Introduction

L'histoire des structures d'accueil de la petite enfance, des crèches aux écoles maternelles, témoigne d'une évolution constante pour répondre aux besoins changeants des familles et des communautés. Cet article explore cette évolution à travers des exemples concrets à Château-Thébaud et Nantes, mettant en lumière les initiatives locales, les adaptations aux contextes socio-économiques et les enjeux liés à l'accueil des jeunes enfants.

Naissance d'une Maison des Lutins à Château-Thébaud

Récemment, la ville de Château-Thébaud a facilité l'ouverture d'une "Maison des lutins", une initiative portée par trois assistantes maternelles. Cette structure accueille les enfants de 0 à 3 ans. Cette initiative a permis à Patricia Bourdin, Alexia Ouairy et Caroline Sibilot, auparavant actives comme assistantes maternelles à Chateau-Thébaud, de concrétiser leur projet.

Une réponse à un besoin local

La création de cette Maison des lutins répond à un besoin croissant de structures d'accueil pour les jeunes enfants, offrant ainsi une solution de garde de proximité pour les familles de Château-Thébaud. La convention signée avec la Ville permet de prioriser l’accueil des petits Sébastiennais.

Un espace adapté et pensé pour les enfants

La Maison des lutins offre un environnement spécialement conçu pour les tout-petits, avec des espaces adaptés à leurs besoins et favorisant leur développement.

Transformation et adaptation des structures d'accueil à Nantes

L'histoire de l'école maternelle Joseph Blanchart à Nantes illustre la transformation et l'adaptation des structures d'accueil de l'enfance au fil du temps.

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D'une maison bourgeoise à une école maternelle

Située dans un parc arboré, dans une belle maison bourgeoise, l’école maternelle Joseph Blanchart bénéficie d’un environnement unique. L'histoire de ce lieu témoigne d'une évolution constante pour répondre aux besoins de la communauté.

Les origines : une propriété privée

En 1882, la maison est vendue à Jean Gabriel Deville de Sardelys, receveur des finances, puis devient en 1908 la propriété de Samuel Burgelin. En 1913, l’association La Maison du Marin l’acquiert. Cette institution de bienfaisance est née en 1897 par la volonté d’armateurs nantais. La maison de la rue Blanchart devient un hôtel accueillant les marins et gens de mer en escale à Nantes.

La transformation en crèche

En 1932-34, la Ville de Nantes procède à l’échange de la propriété de la Maison du Marin, contre l’hôtel Musset situé 14 rue Joseph-Blanchart et 9-11 rue Babonneau (cet hôtel a aujourd’hui disparu). Elle y installe une crèche. La crèche répond aux besoins des mères bien souvent appelées à travailler dans les usines de ce quartier industriel.

L'évolution vers une école maternelle

En 1941, la crèche Édouard Normand laisse place à une école maternelle. En effet, la crèche municipale peine à recruter des effectifs. Au contraire, les écoles primaires voisines (de la place des Garennes, du quai Ernest Renaud) sont saturées et en partie réquisitionnées par l’occupant.

L'adaptation aux besoins croissants

L'école Joseph Blanchart a connu plusieurs agrandissements et aménagements pour faire face à l'augmentation des effectifs et aux évolutions des pratiques pédagogiques.

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Agrandissements et aménagements

Même si l’école n’a pas souffert des conséquences des bombardements, son état exige une restauration : les façades du bâtiment principal sont ravalées et la conciergerie restaurée en 1952. Cet agrandissement ne suffit pas puisqu’en 1969, il est envisagé d’implanter des classes mobiles sur un terrain communal voisin. En 1992, les écoles maternelles du quartier Chantenay peinent à contenir l’augmentation des effectifs. Malgré le manque de place, une classe supplémentaire est ouverte à la rentrée 1992. Outre le réaménagement de la salle de jeux en salle d’enseignement, une construction préfabriquée précédemment installée dans le groupe scolaire Louis Pergaud, est transférée à Joseph Blanchart.

Un lieu atypique et chargé d'histoire

Installée dans une ancienne maison d’habitation, l’école de la rue Joseph Blanchart échappe aux modèles de l’architecture scolaire. L’hôtel particulier qui l’abrite, de style néoclassique, a connu diverses extensions et raménagements. Le parc, lieu de promenade et de contemplation pour ses anciens propriétaires, avait d’ailleurs été agrémenté de fabriques, serre et pavillon. Sur une des annexes mitoyennes de la maison principale, on remarque un décor insolite : le fronton présente une inscription « FIAT LUX » qui renvoie à la citation de la Genèse « Fiat lux et facta est lux » : « Que la lumière soit, et la lumière fut ».

Les écoles de plein air : une inspiration

Les écoles de plein air ont été expérimentées dès l’entre-deux-guerres. Dans une moindre mesure, et sur un terrain beaucoup plus modeste, l’école de la rue Joseph Blanchart remplit les mêmes critères : une habitation vaste à disposition et sans travaux importants, un parc arboré et isolé de la rue et donnant la possibilité d’activités extérieures.

L'importance du contexte socio-économique

L'histoire des crèches et des écoles maternelles est étroitement liée au contexte socio-économique et aux besoins des familles.

L'accueil des enfants pendant la Grande Guerre

À l'issue de la Grande Guerre, face à un manque d'hommes valides, les entreprises de la Basse-Loire ont fait appel à des ouvriers étrangers, nécessitant des solutions de logement et d'accueil pour leurs enfants. Faute d'hommes valides les entreprises de la Basse-Loire, font alors appel à des ouvriers étrangers et les logent. 1 477 viennent à Couëron entre 1921 et 1926. La ville est dite « la plus cosmopolite de l'Ouest » au début du XXe siècle, une mixité retrouvée dans cette cité Bessonneau.

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La cité ouvrière Bessonneau à Couëron

Cette cité ouvrière Bessonneau tire son nom de la société angevine qui fabriqua ces maisons en kit dans l’immédiat après guerre. La moitié revient aux ouvriers de Pontgibaud, l’autre à ceux des forges de Basse-Indre. Le terrain devient ensuite propriété communale.

L'évolution des besoins et des réponses

Le conseil des sages et le comité des retraités de Couëron lancent une réflexion sur l’accueil des populations vieillissantes dès 2001. Objectif : « Permettre aux seniors de rester à domicile aussi longtemps que possible, entourés de Couëronnais de tous âges. Confiés à l’aménageur Loire Océan Développement, l’étude de faisabilité et le montage technique du projet débutent en 2006. Le 5 mai 2009 a lieu la pose de la première pierre. Aujourd’hui, une centaine d’habitants vivent dans le respect d’une charte de bon voisinage dont ils sont signataires.

Les constructions légères de Mme Thébaud

À l'identique de celle encore sur fondation, de Mme Thébaud, face à l'entrée du foyer Adapei Koria-Chant, il faut penser qu'une centaine de constructions légères, entièrement en bois, s'étendait sur les 17 000 m² du site. La maison de Mme Thébaud est la seule encore sur fondation, doit être gardé, selon la municipalité.

Initiatives diverses et variées

Crèche associative Les Lapins Bleus

Vous emmenez peut-être aujourd'hui votre enfant en garde à la crèche associative Les Lapins Bleus, au coeur du site intergénérationnel Bessonneau ?

Crèche vivante de la place Graslin à Nantes

19/12/2017 - 05h00 Nantes (Breizh-info.com) - Les années passent et la crèche vivante de la place Graslin, dans le centre de nantes, attire de plus en plus de monde. Après 250 personnes en 2015 puis 500 en 2016 ce sont près de 1000 personnes qui ont assisté à la crèche vivante ce 16 décembre à 15 heures. Contrairement aux années précédentes, il n’y avait pas de forces de l’ordre - bien occupées plus bas à veiller sur le marché de Noël et ses attrape-touristes - ce qui n’a pas empêché l’assistance de se recueillir et de profiter du spectacle vivant, agrémenté de plusieurs cantiques bretons et de personnages en habits traditionnels bretons.

Organisation et tradition

Comme les années précédentes, la crèche vivante était organisée par le prieuré Saint-Louis de la FSSPX (Fraternité Sacerdotale Saint Pie X), basé en haut de la rue François Bruneau entre la rue Bellamy et l’église Saint-Félix, au nord du centre-ville de Nantes. Le prieuré organise aussi la procession de l’Immaculée Conception, du pont de la Tortière au monument des Cinquante Otages, chaque année le 8 décembre. A Noël, comme chaque année là encore, le prieuré fera une veillée, suivie de la messe, le 24 décembre à 23 heures.

Veillée de Noël à l'église Saint-Martin

Depuis l’inauguration de l’église Saint-Martin du collège de la Placelière - construite courant 2016, aux confins des communes de Vertou et de Château-Thébaud dans le Vignoble nantais, une veillée de Noël y a aussi lieu à 23 heures et sera suivie d’une messe. Ces deux messes auront lieu selon le rite de Saint-Pie V (1570), dit rite tridentin.

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