Le spotting, un terme souvent rencontré dans le domaine de la santé féminine, désigne des saignements vaginaux légers qui surviennent en dehors des règles normales. Ces pertes de sang, souvent brunâtres ou rosées, sont généralement bénignes, mais peuvent parfois nécessiter un avis médical.

Qu'est-ce que le spotting ?

Le spotting est un phénomène courant chez les femmes en âge de procréer. Il s’agit d’un saignement vaginal léger qui apparaît en dehors des menstruations. Le terme « spotting » vient de l’anglais « spot » qui signifie « tache », faisant référence à l’aspect des pertes observées. Une femme peut constater un spotting sans que cela n’indique forcément une anomalie ou un trouble.

Plus précisément, le spotting correspond à un type particulier de saignements vaginaux, caractérisés par leur faible abondance. Ils surviennent ponctuellement ou plus durablement en dehors de la période normale des règles. De nombreuses femmes sont concernées à différents âges de la vie, les spotting pouvant avoir de multiples origines.

Spotting ou règles : Comment les différencier ?

Il est essentiel de distinguer le spotting des règles, car ils peuvent avoir des significations différentes. Voici quelques éléments de différenciation :

  • Abondance du saignement : Le spotting se manifeste par des pertes de sang de faible abondance, généralement de couleur brune ou rosée. Ces saignements sont suffisamment légers pour ne pas toujours nécessiter de protection hygiénique. Les règles, en revanche, sont caractérisées par un flux sanguin plus important, nécessitant l'utilisation de protections hygiéniques.

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  • Couleur du saignement : Le spotting présente souvent un saignement brun ou rosée, tandis que les règles ont une couleur rouge vif. Cette coloration est due à l’oxydation du sang qui est plus ancien que celui des règles.

  • Durée du saignement : La durée des spotting varie selon sa cause. Il peut durer de quelques heures à plusieurs jours. Les règles durent en moyenne entre trois et six jours.

  • Prévisibilité : Si vous êtes réglée comme du papier à musique, vous allez plus facilement différencier vos menstruations du spotting. Contrairement aux menstruations, on ne peut pas prévoir ces pertes de sang.

Quand le spotting apparaît-il ?

Les spottings peuvent survenir à différents moments du cycle menstruel. Ils peuvent survenir au moment de l’ovulation, en début de grossesse, lors de la mise en place d’une nouvelle contraception ou pendant la périménopause.

Les causes potentielles du spotting

Les spotting peuvent être causés par de nombreux facteurs : changements hormonaux, ovulation, nouvelle contraception, stress, infections ou pathologies gynécologiques. Voici quelques causes courantes :

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  • Variations hormonales : Les variations hormonales peuvent provoquer des spottings. L’introduction d’une nouvelle contraception hormonale peut fréquemment provoquer des spottings pendant les premiers mois d’utilisation. Ce phénomène est particulièrement courant avec la pilule contraceptive, l’implant ou le stérilet hormonal. Pendant la périménopause, les fluctuations hormonales importantes peuvent entraîner des spottings. Ces saignements peuvent être irréguliers durant cette période de transition, qui peut s’étendre sur plusieurs mois avant la ménopause définitive.

  • Ovulation : Les spottings peuvent survenir au moment de l’ovulation, soit environ 14 jours avant les prochaines règles. Ces saignements légers sont dus à la légère baisse du taux d’œstrogènes qui accompagne la libération de l’ovule. Certaines femmes ont de très légers saignements au milieu du cycle menstruel, au moment de l’ovulation. Il s’agit habituellement de saignements très brefs. Vous pouvez les identifier en suivant votre cycle ovulatoire.

  • Grossesse : Les spottings peuvent être l’un des premiers signes d’une grossesse, survenant au moment de la nidation lorsque l’embryon s’implante dans la paroi utérine. Ces saignements sont causés par la nidation de l’embryon qui suit la fécondation. Ils sont peu abondants, ne durent qu’un ou deux jours et ne sont presque jamais douloureux.

  • Infections sexuellement transmissibles (IST) : Les IST peuvent provoquer des saignements légers entre les règles. La chlamydia et la gonorrhée peuvent entre autres causer des spotting, mais sont souvent accompagnées d’autres symptômes comme des pertes vaginales anormales ou des douleurs pelviennes.

  • Anomalies de l’appareil génital : Les spottings peuvent révéler la présence de polypes utérins, de fibromes utérins ou d’autres anomalies de l’appareil génital. Ces lésions bénignes peuvent provoquer des saignements irréguliers, particulièrement après les rapports sexuels (et provoquer des douleurs durant les rapports).

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  • Stress : Le stress peut être une autre cause de spottings. Un autre type de saignement en dehors des règles existe, à ne pas confondre avec le spotting ! La métrorragie est une hémorragie qui survient en dehors des règles. Le sang qui s’écoule peut être rouge ou noirâtre. Le saignement peut s’accompagner de caillots ou non. Il est plus abondant que le spotting et peut durer plusieurs jours. La métrorragie est un signe qui peut révéler une grossesse extra-utérine, une hypothyroïdie ou bien une lésion dans l’appareil génital.

  • Autres causes: Le spotting peut également être influencé par le stress, un décalage horaire, ou être un effet secondaire de certains médicaments.

Symptômes associés au spotting

Les saignements peuvent s’accompagner d’autres symptômes selon leur origine. On observe parfois des douleurs pelviennes légères, des tensions mammaires ou des modifications de l’humeur. Le spotting se caractérise par des saignements vaginaux légers qui surviennent en dehors de la période menstruelle, mais aussi par sa durée, son intensité, sa répétition au fil des cycles menstruels et son association éventuelle avec d’autres symptômes comme : des douleurs pelviennes ; un mal de dos ; de la fatigue ; des changements d'humeur.

Spotting pendant la grossesse

Le spotting qui survient en début de grossesse est le plus souvent bénin. Il est dans ce cas ponctuel et de faible intensité. Toutefois, il est conseillé à la femme enceinte de se faire consulter, afin d’écarter tout risque de grossesse extra-utérine. Dans le cas où le spotting persiste au second trimestre ou encore si le volume des saignements augmente, il est nécessaire de consulter un gynécologue qui saura rechercher la cause des saignements.

Quand consulter un médecin ?

Il n’est pas toujours nécessaire de consulter un médecin en cas de spotting. À savoir ! Les spotting ne nécessitent pas systématiquement une consultation médicale, sauf chez la femme enceinte. La consultation médicale a pour objectif de confirmer que les saignements vaginaux sont bel et bien des spotting bénins et non des saignements vaginaux nécessitant une prise en charge médicale.

Cependant, il est recommandé de consulter un professionnel de santé si vous présentez :

  • un spotting après des rapports sexuels ;
  • un spotting après la ménopause ;
  • un spotting après la prise d’une contraception hormonale ;
  • une lésion au niveau de votre vulve ou de votre vagin qui ne cicatrise pas ;
  • des démangeaisons ou douleurs vaginales persistantes ;
  • tout autre symptôme touchant vos parties génitales.
  • si les saignements deviennent abondants et/ou réguliers (métrorragies) ;
  • si les saignements sont suivis d’autres symptômes anormaux (fièvre, douleur, démangeaisons, etc.) ;
  • si les saignements sont suivis d’une douleur sévère ;
  • si la femme concernée pense être enceinte ;
  • si les saignements se poursuivent après la ménopause ;
  • si la femme saigne après un rapport sexuel.

Diagnostic et examens

Le médecin commencera par un interrogatoire détaillé sur vos antécédents médicaux, votre cycle menstruel et les caractéristiques des spottings. Le diagnostic du spotting est principalement basé sur le volume des pertes de sang et le moment où elles surviennent.

Plusieurs examens peuvent être prescrits par le médecin, en cas de doute :

  • dosage sanguin des œstrogènes et de la progestérone ;
  • test de grossesse (en cas de suspicion de grossesse) ;
  • examens microbiologiques (frottis vaginal) en cas de suspicion d’infection ;
  • examens d’imagerie (IRM, échographie, scanner) pour s’assurer du bon fonctionnement d’un stérilet ou pour visualiser l’appareil génital féminin dans le but de détecter une quelconque anomalie ;
  • biopsie endométriale nécessaire parfois pour évaluer le tissu de la muqueuse utérine.

Traitement du spotting

La prise en charge dépend directement de la cause identifiée. À savoir ! Les spotting, après avoir écarté tous les autres types de saignements vaginaux anormaux et confirmé leur caractère bénin, ne nécessitent pas de traitement médical particulier. Le traitement du spotting dépend de sa cause :

  • Grossesse : Dans le cas de la grossesse, après avoir écarté tout risque de grossesse extra-utérine, les spotting disparaissent spontanément vers la fin du premier trimestre.
  • Préménopause : Dans le cas de la préménopause, les spotting sont annonciateurs de la ménopause et tendent à disparaître au fil des mois.
  • Puberté : Chez les jeunes filles ayant atteint la puberté, les spotting, lorsqu’ils existent, disparaissent d’eux-mêmes au fil des cycles menstruels.
  • Contraception : Si la contraception est à l’origine des spotting, une réévaluation du moyen de contraception est conseillée, avec si besoin un changement du mode de contraception pour réduire la fréquence des spotting.
  • Infection génitale : en cas d’infection génitale, un traitement antibiotique sera instauré.
  • Médicaments : si le spotting est causé par un déséquilibre hormonal, le médecin peut prescrire des médicaments pour réguler les hormones.
  • Cas graves : Dans certains cas graves (fibromes volumineux ou un cancer de l'utérus), une hystérectomie (ablation de l'utérus) peut être nécessaire.

Comment se protéger du spotting ?

La prévention des spottings passe par une bonne hygiène de vie et un suivi médical régulier. Il n'existe pas de moyen infaillible de prévenir le spotting, car ses causes sont diverses et variées. Cependant, il est possible de prendre certaines mesures afin de réduire le risque de spotting. Il s’agit entre autres de :

  • maintien d'un poids normal : l'obésité peut perturber l'équilibre hormonal et augmenter le risque de spotting ;
  • gestion du stress : des techniques de relaxation telles que le yoga, la méditation ou la respiration profonde aident à gérer le stress ;
  • pratiques sexuelles sans risque : la pratique de rapports sexuels sans risque peut aider à prévenir les infections sexuellement transmissibles à l’origine des spottings ;
  • la consultation régulière avec un gynécologue : elle permet de surveiller la santé reproductive et de détecter tout problème potentiel à un stade précoce.
  • Un suivi gynécologique annuel permet également de détecter précocement d’éventuelles anomalies.

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