L'arrivée d'un nouveau-né est un événement majeur. Cependant, il arrive que cet événement survienne plus tôt que prévu. C'est ce qu'on appelle l'accouchement prématuré. Cet article explore en détail la définition de l'accouchement prématuré, ses causes potentielles, les moyens de le prévenir et la prise en charge nécessaire.
Qu'est-ce que l'accouchement prématuré ?
Un accouchement est considéré comme prématuré lorsque le travail commence avant 37 semaines d'aménorrhée (SA) ou 35 semaines de grossesse, soit avant 8 mois et demi de grossesse. En France, cela représente environ 60 000 bébés par an, soit un enfant qui naît prématuré toutes les 8 minutes. Il est vital de détecter les accouchements prématurés à temps, car cela présente des risques pour la santé du bébé.
Lors d'un travail prématuré, les contractions peuvent entraîner des modifications du col de l'utérus, comme son effacement et sa dilatation, préparant ainsi le corps à l'accouchement trop tôt.
On différencie par ailleurs trois niveaux de prématurité. Selon SOS Préma, il y a prématurité moyenne qui se situe entre la 32ème SA et la 37ème SA. Il s'agit de la plus fréquente. En revanche pour l'Inserm, c'est à la 36 SA révolue que se termine la prématurité moyenne. Quant à la grande prématurité, elle concerne les naissances entre 28 SA et 32 SA. Le bébé a alors besoin de soins particuliers en néonatologie. La très grande prématurité concerne les bébés nés entre 24 SA et 28 SA. À ce stade, le nouveau-né est transféré en réanimation en néonatalogie. On considère comme né à terme un enfant né entre 37 SA et 41 SA. Toutefois, le terme de grossesse ne signifie pas qu'il n'y a aucun danger pour le bébé.
Signes et symptômes d'un accouchement prématuré
Il est important de connaître les signes et symptômes d'un accouchement prématuré, surtout si vous êtes enceinte de moins de 37 semaines. Si vous remarquez l'un des éléments suivants, contactez immédiatement un professionnel de santé :
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- Crampes semblables à des douleurs menstruelles au-dessus du pubis (avec ou sans diarrhée)
- Pression ou sensation douloureuse dans le bassin, les cuisses ou l'aine
- Douleur sourde ou pression dans le bas du dos
- Crampes intestinales ou diarrhée
- Augmentation des pertes vaginales
- Pertes vaginales liquides, rosées ou brunâtres, voire contenant des traces de sang
- Rupture de la poche des eaux
- Contractions fréquentes et à intervalles réguliers (plus de quatre contractions en une heure)
Les contractions prématurées et celles à terme se manifestent par des sensations de resserrement et de relâchement de l'utérus. Elles sont régulières et progressent avec le temps. Pour suivre vos contractions, vous pouvez poser vos doigts légèrement sur votre abdomen pour les sentir ou utiliser un outil de suivi des contractions pour avoir une idée de leur fréquence et de leur durée.
Devant les symptomes suivants, il est nécessaire de contacter rapidement votre médecin ou votre sage-femme. • des maux de ventre ou dans les reins : vous pouvez ressentir comme un poids, une pression dans le bas du ventre et/ou dans les reins. Une douleur sourde plus ou moins continue, qui peut aussi vous envahir par vague, et remonter vers le haut du corps.
Causes et facteurs de risque
Bien que la cause exacte d'un accouchement prématuré reste souvent floue, certains facteurs peuvent augmenter les risques :
- Antécédents d'accouchement prématuré: Si vous avez déjà accouché prématurément, vous êtes plus susceptible de le faire à nouveau lors d'une grossesse future.
- Grossesse multiple: Être enceinte de plusieurs bébés (jumeaux, triplés, etc.) augmente le risque d'accouchement prématuré. Le taux de naissances prématurées est également plus élevé en cas de grossesses multiples : il atteint 52,6 %, contre 5,5 % lorsque la mère porte un seul enfant (source : Enquête nationale périnatale 2021).
- Mode de vie: Le tabagisme, la consommation d'alcool ou de drogues, un faible indice de masse corporelle avant la grossesse ainsi que des niveaux de stress élevés peuvent augmenter les risques d'un accouchement prématuré. Par exemple, le risque d’un accouchement prématuré est deux fois plus faible chez les femmes cadres que chez les ouvrières et les employées.
- Intervalle court entre les grossesses: Une grossesse espacée de moins de 12 mois de la précédente a plus de risques de se conclure par un accouchement prématuré. Essayez d'attendre au moins 18 mois entre deux grossesses.
- Col de l'utérus court: Certaines anomalies structurelles de l'utérus ou du col de l'utérus ou certaines complications gynécologiques passées peuvent augmenter le risque. La longueur du col de l'utérus au fil de la grossesse : le col de l'utarus est long de 4 à 5 com environ en début de grossesse. Cette longueur moyenne diminue naturellement au fil de la grossesse. La béance du col est parfois connue avant la grossesse, et a été diagnostiquée par hystéroscopie ou hystérographie. Le cerclage consiste à placer un fil autour du col, afin de le maintenir fermé jusqu'à la fin du 8ème mois de grossesse. Il est réalisé en début de grossesse, en général après la 1ère échographie morphologique. L'échographie, réalisée par voie vaginale, permet d'observer et de mesurer la longueur du col de l'utérus et de s'assurer de l'absence de protrusion de la poche des eaux à l'orifice interne. La valeur seuil n'est pas clairement définie, en général celle qui est retenue est 25 mm.
- Complications de grossesse: Si vous développez des complications ou des infections pendant la grossesse, cela peut augmenter le risque.
- Facteurs liés au placenta: Normalement, le placeta se fixe au fond de la cavité utérine. Un placeta bas-inséré est un placenta implanté sur la partie inférieure de l'utérus. On parle de placenta prævia lorsqu'il recouvre en partie ou en intégralité le col de l'utérus. On retrouve plus souvent un placenta bas inséré après une césarienne, ou un curetage, ou en cas de grossesse gemellaire ; les fibromes peuvent également avoir une influence sur le positionnement du placenta. Un placenta bas inséré en début de grossesse est assez commun. Ainsi, si à votre première échographie, votre placenta semble partiellement ou totalement recouvrir le col de l'utérus, ne vous alarmez pas. Il y a de grandes chances pour qu'il remonte dans l'utérus au fil des semaines. Lorsque le placenta est inséré près du col, les contractions utérines risquent de déclencher un décollement du placenta plus ou moins important et donc un saignement plus ou moins abondant selon l'âge de la grossesse. Il faudra donc limiter au maximum les situations capables de déclencher des contractions utérines. ◊ En début de grossesse : la grande majorité des saignements qui surviennent en début de grossesse sont la conséquence d'un placenta bas inséré. A l'inverse, très peu de placenta bas inséré occasionnent des saignements. • en cas de saignement, se rendre d'urgence à la maternité, car celui-ci peut parfois être abondant. • Si le placenta est recouvrant : c'est une indication de césarienne. • Si le placenta est positionné latéralement : l'équipe médicale attendra le début naturel du travail. Il est possible qu'il y ait un début de saignement, mais le fait de percer la poche des eaux permettra de stopper cette perte de sang. Ou rupture de la poche des eaux. La gravité de la rupture prématurée des membranes est fonction de l'âge gestationnel. La rupture prématurée des membranes (rupture avant le début du travail) concerne 5 à 10% des grossesses. Ses facteurs de risque sont les mêmes que ceux de la prématurité spontanée à membranes intactes. L'anamnios : la rupture des membranes provoque la perte de liquide amniotique et don un oligoamnios (manque de liquide). L'absence totale de liquide amniotique est appelée anamnios. Le liquide amniotique participe au développement du fœtus. Avant terme (≤ 36 semaines d'aménorrhée) : en l'absence d'infection, un traitement associant antibiotiques, corticoïdes pour accélérer la maturation des poumons du bébé et médicament destiné à stopper les contractions utérines est administré.
Même si vous présentez un ou plusieurs de ces facteurs de risque, cela ne signifie pas automatiquement que votre grossesse finira par un accouchement prématuré.
Diagnostic de l'accouchement prématuré
Si vous ressentez l'un des signes et symptômes mentionnés précédemment, contactez immédiatement votre professionnel de santé. Celui-ci pourra diagnostiquer un accouchement prématuré en tenant compte de vos antécédents médicaux, d'un examen physique et de certains tests, tels que :
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- Un examen physique: Votre professionnel de santé peut effectuer un examen physique pour mesurer la taille de votre col de l'utérus ou vérifier s'il y a du changement avec une échographie. Lorsque vous consultez pour des contractions utérines et que l'examen clinique ainsi que l'échographie ne montre aucune modification du col, il n'y a pas lieu de s'inquiéter. On peut néanmoins vous conseiller de vous ménager, et en particulier de vous arrêter de travailler si celui-ci est pénible ou si vous devez faire beaucoup de voiture (ou tout au moins passer en mi-temps thérapeutique).
- Surveillance de vos contractions: Votre professionnel de santé peut surveiller vos contractions sur quelques heures.
- Test de fibronectine fœtale: Ce test consiste à prélever un échantillon de sécrétions près du col de l'utérus et du vagin, pour détecter la présence d'une protéine appelée fibronectine fœtale.
- Échographie: Une échographie peut être effectuée pour vérifier la taille de votre bébé, son âge gestationnel ou sa position, ou pour vérifier d'éventuels problèmes.
Une détection rapide est essentielle pour bien gérer un accouchement prématuré.
Comment prévenir l'accouchement prématuré
Bien qu'un accouchement prématuré ne puisse pas toujours être arrêté, il existe des moyens de le retarder et de réduire les risques. En cas d'accouchement prématuré, votre médecin évaluera avec vous s'il est préférable de retarder ou de poursuivre l'accouchement. Cette décision repose sur votre état de santé, celui de votre bébé, l'évolution du travail et si un délai serait bénéfique pour votre enfant.
Si votre médecin vous conseille de retarder l'accouchement, il pourrait vous prescrire des médicaments pour favoriser le développement des organes de votre bébé, réduire le risque de complications, ou simplement repousser la naissance.
Pour prévenir l'accouchement prématuré, il est conseillé de :
- Adopter une alimentation saine et équilibrée et rester bien hydratée.
- Aller à vos consultations de suivi de grossesse et discuter avec franchise de vos antécédents médicaux ainsi que de tout signe ou symptôme que vous pourriez ressentir. Il est indispensable de respecter les consultations prénatales. Cela permet de repérer rapidement toute anomalie pouvant provoquer une menace d'accouchement prématuré. Il est également recommandé de consulter rapidement un médecin en cas de fièvre, qui peut provoquer des contractions.
- Adopter un mode de vie sain en évitant le tabac, l'alcool et les drogues.
- Gardez un poids équilibré avant et pendant la grossesse pour votre santé et celle de votre bébé. Votre professionnel de santé peut vous aider à rester sur la bonne voie.
- Pour réduire le risque d'infections, lavez-vous les mains régulièrement, protégez-vous lors des relations sexuelles, évitez les viandes, poissons et œufs crus et le fromage non pasteurisé, et laissez quelqu'un d'autre changer la litière de votre chat.
- Allez aux toilettes régulièrement et essuyez-vous toujours de l'avant vers l'arrière pour éviter les infections urinaires.
- Essayez d'attendre au moins 18 mois entre deux grossesses.
- Essayez de réduire votre niveau de stress. Un stress important peut déclencher des contractions précoces et ainsi entraîner un accouchement prématuré. Peu importe qu'il soit causé par des conflits dans l'environnement privé, des problèmes relationnels, une charge de travail dans la profession ou des soucis financiers. Afin d'éviter un accouchement prématuré dû au stress, aucun traitement dentaire n'est généralement effectué au troisième trimestre.
- Si vous avez déjà vécu un accouchement prématuré ou que vous présentez d'autres facteurs de risque, votre médecin pourrait vous recommander des traitements et des médicaments pour diminuer vos risques.
- En cas de menace d'accouchement très prématuré, une administration de corticoïdes dans les 10 jours précédents la naissance permet d’accélérer la maturation pulmonaire du fœtus, et dans certains cas d’éviter des difficultés respiratoires et cérébrales néonatales ainsi que des décès. Dans ces circonstances, la mère doit être orientée vers une maternité de type 3, qui disposent d’un service de réanimation néonatale.
Quand contacter votre professionnel de santé
Il est essentiel de faire attention aux signes d'un accouchement prématuré et de contacter votre médecin si quelque chose vous semble anormal. Voici quelques symptômes de grossesse vous indiquant qu'il est temps de consulter :
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- Si vous ressentez l'un des symptômes d'accouchement prématuré mentionnés plus haut, même s'ils sont légers ou intermittents, contactez sans tarder votre médecin.
- Si vous remarquez que votre bébé bouge beaucoup moins qu'avant, cela peut être préoccupant.
- Si vous constatez des saignements au niveau du vagin, que vous perdez les eaux ou que vos pertes vaginales augmentent, cela peut être le signe d'un accouchement prématuré.
- Si vous avez des préoccupations ou des questions sur ce que vous ressentez.
Conséquences potentielles pour le bébé prématuré
Un accouchement prématuré peut avoir des conséquences pour l'enfant. Généralement, le bébé prématuré est fragile, il n'a pas un poids et une taille normaux. Il a la peau fine, rouge et ses veines se voient bien. Ses ongles sont peu développés et il n'a que quelques cheveux. Son organisme n'a pas atteint un degré de développement suffisant, en particulier ses poumons, son appareil digestif et son système immunitaire. Il y a trois risques majeurs suivant les premiers jours après l'accouchement : les problèmes respiratoires, l'hémorragie intracrânienne et les infections.
Une naissance prématurée peut avoir un impact négatif sur le développement de l'enfant. Étant donné qu'en cas de naissance prématurée, un temps de développement important a été perdu dans le ventre de la mère, les enfants du même âge peuvent avoir une longueur d'avance en matière de développement. Les prématurés ont souvent besoin de quelques années pour rattraper cette avance. Ainsi, à l'âge de trois ou cinq ans, il y a souvent encore de grandes différences entre les prématurés et les enfants nés à terme. En ce qui concerne les conséquences tardives d'une naissance prématurée, le principe est simple : plus un enfant est né tard, moins il a de chances d'avoir des conséquences tardives graves. Chez les enfants nés prématurément avec un poids extrêmement faible à la naissance (moins de 1000 grammes), la probabilité de développer un handicap physique ou des troubles cognitifs est donc nettement plus élevée. 25 pour cent des enfants nés extrêmement tôt présentent des signes d'autisme. Selon une étude américaine, 50 pour cent des enfants nés avec un poids inférieur à 1000 grammes souffrent de troubles de l'apprentissage à l'âge de huit ans. Une autre étude a constaté que les enfants nés prématurément à l'âge de huit ans sont deux fois plus susceptibles de souffrir d'asthme (21 pour cent contre 9 pour cent dans le groupe de contrôle), 5 fois plus susceptibles d'avoir des troubles moteurs (47 pour cent contre 10 pour cent) et 2,5 fois plus susceptibles d'avoir un quotient intellectuel inférieur à 85 (38 pour cent contre 15 pour cent). Des conséquences à long terme sont également à prévoir à l'âge adulte : les enfants nés prématurément sont plus souvent en traitement thérapeutique - par exemple en kinésithérapie, en orthophonie ou en ergothérapie. La naissance prématurée a également des conséquences à long terme sur le plan social et psychique : Les enfants qui pèsent moins de 1 500 grammes à la naissance sont plus souvent anxieux et peu sûrs d'eux à l'âge adulte que leurs camarades nés à terme et souffrent également plus souvent de dépressions et de troubles anxieux. Ils craignent souvent les contacts et les défis sociaux et ont des difficultés de communication.
Prise en charge du bébé prématuré
Les prématurés extrêmes et grands prématurés sont accueillis en service de réanimation néonatale. Ils sont ensuite orientés vers les soins intensifs, puis en service de néonatalogie quand leur état de santé est stable. Les prématurés sont placés dans des couveuses chauffées et humidifiées pour maintenir leur température centrale entre 36,5°C et 37,5°C. Les enfants peuvent sortir de ces couveuses lorsque leur poids et leur capacité à réguler leur température le leur permettent. Durant cette hospitalisation, ils reçoivent tous les soins qui sont nécessaires à leur état de santé et leur degré de prématurité. Il peut s’agir de :
- une assistance respiratoire (ventilation mécanique nasale ou sonde d’intubation)
- l’administration de surfactant via une sonde d’intubation
- une alimentation par voie entérale, à l’aide d’une sonde introduite par la bouche jusqu’au tube digestif
À ces soins, s’ajoute la prise en charge symptomatique des éventuelles complications, notamment respiratoires (dysplasie bronchopulmonaire), intestinales (entérocolite ulcéro-nécrosante), rénales ou ophtalmiques (rétinopathie).
Les enfants bénéficient aussi d’une surveillance neurologique renforcée (électroencéphalogramme et imagerie), à la recherche d’anomalies neurologiques précoces, d’une surveillance de la fonction pulmonaire pour repérer les éventuelles apnées (pauses respiratoires) qui sont fréquentes en cas de naissance avant 34-36 semaines de grossesse, ainsi que d’une surveillance cardiaque.
Soutien aux parents
Une naissance prématurée est une lourde charge pour les parents. Non seulement ils s'inquiètent pour le bien-être de leur petit bébé, mais ils se sentent souvent coupables et ont le sentiment d'avoir échoué - même s'ils ne sont en fait absolument pas responsables de la naissance prématurée. À cela s'ajoute le poids de la prise en charge du bébé prématuré - surtout s'il y a d'autres enfants à prendre en charge. De nombreux parents se sentent également dépassés par une naissance prématurée parce qu'ils manquent soudainement de temps et qu'ils ne se sont pas encore préparés à la naissance. En raison de ces nombreux facteurs de stress, les parents d'enfants prématurés souffrent plus souvent de dépressions et de troubles anxieux.
La prise en charge des enfants nés prématurés doit intégrer la protection de leur développement, notamment cérébral, en limitant le stress lié à l’environnement des unités néonatales et aux soins dans le plus grand respect de leurs rythmes veille/sommeil (niveau bas de lumière, alternance jour/nuit, faible niveau sonore, postures qui respecte la position physiologique en flexion…).
L’information sur les modalités d’alimentation d’un nouveau-né prématuré est également fondamentale pour permettre aux mères qui le souhaitent de mettre en route une lactation de façon optimale et au père ou au coparent de soutenir cet allaitement.
Les associations de parents jouent également un rôle important dans le soutien aux familles après une naissance prématurée, pendant et au-delà de l’hospitalisation.
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