Introduction
La figure de Baltasar Engonga est complexe, oscillant entre responsabilités politiques et affaires privées controversées. Cet article explore la biographie de cet homme, en mettant en lumière son ascension au sein des institutions africaines, ainsi que les scandales qui ont ébranlé sa réputation et celle de sa famille. De la présidence de la Commission de la CEMAC aux fuites de sextapes, nous analyserons les différentes facettes de sa vie.
Ascension Politique et Nomination à la CEMAC
L’Equato-Guinéen Baltasar Engonga Edjo a accédé, vendredi, à la Présidence de la Commission de la Cémac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale). Sa nomination a été actée le 17 mars 2023, à l’issue du sommet des chefs d’États de la sous-région. Il est secondé par le Camerounais Charles Assamba Ongodo, directeur de la coopération avec les pays émergents, au ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire du Cameroun.
Baltasar Engonga Edjo remplace à ce poste le Gabonais Daniel Ona Ondo, nommé à la tête de cette instance exécutive de la Communauté en novembre 2017 pour un mandat de 5 ans. C’est sans surprise que l’Equato-Guinéen prend les rênes de cette instance communautaire, étant pressenti à cette fonction et faisant office de favori aux côtés de Fortunato Ofa Mbo, ancien président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (Bdeac).
Le neveu de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo était devenu, ces dernières années, le principal interlocuteur de son pays auprès des chefs d’État de la Cémac, les rencontres au sommet étant plutôt rares. Cette position stratégique a sans doute facilité son ascension à la tête de la Commission.
Le Scandale des Sextapes : Conséquences et Répercussions
Parallèlement à sa carrière politique, le nom de Baltasar Engonga est associé à un scandale de sextapes qui a secoué la Guinée équatoriale. Baltasar Ebang Engonga, le directeur de l’Agence nationale d’investigation financière de Guinée équatoriale (et fils de Baltasar Engonga Edjo'o), s'est retrouvé au centre d'une polémique après la fuite de vidéos intimes le mettant en scène.
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Selon Jeune Afrique, ces vidéos impliquaient Baltasar Ebang Engonga et plusieurs femmes connues et influentes dans le pays, dont des épouses de ministres et hauts responsables de l’État. Surnommé “Bello” pour son physique, il aurait tourné près de 400 sextapes, notamment dans son bureau au ministère des Finances, avec le consentement de ses partenaires. Mais pour l’instant, seules une dizaine de sextapes circulaient.
L'affaire a pris une ampleur nationale, d'autant plus que Baltasar Ebang Engonga fait partie d’une famille très influente. Son père, Baltasar Engonga Edjo'o, est à la tête de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale et est d’ailleurs le neveu du président actuel du pays.
Réaction du Gouvernement et Mesures Prises
Face à la propagation de ces vidéos, les autorités ont réagi en limitant le flux Internet. Le vice-président de Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang, a annoncé lundi 4 novembre sur X que “tous les fonctionnaires qui ont eu des relations sexuelles dans les bureaux des ministères” allaient être immédiatement suspendus. Et le lendemain, il a ajouté que “le gouvernement installera des caméras de surveillance dans tous les bureaux des organes de l'État”.
Ces mesures drastiques témoignent de la gravité de la situation et de la volonté du gouvernement de contrôler les conséquences de ce scandale sur l'image du pays et de ses institutions.
Accusations de Détournement de Fonds Publics et Conséquences Légales
Pour ajouter à la complexité de la situation, ces sextapes ont fuité après que “Bello” a été placé en détention préventive pour une affaire de détournement de fonds publics, selon la télévision d’État TVGE. Ses téléphones et ses ordinateurs ont été confisqués par la police, et c'est juste après que les vidéos ont commencé à circuler.
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Autre élément : il ne s’est pas protégé lors de ces rapports sexuels et est soupçonné d’avoir pu contaminer des partenaires, d’après Jeune Afrique. Il devait désormais se soumettre à des examens médicaux. Si les résultats montraient qu’il était infecté par une IST, le procureur de la République a fait part de son intention de le poursuivre pour “délit contre la santé publique”.
Mercredi 6 novembre, le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a ordonné par décret « la révocation de Baltasar Ebang Engonga en tant que directeur de l’Agence nationale d’investigation financière ».
Impact Culturel et Médiatique
La diffusion virale des images intimes tournées par le directeur de l’Agence nationale d’investigation financière a suscité des cascades de commentaires, memes et parodies sur les réseaux sociaux, et le nom « Baltasar » et le hashtag #BaltasarEbangEngonga figurent parmi les sujets les plus discutés, aux côtés de l’élection présidentielle américaine.
Le sujet a même été évoqué mardi au Parlement kényan : le président de l’Assemblée a comparé pendant les débats un chef de commission avec « cet homme très aimable avec qui les femmes ont aimé prendre du bon temps », s’attirant les foudres d’une députée pour sa « mauvaise conduite ».
L'affaire a donc dépassé les frontières de la Guinée équatoriale, devenant un phénomène médiatique et culturel.
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Témoignages et Accusations
La télévision d’État TVGE a diffusé mardi les protestations indignées d’une femme au visage flouté se présentant comme une de ses partenaires. « Je voudrais savoir d’où sortent ces vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, je voudrais savoir pourquoi il [les] conservait sans mon consentement », a-t-elle dit, se disant « humiliée » dans sa « réputation » et son « honneur ». Cette femme a expliqué avoir « donné son accord » pour que ses ébats soient filmés, mais pensait que les images avaient « été immédiatement effacées » après visualisation.
Ces témoignages mettent en lumière la question du consentement et de la vie privée, soulignant la vulnérabilité des personnes impliquées dans ces vidéos.
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