient enceintes.

Et puis vient aussi la culpabilité : l’état de grossesse nécessite des précautions au niveau de l’hygiène de vie, notamment pour éviter certaines maladies. Elles ont peur d’avoir fait du mal à leur bébé.

Pour qu’une relation apaisée puisse se tisser entre la mère et l’enfant, il est primordial d’explorer les causes de ce déni, surtout si la personne est susceptible d’un jour mener une nouvelle grossesse. Après l’accouchement, la femme est libre de choisir si elle souhaite garder l’enfant ou non.

Prise en Charge et Accompagnement du Déni de Grossesse

Le déni de grossesse nécessite une prise en charge bienveillante et adaptée. L'accompagnement médical permet d’évaluer l'état de santé de la mère et de l'enfant, mais un soutien psychologique est souvent recommandé. En effet, face aux impacts psychologiques du déni, un soutien psychologique est souvent nécessaire pour aider la femme à accepter sa situation. Cela contribue également à prévenir ou traiter des troubles tels que la dépression post-partum. Des séances en couple ou en famille peuvent être organisées pour aider à l'adaptation à la nouvelle situation et renforcer les liens entre la mère, l'enfant et les autres membres de la famille. La prise de conscience soudaine peut nécessiter des séances avec un thérapeute ou un psychologue pour aider la mère à intégrer et à accepter cette réalité. En cas de déni total, les services sociaux ou les structures de soutien familial peuvent également être impliqués, pour apporter un soutien sur les aspects pratiques et matériels de la maternité (préparation à la maternité, aides financières, un suivi post-natal pour faciliter les soins à l'enfant, etc.). Un médecin traitant ou professionnel de santé sera le plus à même d'indiquer le plan d'accompagnement le plus adapté au cas par cas. Un accompagnement de la mère peut aider à développer un lien maternel et mieux appréhender ce tournant de vie.

Prévention et Sensibilisation au Déni de Grossesse

La prévention et la sensibilisation passent par une déstigmatisation du déni de grossesse. Cela implique l’information et la déconstruction des tabous, des fausses croyances et des préjugés qui l'entourent. Il est question de clarifier que le déni de grossesse n'est pas une question de négligence ou d'ignorance, mais plutôt un symptôme de souffrance psychologique profonde.

Les professionnels de santé doivent être formés et sensibilisés au déni de grossesse pour mieux identifier et gérer ces situations. Il est important qu'ils soient conscients que des femmes en âge de procréer venant pour des douleurs abdominales ou d’autres symptômes liés habituellement à la grossesse peuvent être en situation de déni. Une évaluation systématique de cette éventualité lors des consultations est importante.

Déni de Grossesse vs. Grossesse Nerveuse

Il est important de distinguer le déni de grossesse de la grossesse nerveuse (ou pseudocyesis). Le déni de grossesse est un phénomène où une femme ne se rend pas compte qu’elle est enceinte, tandis que la grossesse nerveuse est caractérisée par la certitude de cette dernière d’attendre un enfant alors qu’elle n’est pas enceinte. Tous les symptômes de la grossesse peuvent être présents : aménorrhée, nausées, seins douloureux, prise de poids, et même contractions ! Cette affection psychosomatique affecte environ 6 femmes sur 22 000. Les causes sont multiples, dans la majorité des cas la grossesse nerveuse s’explique par un trouble psychique : le désir impérieux d’avoir un enfant, ou la peur d’être enceinte. Le diagnostic repose sur la réalisation d’un test de grossesse sanguin négatif.

tags: #être #enceinte #sans #le #savoir #causes

Articles populaires: