L'infertilité est une réalité complexe qui touche de nombreux couples. En France, environ un couple sur quatre est concerné par des difficultés à concevoir un enfant. Parmi ces cas, une proportion significative est diagnostiquée avec une "infertilité inexpliquée," un terme qui peut susciter de l'inquiétude et de l'incompréhension. Cet article vise à explorer les causes potentielles de l'infertilité inexpliquée et à offrir des perspectives pour les couples qui y sont confrontés.
Qu'est-ce que l'infertilité inexpliquée ?
Un couple est diagnostiqué avec une "infertilité inexpliquée" lorsque le bilan de fertilité de base ne révèle aucune anomalie apparente chez l'un ou l'autre des partenaires. Cela signifie que les examens standards, tels que l'analyse du sperme, l'évaluation de l'ovulation et l'examen des trompes de Fallope, ne mettent en évidence aucun obstacle évident à la conception. Il ne s’agit pas d’une réelle infertilité, encore moins de stérilité, mais plutôt d’un retard d’arrivée de grossesse par rapport à une moyenne.
Il est important de souligner que le terme "inexpliquée" ne signifie pas qu'il n'y a pas de cause sous-jacente. Cela signifie simplement que les tests actuels ne sont pas en mesure de l'identifier.
Causes potentielles de l'infertilité inexpliquée
Bien que le diagnostic d'infertilité inexpliquée puisse être frustrant, il est essentiel d'explorer les causes potentielles qui pourraient contribuer aux difficultés de conception. Plusieurs facteurs peuvent être en jeu, notamment :
Facteurs psychologiques et émotionnels
Les blocages psychologiques peuvent être à l'origine de l'infertilité chez les couples. Tant que l’on ne tiendra pas compte non plus des inquiétudes des futurs parents, de leurs peurs, on passera à côté de causes d’hypofertilité : il peut s’agir d’une peur parfois difficilement avouable d’être enceinte, d’accoucher, ….de peurs dont l’origine peut être un événement vécu ou entendu par la personne elle-même ou transmise par l’histoire familiale. Le stress pourrait impacter le processus d'ovulation, de manière inconsciente, chez certaines patientes, par la mise au repos de l’axe hypothalamo-hypophysaire (glandes au sein du cerveau qui contrôlent les ovaires). Dans certains cas, un stress chronique pourrait même stopper l'ovulation, générant à son tour des problèmes d'infertilité. Les facteurs psychologiques, comme l'histoire personnelle, le mode de vie, une enfance malheureuse, peuvent parfois créer des blocages inconscients. L'infertilité entraîne également du stress et de l'anxiété chez l'homme (infertilité psychogène). Or, les facteurs psychologiques inconscients de chacun des conjoints retentissent sur la fertilité du couple. Chez l'homme, ces facteurs sont moins connus, car ils sont mal étudiés. Cependant, le stress peut être à l’origine de troubles sexuels par exemple, à type de dysfonction érectile.
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- Impact du stress et de l'anxiété : Le stress et l'anxiété peuvent perturber l'équilibre hormonal et affecter l'ovulation chez la femme et la production de spermatozoïdes chez l'homme.
- Blocages inconscients : Des peurs ou des traumatismes passés peuvent créer des blocages inconscients qui entravent la conception.
- Pression sociale et culpabilité : La pression de l'entourage et le sentiment de culpabilité peuvent ajouter un stress supplémentaire au couple.
Facteurs liés au mode de vie
Avant de s’inquiéter, le couple peut revoir dans quelles conditions il a passé cette première année d’essai, si sa vie a pu être perturbée par un ou plusieurs événements, si son mode de vie est favorable à l’arrivée du bébé. Il est essentiel d'adopter une bonne hygiène de vie (absence d'alcool, de tabac, de drogues, maintient d'un poids de forme, etc.) : tous ces éléments sont néfastes pour la qualité du sperme. L’ensemble des expositions environnementales (non génétiques) auxquelles chaque individu est soumis au cours de sa vie. Cela inclut notamment les pollutions de tous ordres (pollution de l’air, métaux lourds, solvants, polluants organiques persistants, pesticides), les perturbateurs endocriniens, mais aussi le mode de vie : une mauvaise alimentation et un surpoids ou à l’inverse une maigreur excessive chez les femmes, la consommation de tabac ou de drogues… Tous ces éléments extérieurs jouent un rôle néfaste important sur l’infertilité masculine et féminine, directement ou indirectement.
- Alimentation : Une alimentation déséquilibrée, un surpoids ou une maigreur excessive peuvent affecter la fertilité.
- Tabac et alcool : La consommation de tabac et d'alcool peut nuire à la qualité des ovules et des spermatozoïdes.
- Exposition à des toxines : L'exposition à des polluants environnementaux, des pesticides et des perturbateurs endocriniens peut avoir un impact négatif sur la fertilité.
Facteurs physiologiques subtils
On scrute les cellules au microscope, décortique l’ADN des spermatozoïdes ou celui des embryons en formation, explore les organes de la femme par tous les moyens.
- Qualité des ovocytes et des spermatozoïdes : Même si le nombre de spermatozoïdes est normal, leur qualité (morphologie, mobilité, fragmentation de l'ADN) peut être altérée. De même, la qualité des ovocytes peut être compromise sans être détectée par les tests standards.
- Problèmes d'interaction spermatozoïde-ovule : Dans certains cas, les spermatozoïdes peuvent avoir des difficultés à féconder l'ovule, même si les deux semblent normaux.
- Anomalies de l'endomètre : Des anomalies subtiles de l'endomètre (la muqueuse utérine) peuvent empêcher l'implantation de l'embryon.
- Facteurs immunitaires : Des problèmes immunitaires peuvent interférer avec la fécondation ou l'implantation de l'embryon. J’avais un profil immunitaire mixte. J’ai fait le test de grossesse le jour où je pensais devoir recommencer les piqûres pour une nouvelle FIV, je n’y croyais pas. Aujourd’hui enceinte de 2 mois, je croise les doigts pour que tout se passe bien jusqu’au bout mais je suis persuadée que le fait d’avoir fait la biopsie a poussé mes cellules en sous immunité à se réveiller et nous a permis ce petit “plus” tant attendu de façon naturelle !
Autres facteurs
- Maladies non diagnostiquées : Certaines maladies, comme la maladie cœliaque non traitée, peuvent affecter la fertilité de manière subtile.
- Environnement vaginal défavorable : Un environnement vaginal acide ou une glaire cervicale épaisse peuvent entraver la progression des spermatozoïdes.
Stratégies et traitements pour l'infertilité inexpliquée
Malgré l'absence de diagnostic précis, plusieurs stratégies et traitements peuvent aider les couples atteints d'infertilité inexpliquée à concevoir :
Amélioration du mode de vie
- Adopter une alimentation saine et équilibrée.
- Maintenir un poids santé.
- Arrêter de fumer et de consommer de l'alcool.
- Réduire le stress et l'anxiété grâce à des techniques de relaxation, comme la méditation ou le yoga.
- Pratiquer une activité physique régulière, mais sans excès.
Suivi médical et traitements
- Stimulation ovarienne : Des médicaments peuvent être prescrits pour stimuler l'ovulation et augmenter les chances de conception.
- Insémination intra-utérine (IIU) : Cette technique consiste à injecter directement les spermatozoïdes dans l'utérus, ce qui augmente les chances de fécondation.
- Fécondation in vitro (FIV) : La FIV est une technique de reproduction assistée qui consiste à féconder les ovules en laboratoire et à transférer les embryons dans l'utérus. La FIV à Chypre est la meilleure option de traitement pour les femmes et les hommes aux prises avec une infertilité inexpliquée. La FIV à Chypre du nord s’est avérée être le traitement le plus efficace pour la plupart des couples souffrants d’une stérilité inexpliquée. La FIV donne aux couples les meilleures chances de contrôler les facteurs qui influencent ou déterminent la réussite de leur grossesse. La FIV maximise l’efficacité de la reproduction et elle est plus efficace des autres options. La FIV réduit le risque des grossesses multiples en contrôlant le nombre d’embryons implantés dans l’utérus. Il minimise également le risque de fausse couche en sélectionnant uniquement les meilleurs embryons. Les embryons sont étroitement surveillés et évalués avant d’être transférés dans l’utérus de la femme. Parfois, ils peuvent être dépistés en utilisant le PGS (dépistage génétique préimplantatoire) ou le DPI (diagnostic génétique préimplantatoire) pour identifier les anomalies chromosomiques ou génétiques dans les embryons.
- Thérapies complémentaires : D’autres disciplines paramédicales peuvent être utiles : la sophrologie, l’ostéopathie. L'ostéopathie démontre des résultats intéressants pour traiter l'infertilité inexpliquée.
Soutien psychologique
Il leur est alors conseillé, s’ils en ressentent le besoin d'entamer une thérapie afin de conserver ou de retrouver l'estime de soi.
- Thérapie individuelle ou de couple : Une thérapie peut aider à gérer le stress, l'anxiété et les émotions liés à l'infertilité.
- Groupes de soutien : Partager son expérience avec d'autres couples confrontés à l'infertilité peut apporter un soutien émotionnel et des conseils pratiques.
L'importance de la patience et de la persévérance
Il est important de se rappeler que de nombreux couples atteints d'infertilité inexpliquée finissent par concevoir un enfant, que ce soit naturellement ou grâce à des traitements de fertilité. La patience, la persévérance et le soutien mutuel sont essentiels pour surmonter les défis émotionnels et physiques liés à l'infertilité.
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