Au fil des siècles, la maternité a été une source d'inspiration inépuisable pour les artistes du monde entier. Les représentations de la mère ont évolué, passant de figures divinisées à des portraits réalistes et complexes, reflétant les changements sociaux, culturels et les perspectives individuelles des artistes. Cet article explore l'évolution de la figure maternelle dans l'art, les différentes façons dont les artistes ont abordé ce thème, et les défis auxquels ils ont été confrontés.
L'Image de la Mère à travers l'Histoire
Au fil des époques et des mouvements artistiques, la figure de la mère a été représentée de diverses manières. Elle fut tour à tour divinisée pour sa fertilité, glorifiée à travers la Vierge Marie, symbolisée par son rôle nourricier. Cependant, cette image est incomplète et idéalisée, et elle évolue brutalement à partir du 20ème siècle, ouvrant un champ de revendications et de libérations.
La Vierge à l'Enfant : Un Symbole de Pureté et de Dévotion
De toute l’histoire de l’art chrétien, la Vierge à l’enfant est le sujet le plus représenté. Déjà bien présente auparavant, elle envahit la peinture et la sculpture, à partir du Moyen-âge, et est portée à son apogée durant la Renaissance. Les plus grands artistes de l’époque, tels que Michel-Ange et Raphaël, multiplieront les œuvres de la Vierge à l’enfant. Dénuée de tout caractère érotique, cette femme symbolise la protection, la douceur et la dévotion. Mais c’est un modèle invraisemblable et inatteignable pour toute femme, puisqu’il s’agit d’une mère qui est encore vierge. En parallèle, les représentations de femmes enceintes sont d’une rareté déconcertante. Jusqu’au 18ème siècle, cette image de la pré-maternité - jugée bien trop sexualisée - choque les occidentaux.
L'Émergence d'une Maternité Charnelle
Au fil du temps, l’indétrônable Vierge Marie commence progressivement à laisser la place à d’autres représentations. Le 18ème siècle ouvre la voie sur une mère moins divinisée, plus charnelle. Une mouvance initiée dès 1786 par des artistes comme Elizabeth Vigée-Lebrun, qui réalise plusieurs autoportraits accompagnée de sa fille. L’évolution de la figure maternelle suit son cours tout au long du 19ème siècle, alors moins chaste, mais toujours idéalisée. Des peintres comme Mary Cassatt, Paul Cézanne ou encore Joaquin Sorolla représentent la maternité sous un jour joyeux, délicat et tendre.
Rupture et Revendications au 20ème Siècle
Au début des années 1900, Gustav Klimt vient rompre avec ce modèle maternel sublimé. Il peint ainsi Les trois âges de la femme, et L’Espoir. Frida Kahlo, Louise Bourgeois, Annie Leibovitz, Annette Messager… Depuis le 20ème siècle, nombreuses sont les artistes à tenter de faire évoluer les représentations de la maternité dans l’art. De son côté, Annette Messager aborde ces questions dans les années 70. Dans Les enfants aux yeux rayés et Tout sur mon enfant, elle met en lumière l’injonction à la maternité. En 1991, c’est Annie Leibovitz qui jette un pavé dans la mare avec son portrait nu de Demi Moore enceinte. En une du magazine Vanity Fair, l’image choque au point que certains buralistes refusent de le vendre. Plus tard, c’est Louise Bourgeois qui aborde la maternité dans l’art avec un regard novateur. Elle peint la bonne et la mauvaise mère, l’accouchement douloureux, l’angoisse de la maternité, le rapport mère-enfant. Sa célébrissime sculpture Maman met en avant toute la complexité d’un tel sujet. L’immense araignée symbolise la mère nourricière et protectrice, tout autant que son caractère destructeur et intimidant. Une ambiguïté qui fait aussi écho à de très anciennes représentations, comme celle de la divinité Coatlicue. Cette déesse de la fertilité était à la fois la mère de toute forme de vie et un monstre vorace.
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Représentations de l'Accouchement : Entre Tabou et Réalisme
Les représentations de l’accouchement et son cortège de douleurs sont aujourd’hui banales dans la culture visuelle occidentale, notamment dans les films ou les séries. Il n’en est pas de même aux siècles passés, l’accouchement étant très rarement figuré dans l’art du Moyen Âge jusqu’au milieu du XXe siècle. Plus rares encore sont les images explicites de l’enfantement où la douleur de la parturiente est exprimée. Les images de l’accouchement lui-même sont longtemps essentiellement médicales et proviennent de traités d’obstétriques qui se multiplient à partir du XVIIe siècle.
Les Raisons du Tabou
La rareté de la figuration de l’accouchement tient d’abord au fait que, dans des sociétés profondément chrétiennes, la grossesse et l’accouchement sont longtemps envisagés sous l’angle du péché et du tabou. L’implication des parties sexuelles dites « honteuses », du sang utérin, ainsi que l’aspect animal, parfois sauvage de la mise au monde, suscitent souvent le malaise, le dégoût, voire la peur pour nombre d’hommes, notamment dans les milieux cléricaux. Par ailleurs, ce moment paroxystique, mais fugace de la parturition est en général vécu dans l’intimité et les artistes n’y sont guère présents.
Quelques Exceptions Notables
En excluant les représentations scientifiques, allégoriques ou religieuses, quatre images ont néanmoins pu être repérées sur trois siècles. Pourquoi certains artistes transgressent-ils les tabous en vigueur et comment donnent-ils à voir l’enfantement et la souffrance qu’il implique ? La confrontation des œuvres replacées dans leur contexte éclaire les conditions d’accouchement et d’accompagnement de la douleur entre le XVIIe siècle et la fin du XIXe siècle.
Abraham Bosse et "Le Mariage à la Ville"
Cette estampe de 1633 fait partie d’une série de six planches intitulée « Le mariage à la ville » où le graveur Abraham Bosse évoque les diverses étapes de la vie d’une jeune femme de la bonne bourgeoisie : l’accouchement est représenté sur la troisième planche ; on y voit la parturiente, bien entourée, qui accouche chez elle devant un grand feu. L’ACCOUCHEE : Hélas ! je n’en puis plus : !
Tableau Anonyme d'après Andries Both
Cette toile a été réalisée par un artiste anonyme du XVIIe siècle, d’après Andries Both (1612-1642), un peintre néerlandais travaillant en Italie et en France dans les années 1630 et qui représente souvent des scènes de la vie quotidienne.
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Tableau Anonyme Suédois
Ce tableau anonyme a été peint en Suède vers 1800 ; on ignore les circonstances entourant sa réalisation, mais la toile a de toute évidence été réalisée par un artiste ayant assisté à un accouchement. Cette œuvre constitue un cas sans équivalent dans l’art occidental par sa représentation frontale et très crue de l’enfantement, saisi dans le paroxysme de l’expulsion de l’enfant. La parturiente est entourée par le futur père qui se tient à l’arrière et assistée par deux femmes. La toile associe des éléments très réalistes à d’autres plus symboliques.
Jean-Baptiste Carpeaux et l'Accouchement de sa Femme
Jean-Baptiste Carpeaux est surtout connu comme sculpteur, mais il est aussi peintre. Il emploie ici la technique de la grisaille, typique de son œuvre peinte. Cette toile a une composante autobiographique puisqu’elle représente son épouse Amélie, accouchant du premier enfant du couple, Charles, né en avril 1870. Dans la pénombre d’un intérieur à peine éclairé par une bougie, la parturiente, allongée sur un lit, est tendue par l’effort expulsif. Elle est entourée par quatre personnes, vêtues à l’antique, qui l’aident et s’affairent devant l’arrivée imminente de l’enfant.
Les Conditions d'Accouchement et l'Accompagnement de la Douleur
Aux siècles passés, la grossesse et l’accouchement sont vécus avec beaucoup d’angoisse en raison d’une issue possiblement fatale pour l’enfant et sa mère. En effet, jusqu’au XIXe siècle, environ 1 à 3 % des naissances se terminent par la mort de l’accouchée. La crainte de l’accouchement est également liée à la peur de la douleur qui passe pour l’incontournable accompagnement du processus de reproduction.
L'Accouchement à Domicile et l'Absence de Médicalisation
Jusqu’au milieu du XXe siècle, la norme veut qu’on accouche chez soi, dans un environnement familier, et non à l’hôpital, longtemps réservé aux femmes pauvres et aux filles-mères. C’est ce que montrent toutes les images, sauf le tableau d’après Andries Both qui rappelle que, dans les milieux populaires, les femmes travaillent jusqu’au bout de leur grossesse et qu’elles n’ont pas toujours le temps de rentrer chez elle quand les douleurs se déclenchent. Le matériel utilisé pour l’accouchement est très réduit : un bassin avec de l’eau pour laver et essuyer l’enfant, parfois un autre pour recueillir les liquides de l’accouchement. On repère aussi sur les images du linge pour habiller le nouveau-né et panser la mère. Une bobine de fil et un objet tranchant servent à trancher et à ligaturer le cordon. Le point commun de toutes ces images, corroboré par d’autres sources, est que rien n’est médicalisé.
La Religion comme Seul Recours
Si les femmes s’entouraient parfois de certains objets protecteurs, les seuls recours évoqués ici face à la mort et la douleur sont religieux. Dans la gravure d’A. Bosse, des images de la Vierge et du Christ accrochés aux murs rappellent ainsi l’importance du recours à la religion dans cette épreuve. S’y ajoute l’invocation à Dieu par la dévote, représentée en prière. Si la souffrance est une expérience commune autrefois, car la vie est rude pour l’immense majorité de la population, la douleur de l’accouchement semble se distinguer par son intensité sans équivalent. Ces représentations révèlent qu’un certain fatalisme prévaut face à la douleur de l’accouchement : on s’en remet principalement à Dieu.
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L'Importance de l'Assistance Féminine
Toutes les images montrent également la présence d’une nombreuse assistance féminine. Il s’agit traditionnellement des femmes de la famille, de voisines ou d’amies, auxquelles s’ajoutent des servantes dans les milieux favorisés. Cet entourage fournit une précieuse aide matérielle et apporte un soutien indispensable qui permet aux femmes de surmonter leur peur et leurs souffrances, notamment pour le premier accouchement qui est considéré comme le plus dangereux et le plus douloureux. La maternité crée ainsi des solidarités particulières : les femmes épaulent la future mère dans l’épreuve, qui elle-même soutiendra ses compagnes le moment venu.
Le Rôle de la Sage-Femme
Dans cette assemblée féminine, une figure se détache, la matrone ou la sage-femme qui surveille le travail et reçoit le nouveau-né. L’accoucheuse semble expérimentée et agir avec autorité. L’accoucheuse semble ici peu préoccupée par les souffrances de la parturiente et, de manière générale, rien de particulier n’est fait pour les supprimer. C’est donc surtout en hâtant son issue que les accoucheuses essayent d’abréger les souffrances des futures mères, quitte parfois à brutaliser le corps de celles-ci en exerçant des pressions sur le ventre ou des touchers répétés. Certains remèdes traditionnellement utilisés en médecine contre la douleur sont cependant parfois administrés aux parturientes.
L'Émergence de l'Accoucheur
Seul le tableau de Carpeaux représente un accoucheur, si on en croit la carrure masculine de la personne qui reçoit le nouveau-né. La présence d’un praticien masculin pendant la naissance est en effet devenue plus courante à partir de la fin du XVIIe siècle, d’abord chez les élites. Aux XVIIIe et XIXe siècles, les chirurgiens, dits accoucheurs, assurent désormais majoritairement les accouchements dans les milieux favorisés.
La Douleur de l'Accouchement : Entre Fatalité et Rédemption
La douleur paraît en effet indissociable de l’expérience de l’enfantement, d’abord pour des raisons religieuses. L’injonction biblique est encore présente dans tous les esprits : « Je multiplierai tes souffrances, et spécialement celles de ta grossesse ; tu enfanteras des fils dans la douleur » (Genèse 3.16). Cette souffrance a cependant un sens plus positif et presque un rôle purificateur : elle donne un sens à l’existence féminine en permettant de racheter les péchés et de pouvoir ainsi gagner le paradis. Cette douleur paraît donc incontournable et elle doit être acceptée dans un esprit de pénitence.
L'Acceptation de la Douleur et la Valorisation de la Maîtrise de Soi
Ces croyances semblent largement intégrées, même si elles sont en net recul à partir du XIXe siècle. L’accouchement constitue ainsi un moment clé de l’existence féminine, en particulier lors de la première couche qui a une dimension initiatique. En effet, on reste une « fille » dans les sociétés anciennes tant qu’on n’a pas enfanté ; c’est le fait de devenir mère qui permet d’être considéré comme une femme à part entière. La capacité à supporter les douleurs de la mise au monde atteste d’une maîtrise de soi qui est valorisante. Les femmes accèdent à la reconnaissance de leur entourage et notamment de leur époux si « elles l’affrontent avec courage et en sortent vivantes ou mortes, comme les hommes qui partent au combat ».
L'Expression de la Douleur dans l'Art
Comment nos images évoquent-elles cette douleur particulière de l’accouchement ? Dans la plupart des œuvres, le corps de la parturiente est assez peu visible. En effet, les femmes restent habillées tout au long de la mise au monde et l’accoucheuse s’affaire la plupart du temps sous les jupons. Ce sont en réalité davantage les cris qui renseignent sur l’avancement du travail, bien davantage que des « mesures objectivantes qui prendrait appui sur un corps anatomisé ». Ces cris, comme expression habituelle de la douleur dans la société occidentale, sont évoqués dans toutes les images, soit par légende soit par la figuration de la bouche ouverte de la parturiente.
La Maternité Contemporaine : Diversité et Engagement
Aujourd'hui, la maternité est abordée par les artistes avec une grande diversité de perspectives et d'approches. Des bustes de femmes enceintes en carton aux photographies célébrant les corps en transformation, les artistes explorent la beauté, la complexité et les défis de la maternité contemporaine.
Sandrine Knobloch : Célébrer les Corps en Transformation
L’artiste strasbourgeoise Sandrine Knobloch réalise des bustes de femmes enceintes à partir de carton. Une démarche pour célébrer la maternité et parler des corps qui changent. Dans son nouvel atelier au cœur de Strasbourg, Sandrine Knobloch façonne des bustes de femmes enceintes en utilisant une pâte à base de carton. Elle explique : “être maman, c’est une aventure extraordinaire. Sandrine invite les futures mamans dans un cadre cocooning pour mouler leur buste en plâtre, créant ainsi un moment d’échange chaleureux et humain. Elle souligne l’importance de ce moment : “Ce n’est pas qu’une sculpture, c’est aussi une expérience partagée. Sandrine souhaite que chaque femme puisse apprécier son corps à travers l’art, en transformant les doutes en beauté. Son travail illustre la diversité des expériences de maternité.
Ydan Sarciat : Entre Exaltation et Questionnement
Ydan Sarciat célèbre la fécondité féminine et la capacité des femmes à donner la vie. Pourtant, au-delà de cette exaltation de la maternité, l'artiste soulève également des questions et des problématiques plus complexes. Elle met en lumière les contraintes et les pressions sociales qui pèsent sur les femmes en tant que mères. Les femmes sont souvent réduites à leur rôle de mère, reléguées à l'arrière-plan de la société. Dans certaines de ses œuvres, Ydan Sarciat met en scène des femmes en lutte pour leurs droits, pour leur liberté de choisir d'être mère ou non, pour leur autonomie et leur émancipation. L'artiste aborde également la question de la maternité dans une dimension plus intime et personnelle. Elle explore les liens mère-enfant, la relation fusionnelle qui se tisse pendant la grossesse et les premières années de vie. Ydan Sarciat place ainsi la maternité féminine au centre de son travail artistique, nous invitant à réfléchir sur la place des femmes dans la société, sur leur force et leur vulnérabilité, sur les défis qu'elles rencontrent en tant que mères. Son art donne une voix aux femmes, les rend visibles et reconnaît leur valeur en tant qu'individus à part entière.
Prune Nourry : Monumentalité et Expérience Personnelle
En 2010, l’artiste propose à une femme enceinte de huit mois de poser dans une piscine gonflable remplie de lait. Le liquide crée un horizon dont ne dépassent que certaines parties du corps. Elle photographie son modèle, puis s’en inspire pour réaliser une sculpture en argile à taille humaine, moulée, puis tirée en béton. Tout de suite, l’envie de produire cette œuvre à grande échelle s’impose à elle. Dans la lignée de ce projet, elle réalise dans le cadre du Voyage à Nantes une œuvre inédite : Mothership. L’opportunité d’investir l’espace public est pour elle une opportunité de travailler sur les échelles et de permettre à chacune et chacun de retrouver ces ressentis d’enfance d’être un lilliputien face à un ou une géante. De proposer des rencontres avec des oeuvres qui nous plongent dans l’émerveillement, le mystère, qui invitent à interagir en entrant, en touchant la matière. Elle croit que lorsque l’art crée de la connection et de l’empathie, il fait bouger les lignes. Ce rapport au monumental l’habite depuis l’enfance.
Illustrations Contemporaines : Humour et Réalisme
De nombreux illustrateurs contemporains abordent la maternité avec humour, réalisme et sans stéréotypes. Ils partagent leur quotidien de parents, les joies et les défis de la grossesse, de l'accouchement et de l'éducation des enfants, offrant ainsi des perspectives rafraîchissantes et déculpabilisantes.
Peintures Célèbrant l'Amour Maternel
La fête des mères est l'occasion de célébrer l'amour maternel sous toutes ses formes. De nombreuses peintures représentent l'amour et la tendresse entre une mère et son bébé, offrant des illustrations douces et colorées de ce lien unique.
Frida Kahlo : "Mes grands-parents, mes parents et moi"
L'œuvre "Mes grands-parents, mes parents et moi" est une peinture réalisée par l'artiste mexicaine Frida Kahlo en 1936. Le tableau raconte l'histoire de la famille de l'artiste et est considéré comme une représentation de son arbre généalogique. Frida Kahlo y est représentée enfant et nue, tenant un ruban rouge qui représente sa lignée familiale. Les couleurs vives et la composition détaillée donnent vie à cette œuvre qui combine le surréalisme et l'art naïf.
Keith Haring : "Radiant Baby"
L'œuvre "Radiant Baby" de Keith Haring est une icône de son travail. Cette peinture en style Pop Art représente un bébé stylisé avec des rayons de soleil autour de sa tête, symbolisant la vie, la joie et l'espoir pour le futur. Bien que l'œuvre ne soit pas spécifiquement une représentation de la relation mère-enfant, elle est souvent associée à la maternité et à l'amour maternel en raison de l'image d'un bébé radieux.
Pablo Picasso : "Mère et enfant" (Période Bleue)
Pablo Picasso a expérimenté divers styles et sujets dans ses peintures, reflétant les tendances de son époque ainsi que ses états d'âme personnels. Sa «période bleue», qui a duré de 1901 à 1904, est marquée par une profonde dépression qui a conduit l'artiste à créer des œuvres sombres représentant des pauvres, des malades et des expulsés, mais également de nombreuses peintures sur le thème de la maternité. Le thème de la solitude, de la pauvreté et du désespoir y est omniprésent. Néanmoins, la mère tient son enfant car il est ce qu'elle a de plus cher au monde. Elle incarne l'amour et la compassion. Cette œuvre est l'une des plus émouvantes de la «période bleue» de Picasso.
Salvador Dali : "Maternitat"
L'œuvre "Maternitat" de Salvador Dali est une toile de peinture qui représente une scène de maternité. Cette peinture est un hommage à la fête des mères et à l'amour maternel. La toile est dominée par des tons de bleu et de rose pâle, créant une atmosphère calme et sereine. Au premier plan de la toile, on peut voir une mère qui tient son enfant tout en le berçant tendrement.
Vincent Van Gogh : "Paysanne avec un enfant sur ses genoux"
L'œuvre "Mère et enfant" de Vincent Van Gogh, peinte en 1885, représente une femme assise, tenant son enfant dans ses bras. La mère et l'enfant sont enveloppés dans un châle, créant une atmosphère intime et protectrice. Les couleurs utilisées dans la toile sont principalement des tons de brun et de noir, avec des touches de blanc et de jaune pâle. Les lignes courbes et douces de la silhouette de la mère et de l'enfant reflètent la tendresse et la protection qu'une mère offre à son enfant.
Pierre-Auguste Renoir : "Mère et enfant"
L'œuvre "Mère et enfant" de Pierre-Auguste Renoir est une huile sur toile peinte en 1881. Elle représente une scène de la vie quotidienne d'une mère allaitant son enfant dans un intérieur bourgeois. Les traits doux et tendres de la mère et de l'enfant témoignent de l'amour et de l'affection qu'une mère peut ressentir pour son enfant, rappelant ainsi le lien indéfectible entre une mère et son enfant, que l'on célèbre lors de la fête des mères.
David Hockney : "My Parents and Myself"
L'œuvre "My Parents and Myself" de David Hockney est une peinture à l'huile inachevée datant de 1975. Cette toile représente les parents de l'artiste, Kenneth et Laura Hockney, dans une scène intime de la vie quotidienne. L'artiste y insère également son autoportrait en train de travailler sur la peinture. Bien que cette œuvre ne soit pas directement liée à la fête des mères, elle célèbre l'amour et l'affection de l'artiste pour ses parents, en particulier pour sa mère Laura, qui a souvent été représentée dans ses œuvres.
Gustave Klimt : "Mère et enfant" (Les Trois Âges de la Femme)
L'œuvre "La mère et l'enfant" de Gustave Klimt est un tableau peint en 1905. Cette œuvre fait partie de la série "Les Trois Âges de la femme", dans laquelle Klimt met en scène la vie d'une femme de la naissance à la mort. Dans "Mère et l'enfant", on peut voir une jeune mère allongée sur un lit avec son enfant sur le ventre. Les couleurs utilisées par Klimt sont typiques de son style : des tons dorés, argentés et bruns sont appliqués avec minutie sur la toile.
Egon Schiele : "Mère avec deux enfants II"
L'œuvre "mère et deux enfants II" d'Egon Schiele, réalisée en 1915, est une huile sur toile représentant une mère avec ses deux enfants. Schiele s'inspire des représentations traditionnelles de la Sainte Vierge et de Jésus, mais il donne à la mère un aspect tourmenté plutôt que serein. Cette œuvre exprime le style expressionniste caractéristique de Schiele, qui sonde l'identité humaine et le tragique de la destinée humaine.
Léonard de Vinci : "La Madone à l'œillet"
La Madone à l'œillet est une peinture à l'huile de Léonard de Vinci, réalisée en 1473 environ. Cette œuvre représente Marie, debout, avec un œillet à la main et l'enfant Jésus, attiré par la fleur, assis sur un coussin. Les habits de la Vierge sont très ornementés, rappelant ceux d'une reine, et sont peints avec de nombreux détails.
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