La rougeole est une maladie infectieuse très contagieuse causée par un virus. Bien que la vaccination ait considérablement réduit le nombre de cas, il reste encore des foyers épidémiques dans certaines régions du monde. Pour assurer une protection optimale contre la rougeole, il faut maintenir un taux de couverture vaccinale élevé dans la population. En France, en 2022, il y a eu une quasi-absence de circulation du virus de la rougeole du fait d’une meilleure immunité de la population grâce à la vaccination obligatoire. La rougeole fait partie des maladies virales les plus contagieuses, notamment chez les enfants et les nourrissons. Sans conséquences la majeure partie du temps, elle peut s’avérer dangereuse, voire mortelle dans certains cas.
Qu'est-ce que la rougeole ?
La rougeole est une infection due à un virus de la famille des Paramyxovirus. La rougeole est une maladie virale très contagieuse, provoquée par un virus de la famille des paramyxovirus. Si elle peut sembler banale chez les enfants, elle n’est pas sans risque : la rougeole peut entraîner des complications graves, touchant les voies respiratoires, le système nerveux ou encore les défenses immunitaires.
Transmission de la rougeole
La rougeole est l’une des maladies infectieuses les plus contagieuses au monde. Elle se transmet par voie aérienne, principalement à travers les gouttelettes respiratoires émises lorsqu’une personne infectée tousse, éternue ou même parle. Il suffit donc d’un contact rapproché ou d’une simple présence dans une pièce mal ventilée où un malade a séjourné pour que la transmission ait lieu, surtout si la personne exposée n’est pas vaccinée. On estime qu’un seul cas de rougeole peut entraîner la contamination de 15 à 20 personnes en l’absence d’immunité collective. À titre de comparaison, ce taux de transmission est 10 fois plus élevé que celui de la grippe saisonnière. Une personne atteinte de la rougeole est contagieuse plusieurs jours avant même l’apparition des symptômes visibles, ce qui complique son identification précoce. La rougeole est une maladie très contagieuse se transmettant essentiellement par voie respiratoire lors de la toux ou des éternuements. Le virus se transmet soit directement auprès du malade, soit indirectement en raison de sa persistance dans l’air ou sur une surface contaminée par les sécrétions du nez ou de la gorge. Une personne contaminée peut infecter entre 15 et 20 personnes. Elle peut se manifester à n’importe quel âge. Lorsque la personne infectée parle, tousse ou éternue, elle émet des gouttelettes de salive contaminée. Le virus passe alors dans l’organisme des personnes situées à proximité, via les voies aériennes (le nez ou la bouche). Il peut aussi être transmis lors d’un contact avec des mains souillées par la salive, ou avec des objets contaminés (un mouchoir souillé par des sécrétions du nez ou de la gorge). Lorsque le virus pénètre dans l’organisme, il s’installe dans les voies respiratoires et s’y multiplie. Il se répand ensuite dans l’ensemble du corps via la circulation sanguine, sans provoquer de symptômes, pendant une dizaine de jours (période d’incubation). La personne infectée par le virus est très contagieuse pendant les 5 jours qui précèdent l’éruption cutanée, et le reste pendant les 5 jours qui suivent. Elle contamine toutes les personnes qui ne sont pas immunisées contre la rougeole (les bébés qui ne sont pas encore vaccinés, les enfants qui n’ont pas un schéma vaccinal complet, les enfants et les adultes non vaccinés…). Une fois la maladie contractée, la personne est immunisée à vie contre ce virus. Le vaccin ROR permet aussi de profiter d’une immunité permanente.
Symptômes de la rougeole chez le bébé et l'enfant
Les premiers symptômes de la rougeole apparaissent 10 jours après la contamination : fièvre élevée, toux sèche, nez qui coule, yeux rouges et larmoyants, faiblesse générale. L’apparition de petits points blancs dans la bouche est caractéristique de la maladie, mais elle n’est pas systématique. Si les premiers symptômes de la rougeole peuvent faire penser à un rhume, d’autres signes doivent vous alerter : un écoulement nasal, une forte fièvre pouvant aller jusqu’à 40 °C, une sensibilité des yeux à la lumière, une conjonctivite, des yeux rouges et/ou gonflés, de la toux, une grande fatigue, une éruption cutanée. Des boutons rouges apparaissent après quelques jours, d’abord sur le visage, puis s’étendent sur le corps. L’éruption cutanée est le dernier symptôme de la maladie et permet de confirmer le diagnostic de la rougeole. Les lésions cutanées disparaissent d’elles-mêmes en quelques jours. La rougeole se manifeste par une fièvre avec une toux de plus en plus marquée, un écoulement nasal, les yeux rouges qui pleurent et un malaise général. Après 3 à 4 jours de fièvre, l’éruption cutanée débute. Elle est faite de petites taches rouges légèrement surélevées qui commencent au niveau de la tête (front et derrière les oreilles), puis qui s’étendent progressivement en 3 jours sur l’ensemble du corps. Cette éruption apparaît environ 14 jours après la contamination. La guérison se fait en 2 à 3 semaines. 3 à 4 jours après, une éruption cutanée se manifeste : des petites taches rouges et légèrement en relief se forment sur la peau (elles mesurent quelques millimètres de diamètre). L’éruption cutanée touche d’abord le visage (elle s’étend de l’arrière des oreilles et du cou, vers le front et les joues). Elle descend ensuite sur le haut du corps (épaules et tronc, ventre, jambes). Les taches atteignent généralement les pieds autour du 3ème jour d’éruption, et disparaissent au bout d’une semaine environ. Pendant toute la durée des symptômes, le malade est fatigué et fébrile (avec une toux intense, qui persiste). Au bout de quelques jours, le patient présente une fièvre élevée et une éruption rouge apparaît sur le visage, puis s’étend rapidement au reste du corps. Ces tâches rouges peuvent confluer en plaques. Quelque fois peut observer l’apparition du signe de Koplik : des petits points blanchâtres à l’intérieur de la bouche, sur la face interne des joues, semblables à des grains de sable entourés d’un halo rouge. Le délai d’incubation de la rougeole varie généralement entre 7 et 18 jours. Deux à trois jours plus tard, des taches blanches, appelées taches de Köplik, apparaissent dans la bouche sur la muqueuse des joues. Après cela, une éruption cutanée caractéristique fait son apparition, souvent sous forme de petits boutons très rouges, légèrement surélevés. L’éruption commence habituellement derrière les oreilles avant de s’étendre au visage, au tronc et aux membres. Les démangeaisons sont généralement absentes ou peu importantes.
Risques et Complications de la rougeole
Chez les bébés, les enfants et les adultes non vaccinés, la rougeole peut être à l’origine de symptômes intenses, et parfois engendrer de graves complications. Même si la plupart du temps les symptômes de la rougeole disparaissent spontanément en une dizaine de jours, la maladie peut parfois entraîner certaines complications chez le bébé, l’enfant et l’adulte (dans environ 30 % des cas). Les complications les plus graves touchent le plus souvent les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes, les bébés de moins d’un an et les adultes de plus de vingt ans. Dans certains cas, des complications peuvent survenir chez l’enfant ayant contracté la rougeole : otite, laryngite, pneumonie ou infection pulmonaire, complication neurologique (encéphalite) : cette dernière est très rare, atteinte du foie ou des reins. Les symptômes à surveiller en cas de complications sont les suivants : mal de tête, diarrhée, douleurs aux oreilles, vomissements, difficultés respiratoires, fièvre avec convulsions, somnolence. Si votre enfant présente un ou plusieurs de ces symptômes, rendez-vous aux urgences sans tarder ou appelez le Samu. Les complications de la rougeole sont d’ordre respiratoire (rhinopharyngites, angines, bronchites, pneumonies, mais aussi otites et laryngites) et d’ordre neurologique (troubles de la conscience, convulsions, paralysies, voire coma et mort). Des complications dues au virus ou à des surinfections peuvent survenir telles que des pneumonies, laryngites, otites. Plus gravement, elles peuvent être responsables d’encéphalites pouvant entraîner la mort (1/3 des cas) ou des séquelles (1/3 des cas). Cette complication survient dans 1 cas sur 1000. Les hospitalisations pour complications sont plus fréquentes chez les nourrissons de moins de 1 an, les adolescents et les adultes. La panencéphalite subaiguë sclérosante (ou maladie de Van Bogaert) est une complication neurologique tardive. Elle survient dans 1 cas sur 100 000 et apparait après une période qui varie entre 4 et 17 ans en moyenne après le début de la maladie. Elle est due à la persistance de l’infection virale à long terme. Les manifestations sont une diminution des capacités motrices, une diminution des capacités cognitives évoluant vers la démence, des convulsions et une ataxie (mauvaise coordination des mouvements). Les complications de la rougeole sont fréquentes (environ 20% des malades). Les plus fréquentes sont les otites moyennes aiguës et les diarrhées. Les complications plus graves sont les kératites (inflammation de la cornée pouvant conduire à la cécité), les infections respiratoires (laryngite, pneumonie) et surtout les atteintes neurologiques comme les encéphalites (inflammation du cerveau), qui peuvent laisser des séquelles neurologiques graves ou entraîner la mort. Contrairement à d’autres virus, la rougeole n’est pas simplement immunodéprimante mais immunoamnésiante. Cela signifie qu’elle peut effacer la mémoire immunitaire : après avoir eu la rougeole, le corps peut « oublier » comment se défendre contre d’autres maladies déjà rencontrées. Ce phénomène rend les enfants à nouveau vulnérables à des infections qu’ils savaient auparavant combattre, augmentant le risque de maladies secondaires, parfois graves. En 2025, 36% des cas ont nécessité une hospitalisation, dont 12 en réanimation. 14% ont présenté des complications.
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Rougeole et grossesse : quels dangers pour la santé ?
Si elle survient durant la grossesse, la rougeole peut avoir de graves conséquences aussi bien pour la santé de la future maman que pour celle du bébé : risque d’atteinte pulmonaire grave chez la mère, anomalies chez le fœtus, naissance prématurée, risque de décès du fœtus in utero, rougeole néonatale si la maladie est contractée en fin de grossesse. Pendant la grossesse, la rougeole n’entraîne pas de malformations fœtales mais provoque un risque accru d'avortement spontané ou d'accouchement prématuré. Ses complications peuvent mettre la vie de la future maman en danger. Chez la femme enceinte, la contamination par le virus de la rougeole peut avoir des conséquences sévères, et engendrer une grave atteinte pulmonaire. La rougeole peut également être responsable d’un accouchement prématuré ou d’un avortement spontané, ou encore déclencher une rougeole néonatale (en cas de contamination en fin de grossesse).
Groupes à risque de complications
Les personnes les plus vulnérables en cas de rougeole sont : les bébés de moins d’un an qui n’ont pas encore reçu leur vaccin, les personnes n’ayant pas été vaccinées par le passé, les personnes immunodéprimées.
Traitement de la rougeole
À ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique contre la rougeole. Cette maladie virale, causée par un virus extrêmement contagieux, ne peut pas être soignée par un médicament antiviral dédié. Même en l’absence de traitement curatif, la rougeole nécessite une surveillance attentive, notamment chez les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes ou les personnes immunodéprimées. Il n’existe aucun traitement spécifique en cas de rougeole. Votre médecin peut néanmoins prescrire à votre enfant : du paracétamol en cas de fièvre, des antibiotiques en cas d’otite ou de surinfection bactérienne, du sérum physiologique pour laver le nez de votre enfant ou à mettre dans les yeux en cas de conjonctivite, du sirop pour calmer la toux et les maux de gorge. À noter : la rougeole étant une maladie virale, les antibiotiques sont inutiles et servent uniquement à soulager les autres symptômes. La rougeole est une maladie d’origine virale : les antibiotiques sont donc inutiles. Pour soulager la fièvre et les douleurs chez le bébé, l’enfant ou l’adulte, le médecin prescrit généralement du paracétamol. Il est à utiliser en priorité chez le bébé de moins de 3 mois, pour faire baisser la fièvre provoquée par la rougeole (sur avis médical, et en respectant la posologie et la fréquence d’administration). L’ibuprofène (AINS) peut être prescrit chez le bébé de plus de 3 mois, en cas de contre-indications au paracétamol. Mais attention : les AINS ne doivent jamais être donnés à un enfant en cas de varicelle. Pour le traitement de la rougeole chez le bébé et l’enfant, le médecin recommande également des lavages de nez réguliers (en cas de rhinite), un nettoyage des yeux avec du sérum physiologique (en cas de conjonctivite), une bonne hydratation et du repos. Il est aussi important d’aérer régulièrement l’intérieur du logement, et de maintenir la température à 19 °C.
Que faire si votre bébé a la rougeole ?
Votre enfant est malade et a attrapé la rougeole ? Voici quelques recommandations afin de le soulager en attendant que son organisme combatte le virus : Laissez votre enfant se reposer. Faites-lui boire de l’eau régulièrement pour éviter la déshydratation, surtout en cas de fièvre élevée. En cas de fièvre, donnez-lui du paracétamol à raison d’une dose poids à renouveler toutes les 6 heures, sans dépasser 4 prises par jour. Surveillez son état de santé. En cas d’apparition de nouveaux symptômes, rendez-vous immédiatement aux urgences pédiatriques.
Diagnostic de la rougeole
Le médecin pose le diagnostic de rougeole après un interrogatoire complet et un examen clinique. Avant l’apparition de l’éruption cutanée, il peut remarquer la formation de petites taches blanches à l’intérieur des joues, un signe typique de la rougeole (qui n’est néanmoins pas systématique). Un examen biologique permet de confirmer le diagnostic (avec une recherche d'anticorps spécifiques dans le sang ou la salive). Chez les personnes non vaccinées, la recherche des anticorps IgM dans le sang est une méthode simple et rapide. Chez les personnes vaccinées, une PCR (réaction en chaîne par polymérase) est généralement recommandée. En effet, chez les individus ayant reçu une ou deux doses de vaccin rougeole, la réponse immunitaire peut être modifiée : les anticorps IgM (ou même IgG) peuvent être faibles ou absents malgré la présence du virus. La PCR permet alors de détecter directement le matériel génétique viral dans un prélèvement (gorge, nez, urine).
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Prévention : la vaccination contre la rougeole
Le meilleur moyen de se protéger contre la rougeole est la vaccination. C’est d’ailleurs grâce au vaccin ROR que la rougeole, les oreillons et la rubéole sont des maladies infantiles de plus en plus rares en France. La prévention de la rougeole repose principalement sur une vaccination efficace et bien suivie. En France, la vaccination contre la rougeole est obligatoire depuis le 1er janvier 2018 pour tous les nourrissons. Recevoir deux doses de vaccin permet de garantir une protection efficace et durable contre la rougeole. Il est estimé que plus de 97 % des personnes vaccinées développent une immunité protectrice contre le virus. Se vacciner contre la rougeole, c’est non seulement se protéger soi-même d’une maladie parfois grave, mais aussi protéger les autres, en particulier ceux qui ne peuvent pas être vaccinés. Depuis le 1er janvier 2018, le vaccin contre la rougeole (ROR) est obligatoire pour tous les enfants nés à partir de cette date. Avant 2018, ce vaccin était seulement recommandé. La première dose a lieu à 12 mois et la seconde entre 16 et 18 mois. La vaccination permet de protéger efficacement l’enfant contre la rougeole dès le plus jeune âge. Le vaccin ROR offre une immunité à vie contre trois maladies infantiles : la rougeole, les oreillons et la rubéole. Efficace, fiable et gratuit, il est devenu obligatoire chez les bébés nés à partir du 1er janvier 2018 (et reste fortement recommandé pour les enfants nés avant cette date). La vaccination consiste simplement en l’injection d’une première dose à 12 mois, et d’une seconde dose entre 16 et 18 mois (avec un délai minimum d’un mois entre les deux injections). Les enfants de plus de 2 ans qui n’ont pas été vaccinés peuvent aussi recevoir les deux doses du vaccin (avec un délai minimum d’un mois entre les deux doses). Un rattrapage de la vaccination ROR est enfin possible à l’adolescence ou à l’âge adulte, notamment pour les personnes qui peuvent être facilement exposées au virus (les professionnels de la petite enfance, les professions médicales et sanitaires, les personnes qui travaillent dans des collectivités accueillant des enfants…). En cas d’exposition au virus, il est possible de se faire vacciner contre la rougeole dans les 72 heures qui suivent le contact (sauf pour les femmes enceintes). Le vaccin contre la rougeole contient des virus atténués pour induire de bonnes défenses immunitaires sans provoquer la maladie. La vaccination contre la rougeole peut être effectuée seule ou combinée avec oreillons et rubéole (vaccin ROR) ou également varicelle (ROR-V). Les personnes qui ne répondent pas à la vaccination sont à risque de rougeole à tout âge. Environ 1 enfant sur 10 réagit avec de la fièvre, parfois (2-4 cas sur 100) avec des plaques rouges sur la peau ou un gonflement des glandes salivaires. Les effets indésirables graves sont extrêmement rares (moins de 1 par million).
Histoire de la rougeole
La première description de la maladie date du Xème siècle par Rhazès, savant persan. La maladie était jusqu’à ce moment confondue avec la variole. En 1757, un médecin écossais, Francis Home, eut recours à l’inoculation pour se protéger contre la maladie. Au XIXème siècle, le virus est exporté par les colons vers des continents encore épargnés, notamment en Amérique et en Afrique. En 1851, les îles Féroé, proches du Groenland, sont victimes d’une épidémie de rougeole et les 4000 habitants ont été touchés dans les 6 semaines. Au milieu du XXème siècle, en 1954, J. Enders isole le virus de la rougeole. Le premier vaccin est développé en 1963. Il s’agit d’un vaccin vivant atténué. En 1971, le premier vaccin à 1 dose combiné avec les oreillons et la rubéole est à disposition. En France, le vaccin est mis sur le marché en 1966. Il a été intégré au calendrier vaccinal en 1983. L’immunité apparaît 10 à 15 jours après la première injection. L’efficacité est proche de 100% après 2 doses vaccinales. Le vaccin contre la rougeole a permis de faire baisser le nombre de morts dus au virus dans le monde. La région des Amériques et certains pays d’Europe ont réussi à éliminer la rougeole. En France, plus de 600 000 cas survenaient chaque année avant la vaccination des nourrissons contre la maladie. Depuis l’introduction dans le calendrier vaccinal, l’incidence du nombre de cas a diminué jusqu’en 2008. Entre 2008 et 2011, une importante épidémie a frappé la France liée à une couverture vaccinale insuffisante. Sur cette période, environ 22 000 cas ont été recensés. Du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2017, plus de 24 500 cas de rougeole ont été déclarés en France. Le nombre réel de cas survenus se situe aux alentours de 50 000 du fait de la sous-déclaration. Plus de 1500 patients ont présenté une pneumopathie grave, 38 une complication neurologique, et 20 sont décédés. L’année 2015 a été marquée par un foyer épidémique en Alsace. Depuis novembre 2017 on note une recrudescence de la rougeole en lien avec un foyer épidémique en Aquitaine. En février 2018, on notait déjà 269 cas dans ce département. Au 14 octobre 2018, 85 départements étaient touchés par la rougeole avec 2805 cas déclarés depuis novembre 2017 dont 637 ont nécessité une hospitalisation et pour 24 de ces patients un séjour en réanimation.
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