La rougeole est une maladie virale très contagieuse qui peut toucher les bébés et les enfants. Bien que la vaccination ait considérablement réduit le nombre de cas, il est important de connaître les symptômes, les risques et les moyens de prévention, en particulier chez les nourrissons de moins d'un an qui sont trop jeunes pour être vaccinés.
Qu'est-ce que la rougeole ?
La rougeole est une infection virale causée par un paramyxovirus du genre morbillivirus. Elle se transmet très facilement par les gouttelettes de salive émises par une personne infectée lorsqu'elle parle, tousse ou éternue. Le virus peut également se propager par contact direct avec des objets contaminés. La rougeole est l'une des maladies infectieuses les plus contagieuses au monde. On estime qu'un seul cas de rougeole peut entraîner la contamination de 15 à 20 personnes en l'absence d'immunité collective.
Comment la rougeole se transmet-elle ?
La rougeole se transmet par voie aérienne, principalement à travers les gouttelettes respiratoires émises lorsqu’une personne infectée tousse, éternue ou même parle. Il suffit donc d’un contact rapproché ou d’une simple présence dans une pièce mal ventilée où un malade a séjourné pour que la transmission ait lieu, surtout si la personne exposée n’est pas vaccinée. Le virus peut rester dans l'air ou sur des surfaces sur une durée allant jusqu'à 2 heures. Une personne atteinte de la rougeole est contagieuse plusieurs jours avant même l’apparition des symptômes visibles, ce qui complique son identification précoce.
Quels sont les symptômes de la rougeole chez le nourrisson et l'enfant ?
Les premiers symptômes de la rougeole apparaissent généralement 10 à 14 jours après l'exposition au virus. Ils ressemblent souvent à ceux d'un rhume ou d'une grippe :
- Forte fièvre (jusqu'à 39°C - 40°C)
- Toux
- Écoulement nasal (rhinite)
- Yeux rouges et larmoyants (conjonctivite)
- Fatigue générale
Quelques jours après l'apparition de ces premiers symptômes, de petites taches blanches (signe de Koplik) peuvent apparaître à l'intérieur des joues. Ces taches sont un signe caractéristique de la rougeole, mais elles ne sont pas toujours présentes.
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3 à 4 jours après les premiers symptômes, une éruption cutanée caractéristique fait son apparition. Il s'agit de petites taches rouges et légèrement en relief qui apparaissent d'abord sur le visage (derrière les oreilles et le cou, vers le front et les joues), puis s'étendent sur le haut du corps (épaules, tronc, ventre, jambes). Les taches atteignent généralement les pieds autour du 3ème jour d’éruption, et disparaissent au bout d’une semaine environ.
Pendant toute la durée des symptômes, le malade est fatigué et fébrile (avec une toux intense, qui persiste).
Rougeole, roséole ou varicelle ? Comment les différencier ?
Durant ses premières années, le nourrisson peut contracter différentes maladies engendrant des éruptions cutanées, telles que la roséole ou encore la varicelle. Il est donc important de savoir les différencier.
Pour la varicelle, la différence va se faire au niveau de la zone d’apparition des boutons. Si, dans le cas de la rougeole, les boutons vont apparaître au niveau du visage, dans un premier temps, puis descendre sur le haut du corps, les boutons de la varicelle apparaissent simultanément sur le visage et le thorax. Pour ce qui est de l’apparence, les boutons de la varicelle sont plus rosés que ceux de la rougeole. De plus, les boutons de la varicelle sont localisés sur le thorax et le visage avant de s’étendre à l’ensemble du corps et s’accompagnent de fortes démangeaisons. D’apparence rosée, les taches se transforment d’abord en cloques (vésicules) contenant un liquide transparent, avant de sécher et de former une petite croûte.
La rougeole est-elle dangereuse pour les bébés ? Quelles sont les complications possibles ?
Chez les bébés, les enfants et les adultes non vaccinés, la rougeole peut être à l’origine de symptômes intenses, et parfois engendrer de graves complications. Même si la plupart du temps les symptômes de la rougeole disparaissent spontanément en une dizaine de jours, la maladie peut parfois entraîner certaines complications chez le bébé, l’enfant et l’adulte (dans environ 30 % des cas). Les complications les plus graves touchent le plus souvent les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes, les bébés de moins d’un an et les adultes de plus de vingt ans.
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Les complications les plus fréquentes sont les otites moyennes aiguës et les diarrhées. Les complications plus graves sont les kératites (inflammation de la cornée pouvant conduire à la cécité), les infections respiratoires (laryngite, pneumonie) et surtout les atteintes neurologiques comme les encéphalites (inflammation du cerveau), qui peuvent laisser des séquelles neurologiques graves ou entraîner la mort.
Chez la femme enceinte, la contamination par le virus de la rougeole peut avoir des conséquences sévères, et engendrer une grave atteinte pulmonaire. La rougeole peut également être responsable d’un accouchement prématuré ou d’un avortement spontané, ou encore déclencher une rougeole néonatale (en cas de contamination en fin de grossesse).
Contrairement à d’autres virus, la rougeole n’est pas simplement immunodéprimante mais immunoamnésiante. Cela signifie qu’elle peut effacer la mémoire immunitaire : après avoir eu la rougeole, le corps peut « oublier » comment se défendre contre d’autres maladies déjà rencontrées. Ce phénomène rend les enfants à nouveau vulnérables à des infections qu’ils savaient auparavant combattre, augmentant le risque de maladies secondaires, parfois graves.
Des complications plus ou moins graves peuvent survenir à tout âge et entraîner de lourdes conséquences : hospitalisation, réanimation, séquelles voire décès. Ces complications sont toutefois plus fréquentes chez les personnes vulnérables : femmes enceintes n'ayant pas eu la rougeole ou non protégées par la vaccination (2 doses avant la grossesse), enfants de moins d’un an : ils ne sont pas encore protégés par la vaccination, personnes immunodéprimées de façon temporaire ou permanente en raison de certaines maladies ou de certains traitements.
Que faire en cas de suspicion de rougeole ?
Dès l'apparition des premiers symptômes, il faut :
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- consulter rapidement un médecin,
- respecter les gestes barrières : port du masque, lavage des mains, etc.
- faire en sorte de s'isoler ou d'isoler la personne malade (retirer son enfant de l'école, par exemple),
- prévenir son entourage familial, social et professionnel afin que chacun puisse vérifier s'il est correctement vacciné.
Si vous pensez avoir attrapé la rougeole, il est préférable de prévenir le médecin ou le service des urgences par téléphone avant d'aller consulter pour éviter de contaminer d'autres personnes dans la salle d'attente et préparer votre venue dans les meilleures conditions.
Le médecin pose le diagnostic de rougeole après un interrogatoire complet et un examen clinique. Avant l’apparition de l’éruption cutanée, il peut remarquer la formation de petites taches blanches à l’intérieur des joues, un signe typique de la rougeole (qui n’est néanmoins pas systématique). Un examen biologique permet de confirmer le diagnostic (avec une recherche d'anticorps spécifiques dans le sang ou la salive). Chez les personnes non vaccinées, la recherche des anticorps IgM dans le sang est une méthode simple et rapide. Chez les personnes vaccinées, une PCR (réaction en chaîne par polymérase) est généralement recommandée. En effet, chez les individus ayant reçu une ou deux doses de vaccin rougeole, la réponse immunitaire peut être modifiée : les anticorps IgM (ou même IgG) peuvent être faibles ou absents malgré la présence du virus. La PCR permet alors de détecter directement le matériel génétique viral dans un prélèvement (gorge, nez, urine).
En cas d’exposition d’un jeune enfant à un cas de rougeole confirmé, on peut parfois administrer une injection d’immunoglobulines polyvalentes. « L’administration se fait par voie intraveineuse et nécessite une courte hospitalisation.
Comment traiter la rougeole chez le nourrisson ?
À ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique contre la rougeole. Cette maladie virale, causée par un virus extrêmement contagieux, ne peut pas être soignée par un médicament antiviral dédié. La rougeole est une maladie d’origine virale : les antibiotiques sont donc inutiles.
Le traitement de la rougeole consiste donc à soulager les symptômes :
- Pour soulager la fièvre et les douleurs chez le bébé, l’enfant ou l’adulte, le médecin prescrit généralement du paracétamol. Il est à utiliser en priorité chez le bébé de moins de 3 mois, pour faire baisser la fièvre provoquée par la rougeole (sur avis médical, et en respectant la posologie et la fréquence d’administration). L’ibuprofène (AINS) peut être prescrit chez le bébé de plus de 3 mois, en cas de contre-indications au paracétamol. Mais attention : les AINS ne doivent jamais être donnés à un enfant en cas de varicelle.
- Pour le traitement de la rougeole chez le bébé et l’enfant, le médecin recommande également des lavages de nez réguliers (en cas de rhinite), un nettoyage des yeux avec du sérum physiologique (en cas de conjonctivite), une bonne hydratation et du repos.
- Il est aussi important d’aérer régulièrement l’intérieur du logement, et de maintenir la température à 19 °C.
La plupart des enfants infectés par le virus de la rougeole récupèrent complètement en deux à trois semaines. Cependant, dans certains cas, des complications peuvent survenir, particulièrement chez les enfants de moins de 5 ans. En cas d’infection avérée, il sera important de suivre attentivement les conseils de votre médecin ou de votre pédiatre afin de garantir le bien-être de votre enfant et de limiter les risques de complications.
Comment prévenir la rougeole chez le nourrisson ?
Le meilleur moyen de se protéger contre la rougeole est la vaccination. C’est d’ailleurs grâce au vaccin ROR que la rougeole, les oreillons et la rubéole sont des maladies infantiles de plus en plus rares en France.
Le vaccin ROR offre une immunité à vie contre trois maladies infantiles : la rougeole, les oreillons et la rubéole. Efficace, fiable et gratuit, il est devenu obligatoire chez les bébés nés à partir du 1er janvier 2018 (et reste fortement recommandé pour les enfants nés avant cette date). La vaccination consiste simplement en l’injection d’une première dose à 12 mois, et d’une seconde dose entre 16 et 18 mois (avec un délai minimum d’un mois entre les deux injections). Les enfants de plus de 2 ans qui n’ont pas été vaccinés peuvent aussi recevoir les deux doses du vaccin (avec un délai minimum d’un mois entre les deux doses). Un rattrapage de la vaccination ROR est enfin possible à l’adolescence ou à l’âge adulte, notamment pour les personnes qui peuvent être facilement exposées au virus (les professionnels de la petite enfance, les professions médicales et sanitaires, les personnes qui travaillent dans des collectivités accueillant des enfants…). En cas d’exposition au virus, il est possible de se faire vacciner contre la rougeole dans les 72 heures qui suivent le contact (sauf pour les femmes enceintes).
La vaccination peut être pratiquée dès 6 mois chez les nourrissons qui doivent voyager dans un pays où la circulation du virus de la rougeole est importante. Ils devront recevoir à l’âge de 12 mois et de 18 mois, les 2 injections de vaccin en rappel, conformément au calendrier vaccinal : parlez en avec votre médecin.
Pour les personnes nées avant 1980 qui n’ont pas eu la rougeole ou n’ont pas été vaccinées et doivent se rendre dans un pays où la circulation du virus de la rougeole est importante, l’administration d’une injection de vaccin est également possible : n’hésitez pas à en parler à votre médecin.
Une troisième dose est recommandée aux personnes ayant reçu une des deux doses avant l’âge de 1 an.
Autour d’un cas ou de plusieurs cas de rougeole, il peut être nécessaire de prendre des mesures de prévention pour les personnes non ou insuffisamment protégées : vaccination dans les 3 jours qui suivent le contage, ou injection d’immunoglobulines polyvalentes dans les 6 jours si la vaccination n’est pas possible : parlez-en avec votre médecin.
Les défenses immunitaires des nourrissons exposés à l’infliximab pendant la grossesse ou pendant l’allaitement peuvent être diminuées du fait du passage de cette molécule dans le sang du fœtus et dans le lait maternel. De ce fait, il existe un risque d’infection chez ces nourrissons. La vaccination par un vaccin vivant atténué (tels que les vaccins ROR, BCG, les vaccins contre la fièvre jaune, les rotavirus ou la varicelle) de ces nourrissons doit donc être décalée à 12 mois après la naissance et n’est pas recommandée pendant l’allaitement. Les mères traitées par infliximab doivent donc en informer leur professionnel de santé avant la vaccination de leur enfant.
L'immunité apparaît dix à quinze jours après la 1ère injection. Le vaccin est efficace à près de 100% après 2 doses de vaccin.
Pour assurer une protection optimale contre la rougeole, il faut maintenir un taux de couverture vaccinale élevé dans la population.
Se faire vacciner reste le meilleur moyen pour éviter de :
- contracter la rougeole
- développer une forme grave
- la transmettre à d'autres personnes.
Le schéma vaccinal Rougeole-Oreillon-Rubéole (ROR) nécessite 2 doses de vaccin. Cette vaccination est obligatoire pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2018 (1e injection à 12 mois et 2e injection à 16-18 mois). Elle est recommandée pour toutes les autres personnes nées après 1980.
Tous les enfants et adultes jeunes doivent être vaccinés contre la rougeole. C’est une vaccination très efficace qui protège de la maladie dans près de 100% des cas après 2 doses de vaccin.
La généralisation de la vaccination contre la rougeole a pour objectif l’élimination de la maladie. Celle-ci est possible si 95% des enfants se font vacciner avec 2 doses. Le taux de couverture vaccinale reste insuffisant en France chez les 15-35 ans et chez les nourrissons, ce qui explique que le virus continue à circuler dans le pays.
Si besoin, vous trouverez ci-dessous la liste des vaccins contre la rougeole.
La vaccination doit être différée en cas de maladie aiguë avec fièvre.
Après la vaccination d’une jeune femme contre la rougeole, il est nécessaire d’éviter toute grossesse dans le mois suivant l’injection. Des réactions allergiques graves, bien que très rares, peuvent survenir après la vaccination.
La possibilité d’un lien entre la vaccination par le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) et le risque de survenue d’un autisme n’a jamais été confirmée. L’étude de 1998, qui avait jeté le trouble dans les esprits, comportait de graves irrégularités et a été retirée par la revue qui l’avait publiée. Depuis, une dizaine d’études fiables ont permis de démontrer que le risque n’est pas supérieur chez les enfants déjà vaccinés avec le vaccin ROR que chez ceux qui ne le sont pas encore.
Le vaccin est totalement pris en charge par l'assurance maladie jusqu’à 17 ans inclus et à 65% à partir de 18 ans. Le montant restant est généralement remboursé par les complémentaires santé (mutuelles). Il est disponible en pharmacie et doit être conservé au réfrigérateur entre + 2° C et + 8° C. Il ne doit pas être congelé.
L’administration du vaccin peut être réalisée en libéral, à l'hôpital, en PMI (enfants de moins de 6 ans), dans un laboratoire de biologie médical ou dans un centre de vaccination public.
Que faire si vous n'êtes pas sûr d'avoir été vacciné ?
Il est nécessaire de vérifier ou de faire vérifier votre carnet de vaccination ou carnet de santé par votre médecin ou votre pharmacien. Si vous n'avez plus votre carnet et que vous êtes né depuis 1980, vous devez considérer que vous n'êtes pas protégé contre la rougeole. Il est alors recommandé de vous faire vacciner avec deux doses de vaccin ROR (rougeole, oreillons et rubéole).
Si vous savez avec certitude que vous avez eu la rougeole pendant l'enfance, il n'est pas nécessaire de vous faire vacciner, car vous êtes immunisé contre la maladie. Dans le doute, la vaccination ROR (rougeole, oreillons et rubéole) peut être administrée sans aucun risque aux personnes qui ont déjà eu une ou plusieurs de ces maladies, ou qui ont déjà reçu une ou plusieurs doses de vaccin.
Seules deux doses de vaccins protègent efficacement de cette maladie très contagieuse. Si votre enfant n'a reçu qu'une seule dose de vaccin, il peut quand même attraper la rougeole et la transmettre à d'autres personnes. Il est donc important qu’il reçoive une seconde injection quel que soit l'âge auquel la première dose a été faite.
Il est possible que les adolescents et jeunes adultes nés depuis 1980 n’aient reçu qu’une seule dose de vaccin : ils doivent donc vérifier qu'ils ont reçu au total deux injections.
Si vous êtes né depuis 1980 et que vous n'avez pas eu la rougeole, vous n'êtes pas protégé contre cette maladie. Il est important de se faire vacciner à l'âge adulte car la rougeole n'est pas qu'une maladie de l'enfance. De plus, les complications graves de la rougeole sont plus fréquentes chez les jeunes adultes. Vous serez protégé avec deux doses de vaccin ROR.
Pour les personnes nées avant 1980, la vaccination est recommandée aux professionnels de santé ou de la petite enfance qui n'ont pas eu la rougeole ni été vaccinés. En effet, ils sont susceptibles au quotidien d'être en contact avec une personne ayant la rougeole. L'objectif est de les protéger de la rougeole et d'éviter qu'ils transmettent la maladie aux plus fragiles qui ne peuvent pas être vaccinés (nourrissons, femmes enceintes, personnes avec des défenses immunitaires affaiblies).
La vaccination est-elle toujours efficace ?
Oui, la rougeole peut se produire chez une personne qui n'a reçu qu'une seule dose de vaccin, d'où l'importance de recevoir la seconde dose.
Lorsque la vaccination a bien été réalisée avec deux doses, il est possible d’avoir la rougeole, mais c'est extrêmement rare. Le vaccin contre la rougeole est très efficace.
La vaccination ROR (rougeole, oreillons et rubéole) est obligatoire dès l’âge de 12 mois pour les enfants nés à compter du 1er janvier 2018. La vaccination ROR des enfants de moins de 12 mois n'est pas recommandée d’une manière générale. En revanche, la vaccination ROR reste recommandée dès l’âge de 6 mois chez les enfants voyageant dans certains pays.
Par ailleurs, dans le cas d'un enfant de moins de 12 mois en contact avec un cas de rougeole, une dose de vaccin ROR est recommandée dans les 72 heures qui suivent le contact. Dans ce cas, l'enfant recevra ensuite deux doses de vaccin ROR à partir de l'âge de 12 mois comme prévu dans les recommandations du calendrier vaccinal.
Un intervalle d'un mois minimum doit être respecté entre la 1ère et la seconde dose.
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