La grossesse est une période de changements physiologiques importants pour la femme. Parmi ces changements, certaines conditions médicales peuvent survenir, nécessitant une surveillance et une prise en charge particulière. Le diabète gestationnel et la toxoplasmose sont deux de ces conditions qui peuvent poser des risques pour la mère et le fœtus. Cet article explore ces deux conditions, leurs risques associés et les mesures préventives à adopter pour une grossesse sereine.

Diabète gestationnel : une intolérance au glucose pendant la grossesse

Le diabète gestationnel est une maladie caractérisée par une intolérance au glucose, conduisant à une hyperglycémie (augmentation du taux de sucre dans le sang), observée pour la première fois durant une grossesse. Ce diabète affecte environ 10% des femmes enceintes. Après l’accouchement, la glycémie peut redevenir normale ou le diabète peut persister.

Modifications hormonales et régulation de la glycémie

Les modifications hormonales de la grossesse entraînent une augmentation des besoins de la femme enceinte en insuline, l’hormone qui régule la glycémie. En effet, la régulation de la glycémie évolue au cours de la grossesse. Au 1er trimestre, la sécrétion d’insuline et la sensibilité à cette hormone augmentent, ce qui peut conduire à des hypoglycémies.

Si la glycémie à jeun est supérieure à 1,26 g/l (6,9 mmol/l), un diagnostic de diabète de type 2 découvert durant la grossesse est retenu.

Diagnostic et traitement

Le test de surcharge en glucose n’est pas systématique et n’est proposé qu’aux personnes à risque, au cours du 6ème mois. Le traitement du diabète gestationnel repose avant tout sur la mise en place d’un régime alimentaire, qui suffit, le plus souvent, à lui seul à équilibrer la glycémie. Pour s’en assurer, la maman doit mesurer sa glycémie avant et après chaque repas. Même en cas de surpoids, il ne faut pas adopter un régime trop restrictif.

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Importance d'un équilibre glycémique

Un diabète bien équilibré durant 9 mois assure une grossesse sereine et en pleine santé. Cet état est provisoire et disparaît à l’accouchement. Le corps médical parle de grossesse à risque, pour les femmes diabétiques. Pour une femme diabétique, l’idéal est de communiquer avec son médecin, en parlant de son désir de grossesse. Avant même l’arrêt de la contraception, la femme aura des contrôles plus nombreux pour vérifier le taux de sucre dans le sang, dans le but de voir s’il faut augmenter ou pas le nombre d’injections d’insuline par jour.

Risques et complications

10% des femmes sont atteints de diabète gestationnel, en raison d’une mauvaise absorption des sucres dans le sang. Non traité, le diabète gestationnel peut entraîner de graves conséquences pour l’enfant, qui peuvent aller jusqu’à la mort du fœtus.

Un diabète gestationnel mal contrôlé peut favoriser l’apparition de certaines complications pendant la grossesse et l’accouchement. On observe une augmentation du risque d’hypertension artérielle gravidique, de césarienne, ou encore d’enfant macrosome à la naissance. Lorsque la glycémie maternelle reste trop élevée, le fœtus y est exposé en permanence. Pour s’adapter, son pancréas se met à sécréter plus d’insuline, ce qui peut entraîner un excès de croissance intra-utérin (et on parle donc de macrosomie fœtale). À la naissance, le bébé sera surveillé pendant les premiers jours de vie, car parfois il peut présenter une chute du sucre dans le sang, appelé hypoglycémie.

Vivre avec un diabète gestationnel

Dans la plupart des cas, un régime alimentaire et une activité physique de 30 minutes par jour suffisent. Suite à l’accouchement, le diabète gestationnel disparaît-il vraiment ? Dans la majorité des cas, le taux de sucres revient à la normale, dans les semaines qui suivent la naissance.

Alimentation et diabète gestationnel

Le diabète gestationnel survient chez la femme enceinte vers la fin du deuxième trimestre de grossesse et correspond, comme pour le diabète de type 2, à un trouble de la régulation du glucose. Une des causes de ce diabète serait l'augmentation des taux des hormones placentaires et des hormones de croissance pendant la grossesse, des hormones qui diminuent les effets de l’insuline, l’hormone chargée de la régulation du taux de sucre sanguin. De ce fait, on va retrouver dans sa prise en charge diététique, des mesures semblables à celles données pour le diabète de type 2. Mais qui tiennent compte des spécificités liées à la grossesse.

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Comme pour le diabète de type 2, l’objectif est d’avoir un taux de sucre sanguin qui ne fluctue pas trop. Pour cela, l’index glycémique est donc un outil nutritionnel de premier choix puisqu’il permet de classer les aliments contenant les glucides selon leur capacité à augmenter le taux de sucre sanguin. L’idéal est de privilégier les aliments à index glycémique bas - qui ont peu d’effet sur la glycémie - et de limiter les aliments à index glycémique élevé.

Les aliments à index glycémique élevé sont les sucreries, les pâtisseries, les confitures, les boissons type sodas ou jus de fruits. Mais d’autres aliments qui n’ont pas une saveur sucrée peuvent également avoir un index glycémique élevé. Ce sont par exemple les produits à base de céréales raffinées (les pâtes, le riz blanc, le pain blanc) mais aussi la pomme de terre et tous les aliments qui en sont dérivés (frites, chips, purée, etc.). Une solution serait de remplacer les céréales raffinées par leurs homologues à base de céréales complètes : pâtes complètes, riz complet… sans toutefois en abuser.

Les fibres jouent un rôle important dans la régulation de la glycémie par l’intermédiaire de différents mécanismes. Certaines vont former un gel insoluble qui va ralentir l’absorption des sucres au niveau de l’intestin et leur passage dans le sang. D’autres vont accélérer le transit intestinal ce qui va permettre à l’organisme de se débarrasser plus rapidement des sucres et autres matières indésirables. Idéalement, il faudrait avoir un apport de 25 à 30 g de fibres par jour. Une alimentation équilibrée permet d’y arriver facilement : cinq fruits et légumes (environ 400 g) apportent en moyenne entre 16 et 20 g de fibres. 100 g de pain complet contient 5 à 6 g de fibres. Il est important de privilégier les fruits frais, crus et entiers (en veillant toujours à bien les laver) plutôt que des compotes, des smoothies, etc.

Notre alimentation est globalement assez pauvre en acides gras oméga-3 et pourtant un apport quotidien optimal est reconnu bénéfique pour notre santé et incontournable dans la prévention de nombreuses pathologies (et au développement du fœtus). L’apport recommandé est de 1,6 g/ jour pour les femmes (mais on peut imaginer que c’est légèrement plus pour une femme enceinte). Il s’agit de l’EPA (acide eicosapentaénoïque) et du DHA (acide docosahexaénoïque) que l’on trouve surtout dans les poissons gras comme les sardines, le hareng, les maquereaux ou le thon. Au niveau des produits animaux, on peut observer des variations importantes dans la teneur en EPA et DHA. La filière Bleu-blanc-cœur garantit un apport en oméga-3 car les animaux de cette filière bénéficient d’une alimentation enrichie en oméga-3. Certaines graisses végétales en contiennent (huile de palme, huile de noix de coco). Les apports nutritionnels conseillés correspondent à 16 g/jour maximum pour une femme. Si l’on regarde certains aliments très répandus dans notre alimentation, on voit qu’il est facile d’avoir des apports excessifs en graisses saturées.

Suivi postnatal

À plus long terme, on recommande aux femmes ayant présenté du diabète gestationnel un suivi renforcé. En effet, près de la moitié des femmes ayant présenté un diabète gestationnel développeront un diabète de type 2 dans les 10 à 20 années suivant l’accouchement. Il est donc nécessaire de conserver de bonnes habitudes de vie après la grossesse et de ne pas hésiter à en parler à son médecin.

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Toxoplasmose : une infection parasitaire à surveiller

La toxoplasmose est une infection parasitaire pouvant présenter un risque significatif pour les femmes enceintes et leurs fœtus. Chez la femme enceinte, la toxoplasmose peut être transmise au fœtus et peut entraîner des complications graves telles que des malformations congénitales ou des dommages neurologiques.

Comment se contamine-t-on ?

Le parasite peut se trouver dans la viande de bœuf, de mouton et de porc sous forme de kystes. La contamination peut alors se faire par l’ingestion de viande crue ou insuffisamment cuite ou par l’intermédiaire des mains souillées par la manipulation de viande crue. Ces kystes sont détruits par la cuisson (à cœur) ou la congélation (au moins 3 jours).

Le parasite peut également se trouver dans la terre sous forme d’oocystes. La contamination peut alors se faire par l’ingestion de fruits et légumes mal lavés ou par l’intermédiaire des mains souillées par de la terre.

Les chats sont le réservoir du parasite. Un chat contaminé élimine des oocystes dans ses excréments. Il est donc possible de se contaminer par contact avec un chat infecté (notamment la manipulation de sa litière). En revanche, il n’y a pas de risque de transmission de la toxoplasmose par les griffures de chat.

Symptômes et risques

Pour la maman : la maladie est souvent bénigne et passe le plus souvent inaperçue. Elle peut parfois donner des symptômes semblables à un syndrome grippal (fièvre, fatigue, ganglions). L’infection n’est pas contagieuse pour l’entourage.

Pour le fœtus : Le risque de transmission et contamination du fœtus augmente au cours de la grossesse (il est de 5 à 10 % au 1er trimestre et jusqu’à 60 à 70% au 3e trimestre). Cependant, plus la transmission au fœtus se produit tard pendant la grossesse, moins les conséquences pour le bébé seront graves. Le plus souvent, l’enfant n’a rien. En cas de contamination, les lésions se situent au niveau de l’œil (choriorétinite), peuvent se déclarer tardivement et être responsables de déficit visuel.

Dépistage

Il est important de savoir si une femme enceinte est immunisée pour la toxoplasmose. Il est conseillé de faire une « sérologie » (recherche des anticorps contre la toxoplasmose) avant le début de la grossesse. Si l’analyse n’a pas été faite avant la grossesse, elle sera effectuée à son début. Ce test permet de rechercher la présence d’anticorps protecteurs. Après une infection toxoplasmique, on est protégé pour toute la vie.

La sérologie sera réalisée chaque mois chez la femme enceinte non immunisée afin de dépister une éventuelle infection, y compris le mois suivant l’accouchement. Ce test est réalisable sans rendez-vous et sans nécessité d’être à jeun dans votre laboratoire d’analyses médicales.

Que faire en cas d’infection ?

Si la contamination maternelle est démontrée, une surveillance rapprochée sera mise en place notamment par des échographies régulières. Des traitements antibiotiques existent pour limiter la transmission à l’enfant et, s’il est contaminé, pour aider le bébé à lutter contre la maladie.

Comment se protéger ?

Il est essentiel d’appliquer les mesures de prévention suivantes si vous êtes enceinte et n’avez jamais eu la toxoplasmose avant votre grossesse. Ces mesures sont nécessaires du début de votre grossesse jusqu’à l’accouchement.

  • Bien laver ses fruits et ses légumes avant consommation.
  • Bien se laver les mains avant chaque repas, avant de préparer un repas, après avoir manipulé des aliments ou objets souillés, de la viande crue.
  • Bien cuire tout type de viande avant consommation (à cœur et assez longtemps, à plus de 68 °C, ce qui correspond en pratique à une viande ne laissant pas s’écouler de jus rosé à la coupe), ou la congeler au moins 3 jours à une température inférieure à -18 °C avant de la consommer. Évitez la consommation de viande marinée, fumée ou salée.
  • Ne pas consommer des fruits de mer crus.
  • Nettoyer ustensiles de cuisine, planches à découper et plan de travail souillés par de la viande crue ou des crudités.
  • Buvez, de préférence, de l’eau en bouteille.
  • Lors des repas pris en dehors du domicile (au restaurant ou chez des amis) : évitez la consommation de crudités et préférez les légumes cuits ; la viande doit être consommée bien cuite.
  • Attention aux contacts avec chats et litières (faire laver le bac à litière du chat par une autre personne ou porter des gants et éviter d’entreposer la litière dans la cuisine).
  • Éviter les bacs à sable non couverts pour enfants.
  • Porter des gants pour jardiner.

Listériose et toxoplasmose : précautions alimentaires

Enceinte, il est important de manger équilibré. Mais il y a également des précautions alimentaires à prendre pour éviter des maladies comme la listériose et la toxoplasmose qui peuvent s'avérer dangereuses pour votre bébé si vous êtes malade pendant votre grossesse.

La listériose et la toxoplasmose sont deux infections dont il est essentiel de se protéger durant la grossesse, car elles peuvent avoir des conséquences sérieuses sur la santé de votre bébé. Ces maladies sont causées par des bactéries ou des parasites présents dans certains aliments ou dans l’environnement.

La listériose est provoquée par la bactérie Listeria monocytogenes, souvent présente dans des aliments comme les viandes crues, certains fromages au lait cru, les poissons fumés et la charcuterie. La listériose est bénigne chez la plupart des adultes, mais elle peut être très dangereuse pour le fœtus et causer des complications, comme des fausses couches ou des infections néonatales.

La toxoplasmose est une infection parasitaire transmise par le parasite Toxoplasma gondii. Souvent associée aux chats, elle peut aussi se contracter en consommant de la viande mal cuite ou des légumes mal lavés. Cette infection, sans danger pour la plupart des adultes, peut entraîner des malformations ou des séquelles graves chez le bébé si elle est contractée pendant la grossesse par une femme non immunisée.

80% des toxoplasmoses lors de la grossesse n'entraînent aucun symptôme chez la femme enceinte et le diagnostic est posé lors du dépistage sérologique.

Comment éviter la listériose et la toxoplasmose ?

Certains aliments contiennent des bactéries ou parasites susceptibles d'être dangereux pour votre bébé. Les deux maladies principales mises en cause sont la listériose et la toxoplasmose. Il suffit de prendre quelques précautions simples pour les prévenir.

Pour éviter la listériose, voici les aliments interdits ou à éviter quand on est enceinte :

  • Les aliments crus : Cela inclut les poissons crus (comme les sushis), les coquillages, les crustacés, et les viandes non cuites.
  • Les poissons fumés
  • La charcuterie crue ou cuite et notamment celle vendue à la coupe : Les produits de charcuterie comme le jambon, le pâté, le foie gras, et les rillettes vendus à la coupe ou artisanaux présentent un risque accru de contamination.
  • Les fromages au lait cru, non pasteurisés : Les fromages comme le camembert, le roquefort, ou le brie fabriqués à partir de lait cru sont susceptibles de contenir des bactéries.
  • Les croûtes de fromage : Les fromages comme le camembert, le roquefort, ou le brie fabriqués à partir de lait cru sont susceptibles de contenir des bactéries.
  • De manger un plat présent depuis plus de 24h dans votre réfrigérateur

Pour éviter la toxoplasmose pendant la grossesse, il faut veiller à avoir une hygiène alimentaire rigoureuse.

  • Lavez-vous bien les mains : Lavez-vous les mains fréquemment avec de l'eau et du savon, notamment après avoir manipulé des aliments crus, touché des animaux, travaillé dans le jardin.
  • Faites bien cuire la viande : Cuisez toujours la viande jusqu'à ce qu'elle soit bien cuite à cœur, c’est-à-dire qu’elle ne doit plus être rose ni saignante. La température interne recommandée pour tuer le parasite est de 68°C
  • Evitez les viandes marinées ou fumées : Ces préparations ne garantissent pas l’élimination complète du parasite, car elles ne sont pas cuites à haute température.
  • Lavez soigneusement tous les fruits et légumes : Utilisez une brosse pour frotter les légumes à peau épaisse, et lavez les fruits et légumes à l’eau claire, même ceux qui seront pelés, pour éliminer tout résidu de terre ou autre contamination.
  • Evitez le contact avec la terre et les chats : Portez des gants pour le jardinage et évitez de toucher la terre directement. Pour les propriétaires de chat, déléguez si possible le nettoyage de la litière ou utilisez des gants et lavez-vous soigneusement les mains après chaque manipulation.

Examens biologiques pendant la grossesse

Les examens biologiques pendant la grossesse sont un ensemble d'analyses réalisées en laboratoire de Biologie Médicale. Ils permettent de surveiller l'état de santé de la future mère et de son bébé. Il s'agit d'un outil essentiel pour détecter précocement d'éventuelles complications et assurer ainsi un suivi personnalisé et optimal de la grossesse.

Les principaux objectifs des examens biologiques sont :

  • Dépister les infections: la toxoplasmose, la rubéole, la syphilis, le VIH ou encore le cytomegalovirus (CMV) peuvent avoir des conséquences graves pour le fœtus si elles ne sont pas traitées. Leur dépistage précoce permet de mettre en place les traitements adaptés.
  • Contrôler les taux hormonaux: les hormones jouent un rôle crucial dans la grossesse. Leur dosage permet de suivre l'évolution de la grossesse et de détecter d'éventuelles anomalies.
  • Détecter les carences: des carences en fer, en vitamine D ou en autres éléments essentiels peuvent avoir des conséquences sur la santé de la mère et du bébé.
  • Prévenir les complications: plusieurs complications, comme le diabète gestationnel, peuvent se manifester durant la grossesse. Leur dépistage précoce permet de mettre en place les mesures de prévention et de traitement nécessaires.

Principales complications durant la grossesse

Les complications de la grossesse peuvent être multiples et variées. Parmi les plus fréquentes, on retrouve :

  • Le diabète gestationnel: une augmentation du taux de sucre dans le sang survenant pendant la grossesse ce qui peut donner des complications dont un risque plus élevé d’accouchement prématuré
  • L'hypertension artérielle: une augmentation de la tension artérielle qui peut entraîner des complications graves pour la mère et l'enfant.
  • La pré-éclampsie: une maladie grave pour la mère et l’enfant caractérisée par une hypertension artérielle associée à la présence de protéines dans les urines.
  • Les infections: la toxoplasmose, la rubéole, la syphilis, le VIH, le CMV peuvent avoir des conséquences graves sur le fœtus.
  • Les anomalies chromosomiques: comme la trisomie 21.

Examens biologiques courants

Le bilan biologique pendant la grossesse comprend généralement (liste non exhaustive) :

  • Hémogramme (NFS): pour évaluer le nombre de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes et surveiller la valeur de l’hémoglobine (anémie)
  • Groupe sanguin et RAI : pour déterminer la compatibilité sanguine entre la mère et le bébé.
  • Sérologies : pour rechercher les anticorps contre diverses infections (toxoplasmose, rubéole, CMV, VIH, hépatite B et C).
  • Glycémie et test d’hyperglycémie provoquée orale: pour dépister le diabète gestationnel.
  • TSH : pour évaluer la fonction de la thyroïde.
  • Urines: pour rechercher des protéines, du glucose, des globules blancs ou des bactéries, qui peuvent indiquer des problèmes rénaux ou une infection urinaire.
  • Dépistage combiné des anomalies chromosomiques fœtales : pour évaluer le risque de certaines anomalies chromosomiques du fœtus (trisomie 21, trisomie 18, etc.). Il inclut une échographie et une prise de sang (dosage de la beta-HCG et de la PAPP-A). Si le résultat de ce dépistage indique un risque élevé d’anomalies chromosomique, un dépistage pré-natal non invasif (DPNI) est réalisé sur une nouvelle prise de sang.

Périodicité des examens

La fréquence des bilans biologiques varie en fonction du suivi de grossesse et de la présence de facteurs de risque. En général, un bilan complet est réalisé en début de grossesse, puis des examens complémentaires sont effectués régulièrement tout au long de la grossesse.

  • En début de grossesse et au premier trimestre : Les examens biologiques permettent d'évaluer l'état de santé général de la future mère, de dépister les infections et d'évaluer les risques de complications. Les examens les plus courants sont : Hémogramme (NFS), Groupe sanguin et RAI, Sérologies (toxoplasmose, rubéole, CMV, VIH, syphilis, hépatite B et C), Bilan hépatique, Bilan rénal, Dépistage combiné du premier trimestre des anomalies chromosomiques fœtales, Glycosurie et protéinurie.
  • Au deuxième trimestre de grossesse : Les examens biologiques permettent de surveiller la croissance du fœtus, de dépister le diabète gestationnel et d'évaluer la fonction des organes vitaux de la mère. Les examens les plus courants sont : Test d’hyperglycémie provoquée orale pour le dépistage du diabète gestationnel, NFS, +/- RAI, Sérologie toxoplasmose et rubéole (en cas de négativité des résultats précédents), Glycosurie et protéinurie.
  • Au troisième trimestre de grossesse : Les examens biologiques permettent de surveiller la croissance du fœtus, de dépister l'hypertension artérielle et la pré-éclampsie. Les examens les plus courants sont : +/- RAI, Sérologie toxoplasmose (en cas de négativité des résultats précédents), Glycosurie et protéinurie.
  • En post-partum : Après l'accouchement, des examens biologiques sont réalisés pour vérifier l'état de santé de la mère et s'assurer de l'absence de complications. Les examens les plus courants sont : Hémogramme (NFS), Bilan hépatique, Bilan rénal.

Situations à risque nécessitant un suivi approfondi

Certaines situations peuvent nécessiter un suivi clinique et biologique plus approfondi (liste non exhaustive) : Age maternel avancé, antécédents personnels gynéco-obstétriques, exposition à des toxiques, facteurs de risque médicaux (diabète gestationnel, hypertension artérielle gravidique, troubles de la coagulation), maladies infectieuses (toxoplasmose, rubéole, herpès génital, syphilis, infection urinaire).

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