La colique néphrétique est un motif très fréquent de consultation en urgence, résultant majoritairement de l'obstruction urétérale provoquée par la migration d'un calcul urinaire. La prise en charge de la colique néphrétique nécessite une approche structurée, allant du diagnostic initial à la prévention des récidives.

Diagnostic de la Colique Néphrétique

Diagnostic Clinique

Le diagnostic de la colique néphrétique repose initialement sur l'évaluation clinique du patient. Il est essentiel de recueillir des informations sur :

  • Les traitements en cours et les compléments alimentaires.
  • Les antécédents de colique néphrétique.
  • Les antécédents urologiques.
  • Les antécédents familiaux de lithiase.
  • La présence éventuelle d'épisodes infectieux urinaires récidivants.
  • Les signes fonctionnels urinaires, notamment si le calcul est intravésical.
  • La présence d'hématurie à la bandelette urinaire (BU).

Diagnostic Paraclinique

Imagerie

L'imagerie joue un rôle crucial dans le diagnostic de la colique néphrétique. Les examens suivants sont couramment utilisés :

  • Scanner abdomino-pelvien non injecté : C'est l'examen de première intention en cas de colique néphrétique, permettant de visualiser les calculs et d'évaluer l'état des voies urinaires.
  • ASP (Abdomen Sans Préparation) + Échographie : Cette combinaison est utilisée dans le cadre de l'urgence. Bien que moins performante que le scanner non injecté, elle reste utile. L'échographie seule est l'examen de référence chez la femme enceinte. L'ASP et/ou l'échographie sont des examens de choix pour le suivi évolutif des calculs.
  • Uroscanner : Il est obligatoire avant un geste urologique invasif. Il est également indiqué en cas de doute diagnostique ou de lithiase récidivante pour la recherche d'anomalies de l'arbre urinaire.

Biologie

L'évaluation biologique est essentielle pour identifier les facteurs métaboliques contribuant à la formation des calculs.

  • Première intention :
    • Analyse du calcul : Il est crucial de demander au patient de filtrer ses urines pour récupérer le calcul et de l'amener au laboratoire dès que possible. En l'absence de récupération du calcul, une cristallurie sur les 2èmes urines du matin doit être effectuée.
    • Examen sanguin et urinaire : Cet examen doit être réalisé au moins 1 mois après un épisode de colique néphrétique ou un geste urologique. Le patient ne doit pas modifier ses habitudes alimentaires lors de la réalisation de ce bilan. Le bilan comprend :
      • Bilan sanguin : créatinine, ionogramme, calcémie corrigée, phosphorémie, glycémie à jeun, uricémie, bicarbonates, magnésium.
      • Bilan sur urines des 24 heures : volume total, créatinine, urée, sodium, calcium. Les seuils favorisant la survenue de lithiases sont : volume total < 2 L/j, calcium > 0,1 mmol/kg/j ou > 3,8 mmol/L, sodium > 150 mmol/j, urée > 5,5 mmol/kg/j, acide urique (femme > 4,2 mmol/j, homme > 4,8 mmol/j).
      • Bilan sur urines du matin (à jeun) : pH (< 5.5 : en faveur d'une lithiase urique, > 6,5 : en faveur d'une lithiase phospho-calcique), ECBU, densité urinaire (> 1.012 favorise la lithiase), cristallurie (si calcul urinaire non disponible).
  • Deuxième intention (avis spécialisé) : Cet avis est recommandé dans les cas suivants : âge jeune (< 25 ans), forme récidivante, atteinte bilatérale ou calculs multiples, forme familiale, antécédent évocateur de lithiase secondaire, anomalies métaboliques associées, néphrocalcinose, rein unique, certaines compositions de calcul, anomalie des examens de 1ère intention. Le bilan comprend :
    • Le bilan de 1ère intention (si non déjà réalisé).
    • Bilan sanguin : urée, PTH, 25(OH) vitamine D, calcitriol.
    • Bilan sur urines des 24 heures : phosphore, oxalates, citrates, protéinurie, microalbuminurie.
    • Enquête diététique par diététicien spécialisé.

Bilan Étiologique

Le bilan étiologique vise à identifier les causes sous-jacentes de la formation des calculs. Les principaux éléments à rechercher sont :

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  • Hypercalciurie : Associée ou non à une hypercalcémie. En l'absence d'hypercalcémie, rechercher une forme normocalcique d'hyperparathyroïdie primaire, un syndrome de Cushing, une corticothérapie, une acidose métabolique, une hyperthyroïdie, un traitement par diurétique de l'anse, un excès d'apport en calcium ou en vitamine D, une granulomatose, ou une cause idiopathique.
  • Hyperoxalurie : Rechercher une pathologie digestive, un régime riche en oxalate, un régime pauvre en calcium, un régime riche en vitamine C, ou une oxalose.
  • Hyperuricémie : Évaluer les causes potentielles.
  • Hypocitraturie : Rechercher une acidose métabolique, une hypokaliémie, ou une cause idiopathique.
  • Type de calcul : Identifier si le calcul est médicamenteux, de cystine, d'oxalate de calcium de type 1c, de brushite, de struvite, ou de carbapatite type IVa2.

Prise en Charge de la Colique Néphrétique

Prise en Charge Spécialisée

La prise en charge au long cours doit être médico-chirurgicale.

  • Lithiase calcique (oxalocalcique ou oxalophosphocalcique) ou idiopathique :
    • S'hydrater suffisamment pour avoir une diurèse > 2000 mL/j : boire 2,5-3 litres d'eau/j en répartissant les boissons tout au long de la journée.
    • Alimentation équilibrée : calcium : 1-1,2 g/j, sel <= 6 g/j, protéines : 0,8-1 g/kg/j, régime riche en fruits (dont agrumes), limiter la prise excessive d'aliments riches en oxalates (chocolat, fruits secs, épinards, oseille, rhubarbe, thé).
    • Traitement étiologique en cas d’hypercalcémie (notamment en cas d’hyperparathyroïdie).
    • Persistance d’une calciurie malgré les RHD : diurétiques thiazidiques ± citrate de potassium.
  • Calculs uriques :
    • RHD : alcalinisation des urines : eau de Vichy ou citrate de potassium.
    • Les autres principaux diagnostics différentiels sont la pyélonéphrite, la torsion de testicule, la torsion de kyste de l’ovaire, la grossesse extra-utérine et les autres urgences abdominales, la pneumopathie et l’embolie pulmonaire. En cas de doute diagnostique, la réalisation d’une imagerie est indispensable. La disparition des crises peut être due à l’évolution naturelle de la colique néphrétique, mais aussi à l’expulsion du calcul (90% des calculs de moins de 5mm). La sédation de la douleur peut aussi être due à une rupture de la voie excrétrice. Dans ce cas, les signes péritonéaux peuvent s’accentuer et la fièvre apparaître. La douleur est liée à la mise en tension des voies urinaires par un obstacle. L’obstacle peut être intrinsèque (98% des cas) ou extrinsèque, dans 2% des cas (ex. Prélèvement de Iono, urée, créatinine, discuter NFS, selon contexte.
    • L’orientation se fait en urologie en cas d’indication à une pose de sonde double J.
    • Expliquer au patient la possibilité de récidive de sa douleur. Bi-profénid 100 mg ® : trois fois par jour en l’absence d’ulcère, 5 à 7 jours. +/-Paracétamol. En cas de contre-indication aux AINS, Ixprim® : 1 gélule trois fois par jour ou Topalgic 100 mg LP ® : 1 cp matin et soir.
    • La prescription d’un alpha bloquant, par ex. tamsulosine 0 ,4mg permet de réduire le temps avant l’expulsion du calcul, les antalgiques consommés, les nombres d’épisodes douloureux et le nombre d’hospitalisations. Ordonnance Echographie rénale et voies urinaires ou scanner abdomino pelvien sans injection (si non fait au SAU), à réaliser dans les 12 à 48 heures. Actualisation 2008 de la 8e Conférence de consensus de la Société francophone d’urgences médicales de 1999. Prise en charge des coliques néphrétiques de l’adulte dans les services d’accueil et d’urgences. 2009 Pearle MS et al. Medical management of kidney stones : AUA Guideline. 2014. Available at : www.auanet.org/education/guidelines/ management-kidney-stones.cfm. Alpha-blockers as medical expulsive therapy for ureteral stones. Cochrane Database Syst Rev. 2014 Apr 2 ;4:CD008509.. Campschroer T1, Zhu Y, Duijvesz D, Grobbee DE, Lock MT Ultrasonography versus computed tomography for suspected nephrolithiasis. Smith-Bindman R et Al. N Engl J Med. Buvez au moins deux litres d'eau par jour pour éviter la concentration des urines et éliminer les cristaux avant qu'ils ne deviennent volumineux. Lorsqu’il fait chaud, ou lors d’activité sportive, il est nécessaire de boire davantage, au moins trois litres dans la journée. Idéalement, les urines devraient rester pâles en toute circonstance. Évitez les eaux minérales trop riches en sels minéraux (en particulier en calcium comme Contrex, Hépar ou Vittel). Réduisez votre consommation de protéines. Si vous avez tendance à souffrir de calculs oxalocalciques, n'abusez pas des protéines (viandes et produits laitiers). Réduisez votre consommation de sel. Attention à certains aliments. Au-delà de ces mesures diététiques, le médecin organise un suivi médical pour évaluer la croissance ou la formation de nouveaux calculs. Certains diurétiques (notamment l’hydrochlorothiazide et l’indapamide) ont une efficacité démontrée dans la prévention des calculs oxalocalciques récidivants. L’allopurinol (ZYLORIC et ses génériques) est un traitement de fond des lithiases urinaires chez les personnes qui ont tendance à avoir trop d’acide urique dans le sang. Il expose à des éruptions cutanées, parfois graves. Le fébuxostat (ADENURIC et ses génériques) qui diminue les taux d’acide urique dans le sang peut également être utilisé dans certains cas. Les effets indésirables les plus fréquents sont digestifs (nausées, vomissements, diarrhées), cutanés, des maux de tête. Des réactions cutanées toxiques, rares mais potentiellement graves, ont également été rapportées. En cas d’apparition d’une éruption cutanée progressive, accompagnée de bulles ou de lésions des muqueuses, et une irritation oculaire ou d’un gonflement du visage, il faut arrêter le traitement et consulter un médecin en urgence (voir Actualités, 07/2012). Une récente étude montre que le traitement par fébuxostat expose à un risque accru de mortalité chez les patients ayant des antécédents de maladies cardiovasculaires majeures (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ou angor instable). Le citrate de potassium (FONCITRIL) est un alcalinisant urinaire utilisé pour diminuer l’acidité des urines dans le cas de calculs d’urate ou oxalocalciques. Le trométamol (ALPHACOR) est un autre alcalinisant urinaire utilisé pour prévenir les lithiases uriques. Les personnes qui souffrent de calculs composés de cystine peuvent bénéficier d'un traitement spécifique, la D-pénicillamine (TROLOVOL) ; il s’agit d’un médicament qui, en se fixant à la cystine, permet de faire baisser sa concentration dans les urines.

Conduite à tenir et suivi

La colique néphrétique nécessite le plus souvent une consultation en urgence. Elle est due, dans une très grande majorité des cas, à une obstruction urétérale provoquée par la migration d’un calcul urinaire. La confirmation du diagnostic et la recherche de complications permettent d’adapter la stratégie de traitement et de surveillance. La colique néphrétique est un motif très fréquent de consultation ou de recours en urgence. Le syndrome clinique de colique néphrétique associe une douleur latéralisée sous-costale ou du flanc ou des lombes, très intense et d’installation très brutale, maximale d’emblée, avec une fréquente irradiation homolatérale vers les organes génitaux externes (vulve, gland, scrotum) et souvent très angoissante pour le premier épisode. L’examen physique est peu spécifique (hormis une majoration de la douleur à la percussion lombaire) et sans grande valeur de localisation d’un calcul. Autant que possible, l’imagerie doit être la plus précoce possible. La sensibilité de l’échographie ou de l’abdomen sans préparation (ASP) isolément pour le diagnostic de calcul (respectivement de 80 et 90 %) ne les font recommander qu’en association. Pour l’imagerie initiale, cette association a été supplantée par le scanner abdominal compte tenu de sa rapidité de réalisation, pour un surcoût marginal, et de sa grande efficacité pour le diagnostic positif et différentiel. Compte tenu du cumul d’irradiation, même de plus en plus faible grâce aux protocoles basses doses et sans injection (donc une seule hélice d’acquisition), l’examen ne peut être proposé à titre systématique itérativement pour le suivi ultérieur. Le drainage urinaire, en première intention par endoprothèse posée par voie rétrograde (sonde JJ) ou en deuxième intention par une néphrostomie percutanée (en l’absence de contre-indication liée à l’hémostase), est requis pour les complications vitales, préalablement à un traitement du calcul. Le traitement médical de la douleur de colique néphrétique repose essentiellement sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) dont le bénéfice contre placebo est établi par plusieurs essais, dont celui d’Holmlund dès 1978. Les AINS diminuent globalement la fréquence des ondes de contraction du péristaltisme urétéral par antagonisme des prostaglandines. Compte tenu de leur bon profil de tolérance, les profènes sont devenus la classe de choix. Les AINS, en matière de sédation et de recours à une seconde ligne de traitement, ont une efficacité supérieure au paracétamol et même aux opioïdes, dont la morphine, avec, de plus, une meilleure tolérance. Les voies parentérale (intraveineuse, intramusculaire), sublinguale ou encore rectale permettent une plus grande rapidité d’action que la voie entérale. Outre les contre-indications habituelles (grossesse, maladie de Crohn et colites hémorragiques, ulcère digestif en cours ou infections cutanées), l’état de la fonction rénale est à prendre en compte dans le contexte de l’obstruction urinaire. Il existe des récepteurs alpha-adrénergiques sur l’uretère et les agonistes adrénergiques augmentent l’amplitude des contractions péristaltiques urétérales. Aussi, les médicaments alphabloquants tels qu’utilisés contre les symptômes de l’hypertrophie prostatique, notamment le tamsulosine et le silodosine, ont fait l’objet d’essais contrôlés, sur deux critères essentiellement : réduction des épisodes douloureux après sédation initiale et augmentation de la probabilité d’expulsion spontanée (par relaxation de l’uretère distal), notamment pour les calculs de 5 à 10 mm de grand axe. En l’absence de troubles de la coagulation et de grossesse, la lithotritie extracorporelle (LEC) par ondes de choc en urgence différée est une option pour les calculs urétéraux mesurant jusqu’à 1 cm de grand axe (et de moins de 1 200 UH de densité tomodensitométrique). soit dans une stratégie d’expulsion spontanée tenant compte de la probabilité d’expulsion qui est fonction de la localisation (moyenne pour les calculs lombaires, élevée pour les calculs plus distaux) et de la taille (élevée pour les calculs mesurant moins de 5 mm, moyenne pour les calculs entre 5 et 10 mm de grand axe et quasiment nulle au-delà de 10 mm). soit dans une programmation de traitement interventionnel par un chirurgien urologue. Même en cas de forte probabilité d’expulsion spontanée, il est nécessaire d’assurer un suivi après colique néphrétique par imagerie, ASP et échographie en première intention et, au besoin, scanner abdomino-pelvien basses doses. La constatation d’un rein détruit à distance d’une colique néphrétique non suivie est une observation encore non exceptionnelle. sur le typage par spectrométrie infrarouge du calcul récupéré. La colique néphrétique est un motif très fréquent de consultation en urgence. La recherche de complications et du diagnostic de calcul permet d’adapter la stratégie : traitement médical isolé puis surveillance, drainage urgent ou traitement interventionnel urgent ou différé. 1. Comité Lithiase, Association française d’urologie, Société française de médecine d’urgence, Société francophone de néphrologie, dialyse, transplantation, Société de physiologie, Société française de radiologie-Société d’imagerie génito-urinaire, la Société française de médecine générale, Association française des urologues en formation. 2. Holmlund D, Sjödin JG. Treatment of ureteral colic with intravenous indomethacin. 3. Raynal G, Bellan J, Saint F, Tillou X, Petit J. 4. Pathan SA, Mitra B, Cameron PA. A systematic review and meta-analysis comparing the efficacy of nonsteroidal anti-inflammatory drugs, opioids, and paracetamol in the treatment of acute renal colic. 5. Gu HY, Luo J, Wu JY, Yao QS, Niu YM, Zhang C. Increasing nonsteroidal anti-inflammatory drugs and reducing opioids or paracetamol in the management of acute renal colic: based on three-stage study design of network meta-analysis of randomized controlled trials. 6. Jalili M, Shirani F, Entezari P, Hedayatshodeh M, Baigi V, Mirfazaelian H. Desmopressin/indomethacin combination efficacy and safety in renal colic pain management: A randomized placebo controlled trial. 7. Kumar S, Behera NC, Sarkar D, Prasad S, Mandal AK, Singh SK. A comparative assessment of the clinical efficacy of intranasal desmopressin spray and diclofenac in the treatment of renal colic. 8. Moustafa F, Liotier J, Mathevon T, Pic D, Perrier C, Schmidt J. Usefulness of nefopam in treating pain of severe uncomplicated renal colics in adults admitted to emergency units: A randomised double-blind controlled trial. The 'INCoNU' study. 9. Hollingsworth JM, Canales BK, Rogers MAM, Sukumar S, Yan P, Kuntz GM, et al. Alpha blockers for treatment of ureteric stones: Systematic review and meta-analysis. 10. Campschroer T, Zhu X, Vernooij RW, Lock MT. 11. 12. La colique néphrétique est un motif fréquent de consultation en urgence. Elle est due dans une très grande majorité des cas à l’obstruction urétérale provoquée par la migration d’un calcul urinaire. L’uretère est un canal qui conduit l’urine depuis les reins jusqu’à la vessie. Lorsqu’il s’obstrue (le plus souvent à cause d’un calcul), sa mise en tension brutale entraîne une douleur vive: c’est la crise de colique néphrétique. - La douleur: elle est vive, le plus souvent située en regard d’un rein (droit ou gauche). Parfois, la douleur peut irradier dans le ventre ou les organes génitaux. - Les signes urinaires: les urines peuvent être teintées de sang. Une envie fréquente d’uriner ou une gêne pour uriner peuvent être présentes. Lorsque le calcul est petit (<4-5 mm), il s’évacue souvent par les voies naturelles. Lorsque le calcul est gros (> 5 mm) ou qu’il reste bloqué dans les voies urinaires, il devra être enlevé par chirurgie pour éviter d’endommager les reins. Les reins sont deux stations d’épuration qui transforment les déchets de l’organisme en urine. - Contre la douleur: le Paracétamol, la morphine.- Pour faciliter l’évacuation du calcul: les anti- inflammatoires (en l’absence de contre-indication). Il est proposé lorsque le calcul est trop gros (> 5 mm), ne s’évacue pas en quelques jours ou est responsabled’infection (fièvre), de douleurs intenses ou d’une insuffisance rénale. Il va de la lithotritie (des ondes de choc brisent le calcul en petits morceaux) à la chirurgie, selon les cas. Il a pour but de préciser la taille du calcul, son impact sur la fonction rénale et sa probabilité d’évacuation spontanée. Vous êtes enceinte ou porteur d’un rein unique. Rédaction: Dr Sustersic , mars 2012. Validation, relecture, adaptation, mise à jour: comité de relecture de la SSMG et Dr Sustersic, mars 2016. Sources: Urofrance 2005 / HAS 2009 / BJU Int fév.2012/ Cochrane Database Syst Rev. 2012 Feb/ www. ebm-practice.net consulté en fév 2016. Le risque d'accouchement prématuré et de rupture prématurée des membranes justifie l'appel en urgence du gynécologue obstétricien. La plupart des coliques néphrétiques pendant la grossesse surviennent aux 2e et 3e trimestres et sont dues à la migration de calculs préexistants. Une échographie est pratiquée en 1re intention.Grade B Le traitement repose sur les antispamodiques, tels que le phloroglucinol, la morphine qui peut être prescrite en dehors du travail. Les AINS (à partir du 6e mois de grossesse) et la lithotritie extracorporelle sont contre-indiqués. En cas de besoin, une sonde urétérale double J est montée dans l'uretère. La dextrorotation de l'utérus gravide au cours de la grossesse entraîne une compression, le plus souvent de l'uretère droit. Cette compression est responsable d'une hydronéphrose droite qui persistera jusqu'à l'accouchement et, parfois, de douleurs de colique néphrétique. Il existe un risque de détérioration aiguë de la fonction rénale. Les insuffisances rénales sévères contre-indiquent les AINS, ce qui justifie le recours d'emblée aux antalgiques : paracétamol et/ou morphine. En pratique, dans les insuffisances rénales non sévères (DGF > 30 ml/min/1,73 m2), il y a lieu de prendre en compte les éventuels facteurs de risque de toxicité rénale des AINS, notamment l'âge avancé, un mauvais état hémodynamique et/ou une déshydratation. En cas d'infection urinaire associée, ne pas prescrire d'antibiotiques néphrotoxiques. Selon certaines recommandations, la tamsulosine (hors AMM) à la dose de 0,4 mg par jour pendant 1 mois réduit le délai et augmente le taux d'expulsion des calculs distaux (position urétérale basse) de moins de 7 mmGrade A. Un calcul a-t-il été identifié ? Si oui, quelles sont sa taille et sa localisation ? Si le calcul n'a pas été éliminé, un geste urologique est-il nécessaire ? En l'absence de calcul décelé, le diagnostic est-il confirmé ? Le patient est-il à risque de récidives ? Les urines doivent être tamisées à l'aide d'un grand filtre à café. Tous les calculs expulsés doivent être conservés pour analyse. La température doit être prise tous les matins. La disparition de la douleur n'a pas valeur de guérison : les examens doivent avoir lieu comme prévu, ainsi qu'une nouvelle consultation. Une consultation en urgence est nécessaire en cas de : fièvre > 38 °C, frissons, vomissements, réapparition ou modification de la douleur, malaise, hématurie, anurie.

Recommandations générales

  • Hydratation : Buvez au moins deux litres d'eau par jour pour éviter la concentration des urines et éliminer les cristaux avant qu'ils ne deviennent volumineux. Lorsqu’il fait chaud, ou lors d’activité sportive, il est nécessaire de boire davantage, au moins trois litres dans la journée. Idéalement, les urines devraient rester pâles en toute circonstance. Évitez les eaux minérales trop riches en sels minéraux (en particulier en calcium comme Contrex, Hépar ou Vittel).
  • Alimentation : Réduisez votre consommation de protéines. Si vous avez tendance à souffrir de calculs oxalocalciques, n'abusez pas des protéines (viandes et produits laitiers). Réduisez votre consommation de sel. Attention à certains aliments.
  • Médicaments : Certains diurétiques (notamment l’hydrochlorothiazide et l’indapamide) ont une efficacité démontrée dans la prévention des calculs oxalocalciques récidivants. L’allopurinol (ZYLORIC et ses génériques) est un traitement de fond des lithiases urinaires chez les personnes qui ont tendance à avoir trop d’acide urique dans le sang. Il expose à des éruptions cutanées, parfois graves. Le fébuxostat (ADENURIC et ses génériques) qui diminue les taux d’acide urique dans le sang peut également être utilisé dans certains cas. Les effets indésirables les plus fréquents sont digestifs (nausées, vomissements, diarrhées), cutanés, des maux de tête. Des réactions cutanées toxiques, rares mais potentiellement graves, ont également été rapportées. En cas d’apparition d’une éruption cutanée progressive, accompagnée de bulles ou de lésions des muqueuses, et une irritation oculaire ou d’un gonflement du visage, il faut arrêter le traitement et consulter un médecin en urgence (voir Actualités, 07/2012). Une récente étude montre que le traitement par fébuxostat expose à un risque accru de mortalité chez les patients ayant des antécédents de maladies cardiovasculaires majeures (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ou angor instable). Le citrate de potassium (FONCITRIL) est un alcalinisant urinaire utilisé pour diminuer l’acidité des urines dans le cas de calculs d’urate ou oxalocalciques. Le trométamol (ALPHACOR) est un autre alcalinisant urinaire utilisé pour prévenir les lithiases uriques. Les personnes qui souffrent de calculs composés de cystine peuvent bénéficier d'un traitement spécifique, la D-pénicillamine (TROLOVOL) ; il s’agit d’un médicament qui, en se fixant à la cystine, permet de faire baisser sa concentration dans les urines.
  • Grossesse : Le risque d'accouchement prématuré et de rupture prématurée des membranes justifie l'appel en urgence du gynécologue obstétricien. La plupart des coliques néphrétiques pendant la grossesse surviennent aux 2e et 3e trimestres et sont dues à la migration de calculs préexistants. Une échographie est pratiquée en 1re intention. Le traitement repose sur les antispamodiques, tels que le phloroglucinol, la morphine qui peut être prescrite en dehors du travail. Les AINS (à partir du 6e mois de grossesse) et la lithotritie extracorporelle sont contre-indiqués. En cas de besoin, une sonde urétérale double J est montée dans l'uretère. La dextrorotation de l'utérus gravide au cours de la grossesse entraîne une compression, le plus souvent de l'uretère droit. Cette compression est responsable d'une hydronéphrose droite qui persistera jusqu'à l'accouchement et, parfois, de douleurs de colique néphrétique.
  • Suivi : Au-delà de ces mesures diététiques, le médecin organise un suivi médical pour évaluer la croissance ou la formation de nouveaux calculs. Les urines doivent être tamisées à l'aide d'un grand filtre à café. Tous les calculs expulsés doivent être conservés pour analyse. La température doit être prise tous les matins. La disparition de la douleur n'a pas valeur de guérison : les examens doivent avoir lieu comme prévu, ainsi qu'une nouvelle consultation. Une consultation en urgence est nécessaire en cas de : fièvre > 38 °C, frissons, vomissements, réapparition ou modification de la douleur, malaise, hématurie, anurie.

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