Les troubles visuels chez les jeunes enfants sont un problème de santé publique majeur. En France, plus de 10 % des enfants de moins de 5 ans pourraient présenter des anomalies de la vision, souvent discrètes. Le dépistage précoce est donc essentiel, et l'école maternelle joue un rôle clé dans ce processus.
Importance du Dépistage Précoce
Les déficits visuels chez le jeune enfant sont fréquents et souvent d’apparition discrète. En France, plus de 10% de la population d’enfants de moins de 5 ans pourraient présenter une ou plusieurs anomalies de la vision. Le dépistage visuel constitue donc un véritable problème de santé publique.
Acteurs du Dépistage Visuel
Plusieurs professionnels de santé interviennent dans le dépistage des troubles visuels chez l'enfant.
- L'orthoptiste contrôle l’acuité visuelle et l’équilibre oculomoteur.
- Le médecin (pédiatre ou généraliste) pratique régulièrement des examens cliniques du bébé, notamment lors des examens de santé obligatoires à 8 jours, 9 mois et 24 mois. Si une anomalie est détectée à la naissance, un examen ophtalmologique est indispensable à 1 mois.
- L'école est un lieu clé pour le dépistage de masse.
- L’opticien-optométriste est habilité à pratiquer un examen de la vue dans le cadre d’un renouvellement d’ordonnance selon certaines conditions fixées par le Code de la santé publique. Cette disposition apporte une reconnaissance sur le degré de compétences des optométristes.
Développement de la Vision chez l'Enfant
Le tout-petit ne naît pas avec une vision de 10/10ème, la vision est réduite les premiers mois, voire les premières années de vie. Le développement visuel suit un processus progressif :
- 1er mois : réflexe de fixation sur un objet et le bébé tourne les yeux vers la lumière.
- 2ème mois : mouvement de poursuite horizontale, lente et continue.
- 3ème mois : fixation possible d’un stimulus fixe.
- 4ème mois : l’accommodation est normale.
- 5ème mois : l’enfant regarde et attrape les objets, c’est le début de la coordination œil-main.
- 6ème mois : AV est d’environ 2/10.
- 1 an : l’AV est maintenant de 4/10 et l’enfant perçoit toutes les nuances de couleurs vives et pastelles.
Vision Binoculaire
C'est la capacité de voir simple et en relief les images transmises au cerveau par les deux yeux. Elle s’élabore à partir de 4 mois à partir des réflexes de convergence et de fusion. À 6 mois la notion de profondeur est acquise. Une bonne vision binoculaire n’est possible que si les deux rétines transmettent au cerveau - via les nerfs optiques - des images nettes. De plus, un bon équilibre oculomoteur est indispensable pour que les images transmises puissent se superposer et être fusionnées. Il y a 6 muscles par œil, 2 droits pour les mouvements haut-bas, droit supérieur et droit inférieur, 2 droits pour les mouvements gauche-droite, droit latéral externe et droit latéral médian, et 2 obliques pour les mouvements en diagonale, oblique supérieur et oblique inférieur. Chez l’enfant strabique, en vision centrale, les images des deux yeux ne peuvent se fusionner, le cerveau « neutralise » l’image de l’œil dévié pour éviter la diplopie (vision double). A la course au relais, il « loupe » le bâton relais qu’il a du mal à localiser. À l’apprentissage de l’écriture, il a parfois du mal à écrire sur les lignes ou à faire ses lettres entre les 2 lignes. A l’âge adulte, cette absence de vision binoculaire peut avoir une incidence sur l’orientation professionnelle.
Lire aussi: L'importance des tests auditifs
Troubles Visuels Courants chez l'Enfant
Plusieurs types de troubles visuels peuvent affecter les enfants :
- Les troubles de la réfraction : Ces troubles ne sont pas des maladies mais des défauts de mise au point ou de rayon de courbure. Ils sont très fréquents et se rencontrent chez environ 18% des enfants. L’étude de la réfraction chez l’enfant se fait par un examen objectif possible dès le plus jeune âge.
- Myopie : La myopie est l’état optique d’un œil trop long ou qui le devient avec la croissance du globe. L’image se fait en avant de la rétine. La myopie est rare chez le jeune enfant sauf en cas de très fortes myopies congénitales. Elle apparaît le plus souvent après 7 ans, augmentant au fil des années avec la croissance du globe oculaire et nécessitant des changements de verres pour que l’acuité visuelle avec correction soit toujours bonne. Sans correction, l’acuité visuelle de loin est médiocre, même dans le cas d’une petite myopie. Si la myopie est unilatérale, elle peut être la cause d’un mauvais développement de la vision de l’œil atteint s’il reste sans correction (amblyopie). La myopie unilatérale, en général, n’entraîne pas de strabisme. L’œil myope reste myope toute la vie. Il n’existe pas de traitement médical de la myopie.
- Hypermétropie : L’hypermétropie est l’état optique, généralement, d’un œil trop court. L’image de l’objet fixé se projette en arrière de la rétine et l’objet est vu flou. Sur des petites hypermétropies, l’accommodation peut entraîner des symptômes de type fatigue visuelle et/ou céphalées. L’hypermétropie diminue normalement avec la croissance du globe. La réfraction se normalise entre 9 et 12 ans. Ceci, bien sûr, pour les hypermétropies physiologiques ou modérées de la petite enfance.
- Astigmatisme : L’astigmatisme est le plus souvent cornéen et régulier. La courbure de la face antérieure de la cornée n’est pas la même dans tous les méridiens. Un méridien est plus plat et un autre, perpendiculaire, est plus cambré. S’il est unilatéral et reste non corrigé, l’astigmatisme entraîne souvent une amblyopie mais pas de strabisme. L’amélioration de l’acuité visuelle se fera progressivement avec le port constant des verres correcteurs, même si l’enfant a « l’impression » de ne pas mieux voir avec ses lunettes.
- Le strabisme : Le strabisme est une déviation objective des axes visuels ou perte du parallélisme des yeux, avec perturbation de la vision binoculaire. Environ 3 à 4 % des enfants sont atteints de strabisme, soit en moyenne, en France, 30 000 enfants par tranche d’âge. Il existe :
- le strabisme convergent, aussi appelé esotropie.
- le strabisme divergent, ou exotropie.Le strabisme est un trouble important de la vision binoculaire et peut être également le signe d’une maladie grave. Le strabisme entraîne en effet, dans 2/3 des cas, la perte de la fonction visuelle d’un œil ou amblyopie. Cette amblyopie est accessible à un traitement précoce dans les premières années. Le strabisme peut être traité de différentes façons, par occlusion du « bon œil », par pénalisation optique, par des prismes. Il faut noter que la chirurgie est sans action sur l’amblyopie.
- L'amblyopie : Le terme amblyopie, du grec « vue faible », signifie une acuité visuelle basse, quelle qu’en soit l’origine et non améliorée d’emblée par une correction optique. L’amblyopie touche le plus souvent un seul œil, l’autre œil étant indemne. Les causes peuvent être :
- La plus fréquente, est secondaire à un strabisme de la petite enfance où l’œil dévié devient « paresseux « .
- Est secondaire à un trouble de réfraction, soit sur un seul œil, l’autre œil étant normal, soit sur les deux yeux avec un trouble nettement plus important sur un œil que sur l’autre. Dans ce cas, seule la correction optique portée le plus tôt possible (vers 1 an ou même plus tôt) peut empêcher l’amblyopie de s’installer, d’où l’intérêt d’un examen de la réfraction systématique chez tout enfant, même non strabique. En effet, l’image vue par l’œil atteint est floue et ne stimule pas correctement les cellules corticales correspondant à cet œil.
- occlusion du bon œil pour un traitement d’amblyopie : c’est l’amblyopie à bascule dont il faut toujours se méfier, mais toujours réversible.L’amblyopie fonctionnelle peut être bilatérale, généralement d’origine réfractive causée par un trouble important de la réfraction aux deux yeux (myopie, hypermétropie ou astigmatisme fort).L’amblyopie organique est en rapport avec une lésion du globe oculaire (atteinte de la cornée, du cristallin (cataracte), de la rétine (maladies héréditaires, glaucome congénital) ou des voies optiques (nerf optique, etc.). Elle n’est pas accessible à une rééducation mais est parfois améliorable par une chirurgie précoce (glaucome, cataracte…). • L’amblyopie organique unilatérale ne gêne pas l’enfant qui voit normalement avec son bon œil.
- Le nystagmus : Le nystagmus est un tremblement des yeux, inaptes à maintenir une fixation stable d’un objet et caractérisé par une succession de mouvements oculaires involontaires et rythmés. Le nystagmus n’est pas une maladie mais le symptôme d’un trouble du système oculomoteur. Il s’agit d’un trouble du développement de la fixation dans les premières semaines de la vie. Du fait de la présence de lésions sévères de l’appareil visuel, il s’accompagne presque toujours d’une mauvaise vision. L’absence de lésions patentes et la négativité du bilan neurologique font que la cause du nystagmus reste inexpliquée. C’est un examen long et difficile. Le problème est différent selon l’âge de l’enfant lors de la première consultation. Les causes du nystagmus peuvent être héréditaires, neurologiques ou oculaires.
- L’acuité visuelle dépend de l’importance du nystagmus mais sa seule présence entraîne inévitablement une mauvaise acuité visuelle de loin, la vision étant meilleure de près et souvent aussi les deux yeux ouverts. Cependant, la vision du meilleur œil ne dépasse pas, le plus souvent, 4 à 6/10.
- Un strabisme peut être associé (divergent : 30%, convergent : 70%). Il existe, dans la majorité de ces cas, une amblyopie parfois profonde de l’œil dominé, nécessitant un traitement médical urgent et souvent difficile.
- L’examen va permettre d’observer un éventuel torticolis, dit « position de compensation » dans laquelle l’acuité visuelle est meilleure que dans le regard de face par diminution de l’amplitude du mouvement nystagmique (gain parfois de 2 à 3/10 ce qui n’est pas négligeable dans les basses acuités). Le torticolis est souvent horizontal, tête tournée à droite pour regard des yeux vers la gauche ou tête tournée à gauche pour regard des yeux vers la droite. Mais il existe aussi des positions de blocage tête renversée en arrière et/ou en inclinaison ou tête penchée en avant et regard en haut, positions très inconfortables pouvant entraîner des troubles de la statique vertébrale.
- Les troubles de la réfraction, myopie, astigmatisme, hypermétropie, sont fréquents et il faut les rechercher systématiquement, en particulier l’astigmatisme (environ 70%) et il faut toujours les corriger le plus soigneusement possible.
- L’effort physique (course, jeux de ballon, gymnastique, montée d’un escalier…) augmente la rapidité et l’amplitude du nystagmus de telle sorte qu’après la récréation ou le cours d’éducation physique les enfants nystagmiques accusent une baisse d’acuité visuelle qui peut durer jusqu’à ½ heure. En raison de la mauvaise acuité visuelle de loin, le permis de conduire sera très rarement possible (il faut 6/10 du meilleur œil en monoculaire). Il n’y a pas à proprement parler de traitement médical du nystagmus. L’enfant nystagmique a une mauvaise accommodation ce qui provoque en classe une difficulté et une certaine lenteur pour passer de la vision de loin à la vision de près. Dans certains cas, il peut exister une position de la tête et des yeux en torticolis entraînant un « blocage » du nystagmus et donc une meilleure acuité visuelle.
Déroulement du Dépistage en Maternelle
À la naissance, le pédiatre ou le médecin référent va procéder à un examen morphologique des globes à la recherche d’une pathologie au niveau des cornées (taies), pupilles (reflet blanc), paupières (ptôsis), conjonctives (rougeurs), voies lacrymales (larmoiement). À partir de 9 mois peuvent être dépistés, outre des anomalies du globe, les défauts de réfraction, le strabisme et l’amblyopie. Entre 30 mois et 5 ans, un 2ème dépistage par un orthoptiste est recommandé (toujours en accès direct).
CADET : Un acteur de la prévention
Le CADET a pour but de promouvoir tout moyen d’assurer la prévention et la prise en charge précoce des troubles visuels de l’enfant. Pour les enfants de 3-4 ans, le dépistage visuel fait partie des bilans de santé en école maternelle. Ces dépistages sensoriels sont une mission obligatoire des Conseils départementaux (loi du 5 mars 2007). Après 5 ans, c’est la médecine scolaire qui prend le relais.
- Si vous êtes un collectif d’orthoptistes, intéressés et disponibles pour effectuer des dépistages visuels dans votre Département, le Cadet peut vous accompagner pour présenter un projet de partenariat à votre Conseil Départemental.
- Si vous êtes un orthoptiste seul, nous vous invitons à vous rapprocher de votre mairie. En tant qu’organisme de formation professionnelle continue certifié QUALIOPI dédié aux orthoptistes, le CADET propose une diversité de thèmes couvrant les aspects essentiels de l’expertise orthoptique.
Optométrie fonctionnelle
Qu’est-ce que l’optométrie fonctionnelle ? L’examen optométrique complète celui du médecin ophtalmologiste qui se concentre sur les pathologies de l’œil. L’examen optométrique évalue l’acuité visuelle des patients ainsi que la santé globale des yeux. Il consiste en un bilan complet de la vue réalisé par une opticien-optométriste. Ce dernier a poursuivi des études de spécialité après son BTS d’opticien-lunetier. L’optométriste observe et mesure les structures et les fonctions des parties formant le système visuel. Cet examen oculovisuel lui permet d’estimer la santé visuelle et oculaire d’un individu. Ainsi, il peut dépister des maladies et des troubles de l’œil comme le glaucome, les cataractes ou la dégénérescence maculaire. Dans ces cas-là, il indiquera au patient qu’il doit prendre rendez-vous avec son médecin ophtalmologue qui confirmera le diagnostic et proposera éventuellement une chirurgie oculaire.
L’opticien optométriste procède par étapes pour effectuer le contrôle oculaire et visuel. Tout d’abord, il interroge le patient pour connaître ses antécédents médicaux. A-t-il déjà rencontré des troubles visuels, subi une opération ? Est-il appareillé de lunettes correctrices, de lentilles de contact ? Dispose-t-il d’une prescription pour un équipement visuel ? Souffre-t-il d’une maladie chronique ? Ensuite, le professionnel cherche à analyser les besoins visuels de la personne par rapport à ses habitudes de vie. À quel(s) moment(s) le patient ressent-il une gêne ? Après cet entretien qui pose le cadre de l’examen, l’opticien-optométriste effectue un contrôle de l’acuité visuelle. Il évalue ainsi la capacité à reconnaître un objet, lettres de l’alphabet ou symboles, de taille décroissante et placé à une certaine distance. Le test de la vision de près consiste à lire un texte placé à environ 33 cm. Ce texte comporte des caractères d’imprimerie de tailles différentes. L’échelle utilisée pour la vision de près est l’échelle de lecture de Parinaud. Le résultat est exprimé par un P, plus un chiffre allant de P28 à P1,5. Après, le praticien évalue l’état de la réfraction de l’œil, c’est-à-dire sa capacité de focalisation. En magasin, en centre optique ou au sein d’un cabinet d’ophtalmologie, le responsable réfraction propose une correction optique. L’objectif est d’améliorer au maximum l’acuité visuelle. Dans un premier temps, l’optométriste opère de façon objective par rapport aux résultats obtenus lors du test d’acuité. Pour cet examen, l’optométriste utilise d’abord le réfractomètre ou le rétinoscope, appareils automatisés employés pour la mesure de la réfraction de l’œil. Ultérieurement, le professionnel de la vision effectue un dépistage neurologique. Il consiste à contrôler la réaction des pupilles à la lumière ainsi que l’habilité des yeux à poursuivre une lumière dans plusieurs directions (coordination neuro-musculaire). Enfin, l’optométriste vérifie la convergence oculaire. Il s’agit de la capacité à fixer une cible de plus en plus proche sans que la vision se dédouble. Puis, l’opticien optométriste évalue à nouveau la vision binoculaire (deux yeux ensemble) avec la réfraction préalablement définie. À cette occasion, il contrôle le bon fonctionnement et la flexibilité de l’accommodation (vision de près). En effet, la compensation de près varie même chez un sujet jeune. L’optométriste a suivi une spécialisation en santé visuelle qui le rend apte à dépister certaines maladies de l’œil. S’il a le moindre doute sur une pathologie éventuelle, il renvoie le patient chez son ophtalmologiste, seul professionnel de santé habilité à prodiguer soins et chirurgie oculaires. Par ailleurs, le praticien mesure la pression intraoculaire, c’est-à-dire à l’intérieur de l’œil au niveau de la rétine et du nerf optique. Cet examen peut être réalisé en cas de doute sur la défaillance de l’appréciation des couleurs telle que le daltonisme. À l’issue de l’examen d’optométrie fonctionnelle, le spécialiste explique au patient la façon dont fonctionne sa vision et propose la meilleure solution optique adaptée à son cas : lunettes, lentilles de contact, aides visuelles.
Lire aussi: Tout savoir sur la grippe chez les bébés
Quand faire examiner la vue de son enfant ?
Un premier examen optométrique peut être pratiqué chez les bébés de 6 à 9 mois. En effet, la vue joue un rôle important dans le développement du petit enfant. Ensuite, on préconise au moins un contrôle oculovisuel avant l’entrée en maternelle, puis un par an pendant toute la scolarité. À partir de 19 ans et jusqu’à 64 ans, la fréquence d’examen de la vue passe à un contrôle tous les deux ans. Sauf pour les personnes atteintes de diabète ou porteuses de lentilles cornéennes (pour vérifier l’état des surfaces de l’œil). Après 65 ans, il est bon de réaliser un dépistage par an pour vérifier la santé des yeux, diagnostiquer une cataracte, un glaucome ou une DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge).
Pendant sa scolarité, la vision de votre enfant est constamment sollicitée alors même qu’elle se construit. Avec la multiplication des activités sur écrans, la vision de près des enfants est également mobilisée. Alors quand faut-il faire examiner la vue de son enfant ? Vers quel professionnel se tourner ? L’acuité visuelle se développe au cours des 25 premières années de la vie. Pendant cette période, des défauts de vision peuvent apparaître, parfois très rapidement. Plus tôt ils sont pris en charge, plus tôt ils peuvent être corrigés. C’est le cas par exemple du strabisme. C’est d’autant plus vrai lorsque l’enfant entre en scolarité. Sa vue est constamment sollicitée par les activités scolaires. Pour autant, les troubles visuels de l’enfant ne se détectent pas si facilement. À partir de l’âge de trois ans, les premiers tests peuvent être réalisés. Ils permettront de dépister certains troubles comme l’amblyopie, c’est-à-dire le non développement d’un œil ou bien le strabisme. Deux troubles qui nécessitent une prise en charge précoce. De nombreux professionnels de la santé visuelle peuvent vous accompagner dans le parcours de soin de votre enfant. Outre le rôle majeur du pédiatre, qui pratique un petit examen visuel lors des visites annuelles et préconise parfois des examens plus approfondis, l’ophtalmologiste dressera un bilan complet de la vue de votre enfant.
Comment détecter un défaut de vision chez l’enfant ?
L’enfant qui ne voit pas bien ne s’en rend pas compte ! Il ne sait pas si sa vue est floue ou déformée, car ce qu’il voit est la seule chose qu’il connaisse.
Prévention
Il est recommandé de consulter un ophtalmologiste une fois par an dès son entrée en maternelle. L’idéal est de consulter avant chaque rentrée scolaire pour adapter les corrections si nécessaire. Plus les troubles visuels sont détectés tôt, plus ils sont faciles à corriger et moins l’enfant rencontre de difficultés dans sa scolarité.
Correction des Troubles Visuels
Comment corriger les troubles ? Le port des lunettes est, en général, assez bien toléré chez les tout-petits. Les parents ont un rôle important à jouer dans la surveillance du port des verres. Il faut, cependant, bien choisir la monture : elle doit être stable, bien adaptée au nez plat des tout-petits et bien remonter jusqu’à l’arcade sourcilière afin que l’enfant ne puisse pas regarder par-dessus ses lunettes.
Lire aussi: Guide d'achat : Choisir un test de grossesse en supermarché
Votre enfant a besoin de lunettes, comment l’aider à choisir ? Une fois l’examen de vue passé chez l’ophtalmologiste, votre enfant a besoin de lunettes ! Pas d’inquiétude, il existe des montures confortables, résistantes et des verres légers tout à fait adaptés à son visage. Le plaisir reste l’essentiel dans le choix des lunettes de votre enfant. Qu’il s’agisse de la forme ou de la couleur, laissez votre enfant choisir le modèle de monture qui lui plaît. Il est important qu’il se sente bien avec ses lunettes pour avoir envie de les porter le plus naturellement possible. Les Opticiens par Conviction proposent des lunettes adaptées au visage, à la vue et pour tous les goûts.
Formation des Optométristes
Tout d’abord, l’opticien optométriste a obtenu un BTS d’opticien-lunetier (bac +2) et il a poursuivi ses études pour se spécialiser en santé visuelle, avec un diplôme de niveau bac +3 puis bac +5. En fait, l’Association des Optométristes de France (AOF) considère comme optométristes les personnes ayant validé une formation de niveau bac +5 (master, titre RNCP de Niveau 1, diplôme de niveau 7 à l’European Qualifications Framework). L’ISO assure les formations de BTS, de licence et de bachelor au sein de ses 9 écoles réparties dans toute la France. La Licence Professionnelle d’optique repose sur un partenariat avec l’Université Paris-Saclay, à la pointe de la recherche en optique. Tout comme pour le BTS OL, la licence et les bachelors en optique peuvent s’effectuer selon diverses modalités : en formation initiale ou en alternance et même à distance pour le BTS OL (en présentiel ou distanciel). En master 1, ce sont 600h de cours incluant le dépistage en santé oculaire, la basse vision, l’optométrie, la contactologie mais aussi d’autres domaines scientifiques (neurosciences de la vision, aberrométrie, éclairagiste, colorimétrie). En M2, les 300 heures de formation abordent les sciences de la vision, l’optométrie pédiatrique, la biologie, l’optique physique, la vision binoculaire et toujours de l’optométrie et de la contactologie.
tags: #test #vue #ecole #maternelle #exemple
