L'interruption volontaire de grossesse (IVG), qu'elle soit médicamenteuse ou chirurgicale, est une procédure courante. Bien que généralement sûre, elle peut parfois être suivie de complications, notamment la rétention de fragments placentaires. Cet article a pour but d'informer sur les causes, le diagnostic et les traitements de la rétention placentaire après une IVG.

Comprendre la Rétention Placentaire

La rétention placentaire se définit comme la persistance de tissu trophoblastique (placentaire) dans la cavité utérine après une grossesse, un accouchement ou une IVG. Elle peut être complète ou partielle, vascularisée ou non. Dans le contexte d'une IVG, elle survient lorsque le placenta n'est pas entièrement expulsé de l'utérus. Il faut savoir que la fin d’un accouchement se traduit généralement par l’expulsion du placenta hors du corps de la femme. Mais il arrive que ce phénomène ne se passe pas naturellement ou correctement. Face à cette rétention placentaire, un geste de la part du corps médical doit alors être entrepris pour éviter les complications.

Délivrance normale vs. Rétention

Normalement, après un accouchement par voie basse, le placenta est évacué spontanément grâce aux contractions utérines dans les 30 minutes suivant la naissance du bébé. La sage-femme ou le médecin vérifie ensuite l'intégrité du placenta (le délivre) pour s'assurer qu'il est complet. En cas de rétention, une partie ou la totalité du placenta reste dans l'utérus.

Causes Possibles de la Rétention Placentaire Après IVG

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à la rétention placentaire après une IVG :

  • IVG médicamenteuse incomplète: L'IVG médicamenteuse peut parfois ne pas être totalement efficace pour expulser tous les tissus de la grossesse, y compris le placenta. Apparement je n'ai pas évacuer tout le placenta donc au fil de la journée je fini avec 8 comprimée tte les heures mais tjr rien après écho l'hôpital decide me garder et continuer le lendemain avec tjr les prises de comprimés qui je précise étais un échec je n'avais aucune contraction je trouver ça pas normal de forcer autant alors que rien ne se passer depuis la veille.
  • Atonie utérine: L'utérus peut ne pas se contracter suffisamment fort pour expulser le placenta.
  • Adhérences utérines (synéchies): Des adhérences entre les parois de l'utérus peuvent empêcher l'expulsion complète du placenta. Dans le cas où de petites rétentions n’ont pas été diagnostiquées en raison de l’absence d’hémorragie, il existe toutefois un risque de « synéchie ».
  • Facteurs anatomiques: Des anomalies utérines (fibromes) peuvent interférer avec la délivrance normale.

Diagnostic de la Rétention Placentaire

Le diagnostic de la rétention placentaire repose sur plusieurs éléments:

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  • Examen clinique: Évaluation des saignements vaginaux, de la douleur et de la fièvre.
  • Échographie pelvienne: L'échographie est l'examen clé pour visualiser les tissus retenus dans l'utérus. Elle permet de déterminer la taille, la localisation et la vascularisation des résidus placentaires.
  • Dosage des hCG: Le dosage des hormones hCG (hormone chorionique gonadotrope) peut être utilisé pour suivre l'évolution de la rétention placentaire. Une absence de normalisation ou une réascension des taux d’hCG après évacuation d’une môle peut indiquer une tumeur trophoblastique gestationnelle.

Complications Potentielles

La rétention placentaire non traitée peut entraîner des complications graves :

  • Hémorragie du post-partum: C'est le risque le plus immédiat et le plus grave. L’obstétricien explique : « Normalement, après un accouchement, le placenta se décolle et l’utérus, qui est un muscle, va continuer à se contracter. Or, en se contractant, il va obstruer les vaisseaux qui étaient sous le placenta et empêcher les saignements. C’est ce qu’on appelle une « ligature vivante », l’utérus va collaber spontanément les vaisseaux. » En revanche, quand l’utérus n’est pas vide, on évoque une atonie utérine, c’est-à-dire que l’utérus est mou, ne parvient pas à se contracter, donc à empêcher les saignements.
  • Infection: La présence de tissus placentaires retenus peut favoriser le développement d'infections utérines (endométrite). Si, après l’intervention, vous avez de la fièvre (plus de 38,5°C pendant plus d’une journée) et des maux de ventre, il se peut qu’il y ait une infection.
  • Synéchies utérines: Des adhérences peuvent se former à l'intérieur de l'utérus, entraînant des problèmes de fertilité. Dans le cas où de petites rétentions n’ont pas été diagnostiquées en l’absence d’hémorragie, existe toutefois un risque de ce qu'on appelle des « synéchies » c’est-à-dire un accolement entre les parois de l’utérus qui peut aboutir à des problèmes de fertilité.
  • Tumeurs trophoblastiques gestationnelles (TTG): Dans de rares cas, les tissus placentaires retenus peuvent évoluer vers une tumeur maligne. Une surveillance biologique des môles est justifiée par leur potentiel évolutif vers une tumeur trophoblastique gestationnelle (TTG) qui concernera 10 à 20 % des môles hydatiformes complètes (MHC) et 0,5% des môles hydatiformes partielles (MHP).

Traitement de la Rétention Placentaire Après IVG

Le traitement de la rétention placentaire dépend de plusieurs facteurs, notamment la taille des résidus, la présence de saignements ou d'infection, et le désir de grossesse future.

Options Thérapeutiques

  1. Surveillance Expectative: Dans certains cas, si la rétention est minime et qu'il n'y a pas de saignements importants ni d'infection, une surveillance attentive peut être suffisante. Le corps peut expulser naturellement les tissus retenus.

  2. Traitement Médicamenteux:

    • Misoprostol: Ce médicament provoque des contractions utérines pour aider à expulser les tissus retenus. Apparement je n'ai pas évacuer tout le placenta donc au fil de la journée je fini avec 8 comprimée tte les heures mais tjr rien après écho l'hôpital decide me garder et continuer le lendemain avec tjr les prises de comprimés qui je précise étais un échec je n'avais aucune contraction je trouver ça pas normal de forcer autant alors que rien ne se passer depuis la veille.
    • Antibiotiques: En cas d'infection, des antibiotiques sont prescrits. Par précaution supplémentaire, des antibiotiques vous seront prescrits pour prévenir les infections.
  3. Intervention Chirurgicale:

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    • Aspiration: Cette méthode consiste à aspirer les tissus retenus à l'aide d'une canule insérée dans l'utérus.
    • Curetage: Le curetage est une procédure chirurgicale qui consiste à gratter la paroi utérine pour enlever les tissus retenus. Le curetage ramènera des caillots sanguins et des débris pouvant s’apparenter à des membranes.
    • Hystéroscopie: L'hystéroscopie permet de visualiser directement l'intérieur de l'utérus et de retirer les tissus retenus de manière plus précise. Moins invasive : l’hystéroscopie est une procédure moins invasive que le curetage. Un risque de complications plus faible : L’hystéroscopie présente un risque de complications plus faible que le curetage traditionnel. Un rétablissement plus rapide : après une hystéroscopie, le rétablissement est généralement plus rapide que lors d’un curetage traditionnel. Diagnostic et traitement combinés : l’hystéroscopie permet une visualisation directe de la cavité utérine, ce qui facilite à la fois le diagnostic et le traitement de diverses affections utérines. Préservation du tissu utérin : l’hystéroscopie préserve la plus grande partie du tissu utérin, car elle se concentre sur l’ablation sélective de zones spécifiques d’intérêt.
  4. Embolisation des Artères Utérines (EAU): Dans certains cas complexes, notamment en présence de rétention placentaire vascularisée et symptomatique, l'embolisation des artères utérines peut être envisagée pour arrêter les saignements. Proximal uterine artery embolization (UAE) with gelatin sponge (GS) is widely used and efficient for delivery hemorrhages.

Procédures Spécifiques

  • Révision utérine: La révision utérine n’est pas forcément un geste des plus agréables mais il s’avère rapide : de 1 à 3 minutes (sans compter la mise en place de l’anesthésie). Si le médecin ou la sage-femme découvre une rétention placentaire, partielle comme complète, la prise en charge implique une révision rapide de la cavité utérine sous anesthésie : « L’idée, c’est de retrouver un utérus vide rapidement pour lui permettre de se contracter », détaille le Pr Dreyfus. Lors d’une rétention complète, le geste est le même, à la différence que le médecin suit le cordon ombilical qui le mène au placenta et procède au décollement du placenta avec le tranchant de la main, c’est-à-dire qu’il le clive, puis le fait sortir. Il s’agit d’une délivrance artificielle.

Considerations Importantes

  • Anesthésie: Les interventions chirurgicales (curetage, hystéroscopie) sont généralement réalisées sous anesthésie locale ou générale pour minimiser la douleur et l'inconfort. Non, vous ne ressentez généralement pas de douleur lors d’une hystérocuretage réalisée sous anesthésie générale. Sous anesthésie générale, vous serez complètement endormie et ne serez pas consciente de ce qui se passe. L’objectif de l’anesthésie est d’assurer votre confort et l’absence de douleur pendant l’hysterocuretage.
  • Risques et complications: Chaque traitement comporte des risques potentiels, tels que l'infection, la perforation utérine, les saignements excessifs et les adhérences. Ces risques doivent être discutés avec le médecin avant de prendre une décision.
  • Fertilité future: Dans la plupart des cas, la rétention placentaire traitée n'affecte pas la fertilité future. Peut-on devenir stérile à cause d’une IVG ? Il n’est pas scientifiquement prouvé que les IVG entraînent une baisse de la fertilité. De plus, les avortements causent rarement des adhérences utérines. C’est généralement une infection qui est à l’origine de la stérilité.

Prévention

Il est difficile de prévenir complètement la rétention placentaire après une IVG. Cependant, certaines mesures peuvent aider à réduire le risque :

  • Suivi médical rigoureux: Un suivi médical attentif après une IVG est essentiel pour détecter et traiter rapidement toute complication.
  • Choix de la méthode d'IVG: Discuter avec le médecin de la méthode d'IVG la plus appropriée en fonction des antécédents médicaux et des préférences personnelles.

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