Les trimestres civils sont des périodes de trois mois consécutifs au sein d’une année civile, débutant le 1er janvier et se terminant le 31 décembre. L’année est ainsi divisée en quatre périodes distinctes, largement utilisées dans divers domaines tels que l’administration, la finance et le droit. Cet article explore en profondeur la notion de trimestre civil, ses implications dans différents contextes, et les aides financières associées, notamment l'Acre (Aide à la Création ou Reprise d'Entreprise).
Définition et importance des trimestres civils
Un trimestre civil est une période de trois mois consécutifs au sein d'une année civile, débutant le 1er janvier et se terminant le 31 décembre. L'année est ainsi divisée en quatre trimestres :
- 1er trimestre: Janvier, Février, Mars
- 2ème trimestre: Avril, Mai, Juin
- 3ème trimestre: Juillet, Août, Septembre
- 4ème trimestre: Octobre, Novembre, Décembre
La notion de trimestres civils est largement utilisée dans divers domaines comme l’administration, la finance ou le droit. Par exemple, en matière de retraite, les trimestres civils permettent de calculer les droits acquis. Lorsqu’un départ à la retraite est programmé, le relevé de carrière est arrêté au dernier jour du trimestre civil précédent. Ainsi, un départ fixé au 1er août entraîne un arrêt des droits au 30 juin, soit à la fin du deuxième trimestre.
Trimestres civils et TVA
Pour la TVA, les assujettis trimestriels sont soumis à quatre échéances annuelles : le 20 avril pour le premier trimestre, le 20 juillet pour le deuxième, le 20 octobre pour le troisième, et le 20 janvier de l’année suivante pour le dernier. Contrairement à ces variantes, le trimestre civil est fixe et universel.
L'Acre (Aide à la Création ou Reprise d'Entreprise) et les trimestres civils
L'Acre est un dispositif visant à encourager les entrepreneurs à créer ou reprendre une entreprise. Le bénéficiaire de l'Acre profite d'une exonération partielle de ses cotisations sociales personnelles pendant 12 mois. L’exonération porte sur les cotisations d'assurance maladie, maternité, retraite de base, invalidité-décès et allocations familiales.
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Il est important de ne pas confondre l'Acre avec l'Arce (Aide à la reprise et à la création d'entreprise) qui est une aide financière versée par France Travail, ni avec l'accompagnement à la création d’entreprise en région (ex-Nacre).
Conditions d'éligibilité à l'Acre
Pour bénéficier de l'Acre, vous devez être dans l'une des situations suivantes :
- Demandeur d'emploi indemnisé.
- Demandeur d'emploi non indemnisé inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi depuis plus de 6 mois ces 18 derniers mois.
- Bénéficiaire du RSA ou de l'allocation de solidarité spécifique (ASS).
- Avoir entre 18 et 25 ans (ou 29 ans si vous êtes reconnu handicapé).
- Avoir moins de 30 ans et ne pas bénéficier de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE).
- Salarié ou licencié d'une entreprise en procédure de sauvegarde, en redressement judiciaire ou liquidation judiciaire et reprenant une entreprise.
- Sans emploi et ayant signé un contrat d'appui au projet d'entreprise - Cape.
- Créer ou reprendre une entreprise dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPPV) ou (QPV).
- Créer ou reprendre une entreprise implantée dans une commune située dans une zone France ruralités revitalisation (ZFRR) ou France ruralités revitalisation plus (ZFRR+).
- Toucher la prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE).
L’Acre est ouverte aux personnes qui créent ou reprennent une activité professionnelle ou qui entreprennent l'exercice d'une autre profession non salariée :
- Soit à titre indépendant : création ou reprise d'une entreprise individuelle (EI), hors micro-entreprise.
- Soit sous la forme d'une société (SARL/EURL, SAS/SASU, SA, etc.) à condition d'en exercer effectivement le contrôle.
Montant de l'exonération Acre
Le montant de l’exonération dépend du revenu annuel du bénéficiaire :
- Si le revenu professionnel est inférieur ou égal à 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), c'est-à-dire inférieur ou égal à 36 045 €, le montant de l’exonération est fixé à 25 % de ces cotisations.
- Si le revenu professionnel est compris entre 75 % et 100 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, c'est-à-dire entre 36 045 € et 48 060 €, l’exonération est dégressive.
- Si le revenu professionnel atteint ou dépasse le plafond annuel de Sécurité sociale, soit 48 060 €, l'exonération n’est pas applicable.
Pendant cette période d'exonération, le chef d'entreprise acquiert des trimestres pour la retraite auprès du régime de sa nouvelle activité, en fonction de son revenu. Pour la retraite complémentaire des travailleurs indépendants, les droits sont validés en fonction des cotisations versées (pas d'exonération).
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Démarches pour bénéficier de l'Acre
Le créateur ou le repreneur doit faire une demande d’exonération auprès de l’Urssaf dans les 60 jours qui suivent la date d'ouverture de l'activité.
Selon son statut, il doit effectuer les démarches suivantes :
- Travailleur indépendant : Finaliser les formalités de création sur le site du guichet des formalités des entreprises, préparer le dossier de demande d’Acre, remplir le formulaire travailleur indépendant et le transmettre immédiatement à l'Urssaf.
- Mandataire social assimilé salarié : Finaliser les formalités de création sur le site du guichet des formalités des entreprises, préparer le dossier de demande d’Acre, remplir le formulaire mandataire social assimilé salarié et le transmettre immédiatement à l'Urssaf.
Jusqu’au 31 décembre 2025, aucune formalité n’était à effectuer pour bénéficier de l’Acre.
Impact des trimestres civils sur l'Acre pour les micro-entrepreneurs
L'Acre s’applique jusqu'à la fin du troisième trimestre civil suivant l'immatriculation pour les micro-entrepreneurs et conduit à l’application d’un taux réduit de cotisations. Il est donc conseillé de créer son entreprise au début d’un trimestre civil (janvier, avril, juillet, octobre) afin de bénéficier au maximum de l’aide.
Exemple: Si un micro-entrepreneur crée une activité commerciale en juin 2025, ses cotisations sont réduites grâce à l'Acre jusqu'au 31 mars 2026. S’il avait créé sa micro-entreprise en avril ou début juillet, il aurait bénéficié de l’Acre pendant 12 mois pleins.
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Autres aides et le calendrier de création d'entreprise
Créer une entreprise en début d’année permet de profiter pleinement de l'exonération de la cotisation foncière des entreprises (CFE) la première année (civile) d’activité. De plus, certaines subventions ou aides publiques ont des enveloppes budgétaires. Les demandes d’entreprises ont plus de chances d’aboutir en début d’année, lorsque les enveloppes sont encore pleines.
Si vous créez une entreprise suite à un licenciement, le meilleur moment pour créer votre micro-entreprise est avant la fin de votre contrat de travail, afin de bénéficier de l’intégralité de l’aide au retour à l’emploi (ARE).
Impacts fiscaux et administratifs de la date de création
Une entreprise doit choisir le mois de clôture de son exercice comptable (hors micro-entreprise) d’une durée de 12 mois. Généralement, la clôture est fixée au 31 décembre, pour coïncider avec la fin de l’année civile et simplifier les démarches. Mais on peut également choisir la fin de trimestres civils (31 mars, 30 juin, 30 septembre).
Créer une société en début d’année permet de générer un plus grand bénéfice et de profiter de la réduction d'impôt sur les bénéfices au maximum.
Micro-entreprise et plafonds de chiffre d'affaires
Le régime de la micro-entreprise est soumis à des plafonds de chiffre d’affaires annuels. Si vous dépassez ces plafonds pendant 2 années (civiles) consécutives, vous sortez du régime au 1er janvier de l’année suivante. Si vous créez la micro-entreprise en cours d’année, le plafond de chiffre d’affaires est calculé au prorata temporis.
Il vaut mieux créer une micro-entreprise en début d’année, ou alors, en cas de création tardive dans l’année, réaliser un chiffre d’affaires assez bas. Le chiffre d’affaires annualisé s’applique également pour les seuils de TVA de la micro-entreprise.
Déclaration du chiffre d'affaires en micro-entreprise
Sous le régime de la micro-entreprise, vous devez effectuer vos déclarations de chiffre d’affaires chaque mois ou chaque trimestre selon un calendrier préétabli. La déclaration de chiffre d'affaires de l’auto-entrepreneur concerne les montants perçus, c'est-à-dire la somme encaissée sur votre compte bancaire.
Il y a deux fréquences de déclarations Urssaf ouvertes aux auto-entrepreneurs :
- La déclaration mensuelle.
- La déclaration trimestrielle.
Un minimum de 90 jours doit s’écouler avant de pouvoir effectuer la première déclaration. L’auto-entrepreneur peut soumettre sa déclaration jusqu'au dernier jour du mois suivant : c’est la date limite de déclaration de chiffre d’affaires. Le paiement des cotisations sociales est exigé à la date limite de déclaration mensuelle ou trimestrielle de chiffre d’affaires.
Évolution des tarifs photovoltaïques et trimestres civils
Les trimestres civils sont également utilisés comme référence dans le secteur photovoltaïque pour le calcul de l'évolution des tarifs d'achat de l'électricité produite. Les tarifs sont ajustés en fonction de plusieurs coefficients :
- Coefficient BN : Une baisse de 0,25% appliquée par rapport au trimestre précédent, représentant la baisse à long terme des coûts de la filière photovoltaïque.
- Coefficient KN : Une indexation basée sur l'évolution relative de sept indices INSEE, représentant les évolutions à court terme des coûts de la filière.
- Coefficients de dégressivité : Adaptent le rythme de développement du photovoltaïque en fonction des objectifs nationaux.
Ces coefficients permettent d'ajuster les tarifs en fonction des évolutions du marché et des objectifs de la politique énergétique.
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