L'arrivée d'un chaton orphelin, surtout s'il est rejeté par sa mère, est une situation délicate qui demande beaucoup d'attention et de soins. Cet article explore les défis liés à l'alimentation et au bien-être d'un chaton nouveau-né, en particulier lorsqu'il refuse de téter, et examine l'intérêt potentiel d'une "tétine magique" dans ce contexte.
L'Urgence d'un Chat Nouveau-Né Rejeté
Si vous avez recueilli un chaton de quelques jours, avec les yeux encore fermés et le cordon ombilical présent, il est crucial d'agir rapidement. Un chaton rejeté peut avoir subi un traumatisme, ce qui peut expliquer son refus de s'alimenter.
Les Difficultés d'Alimentation au Biberon
Les chatons nourris au biberon mettent souvent du temps à comprendre comment téter, surtout lorsqu'ils sont très jeunes. Cela peut prendre plus d'une journée. Il est essentiel d'insister en ouvrant doucement la bouche du chaton, en glissant l'embout de la tétine à l'intérieur (en veillant à ce qu'elle soit assez petite pour ne pas le rebuter) et en pressant la tétine pour faire couler le lait dans sa bouche.
Les Conditions Optimales pour l'Alimentation
Plusieurs facteurs sont importants pour encourager le chaton à téter :
- Calme et chaleur : Le chaton doit être dans un environnement calme et à une température d'environ 38°C, la chaleur que dégagerait sa mère.
- Température du lait : Le lait maternisé doit être à la bonne température : ni trop chaud (risque de diarrhée), ni trop froid (risque de décès).
- Lait maternisé : Il est impératif de lui donner du lait maternisé et non du lait en poudre, qui ne convient pas à ses besoins nutritionnels.
Si, malgré vos efforts, le chaton refuse toujours de téter au bout d'une dizaine d'heures, et surtout s'il maigrit, il est impératif de consulter un vétérinaire sans attendre. Un chaton de cet âge doit grossir, pas maigrir. Le vétérinaire pourra identifier la cause du problème et trouver un moyen de le nourrir ou de le complémenter.
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La "Tétine Magique" : Une Solution Possible ?
Les tétines fournies avec le lait maternisé sont souvent trop grosses pour les chatons nouveaux-nés. C'est là qu'intervient la "tétine magique", spécialement conçue pour les chatons. Elle est généralement plus petite et plus adaptée à leur petite bouche.
Rythme et Suivi de l'Alimentation
Les biberons doivent être donnés toutes les 3 heures, y compris la nuit, au début. Vous pourrez espacer les tétées au bout de quelques jours. Il est important de surveiller la prise de poids du chaton pour s'assurer qu'il reçoit suffisamment de nourriture.
N'oubliez pas d'utiliser un coton-tige pour stimuler la miction du chaton. Les selles n'arrivent qu'avec la nourriture solide.
Grossesse féline et maternité
La gestation est la période pendant laquelle la chatte porte ses petits dans son utérus. Chez les mammifères, la gestation est qualifiée de vivipare, c’est-à-dire que les petits se développent dans le ventre par opposition à ovipare (qui pond des œufs). Elle commence lors de la nidation de « l’œuf » dans la muqueuse utérine et dure jusqu’à la mise bas. Sa durée est établie par rapport à la date de la saillie qui précède la date d’ovulation de 48h à 72h. Pour établir la date du terme avec précision, il faut compter les jours à partir de la saillie. On comptera en moyenne 65 jours. Attention, certaines chattes (moins de 10 %) sont à nouveau en chaleur alors qu’elles sont gestantes, entre le 21ème et le 24ème jour de gestation et fécondables ! Si elles acceptent la saillie à ce moment-là, de nouveaux œufs peuvent s’implanter dans un utérus qui en contient déjà. Les modifications physiques ne sont pas non plus suffisamment fiables et trop tardives : En effet, la prise de poids se voit surtout à partir du deuxième mois. Pour un vétérinaire expérimenté, la palpation abdominale permet à partir du 20ème jour de gestation de sentir ce que l’on appelle les « ampoules fœtales », correspondant aux embryons. Après le 30ème jour elle devient difficile car il est possible de confondre les fœtus avec les viscères. La palpation redevient possible après le 45ème jour. Le dosage hormonal : un test de dosage (relaxine) existe mais n’est pas utilisé en pratique. Le dosage n’est pas significatif avant le 20-25ème jour et doit souvent être renouvelé une semaine plus tard car il y a des « faux négatifs ». Après le 31ème jour le taux de relaxine diminue et le test n’est plus fiable. L’échographie à partir du 17ème jour est le moyen le plus utilisé et le moins invasif. La radiographie : elle peut être réalisée à partir du 50ème jour car les squelettes des fœtus deviennent visibles (minéralisation) et l’on peut alors les compter plus facilement qu’avec l’échographie sauf lorsque leur nombre est élevé (plus de 7 fœtus, très rare chez le chat). En pratique, on l’utilise surtout en fin de gestation pour compter le nombre de futurs chatons.
La chatte gestante mange beaucoup : Elle se constitue des réserves qui seront utiles lors de la lactation. Nourrissez votre chatte gestante « à volonté » : Elle a besoin d’augmenter ses apports d’énergie d’environ 10 % par semaine. Evitez d’augmenter un surpoids : Si la chatte était en surpoids avant la gestation, il faudra évaluer avec le vétérinaire l’intérêt de restreindre la distribution de l’aliment riche en énergie. Oui, étant donné les risques tératogènes, c’est à dire susceptibles de provoquer des malformations, il n’est pas recommandé de vacciner pendant la gestation. La gestation est une étape importante où tout se joue, l’aliment et les soins doivent être adaptés à cette période très sensible de développement des fœtus.
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Tétine: pour ou contre?
Avant de la vivre, on peut se faire plein d’idées sur la maternité, ou au contraire n’en avoir aucune. Ce qui me freinait à l’époque, c’était l’impression que la tétine pouvait parfois (inconsciemment) servir à faire « taire » un enfant « trop bruyant ». J’avais été témoin de scènes où l’on mettait son bouchon sur le goulot d’un enfant et bim : silence. 😉 Je trouvais aussi la tétine « sale ». Chaque parent ayant eu recours à la tétine s’est déjà retrouvé confronté au fait qu’elle tombe par terre, parfois dans la rue, et catastrophe, pas de tétine de rechange, bébé qui pleure et demande sa tétine, pas de solution. Et enfin, j’avais peur du « sevrage » : comment faire comprendre à un enfant qui grandit à qui nous avons nous-mêmes donné une tétine, qu’il nous faut la reprendre, et ce pour le son bien … ? Enceinte de Loulou, j’avais reçu une tétine avec un lot de biberons. Lorsque Loulou est né, je me suis rendue compte qu’il avait un grand besoin de succion auquel je répondais en le mettant régulièrement au sein ou en plaçant mon petit doigt dans sa bouche, ce qui l’apaisait bien. Je pensais (naïvement ?) que Loulou finirait par prendre son pouce et par se réconforter par lui-même, ce que allait dans le sens de l’autonomie que je souhaitais l’encourager à développer. Mon petit doigt était régulièrement plus sale encore que ne l’aurait été une tétine. Il me fallait donc laver mes mains à chaque fois qu’il semblait le demander, ce qui me prenait un peu de temps et m’empêchait d’être ultra-réactive pour apaiser mon bébé. Je craignais enfin que le recours à la tétine ne perturbe l’allaitement. Avec Damien, nous nous sommes donc renseignés sur les avantages et inconvénients de la tétine. Du point de vue de la dentition, pouce et tétine ne semblaient pas faire de grande différence : ce qui semblait être déterminant était dans les deux cas le fait que l’enfant se sépare « rapidement » de son habitude de l’un ou de l’autre afin que sa mâchoire et ses dents ne prennent pas une mauvaise position. Le sevrage, quant à lui, semblait plus simple avec la tétine dans la mesure où elle n’était pas partie intégrante de son corps. Et nous avons, dans un premier temps, été charmés de constater qu’elle avait un effet positif sur notre enfant. Lorsque celui-ci avait un besoin de succion et que je ne pouvais, pour une raison ou une autre, sortir le sein, il s’apaisait parfaitement avec des papouilles et une tétine. Lorsque je le reposais endormi dans son lit après une tétée et qu’il ouvrait à moitié un oeil, des petites caresses et sa tétine et il se rendormait aussitôt. Mais rapidement, nous avons été confrontés à un problème de taille. Si la tétine était notre alliée en journée, elle devenait un vrai cauchemar pour nous la nuit car Loulou perdait sa tétine une fois en dormant et ne parvenait ni à se rendormir sans ni à la remettre en place seul. Nous avons donc passé près de 6 mois (entre le moment où il a dormi dans sa chambre jusqu’au jour où il a réussi à retrouver sa tétine dans son lit) à nous lever 18, 20, parfois 25 fois* par nuit (*ces chiffres ne sont sincèrement pas exagérés 🙁 ) pour la lui redonner. Lorsque j’ai été enceinte de mon 2ème enfant, nous nous sommes donc dit que nous essayerons de faire sans tétine. Et un jour, au hasard d’une conversation, j’ai découvert qu’il ne fallait pas nécessairement faire de choix entre la tétine ou le pouce, que certains bébés avaient fait sans l’un sans pour autant réclamer ou chercher l’autre et que ces mêmes bébés n’avaient simplement jamais manifesté de besoin de succion particulier (en dehors des tétées ou repas). Bah voilà, nous la tenions notre solution : bébé 2 serait donc un bébé qui « roulerait » tout seul lui aussi, sans pouce ni tétine, et avec une maman à disposition pour le rassurer au sein autant que nécessaire. Problème réglé ! Chaton a été dès le départ un bébé très en demande de contacts, avec un vrai besoin de réassurance. Je n’ai quasiment pas pu le poser pendant ses 8 premiers mois. Il était au sein jour et (surtout) nuit et je n’ai jamais pu déterminer combien de tétées il prenait par jour car ses tétées étaient interminables et, contrairement à ce que j’avais connu avec son grand frère, il m’était tout bonnement impossible d’envisager de le détacher du sein une fois endormi pour l’installer quelque part puisque le fait d’enlever le sein de sa bouche et de le détacher de moi suffisait à le faire pleurer à chaudes larmes, pleurs uniquement apaisés par le retour du sein … J’ai somnolé assise dans mon lit avec Chaton dans mes bras pendant 8 mois, ne dormant que par tranches de 15 minutes et passant en mode survie à force d’accumuler de la fatigue. De nombreuses fois, Damien m’a demandé, exténué lui aussi, si j’étais sûre de ne pas vouloir lui proposer une tétine. Elle aurait pu nous épargner un peu, l’apaiser aussi. Que si la tétine nous aiderait certainement à l’instant t, elle nous reviendrait certainement comme un boomerang dans quelques mois (puis par la suite au moment de son sevrage). Que je n’avais pas tenu 2 mois … puis 3 et demi … puis 6, pour craquer maintenant. Que s’il ne parvenait pas à s’apaiser à mon contact, cela serait encore plus compliqué pour lui d’y arriver seul, quand bien même il aurait un charmant morceau de plastique dans la bouche. Nous avons donc tenu bon. En grandissant, Loulou est, bien sûr, devenu autonome pour récupérer sa tétine perdue la nuit. Sa tétine est devenue son doudou. Il n’a jamais eu besoin d’une peluche en particulier pour s’endormir : elles ont toujours été interchangeables à ses yeux. En revanche, sa tétine a très longtemps été sacrée. S’il ne l’a jamais prise (après ses 3 premiers mois) en dehors de son lit, il lui était en revanche impossible d’envisager dormir sans. Évidemment, nous avons tenté, à plusieurs reprises, de le convaincre d’essayer de dormir sans. Ce fut un échec à chaque fois. Alors un jour, alors qu’il avait plus de 3 ans et demi, j’ai décidé un jour de lui annoncer la fin très proche de la tétine, avec deadline et tout et tout. Maintenant qu’il était grand, qu’il allait à l’école depuis un moment, et qu’il ne portait plus du tout de couche, il n’avait plus besoin de dormir avec une tétine. Le jour où nous partirions au ski, nous enlèverions la tétine. Je lui ai dit savoir qu’il était capable de dormir sans sa tétine car c’était un grand garçon qui faisait plein de choses comme les grands. Je lui répété régulièrement que j’étais confiante sur le fait qu’il y arriverait et que je serai là, et son papa aussi, pour l’accompagner. Et bizarrement, ça a marché. Au moment de partir en vacances, nous avons dit au revoir à sa tétine (lui, plus à contrecoeur que moi). Le premier soir a été difficile. Il l’a beaucoup réclamée au moment du coucher, a pleuré, nous a dit qu’il n’y arriverait pas. De notre côté, nous lui avons promis que nous resterions avec lui aussi longtemps qu’il en aurait besoin et que nous l’aiderions à s’endormir tout seul. Et quelle fierté le lendemain matin lorsqu’il a réalisé qu’il y était parvenu ! Le soir suivant a été beaucoup moins difficile et ensuite c’était réglé. J’avais, sur le coup, craint le retour des vacances, mais il n’a plus réclamé sa tétine. Je ne suis pas très fière de la méthode que j’ai employée pour qu’il supprime sa tétine : habituellement, je le laisse avancer à son rythme, je lui demande son avis. Mais je connais aussi mon Loulou et je pense qu’il était prêt depuis un moment mais qu’il n’avait tout simplement pas encore envie de franchir le cap. Et je pense qu’il n’en aurait pas eu envie avant très très longtemps si je n’avais pas insisté. Quant à Chaton, il a toujours mis plus de temps à s’endormir, et nous a toujours sollicités pour l’accompagner dans le sommeil. En plus du rituel classique (histoire, câlins et chanson) que nous avons mis en place, il a toujours eu besoin que nous restions avec lui, que nous le papouillons jusqu’à ce qu’il dorme. Nous n’avons en revanche, pour l’instant, pas noté de problème d’élocution n’avons pas de crainte particulière concernant sa dentition. Pour notre 3ème enfant, a priori, nous essaierons encore de faire sans. Malgré les difficultés rencontrées sans elle, je trouve dommage de créer une addiction chez nos enfants pour ensuite tout faire pour la supprimer. Mais nous ne nous fixons aucune règle préétablie.
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