La procréation médicalement assistée (PMA), notamment la fécondation in vitro (FIV), est une solution couramment proposée aux couples infertiles, aux couples de femmes et aux couples d’hommes qui ne peuvent pas concevoir naturellement. Bien que la PMA puisse aider ces personnes à réaliser leur désir d'enfant, il est essentiel de comprendre les risques potentiels associés à la FIV, en particulier en ce qui concerne la grossesse et l'accouchement.

Alternatives à la PMA

Il est important de noter qu'il existe des alternatives à la PMA qui peuvent permettre une conception naturelle chez de nombreux couples confrontés à des problèmes d'infertilité. La naprotechnologie est une de ces alternatives, qui vise à identifier et à traiter les causes sous-jacentes de l'infertilité. La stimulation ovarienne, souvent utilisée dans le cadre de la PMA, peut également être utilisée pour faciliter une conception naturelle.

Risques liés à la stimulation ovarienne

La stimulation ovarienne est une étape nécessaire de la PMA pour les femmes qui effectuent une FIV pour elles-mêmes, pour celles qui envisagent de faire appel à une mère porteuse et pour les femmes qui choisissent de faire un don d'ovocytes. Bien que généralement considérée comme peu risquée, la stimulation ovarienne peut entraîner des complications. Le syndrome d'hyperstimulation ovarienne est la complication la plus fréquente, bien que les formes graves soient rares. La torsion d'ovaire, caractérisée par une douleur violente et continue, est une autre complication possible.

Risques accrus de complications à l'accouchement

Une étude canadienne a révélé que la FIV augmente de 40 % le risque de complications graves à l'accouchement, telles que les septicémies, les hémorragies ou les hospitalisations en soins intensifs. L'étude, menée auprès de 60 000 femmes, dont 11 500 avaient conçu par FIV, a révélé que les femmes ayant conçu par FIV étaient plus de deux fois plus à risque de développer au moins trois de ces problèmes de santé. Les complications les plus fréquentes étaient les infections graves, les hémorragies de la délivrance et les hospitalisations en soins intensifs.

L'étude suggère que ces complications pourraient être liées aux fortes doses d'hormones reçues par la mère pour stimuler les ovaires. Ces doses élevées d'hormones peuvent provoquer des altérations des vaisseaux sanguins, pouvant conduire à la formation de caillots sanguins chez les femmes enceintes.

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Risque de pré-éclampsie

La pré-éclampsie est une pathologie de la grossesse qui peut mettre en danger la vie de la mère et du fœtus. Elle survient pendant la seconde moitié de la grossesse et est causée par un dysfonctionnement du placenta, provoquant une hypertension artérielle chez la mère et une souffrance du fœtus.

Une étude portant sur 27 études a révélé qu'il existe un risque de pré-éclampsie dans près d'une grossesse avec don d'ovocytes sur six, soit 4 à 5 fois plus que dans une grossesse avec conception naturelle, et 2 à 3 fois plus qu'avec une FIV sans don d'ovocyte. Dans le cas des grossesses multiples, on rencontre une pré-éclampsie dans 28 % des grossesses avec don d'ovocyte, contre 9,7 % des grossesses issues d'une FIV sans don d'ovocyte.

L'étude suggère également que lors d'une grossesse naturelle, le corps de la mère développe une tolérance immunitaire pour ne pas rejeter le bébé, composé à 50 % de matériel génétique étranger provenant du père. En cas de FIV, même avec le propre ovocyte de la mère, l'embryon est davantage perçu comme un corps étranger. Lorsqu'il s'agit d'un don d'ovocyte, l'embryon est totalement étranger au corps de la mère.

Risques pour le bébé

Bien que des études antérieures aient suggéré que la PMA pouvait entraîner un risque accru de naissances prématurées ou d'enfants présentant un petit poids à la naissance, des études plus récentes ont remis en question ces conclusions. Une étude finlandaise portant sur près de 4 000 enfants a révélé que la PMA n'entraîne pas nécessairement davantage de risques de naissances prématurées ou d'enfants présentant un petit poids à la naissance.

Cependant, d'autres études ont montré que les enfants issus d'une grossesse simple obtenue par FIV ont plus de risques de naître prématurément ou de faire un petit poids à la naissance. Une étude suédoise a révélé que les enfants nés de grossesse simple après une FIV présentaient 67 % de risques supplémentaires de naître prématurément avant 28 semaines et 15 % de risques en plus de naître avant 37 semaines. Le risque que ces enfants fassent un petit poids à la naissance (moins de 2,5 kg) augmentait de 13 %, et celui qu'il fasse un très petit poids (moins de 1,5 kg) était supérieur de 25 %.

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Une étude du Karolinska Institutet a également révélé un risque légèrement accru de décès au cours des toutes premières semaines de vie chez les bébés conçus par FIV, associant ce risque à l'incidence plus élevée de la naissance prématurée.

Il est également important de noter que le risque de malformation majeure est significativement plus fort chez les enfants conçus par fécondation in vitro ou par ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïdes), comparativement aux enfants conçus naturellement. Il est estimé en moyenne à 5,9 % (FIV, ICSI) contre 3,6 % (conception naturelle).

Développement psychologique des enfants issus de PMA

Les enfants issus de PMA sont souvent conçus après un long et douloureux parcours d'infertilité, ce qui peut entraîner une surprotection anxieuse de la part des parents. Cependant, les études de cohortes n'ont pas révélé de troubles psychologiques graves relatifs au mode artificiel de procréation. Des données commencent à être publiées sur le développement ultérieur, en particulier autour de la période de l'adolescence, et les résultats suggèrent que les familles FIV et IAD (insémination artificielle avec donneur) avec des enfants préadolescents se portent bien.

Importance de la surveillance et de l'information

Il est essentiel que les femmes qui envisagent une FIV soient pleinement informées des risques potentiels associés à la procédure, tant pour elles-mêmes que pour leur bébé. Les cliniques de fertilité doivent s'assurer que ces risques soient communiqués et que des stratégies pour les atténuer soient discutées et mises en œuvre.

Une surveillance étroite pendant la grossesse et l'accouchement est également essentielle pour les femmes ayant conçu par FIV, afin de détecter et de traiter rapidement toute complication potentielle.

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Anxiété et grossesse après FIV

Il est courant de ressentir de l'anxiété pendant une grossesse issue d'une FIV. Tenir jusqu'à la 12e semaine est souvent le premier défi à relever. Une échographie transvaginale peut exclure une grossesse extra-utérine, dont le risque est plus élevé en cas de FIV. Des saignements légers ou des pertes brunâtres sont normaux et ne sont pas un motif d'inquiétude.

Il est important de vivre au jour le jour et de se rappeler que les chances d'avoir une grossesse réussie augmentent avec chaque semaine qui passe. Reposez-vous, couchez-vous tôt et envisagez une séance d'acupuncture pour fournir vos reins en énergie. Faites des petits repas fréquents, en évitant les aliments épicés ou gras. Stimulez le point d'acupuncture péricardium 6 sur votre avant-bras à trois doigts au-dessus du pli du poignet entre les deux tendons.

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