L'alimentation d'un nourrisson est une priorité absolue pour sa croissance et son développement. Bien que cet article se concentre sur les conseils d'alimentation, il est important de noter que le lait maternel est l'aliment idéal pour votre bébé, car il répond parfaitement à ses besoins nutritionnels. Sa composition s'adapte au cours de la tétée et d'une tétée à l'autre, pour apporter tous les nutriments nécessaires. Si vous ne voulez ou ne pouvez pas allaiter (ou en relais de l’allaitement), les préparations infantiles sont des alternatives possibles. Tous deux répondent à ses besoins nutritionnels en calcium, macronutriments (lipides, glucides et protéines), micronutriments (vitamines, fer, zinc, etc.) et à son hydratation.
Besoins nutritionnels du nourrisson
Jusqu'à l'âge de 4 mois environ, l'alimentation de votre enfant se compose principalement de lait, qu'il soit maternel ou infantile. Si votre enfant est allaité, il est nourri à la demande, généralement entre 8 et 12 tétées toutes les 24 heures, soit une tétée toutes les 2/3 heures. Si votre bébé boit du lait infantile, la quantité de lait va dépendre de son âge, mais aussi de son appétit.
Diversification alimentaire : introduction progressive de nouveaux aliments
Dès l’âge de 4 mois révolu, chez un nourrisson né à terme et en bonne santé, il est possible de débuter la diversification alimentaire et d’introduire progressivement des aliments autre que le lait maternel ou le lait infantile. La diversification alimentaire est une période de transition amenant le nourrisson d’une alimentation lactée exclusive à une alimentation omnivore et permettant de satisfaire ses besoins nutritionnels, de croissance et de développement neuro moteur et psychomoteur. Cette période de transition est progressive entre 4 mois et 3 ans.
Introduction des céréales
Dès 4-6 mois, vous pouvez commencer la diversification alimentaire en introduisant des céréales infantiles sans gluten (type « blédine »). Il est possible d’introduire des céréales dans 1 à 2 biberons par jour (matin et / ou soir par exemple) à raison de 1 à 2 cuillères à café au départ, qu’on pourra augmenter progressivement en l’adaptant à la satiété de l’enfant et à sa tolérance digestive. Les céréales introduites seront préférentiellement sans sucre ajouté (cela veut dire qu’il y a forcément des sucres puisque ce sont des céréales mais qu’il faut les sélectionner sans ajout de sucres additionnels notamment pas de saccharose ou de sirop de glucose). Les céréales instantanées peuvent être proposées avec ou sans gluten, sans distinction.
Introduction des légumes et des fruits
3e repas : introduction de légumes et/ou de fruits, 2 à 3 cuillères à café sous forme de purées ou de compotes non salées ou non sucrées. Déjeuner : une purée de légumes ou un petit pot de légumes + un peu de lait 2e âge (ou « de suite ») ou 2 cuillères à café de viande ou poisson ou œuf (1/2 jaune d'œuf dur). Dîner : idem que le déjeuner en enlevant la viande ou le poisson ou les œufs. En dessert, vous proposerez à bébé un produit laitier (si possible spécial nourrisson) : 3 à 4 cuillères à café de fromage blanc ou ½ yaourt ou 1 grosse pincée de gruyère râpé ou un dessert à base de fruits si du lait ou du fromage a été employé pour obtenir la purée. Pour ce qui est des matières grasses, il faut répartir sur le repas 1 à 2 cuillères à café de produits variés (beurre, huiles, crème fraîche mais attention pas de fritures).
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Au repas du midi, on commence par proposer à bébé des légumes natures. On se limite à quelques cuillères de purée, pour la découverte, et on complète toujours le repas par du lait maternel ou infantile. Vous pouvez changer de légume tous les jours. N’hésitez pas à proposer à nouveau un légume quelques jours après. L’idée est d’habituer bébé à ce nouvel aliment, tant du point de vue du goût, de la texture, que du point de vue digestif. Par exemple, pour la première purée, on va proposer 2 ou 3 cuillères de purée de carottes. Puis, le lendemain, de la purée de courgettes. Et on continue avec de la purée de patate douce. Ce n'est pas évident de proposer une purée différente chaque jour, surtout lorsque les quantités sont minuscules. N'hésitez pas à préparer à l'avance plusieurs purées de légumes natures que vous congelez dans des bacs à glaçons, afin d'en sortir du petite quantité au moment du repas, et pouvoir alterner chaque jour.
On continue à proposer à bébé des légumes chaque jour, en favorisant la variété. On peut aussi commencer à donner des mélanges de légumes déjà introduits, ou des mélanges de légumes + féculents. Par exemple, une purée de carottes et patates douces, ou de courgettes et pomme de terre.Petit à petit, on augmente les quantités selon l’appétit de bébé. On introduit les compotes de fruits, par exemple au goûter. Il n’y a aucun problème à proposer des fruits plus tôt, mais il est souvent recommandé de commencer la diversification par les légumes, pour éviter que bébé ne développe une préférence trop prononcée pour le goût sucré.Comme pour les légumes, on commence par quelques cuillères de compotes de fruits natures. Le lait reste toujours la base de l’alimentation à chaque repas.
d’introduire des légumes cuits, à la cuillère, en purée lisse au départ. Cette purée pourra être proposée au déjeuner (entre 10h et 13h en fonction du rythme de l’enfant), ou si les parents ne sont pas avec l’enfant le midi, au repas du soir (entre 18h et 20h). Les légumes seront introduits un par un au départ, notamment pour la découverte de chaque goût et leur acceptation, en changeant de légume chaque jour ou tous les 2 jours, en fonction de l’organisation familiale. Ils devront parfois être proposés 8 à 10 fois pour être acceptés.• d’introduire des fruits, à la cuillère, cuits en purée lisse ou mixés crus bien murs, souvent lors du goûter, vers 15h-16h, mais là encore, les fruits peuvent être donnés à un autre moment. Les légumes peuvent être cuisinés « maison » ou provenir d’un « petit pot » de 130 g. environ. Parallèlement le biberon sera réduit à 150ml. Les fruits peuvent être débutés en même temps que les légumes. Cependant l’habitude est de commencer par les légumes car votre bébé préfère le goût sucré et risque de se désintéresser des légumes si l’on commence par les purées de fruits (compotes sans ajout de sucre). Elles seront données après ou avant une tétée ou un biberon, généralement à l’heure du goûter (mais là encore, vous pouvez choisir un autre repas). Il est primordial de rajouter dans la purée de légumes, au moment de donner le repas, une cuillère à café d’huile végétale crue, en alternant huile de colza, noix, lin, olive et en la remplaçant de temps en temps par une noisette de beurre. Après l’introduction des céréales, des légumes, des fruits et lorsque tout se passe bien, vous pourrez alors proposer des protéines animales (viande, poisson, oeuf) à raison de 5 à 10 g par jour, toujours bien cuit et mixé dans les purées de légumes. Si votre enfant réclame, en plus des 3 biberons, pensez à lui proposez de l’eau faiblement minéralisée et sans sucre.
Introduction des protéines
Entre 4 et 6 mois, Bébé va aussi découvrir les sources de protéines comme les œufs, la viande et le poisson (attention, il ne peut pas encore manger toutes les races de viandes et toutes les espèces de poissons). Niveau quantité, ne lui donnez pas plus d’une cuillère à café de viandes ou d’œuf dur écrasé par jour - soit 5 grammes/jour.
Matières grasses
Stop aux idées reçues: les matières grasses sont essentielles pour le bon développement de votre enfant. Il ne faut donc pas les bannir de son alimentation, au contraire!
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Alimentation entre 6 et 12 mois
Entre 6 et 8 mois, le lait n’est plus suffisant pour répondre aux besoins nutritionnels de votre enfant; il doit donc commencer à manger un repas complet par jour. Mais ne vous méprenez pas, chers parents!
Quantités de légumes et fruits
Entre 6 et 8 mois, Bébé peut manger toutes les variétés de légumes (mais faut-il encore qu’il ne les boude pas, et ça, c’est une autre histoire). Niveau quantités, on part sur 150 à 200 grammes de légumes par jour, à manger le midi généralement, ou à répartir le midi et le soir, selon les préférences de l’enfant. Pour les fruits, partez sur 120 à 200 grammes par jour.
Quantités de viande et poisson
Pour la viande et le poisson, on part sur 10 grammes par jour maximum vers 6 mois, et 10 à 15 g vers 8 mois. Mais rien ne vous oblige à lui en donner tous les jours; Vous pouvez, par exemple, remplacer la viande et le poisson par un ¼ d’œuf bien cuit à 6 mois, ou ½ œuf à 8 mois.
Autres aliments
Entre 6 et 8 mois, on peut ajouter dans la purée de légumes environ 40 grammes de riz, pâtes, semoules (ou du tapioca et de la châtaigne), et 70 grammes de pommes de terre. De temps en temps, c’est aussi possible de mettre des céréales infantiles dans le biberon en petite quantité (2 mesurettes environ) - pas plus d’un biberon épaissi par jour.
Vers 6/7 mois, c’est le moment de découvrir les laitages. Mais pas tous! Optez pour des brassés nature, des petits suisses ou du fromage blanc nature et non sucré. Pour les quantités, on part sur 100 grammes de fromage blanc, un yaourt, ou 15 grammes de fromage pasteurisé par repas.
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Alimentation après 1 an
Ça y est, bébé vient de fêter ses 1 an. Côté alimentation, il en a parcouru du chemin, puisqu’il mange tout ou presque ! Temps de lecture : 3 minutesMis à jour le 23 octobre 2025La nourriture d’un bébé d’un an commence à ressembler à celle des grands ! On peut donc installer bébé à table avec toute la famille et lui proposer les mêmes choses que nous, en adaptant la texture et la quantité.A partir d’un an, il est inutile de faire un repas particulier pour bébé. La plupart du temps, on peut lui proposer le même repas que nous, en adaptant la texture et la quantité. Attention tout de même, lorsque l'on prévoit un repas avec des plats tout préparés du commerce ou des produits ultra-transformés comme des chips, des nuggets, des pizzas, etc. Cela ne convient pas à bébé. Pour l'alimentation de bébé, comme pour toute la famille, après un an, l’idéal est d’utiliser des produits frais et de saison. Quand c'est possible, on préfère le bio pour les fruits et légumes, les légumes secs et les féculents complets. Et on essaie de cuisiner maison. Cela permet de varier les goûts, les textures, de choisir des ingrédients bons pour la santé, et de découvrir la diversification alimentaire avec plaisir !
Au fil des semaines et des mois, les quantités de nourriture que mange bébé augmentent. Mais ces quantités peuvent beaucoup varier d’un jour à l’autre. Parfois, au moment où bébé commence à manger lui-même, il mange moins.
Besoins en lait
Jusqu’à trois ans, même s'il mange d'autres produits laitiers, bébé a toujours besoin de boire beaucoup de lait. On peut continuer à l’allaiter au sein, à volonté. Utiliser si on le peut, un « lait de croissance » car il est enrichi en fer. On le choisit nature, sans sucre, ni arôme ajouté. On peut aussi alterner "lait de croissance" et lait de vache UHT entier. Il faut utiliser du lait entier car les besoins en matières grasses des enfants jusqu’à 3 ans sont plus importants que ceux des adultes. Et si on donne à son enfant uniquement du lait de vache entier UHT, il est important de lui proposer des aliments riches en fer (légumes secs, poisson, œufs, viande).
Rythme des repas
Un rythme régulier aide les enfants à écouter leur appétit. On essaie de préparer le repas de notre bébé d’un an à des heures régulières. En tant que parents, cette régularité pourra même nous faire gagner du temps. Ils sont pratiques quand on n'a pas le temps de cuisiner, hors domicile, en voyage…
Conseils supplémentaires
- Démarrer les morceaux après 9-10 mois, c’est prendre le risque de voir son enfant devenir difficile et sélectif. Dès 6 mois on peut donner à bébé un quignon de pain à sucer. Puis des morceaux, un peu mous au début, à saisir avec la main.
- Lorsque la diversification commence, ne soyez pas pressé de tout lui faire découvrir ; ne changez pas chaque jour.
- Bébé refuse un nouvel aliment ? N’insistez pas, restez souriant et recommencez quelques jours plus tard. Re-proposez-lui après quelques jours, jusqu’à 10 fois. Dans la très grande majorité des cas, il finira par accepter, voire apprécier.
- Evitez les mélanges au début. Privilégiez les produits bruts non transformés, bio de préférence. Les petits pots mélangent souvent les ingrédients, nuisant à l’apprentissage du goût.
- Il existe plein de différentes méthodes pour commencer la diversification alimentaire et introduire de nouveaux aliments. Certaines méthodes sont plus souples que d’autres, et aucune méthode n’est meilleure qu’une autre. Donc, l’important est de faire comme bon vous semble, en piochant les conseils qui vous conviennent.
- Pour manger correctement, votre enfant doit être bien installé, bien assis, au calme sans aucune distraction, notamment aucun écran à proximité.
- Si votre bébé pleure car il a très faim, vous pouvez commencer par la tétée ou le biberon de lait et ensuite proposer la cuillère.
- N’oubliez pas non plus qu’un enfant a soif comme nous mais qu’il ne peut pas réclamer, il est donc indispensable de lui proposer de l’eau (et uniquement de l’eau) pendant le repas mais également entre les repas.
Aliments à éviter
- Forcer bébé à finir son biberon.
- Commencer la diversification alimentaire avant 4 mois. Bébé risque de rencontrer des problèmes allergiques, d'être en surpoids…
- Lui donner du lait de vache avant 12 mois. Les reins d'un enfant ne sont pas ceux d'un adulte. Le lait de vache est très différent du lait maternel ou des laits industriels pour nourrisson, et pour cause il est adapté aux veaux et pas aux bébés.
- Donner avant 18 mois du riz et des légumes secs.
- Donner avant 2 ans : des céréales complètes (problèmes intestinaux), des fruits oléagineux (cacahuètes, amandes, pistaches,…), des fruits secs, des bonbons…
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