Le cancer de l'ovaire est une maladie complexe qui touche l'appareil reproducteur féminin. Souvent diagnostiqué à un stade avancé en raison de symptômes discrets, il nécessite une compréhension approfondie pour une prise en charge efficace. Cet article vise à explorer les aspects essentiels du cancer de l'ovaire, en mettant en lumière les symptômes, le diagnostic, les traitements et les liens potentiels avec les contractions utérines.

Comprendre le Cancer de l'Ovaire

Le cancer de l'ovaire est une maladie de l’appareil génital féminin. C’est un cancer rare, de diagnostique difficile car il évolue sans signes d’alerte. En effet, l’ovaire est un organe situé en profondeur dans la cavité abdominale. Les premiers symptômes, n’attirent souvent pas l’attention de la femme. Le diagnostic est donc souvent fait à un stade relativement avancé. Dans la plupart des cas, il se manifeste entre 60 à 70 ans. Actuellement, environ près de 4 500 nouveaux cas de cancer de l’ovaire sont diagnostiqués par an en France.

Rôle des Ovaires et Cycle Menstruel

Les ovaires font partie du système reproducteur dit féminin. Leur rôle dans le cycle menstruel est de développer chaque mois un follicule en ovule, avant que celui-ci descende jusqu’à l’utérus via les trompes de Fallope. Durant le cycle menstruel (tout le processus qui précède et inclut les menstruations), l’ovaire doit expulser l’ovule. Cela peut entraîner des douleurs, qui sont généralement légères : des sensations de pincement, ou de brûlure. Cela dure quelques heures, pas plus.

Types de Cancer de l'Ovaire

Chaque cancer de l’ovaire est différent. Il en existe plusieurs types, à des stades d’évolution variés. Chaque cancer nécessite donc un traitement approprié et individuel.

Symptômes et Détection Précoce

Les symptômes du cancer de l’ovaire sont souvent tardifs et difficilement identifiables. Ces symptômes ne sont pas spécifiques au cancer de l’ovaire : ils peuvent être provoqués par d’autres facteurs, d’autres maladies, bénignes ou non, gynécologiques ou non. Aussi, lorsqu’une ou plusieurs de ces manifestations apparaissent et persistent sans explication, en particulier des gênes abdominales, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou gynécologue.

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Symptômes Courants

Les femmes de l’étude atteintes de tumeurs malignes ressentaient certains symptômes pas moins de 20 à 30 fois par mois. En comparaison, les femmes atteintes de tumeurs bénignes ou en bonne santé ne présentaient des symptômes que 2 à 3 fois par mois.

Importance du Dépistage et de la Consultation

Un cancer de l’ovaire est parfois découvert à un stade précoce, lorsqu’une masse au niveau de l’ovaire a été détectée fortuitement suite à un examen gynécologique ou d’imagerie.

Diagnostic du Cancer de l'Ovaire

Le diagnostic du cancer de l'ovaire repose sur une combinaison d'examens cliniques, d'imagerie et de biologie.

Examen Clinique

Le médecin conduit un examen clinique général avec notamment la mesure du poids et de la tension artérielle. Il réalise ensuite une palpation de l’abdomen et des ganglions, un examen des seins, un toucher rectal, ainsi qu’un examen gynécologique avec un toucher vaginal afin de repérer d’éventuelles anomalies. C’est le premier examen réalisé en cas de suspicion de tumeur ovarienne.

Examens d'Imagerie

  • Échographie : Examen central pour orienter le diagnostic de cancer de l’ovaire, l’échographie est généralement réalisée par voie sus-pubienne (la sonde parcourt la peau au-dessus du pubis) et par voie endovaginale (la sonde est introduite dans le vagin). Elle permet de visualiser une éventuelle masse dans un ovaire (ou les deux) et d’en évaluer la taille, la forme, le contenu (solide ou liquide). Plus de 65 % des kystes ovariens détectés à l’échographie sont bénins.
  • IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) : Cet examen est prescrit dans les cas où l’échographe n’arrive pas à déterminer précisément la nature du kyste. L’IRM permet en effet d’obtenir des images plus précises des structures de l’organisme. Quelques dizaines de minutes avant l’examen, un produit de contraste est injecté par voie intraveineuse à la patiente : il fait ressortir à l’image les vaisseaux sanguins dans lesquels il circule. Les tumeurs formant de nombreux vaisseaux anormaux, l’IRM permet de mieux les repérer.
  • Scanner (TDM) : Il permet d’évaluer si la tumeur s’est étendue au-delà des ovaires. Comme la radiographie classique, le principe du scanner repose sur l’utilisation de rayons X. En revanche, le scanner permet d’obtenir, au lieu d’une image plane, des images en 3D du corps. Il permet au médecin de voir si la tumeur s’est étendue au niveau de la région pelvienne, de l’abdomen, voire des poumons. En pratique, l’examen dure environ trente minutes. Avant de réaliser l’examen, un produit de contraste est injecté à la patiente : il permet de mieux différencier les organes sur les images.

Bilan Biologique

Le bilan biologique repose essentiellement sur le dosage sanguin du CA-125, une protéine servant de marqueur tumoral. Il complète les examens d’imagerie lorsque ceux-ci font apparaître une masse indéterminée. Un taux élevé de CA-125 indique un risque plus élevé de tumeur maligne.

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Diagnostic Histologique

Le diagnostic histologique correspond à l’analyse sous microscope des cellules d’un ou plusieurs échantillon(s) de tissu suspect. En effet, malgré les précisions apportées par les examens précédents, c’est seulement en pratiquant cette analyse que le diagnostic de cancer pourra être confirmé ou écarté avec certitude. Le prélèvement des échantillons est réalisé par biopsie, généralement par laparoscopie (ou cœlioscopie) sous anesthésie générale : le chirurgien incise la paroi abdominale sur quelques millimètres par lesquels il introduit des instruments de guidage (sonde visuelle) et de prélèvement jusqu’aux lésions. La biopsie doit prélever au minimum l’intégralité du tissu suspect ; dans certains cas, elle peut nécessiter une ovariectomie (ablation de l’ovaire) totale.

Bilan d'Extension

Si le diagnostic de cancer de l’ovaire est confirmé, le médecin réalise un bilan d’extension, qui permet de décrire l’avancement de la maladie et son éventuelle propagation au niveau d’autres organes ou tissus.

Stades du Cancer de l'Ovaire

  • STADE II : Le cancer atteint les organes voisins : utérus, trompes de Fallope, vessie, etc. Ces stades sont également subdivisés en A, B, C, D. Les stades I et le stade II B sont des cancers considérés « précoces ».

L’analyse microscopique des cellules tumorales permet parallèlement de déterminer le grade de la tumeur qui dépend de son degré de malignité, de son caractère évolutif et de son agressivité.

Traitements du Cancer de l'Ovaire

Le traitement du cancer de l'ovaire est multimodal, combinant chirurgie, chimiothérapie et, dans certains cas, radiothérapie.

Chirurgie

Chaque cancer de l’ovaire est particulier et nécessite donc une chirurgie adaptée. L’objectif est d’enlever la tumeur et les éventuelles greffes cancéreuses dans l’abdomen, c’est-à-dire les endroits qui auraient pu être atteints par les cellules cancéreuses. Pour accéder à la tumeur, quel que soit le type de chirurgie adopté, Le chirurgien fait une incision en partant du nombril jusqu’au bas du ventre. Cette incision s’appelle une laparotomie. Souvent, une incision plus large est nécessaire et se prolonge alors au-dessus du nombril.

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Les interventions au cours de la détermination chirurgicale du stade peuvent inclure :

  • Une hystérectomie totale (résection de l’utérus) et une salpingo-ovariectomie bilatérale (résection des ovaires et des trompes de Fallope).
  • Une lymphadénectomie complète (ablation des ganglions lymphatiques) des ganglions lymphatiques pelviens et para-aortiques (ganglions du bassin et situés le long de l’artère principale appelée aorte).
  • Une omentectomie totale (résection de l’épiploon, un grand pli du péritoine qui tapisse l’intestin) et la résection de tout autre organe auquel la tumeur s’est propagée.

Chimiothérapie

Les cancers de l’ovaire sont chimiosensibles. Cela signifie que les médicaments de chimiothérapie peuvent détruire les cellules des cancers de l’ovaire Parfois, une chimiothérapie est nécessaire avant la chirurgie ; on parle alors de chimiothérapie néoadjuvante. Cette chimiothérapie a pour but de diminuer la taille de la tumeur et donc de rendre possible la chirurgie. L’ordre des traitements du cancer de l’ovaire est défini par l’équipe médicale pluridisciplinaire en fonction du stade de la maladie et de l’état général de la patiente.

Soins de Support

A côté des traitements spécifiques du cancer, des soins complémentaires ou soins de support vous seront prodigués. Ils vous permettront de vivre au mieux votre quotidien durant le traitement, ainsi qu’une réadaptation sociale optimale à l’issu de celui-ci. Les soins de support comportent entre autre la prise en charge des douleurs liés au traitement, de la fatigue, des troubles alimentaires, le soutien psychologique ou social, la réadaptation physique.

Surveillance Post-Traitement

A l’issu du traitement, un schéma de suivi vous sera expliqué et réalisé par les médecins ayant réalisé le traitement. Il s'agit dun surveillance clinique, par scanner et par dosage des marqueurs sanguins. Celui-ci a pour but de diagnostiquer une éventuelle rechute.

Cancer de l'Endomètre

L’endomètre est la muqueuse qui recouvre l’intérieur de l’utérus, un des organes reproducteurs de la femme. Il joue un rôle important puisqu’il prépare l’utérus à recevoir un éventuel embryon en cas de fécondation. S’il n’y a pas de fécondation, la muqueuse se détache de l’utérus pour être évacuée pendant les règles. Le cancer de l’endomètre concerne la paroi interne du corps de l’utérus.

Diagnostic et Traitement du Cancer de l'Endomètre

En cas de suspicion de tumeur de l’endomètre, le médecin vous prescrit généralement une échographie pelvienne pour contrôler l’épaississement de l’endomètre. En cas d’examen suspect, une biopsie est préconisée pour analyser des échantillons de tissus. Pour traiter le cancer de l’endomètre, plusieurs options sont possibles. Les traitements sont administrés seuls ou en association les uns avec les autres. Il peut s’agir d’une chirurgie, d’une radiothérapie externe, d’une curiethérapie, d’une chimiothérapie ou encore d’une hormonothérapie.

Contractions Utérines et Douleurs Ovariennes

Les ovaires, on se dit que c’est « par là », « en bas », dans la « zone pelvienne ». Bref, on sait que c’est quelque part en bas du ventre, que ça joue un rôle dans le cycle menstruel et dans les règles (et les douleurs de règles), mais pas toujours plus. Il y a deux ovaires, qui se situent un à gauche et un à droite de l’utérus. Ils sont assez bas : il ne faut pas confondre une douleur à l’ovaire et une douleur à l’appendice, par exemple.

Causes Possibles de Douleurs

  • L’ovulation douloureuse, que nous mentionnions plus haut, est la plus courante et ne doit pas t’inquiéter, à moins que la douleur dure plus de quelques heures.
  • Les menstruations peuvent s’accompagner de crampes à l’utérus, qui doit expulser l’endomètre.
  • Un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK): ce syndrome touche de 8% à 13% des femmes en âge de procréer. On estime que près de 70% des cas ne sont pas diagnostiqués ; si tu as mal aux ovaires, c’est peut-être un SOPK (qui peut être plus ou moins marqué).
  • Un kyste ovarien. Les kystes ovariens sont relativement fréquents : 5% à 7% des femmes peuvent développer un kyste à l’ovaire durant leur vie.
  • Une grossesse extra-utérine. C’est quand un ovule fécondé, au lieu de s’implanter dans l’utérus, le fait ailleurs - le plus souvent dans une trompe utérine (les trompes de Fallope). Il peut alors y avoir des douleurs dans le bas-ventre, mais pas forcément, et des saignements vaginaux très foncés.

Quand Consulter ?

Si tu as mal à un ou aux ovaires, tu peux en parler à un ou une médecin, qui pourra t’examiner, te prescrire des examens adaptés, et te rassurer le cas échéant. Note par ailleurs que si tu as terminé ta ménopause, les douleurs aux ovaires doivent t’alerter. Car après la ménopause, les ovaires ont terminé de travailler ! Ils ne produisent plus d’ovules, il n’y a plus d’ovulation, les cycles menstruels sont terminés, il n’y a plus de règles… en un mot, les ovaires n’ont plus de raison de s’activer, et donc de faire mal. Des douleurs peuvent donc être les symptômes de quelque chose d’autre.

Infections

Une douleur au niveau des ovaires peut être le symptôme d’une infection des ovaires. Une infection causée par la pose d’un stérilet, la pratique d’un examen endo-utérin, etc. Une bactérie a pénétré dans l’ovaire et cause l’infection. Les infections se traitent en général de manière efficace avec des antibiotiques.

Papillomavirus et Cancer du Col de l'Utérus

Le cancer du col de l’utérus est le premier cancer de l’appareil reproducteur féminin. En France, chaque année, environ 2 900 cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués. Le cancer du col de l’utérus est principalement associé à l’infection par le papillomavirus humain (HPV). Ce virus, transmis par contact sexuel (pénétration, contact buccogénital, caresses génitales), affecte environ 80 % des femmes au cours de leur vie.

Dépistage et Prévention

Votre médecin traitant ou gynécologue pourra être en mesure de réaliser un test de dépistage simple (le Pap), qui permettra de s’assurer de l’absence d’anomalies à potentiel malin. Si une lésion cancéreuse est décelée à l’occasion de ce test, une prise en charge la plus précoce possible pourra être mise en œuvre afin d’offrir le meilleur pronostic. La vaccination peut prévenir l’infection par certains types de HPV, bien qu’elle ne protège pas contre tous.

Facteurs de Risque

  • Activité sexuelle : Le risque d’infection par HPV est accru par les contacts sexuels. Les femmes sexuellement actives, en particulier celles ayant commencé leur vie sexuelle tôt, sont plus vulnérables.
  • Multiparité: Les femmes ayant accouché plusieurs fois par voie basse semblent plus fréquemment infectées par le HPV.
  • Immunosuppresseurs: Un lien a été établi entre la prise d’immunosuppresseurs et le cancer du col de l’utérus, notamment chez les femmes ayant reçu une greffe d’organe.

Hystérectomie et Cancer de l'Ovaire

Une hystérectomie simple consiste en l’ablation du corps et du col de l’utérus, les ovaires ne sont pas enlevés. Dans ce cas, vous pouvez encore développer un cancer de l’ovaire. Une hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie bilatérale ou annexectomie bilatérale comprend l’ablation de l’utérus, des trompes et des ovaires. Les ovaires ont été retirés et vous ne pouvez plus développer un cancer de l'ovaire.

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