L'infertilité est une préoccupation majeure pour de nombreux couples, touchant environ un couple sur huit en France. Les causes de cette infertilité sont multiples, allant de facteurs médicaux et génétiques à des influences environnementales. On parle d’infertilité lorsqu’un couple n’arrive pas à concevoir un enfant après un an ou plus de rapports sexuels complets, réguliers (2 à 3 fois par semaine), non protégés. L’infertilité peut être féminine (30 % des cas), masculine (20 % des cas) ou concerner les deux sexes (40 % des cas). Parmi les causes d'infertilité masculine, la tératospermie, caractérisée par une proportion élevée de spermatozoïdes de forme anormale, joue un rôle significatif. Cet article explore en profondeur les causes, le diagnostic et les options de prise en charge de la tératospermie.

Comprendre l'Infertilité Masculine

L’infertilité masculine se traduit par l’incapacité de l’homme à produire ou à délivrer des spermatozoïdes viables et capables de féconder un ovule. Pour identifier quelles pathologies de l’infertilité masculine sont en cause, des examens médicaux tels que l’analyse du sperme (spermogramme), des tests hormonaux, des évaluations physiques et parfois des tests génétiques, sont nécessaires.

Principales pathologies de l'infertilité masculine

Plusieurs pathologies peuvent être à l'origine de l'infertilité masculine :

  • Hyperprolactinémie : Elle se caractérise par un taux anormalement élevé de prolactine dans le sang. Chez l'homme, une augmentation chronique de la prolactine peut entraîner des perturbations dans la production de testostérone et, de ce fait, affecter la fonction sexuelle, et donc la fertilité. On observe ainsi une baisse de la libido et des dysfonctions érectiles (difficulté à obtenir ou à maintenir une érection). La plupart du temps, cette affection est due à une tumeur bénigne de l’hypophyse, appelée adénome à prolactine.
  • Azoospermie : Il s’agit de l’absence totale de spermatozoïdes dans l’éjaculat. L’azoospermie sécrétoire représente 60 % des cas et se définit comme un défaut de production des gamètes dans les bourses. Lorsqu’un ou plusieurs canaux servant à transporter les spermatozoïdes sont obstrués ou absents, on parle d’azoospermie excrétoire. Le diagnostic est établi après la réalisation de deux spermogrammes permettant l’analyse de l’éjaculat. Différentes évaluations viennent ensuite en complément : examen clinique, échographie testiculaire et des canaux spermatiques, bilan hormonal, bilan génétique et biochimie séminale. On parle d'azoospermie lorsque le sperme ne contient pas de spermatozoïdes.
  • Nécrozoospermie : Aussi appelée nécrospermie, elle se caractérise par un nombre élevé de spermatozoïdes morts. Elle peut être totale ou partielle (quand plus de 42 % des gamètes sont morts). Ses causes les plus courantes sont des infections uro-génitales, la présence d’anticorps anti-spermatozoïdes, des traumas, des traitements comme la chimiothérapie, ou des anomalies génétiques. Cependant, il arrive que l’origine exacte de la nécrozoospermie ne soit pas identifiable.
  • Asthénozoospermie : Il s’agit d’une anomalie du sperme se caractérisant par un défaut de mobilité des spermatozoïdes. Ceux-ci sont classés en quatre catégories selon leur mobilité : rapides, lents, mobiles sur place, et immobiles. Les causes de l’asthénozoospermie sont variées : altération structurelle des gamètes (comme une anomalie du flagelle), infections, génétiques (syndrome de Klinefelter par exemple), troubles hormonaux. Des facteurs environnementaux, tels que le tabagisme ou encore l’exposition à des polluants, ainsi qu’une varicocèle (dilatation des veines testiculaires), peuvent également diminuer la mobilité des spermatozoïdes.
  • Oligospermie : Elle se définit comme une concentration de spermatozoïdes dans l’éjaculat inférieure à la normale (moins de 15 millions par millilitre). Elle peut être légère, modérée ou sévère, selon le nombre de gamètes détectés au spermogramme. On parle d’oligospermie lorsque le sperme contient un nombre de spermatozoïdes trop faible.
  • Tératospermie : Cette pathologie se caractérise par un pourcentage insuffisant de spermatozoïdes ayant une morphologie normale. Deux classifications sont en général utilisées : celle de Kruger, où le seuil de tératospermie est de 4 %, et celle de David, avec un seuil de 23 %. Malformés, les gamètes ont du mal à se déplacer et à pénétrer dans l’ovule.
  • Oligo-asthéno-térato-spermie (OATS) : Parmi les pathologies de l’infertilité masculine, il en existe une qui présente une triple altération du sperme : l’oligo-asthéno-térato-spermie (OATS). En effet, elle se caractérise à la fois par une faible concentration de spermatozoïdes (oligospermie), une mobilité réduite de ceux-ci (asthénospermie), et une proportion élevée de gamètes ayant une forme atypique (tératospermie). En fonction du degré d’anomalies présentes, l’OATS est classée de modéré à sévère. Les causes de l’OATS incluent des infections génitales, la varicocèle, le tabagisme, l’obésité, une exposition excessive à la chaleur, des radiations, certains médicaments et le stress.
  • Varicocèle : Il s’agit d’une dilatation des veines localisées le long du cordon spermatique, au-dessus et autour de chaque testicule. Touchant plus de 20 % des hommes adultes, elle peut entraîner une douleur, une sensation de lourdeur ou un inconfort. La varicocèle peut impacter la fertilité masculine en diminuant le nombre et la mobilité des spermatozoïdes. Le diagnostic repose habituellement sur un examen clinique et peut être confirmé par une échographie des testicules ou un écho-doppler évaluant le flux sanguin et mettant en évidence un dysfonctionnement des valves dans les veines, à l’origine de leur dilatation.

Facteurs de risque d'hypofertilité

D’une manière générale, l’évaluation du partenaire masculin est indispensable dans la démarche étiologique et thérapeutique du couple ayant une infécondité, et chez l’homme ayant un facteur de risque d’hypofertilité. L’évaluation initiale de l’homme dans un couple infécond doit être réalisée en l’absence de grossesse après un an de rapports non protégés.

Il faut notamment rechercher une varicocèle, des antécédents d’infection, de cryptorchidie, consommation de tabac/cannabis/alcool, exposition à des toxiques mais également une possible cause génétique.

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L’évaluation minimale complète de chaque homme infertile doit inclure un interrogatoire systématisé et un examen physique, et au moins deux spermogrammes en cas d’anomalies.

Examen clinique

  • la présence et la consistance des déférents et épididymes (recherche des signes obstructifs de la voie génitale).
  • la recherche d’une varicocèle clinique réalisée en position debout, et en manoeuvre de Valsalva.
  • le toucher rectal n’est pas systématique.

Examens paracliniques

La réalisation d’un spermogramme est systématique chez tout homme ayant un questionnement vis-à-vis de sa fertilité. Le recueil par masturbation a lieu au laboratoire (et non au domicile), après 2 à 5 jours d’abstinence sexuelle. Le délai d’abstinence doit être fourni sur le rendu d’examen, et à défaut, précisé par le praticien.

L’évaluation minimale de l’homme infertile comporte un dosage sérique de la FSH (exploration du testicule exocrine) et de la testostérone totale (exploration du testicule endocrine). Une élévation de la FSH témoigne d’une altération de la spermatogenèse, mais inversement le fait que la FSH soit dans les limites de la normale n’exclut pas une altération de la spermatogenèse. L’inhibine peut être prescrit en complément de la FSH. En cas d’anomalie du dosage de la testostérone totale, il est conseillé de redoser la testostérone totale et la SHBG (ou la testostérone biodisponible).

Qu'est-ce que la Tératospermie ?

La tératospermie, ou tératozoospermie, désigne une anomalie ou altération de la morphologie des spermatozoïdes dans l'éjaculat. Elle se caractérise par un pourcentage insuffisant de spermatozoïdes ayant une forme normale. Malformés, les gamètes ont du mal à se déplacer et à pénétrer dans l’ovule. Cette condition peut impacter le pouvoir fécondant des spermatozoïdes et être à l'origine d'une infertilité masculine sévère et de difficultés à concevoir un enfant.

Définition des spermatozoïdes atypiques

Un spermatozoïde est dit atypique lorsqu’une ou plusieurs de ses trois parties (tête, pièce intermédiaire, flagelle) n’a pas la forme ou la taille habituelle. Les altérations morphologiques peuvent prendre plusieurs formes et varient d'un spermatozoïde à l'autre.

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  • Atteintes de la tête : certains spermatozoïdes peuvent avoir une tête plus allongée ou plus irrégulière que la "norme".
  • Anomalies du flagelle : flagelle trop long, trop court, enroulé, déformé ou inexistant.
  • Autres anomalies : tête trop grosse, trop petite, absente, acrosome absent ou déformé, partie intermédiaire manquante, présence de deux têtes ou deux flagelles.

Un spermatozoïde peut être touché par plusieurs "anomalies" : il peut par exemple avoir deux têtes et une queue courbée, ou encore une tête et deux queues.

Classification des Tératospermies

Il existe deux classifications principales pour évaluer la morphologie des spermatozoïdes :

  • Classification de Kruger : Le seuil de tératospermie est de 4 %. Cette classification est également celle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et est la plus utilisée dans le monde.
  • Classification de David : Le seuil de tératospermie est de 23 %. La classification de David modifiée demeure la plus utilisée en France. La classification de David modifiée permet d’évaluer la présence ou non d’anomalies au niveau de la tête, de la pièce intermédiaire et du flagelle du spermatozoïde, les anomalies retrouvées pouvant refléter un possible défaut ultrastructural susceptible d’avoir un retentissement fonctionnel.

Tératospermie polymorphe vs. monomorphe

  • Tératospermie polymorphe : La plupart des tératospermies sont dites polymorphes : c’est-à-dire qu’il y en a un anormal car sans flagelle, un autre qui a deux têtes, etc., etc. Certains spermatozoïdes peuvent même cumuler plusieurs anomalies : deux flagelles et pas de tête, un flagelle anormal et pas de tête, etc.
  • Tératospermie monomorphe : Une tératozoospermie monomorphe désigne la présence d’une seule et même anomalie sur de nombreux spermatozoïdes. Les spermatozoïdes atypiques peuvent ainsi être tous sans flagelle, ou tous avec deux têtes, ou tous avec une trop grosse tête, etc.

Tératospermie isolée ou associée

Comme l’asthénospermie, la tératospermie, ou tératozoospermie est rarement isolée : elle est souvent associée à une ou plusieurs anomalies spermatiques. Parfois, ces anomalies se cumulent. On parle ainsi d’oligo-asthéno-tératospermie (OATS) lorsqu’on est en présence à la fois d’une oligospermie, d’une asthénospermie et d’une tératospermie.

Causes de la Tératospermie

Les causes de la tératospermie sont variées et peuvent inclure :

  • Facteurs génétiques : Dans certains cas, la tératospermie peut être due à une anomalie génétique. L’azoospermie sécrétoire périphérique : volumes testiculaires abaissés (parfois normaux) et FSH élevée (parfois normale), origine testiculaire, nécessité d’un caryotype (syndrome de Klinefelter) et d’une recherche des microdélétions du chromosome Y : 15–20 % des azoospermies sécrétoires sont d’origine génétique.
  • Infections uro-génitales : Les infections peuvent affecter la qualité du sperme et entraîner des anomalies morphologiques.
  • Varicocèle : La varicocèle, une dilatation des veines dans le scrotum, peut augmenter la température testiculaire et nuire à la spermatogenèse.
  • Exposition à la chaleur : Les facteurs qui exposent les testicules à une température trop élevée (jacuzzis et bains chauds trop fréquents, saunas et hammams, temps passé à conduire trop important, etc.) : la production de spermatozoïdes exige une température des testicules inférieure à celle du corps (c’est pour cette raison qu’ils sont à l’extérieur).
  • Médicaments : Certains médicaments peuvent avoir un impact négatif sur la morphologie des spermatozoïdes. Doit être pris en considération tout traitement pouvant avoir potentiellement un impact direct ou indirect sur la spermatogenèse ou perturber l’axe gonadotrope ou interférer avec les réactions sexuelles. De nombreux médicaments du système nerveux central (les IMAO, les imipraniques, les ISRS, le lithium, les neuroleptiques et apparentés, les anticonvulsifs) peuvent être responsables de troubles sexuels (baisse de la libido, perte de l’éjaculation) et certains de perturbations de la spermatogenèse (oligo-asthéno-térato-zoospermie), ou des deux à la fois.
  • Tabac, alcool et drogues : La consommation de tabac, d'alcool et de drogues peut altérer la qualité du sperme.
  • Facteurs environnementaux : L'exposition à des polluants et à des perturbateurs endocriniens peut également jouer un rôle. On parle ici d’environnement au sens large, aussi appelé « exposome » : l’ensemble des expositions environnementales (non génétiques) auxquelles chaque individu est soumis au cours de sa vie. Cela inclut notamment les pollutions de tous ordres (pollution de l’air, métaux lourds, solvants, polluants organiques persistants, pesticides), les perturbateurs endocriniens, mais aussi le mode de vie : une mauvaise alimentation et un surpoids ou à l’inverse une maigreur excessive chez les femmes, la consommation de tabac ou de drogues… Tous ces éléments extérieurs jouent un rôle néfaste important sur l’infertilité masculine et féminine, directement ou indirectement.
  • Âge : La fertilité masculine diminue naturellement avec l'âge, ce qui peut affecter la morphologie des spermatozoïdes. La fertilitéCapacité pour un couple à concevoir, c’est-à-dire de débuter une grossesse…. masculine à partir de 40 ans, ce qui explique une hausse du risque d’infertilité.
  • Radiothérapie : Radiothérapie : il existe un effet-dose.

Il est important de noter que dans de nombreux cas, les causes de la tératospermie restent mal connues. Oligospermie, asthénospermie… Les causes de la tératospermie sont encore mal connues, indique le Dr Oppenheimer.

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Diagnostic de la Tératospermie

Le diagnostic de la tératospermie repose principalement sur le spermogramme, un examen clé dans l'évaluation de la fertilité masculine.

Spermogramme

Le spermogrammeAnalyse biologique du sperme évaluant le volume du recueil, le nombre, la mobilité, la viabilité et l’aspect morphologique des spermatozoïdes…. est généralement prescrit dès le début du bilan. Pour poser le diagnostic d’une tératospermie, il faut réaliser une analyse de la composition du sperme, que l’on appelle spermogramme, et qui demeure l’examen de référence. Il est généralement associé à un spermocytogramme (étude de la forme des spermatozoïdes au microscope) et à une spermoculture (pour détecter une éventuelle infection du sperme), afin de réaliser un bilan global de la fertilité. À noter qu’il est conseillé d’effectuer deux spermogrammes à trois mois d’intervalle, étant donné que la durée d’un cycle de spermatogenèse est d’environ 74 jours.

Le recueil de sperme est réalisé par masturbation au laboratoire pour éviter l’altération des spermatozoïdes pendant le transport. Au préalable, deux à cinq jours d’abstinence sont recommandés. Il doit être réalisé à distance d’épisodes de fièvre ou de prises de médicaments pouvant interférer avec la fabrication de spermatozoïdes. Si des anomalies sont détectées sur un premier spermogramme, un deuxième est demandé deux à trois mois après le premier test pour confirmer ou non les anomalies observées. La spermoculture permet de rechercher une éventuelle infection du sperme. Elle peut être répétée avant les tentatives d’assistance médicale à la procréation. Un test de migration et de survie des spermatozoïdes complète systématiquement le spermogramme avant le déclenchement de l’assistance médicale à la procréation.

Le spermogramme permet d'évaluer :

  • Le volume de l'éjaculat.
  • La concentration et la numération totale des spermatozoïdes dans l’éjaculat.
  • La mobilité des spermatozoïdes.
  • La vitalité des spermatozoïdes.
  • La morphologie des spermatozoïdes. La morphologie des spermatozoïdes est étudiée sur le spermatocytogramme.

Examens complémentaires

Comme pour toute anomalie spermatique, un second voire un troisième spermogramme peuvent être réalisés à quelques mois d’intervalle, étant donné que la durée d’un cycle de spermatogenèse est de 74 jours. L'objectif de ces examens complémentaires ?

L’évaluation minimale complète de chaque homme infertile doit inclure un interrogatoire systématisé et un examen physique, et au moins deux spermogrammes en cas d’anomalies.

D’autres examens peuvent être prescrits pour identifier la cause sous-jacente de la tératospermie :

  • Échographie scrotale : Elle ne doit en aucun cas se substituer à l’examen clinique. La pratique de l’échographie scrotale est fortement recommandée (voire systématique) chez l’homme infertile en raison du lien étroit entre infertilité masculine et cancer du testicule. Elle doit être systématique en cas de facteurs de risque de cancer testiculaire (cryptorchidie, antécédents de cancer du testicule, testicule atrophique). L’échographie scrotale permet également de préciser le volume de chaque testicule (hypotrophie < 15 ml). L’échographie scrotale permet l’exploration épididymo-déférentielle à la recherche d’une pathologie obstructive. Le Doppler veineux scrotal permet de compléter le bilan d’une varicocèle clinique (taille, durée du reflux en manoeuvre de Valsalva).
  • Tests hormonaux : L’évaluation minimale de l’homme infertile comporte un dosage sérique de la FSH (exploration du testicule exocrine) et de la testostérone totale (exploration du testicule endocrine). Une élévation de la FSH témoigne d’une altération de la spermatogenèse, mais inversement le fait que la FSH soit dans les limites de la normale n’exclut pas une altération de la spermatogenèse. L’inhibine peut être prescrit en complément de la FSH. En cas d’anomalie du dosage de la testostérone totale, il est conseillé de redoser la testostérone totale et la SHBG (ou la testostérone biodisponible).
  • Tests génétiques : Les anomalies chromosomiques sont présentes chez 7 % des hommes infertiles. Les anomalies des chromosomes sexuels (syndrome de Klinefelter XXY) représentent environ deux tiers des anomalies chromosomiques observées chez l’homme infertile (en particulier en cas d’azoospermie). Tout homme ayant une absence bilatérale des canaux déférents (ABCD) ou des symptômes de mucoviscidose doit être informé de la forte association entre l’absence vésiculo-déférentielle et la présence de mutation du gène de la mucoviscidose (gène CFTR).

Prise en Charge de la Tératospermie

La prise en charge de la tératospermie dépend de la cause sous-jacente et de la sévérité de l'anomalie. La tératospermie peut être réversible. Tout dépend en fait la ou les cause(s) de cette anomalie du sperme.

Amélioration du mode de vie

Dans un premier temps, les médecins conseillent d’examiner et d’améliorer son mode de vie :

  • Alimentation saine et équilibrée : Pour améliorer naturellement la qualité de son sperme, on peut commencer par augmenter son activité physique et adopter une alimentation saine et équilibrée, riche en antioxydants, en vitamine C, en zinc, en acides gras oméga-3, etc. On évite au maximum les perturbateurs endocriniens et on privilégie le bio.
  • Arrêt du tabac et réduction de la consommation d'alcool : arrêt du tabac, arrêt ou diminution de la consommation d’alcool sont autant de mesures qui vont permettre d’augmenter les chances de conception, même en cas de fécondation in vitro.
  • Activité physique régulière :
  • Éviter l'exposition à la chaleur : Par ailleurs, on évite toute sorte d'exposition à la chaleur. "Les testicules avoisinent naturellement les 34 °C. Lorsqu'on les plaque contre le corps qui est à près de 37 degrés, ils se réchauffent et cela altère la qualité du sperme. C'est d'ailleurs sur ce principe que sont basés certains dispositifs de contraception masculine", prévient le Dr Oppenheimer.
  • Éviter l'exposition aux toxiques :

Traitements médicaux

  • Traitements des infections : En cas d'infection uro-génitale, un traitement antibiotique peut être prescrit. Le traitement peut donc inclure des médicaments (antibiotiques) ou une intervention chirurgicale.
  • Chirurgie : Si la tératospermie est due à une varicocèle, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Chaque fois que possible, il faut envisager un traitement curatif.

Assistance Médicale à la Procréation (AMP)

Lorsque l'amélioration du mode de vie et les traitements médicaux ne suffisent pas, l'assistance médicale à la procréation (AMP) peut être une option. Pour autant, le Dr Faix conseille de ne pas dramatiser en pensant tout de suite qu’il ne sera pas possible de concevoir un enfant naturellement. Lorsque cela ne suffit pas, l’assistance médicale à la procréation (AMP) est une option envisageable, en sachant que plusieurs techniques de procréation médicalement assistée sont possibles.

  • Insémination Intra-Utérine (IIU) : La plus « légère » étant l’insémination artificielle.
  • Fécondation In Vitro (FIV) :
  • Fécondation In Vitro avec Injection Intracytoplasmique de Spermatozoïdes (FIV-ICSI) : Actuellement, l’ICSI a largement supplanté la FIV. Le prélèvement chirurgical de spermatozoïdes est le seul moyen pour un homme ayant une azoospermie d’obtenir une grossesse avec ses propres spermatozoïdes. La plus complexe en termes de protocole est la FIV-ICSI. L’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) consiste à introduire à l’aide d’une micropipette la tête d’un spermatozoïde à l’intérieur de l’ovule. En cas de tératospermie sévère, on peut envisager des techniques de procréation médicalement assistée pour augmenter les chances de conception : l'insémination intra-utérine (IIU), la fécondation in vitro (FIV) ou la fécondation in vitro avec injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (FIV-ICSI).

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