Avez-vous les mains qui tremblent et vous vous demandez pourquoi ? Le tremblement se manifeste par un mouvement involontaire, caractérisé par des secousses plus ou moins prononcées et plus ou moins continues d’une ou plusieurs parties du corps. Les causes des mains qui tremblent sont particulièrement variées, allant de conditions bénignes à des pathologies plus sérieuses. Il est crucial de consulter un médecin pour identifier la cause et mettre en place un traitement adapté.

Causes des tremblements des mains

Les tremblements des mains peuvent avoir diverses origines, incluant des facteurs physiologiques, neurologiques et médicamenteux.

Facteurs physiologiques et émotionnels

  • La nervosité, le stress et l’anxiété: Un état mental particulier qui peut entraîner l’apparition de tremblements au niveau des mains.

Maladies neurologiques

  • La maladie de Parkinson : On y pense souvent en présence de tremblements. Dans ce cas, les tremblements des mains apparaissent au repos et disparaissent en cas de mouvement.
  • Le tremblement essentiel : Souvent confondu avec la maladie de Parkinson, ce trouble neurologique inexpliqué est considéré comme une pathologie du mouvement. Il touche généralement les deux mains de façon symétrique et peut atteindre la tête et le cou. Le mouvement des tremblements s’étend progressivement et devient de plus en plus ample.
  • La sclérose en plaques : Cette maladie neurologique peut entraîner des tremblements, associés à d’autres symptômes tels qu’une grande fatigue, des fourmillements ou encore des troubles visuels.
  • Un accident vasculaire cérébral (AVC) : Se manifeste par un ensemble de symptômes, dont potentiellement des tremblements.
  • L’épilepsie : Les crises caractéristiques de cette pathologie peuvent notamment démarrer par des tremblements au niveau des mains.
  • La maladie de Wilson : Cette maladie génétique rare s’explique par un excès de cuivre accumulé dans l’organisme et causé par le dysfonctionnement d’une protéine chargée de l’éliminer.
  • Tumeur de la glande surrénale (ou adénome surrénal) : Plus rarement, une tumeur de la glande surrénale peut aussi expliquer que vos mains se mettent à trembler.
  • Syndrome de Stiff-man (ou "de l'homme raide") : Une maladie rare, comme celle dont souffre la chanteuse Céline Dion, qui provoque des spasmes musculaires.

Effets secondaires médicamenteux

  • Le tremblement des mains peut être un effet secondaire d’un traitement médicamenteux, comme celui pour l’hyperthyroïdie, par exemple.

Myoclonies

Une myoclonie correspond à un mouvement anormal, involontaire, soudain et brusque. Ses origines peuvent être nombreuses : médicamenteuses, neurodégénératives, génétiques, métaboliques, etc. C’est une affection nerveuse correspondant à une contraction musculaire involontaire et soudaine. Une myoclonie est à l’origine de petits mouvements (secousses, tremblements ou spasmes) brusques et répétés d’une ou des deux mains ou pieds. L’intensité du trouble peut être modérée ou grave. Par ailleurs, les muscles peuvent se contracter en rythme ou non, et plus ou moins rapidement, selon la cause. Une myoclonie résultant d’une atteinte du tronc cérébral est caractérisée par des contractions survenant à la suite d’une stimulation sonore. Enfin, lorsque la myoclonie est due à une atteinte du cortex cérébral, elle se manifeste plutôt suite à l’étirement du membre touché.

Diagnostic des tremblements des mains

Les symptômes dépendent de la cause de vos tremblements et vont aider votre médecin à poser un diagnostic.

Quand consulter ?

Dès que vos tremblements des mains perdurent ou qu’ils sont associés à d’autres symptômes, au point d’entraîner une gêne et des difficultés au quotidien, prenez rendez-vous avec votre médecin traitant. En fonction de l’évaluation effectuée lors de cette consultation, votre médecin peut être amené à vous adresser à un neurologue.

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Examens et diagnostic

Le diagnostic des tremblements implique souvent un examen clinique approfondi et, dans certains cas, des examens complémentaires.

  • Évaluation clinique : Le médecin évalue le type de tremblement (repos, action, intention), sa fréquence, son amplitude et sa distribution.
  • Antécédents médicaux : Le médecin recueille des informations sur les antécédents médicaux du patient, les médicaments pris et les facteurs de risque potentiels.
  • Examens neurologiques : Ces examens permettent d’évaluer la fonction neurologique du patient, y compris la coordination, l’équilibre et les réflexes.
  • Examens complémentaires : Dans certains cas, des examens d’imagerie cérébrale (IRM, scanner) ou des analyses sanguines peuvent être nécessaires pour identifier la cause sous-jacente des tremblements.

Caractéristiques des différents types de tremblements

Il est important de distinguer les différents types de tremblements pour orienter le diagnostic.

  • Tremblement de repos : Apparaît au repos et diminue ou disparaît lors d’un mouvement volontaire. Caractéristique de la maladie de Parkinson.
  • Tremblement d’action : Se manifeste lors d’un mouvement volontaire. Peut être divisé en tremblement postural (maintien d’une posture) et tremblement cinétique (exécution d’un mouvement).
  • Tremblement essentiel : Type de tremblement d’action qui touche généralement les deux mains de façon symétrique et peut s’étendre à la tête et au cou. Il est majoré par l’émotion, le calcul mental et le stress, et amélioré par la prise d’alcool.
  • Tremblement cérébelleux : Tremblement d’action qui s’intègre dans le cadre d’un syndrome cérébelleux. Il ne se focalise pas à la main ou au pied.
  • Tremblement dystonique : Associé à une dystonie (contractions musculaires involontaires).

Traitements des tremblements des mains

Une fois la cause déterminée, votre médecin met en place le traitement adapté.

Approches générales

  • Changement ou adaptation d’un traitement en cours : En présence de tremblements secondaires à un médicament.

Traitements médicamenteux

  • Bêtabloquants : Prescription d’un bétabloquant en cas de tremblement essentiel et en l’absence de contre-indication.
  • Barbituriques : En cas d’échec des bêtabloquants ou de tremblement prononcé, votre médecin peut vous prescrire un barbiturique.
  • Injections de toxine botulique : Il est aussi possible de bénéficier d’injections de toxine botulique dans le muscle atteint par le tremblement essentiel. Le produit bloque la transmission nerveuse, afin que le muscle puisse se relâcher.
  • Myorelaxants musculaires : Comme Miorel thiocolchicoside ou Lumirelax. Des injections de toxine botulique peuvent aussi être recommandées pour empêcher la contraction musculaire.

Spasmes musculaires

En cas de spasmes, massez la zone douloureuse avec des pommades réchauffantes à base de camphre.Aromathérapie : l'huile essentielle de lavandin super possède des vertus myorelaxantes et antalgiques qui soulagent vite et bien les contractures musculaires bénignes. Diluez 20 gouttes de cette huile essentielle dans 50 ml d'huile végétale (olive, tournesol, macadamia…) et appliquez cette préparation sur le membre douloureux.

Conseils supplémentaires

  • Amélioration du sommeil : Plusieurs astuces permettent d’améliorer la qualité de votre sommeil : couchez-vous à heure fixe, dans une chambre dénuée de sources lumineuses, à une température ne dépassant pas 19°C.

Douleur musculaire : Courbatures, crampes, contractures, élongations et déchirures

Survenant souvent à la suite d’une sollicitation trop intense de la musculature, les courbatures et les crampes sont généralement bénignes et nécessitent rarement l’avis d’un médecin. D’autres types de douleur musculaire peuvent survenir, signalant parfois un problème plus sérieux (élongation, déchirure, etc.).

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Courbatures

Les courbatures se manifestent quelques heures après un effort inhabituel, voire le lendemain, ou lors de certaines infections comme la grippe. Les muscles atteints sont sensibles à la pression et douloureux au moindre mouvement.

Crampes

La crampe est une contraction musculaire douloureuse, involontaire et intense. Pendant la durée de la crampe, il est difficile de bouger le membre atteint. Certaines personnes ressentent des crampes soudaines la nuit, notamment dans les jambes. Mais des crampes peuvent aussi apparaître chez des personnes atteintes, par exemple, de diabète, d’insuffisance rénale ou de troubles circulatoires. La crampe est une contraction musculaire douloureuse, involontaire et intense, qui apparaît le plus souvent lors d’un effort physique.

Contractures

Les contractures sont des contractions durables et involontaires d’un ou plusieurs muscles. La douleur localisée apparaît à l’occasion d’activités intenses ou inhabituelles. La partie du muscle touchée semble dure et douloureuse à la palpation et lors de mouvements, en particulier lorsqu’on leur oppose une résistance. Les contractures et les élongations se traduisent par des contractions durables et involontaires d’un ou plusieurs muscles.

Élongations

Les élongations sont une forme plus grave de contracture, où des fibres musculaires sont déchirées.

Déchirures

Le terme très usité de « claquage », s’applique à une déchirure musculaire, rupture partielle d’un muscle et de son enveloppe. La douleur, de prime abord violente, brutale comme un coup de poignard, devient sourde et permanente. Les signes de rupture musculaire sont identiques à ceux de la déchirure, mais leur sévérité est plus conséquente, car une rupture peut laisser des séquelles. S’il s’agit d’une jambe lésée, il est en général impossible de s’appuyer dessus.

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Spasmes musculaires

Un muscle peut se contracter de façon brusque et involontaire. Ce spasme entraine des contractions prolongées. Il est à surveiller lorsqu'il se produit trop souvent. Le spasme musculaire est différent de la crampe car la contraction dure. Œil, bouche, mâchoire, joues… Il peut concerner diverses zones du visage et parfois la région abdominale. Un spasme est une contraction involontaire de fibres musculaires. Il se distingue de la crampe par le fait que la contraction est prolongée alors que la crampe est de courte durée. Il peut atteindre un groupe de muscles, un muscle seul ou une partie isolée d'un muscle. "Mais le spasme peut aussi concerner des zones comme la paupière, l'avant-bras, les pectoraux, les mollets ou encore la voûte plantaire ", précise le Dr.

Causes des spasmes musculaires

  • Une carence en magnésium, ce minéral favorisant la contraction musculaire.

Diagnostic des spasmes musculaires

Si les spasmes musculaires sont fréquents ou perturbent votre vie quotidienne, prenez rendez-vous avec votre médecin traitant. "Au besoin, celui ci vous orientera vers un médecin de médecine physique et de réadaptation ou un neurologue ", précise le Dr. La pose du diagnostic est facilitée car les symptômes sont évocateurs. Lors de l'examen clinique, le médecin retrouvera un muscle dur, contracté et souvent encore douloureux. Celle-ci sera d'ailleurs amplifiée lorsque le médecin cherchera à étirer le muscle concerné. La plupart du temps, des examens complémentaires ne sont pas nécessaires. Mais si les spasmes concernent la zone abdominale ou s'ils sont particulièrement intenses, il pourra prescrire une échographie ou une IRM.

Traitements des spasmes musculaires

  • "Il s'agit principalement de myorelaxants musculaires comme : Miorel thiocolchicoside ou Lumirelax. Des injections de toxine botulique peuvent aussi être recommandées pour empêcher la contraction musculaire ", indique le Dr.
  • En cas de spasmes, massez la zone douloureuse avec des pommades réchauffantes à base de camphre.
  • Aromathérapie : l'huile essentielle de lavandin super possède des vertus myorelaxantes et antalgiques qui soulagent vite et bien les contractures musculaires bénignes. Diluez 20 gouttes de cette huile essentielle dans 50 ml d'huile végétale (olive, tournesol, macadamia…) et appliquez cette préparation sur le membre douloureux.

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