Depuis la naissance de Zohra Dati en 2009, la question de l'identité de son père a suscité de nombreuses spéculations. L'ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati, a longtemps gardé le silence sur ce sujet, alimentant les rumeurs et les conjectures. Cependant, une action en justice a finalement levé le voile sur ce mystère.
Révélations et Démentis
En octobre 2012, Rachida Dati a assigné Dominique Desseigne, PDG du groupe de casinos et hôtels Lucien Barrière, en reconnaissance de paternité. Cette action en justice désignait Dominique Desseigne comme le père potentiel de sa fille Zohra. L'information a d'abord été révélée par lepoint.fr, suscitant une vive réaction de Rachida Dati, qui s'est dite "outrée" par ces comportements et a déploré l'intrusion dans la vie intime de sa fille.
Dominique Desseigne a confirmé son assignation au point.fr, tout en indiquant n’avoir « aucun commentaire à faire, sinon la justice me le reprocherait ». Auparavant, plusieurs noms avaient circulé, dont celui de José-Maria Aznar, l’ex-Premier ministre espagnol, qui avait dû démentir officiellement l’information dans un communiqué. Dominique Desseigne avait également réfuté, dès 2009, être le père de Zohra.
La Procédure Judiciaire
Le tribunal civil de Versailles a ordonné une expertise génétique afin d'établir si Dominique Desseigne est le père de Zohra Dati. Cette décision a été prise après que Rachida Dati ait assigné Dominique Desseigne devant un tribunal pour la reconnaissance de paternité de sa fille. L'affaire avait été plaidée à huis clos le 6 novembre, en l'absence de Rachida Dati et de Dominique Desseigne.
Selon une avocate spécialiste en droit de la famille, Me Laurence Mayer, "le père désigné se soumet ou non" au test de paternité, ajoutant qu'un refus pouvait être analysé par le tribunal "comme une présomption d'aveu". Dominique Desseigne a d'abord refusé de se soumettre au test, contestant la véracité des attestations produites par Rachida Dati.
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Dominique Desseigne : Un Homme d'Affaires Influent
Dominique Desseigne est le dirigeant du groupe Lucien Barrière (GLB), qui comprend 37 casinos, 15 hôtels de luxe et près de 130 restaurants et bars, dont le célèbre Fouquet's à Paris. Proche de Nicolas Sarkozy, il a dit "réfléchir" sur "la suite qu'il entend donner à la procédure", après que la justice a ordonné un test pour établir, si oui ou non, il est le père de la fille de Rachida Dati, selon ses avocates.
Ses avocates ont écrit dans un communiqué que leur client, Monsieur Dominique Desseigne, persiste à contester la véracité des attestations produites par Madame Rachida Dati.
Décision de Justice et Pension Alimentaire
Finalement, la justice a reconnu Dominique Desseigne comme étant le père de Zohra Dati. Le tribunal de grande instance (TGI) de Versailles a condamné le PDG du groupe de casinos Lucien Barrière à verser une pension alimentaire mensuelle de 2 500 euros, rétroactivement à compter de décembre 2013. L'ex-garde des Sceaux avait demandé 6 000 euros de pension alimentaire au cours de cette procédure de reconnaissance de paternité qu'elle avait lancée à l'automne 2012.
L'avocate de Rachida Dati, Me Christine Guillot-Bouhours, a réagi en déclarant que "la décision est humainement et juridiquement irréprochable". Selon BFMTV, Dominique Desseigne va faire appel de cette décision.
Un Long Combat Judiciaire
Rachida Dati a enfin gagné son combat de reconnaissance de paternité qu’elle avait engagé à l’encontre de Dominique Desseigne. Elle avait entamé cette procédure en octobre 2012, après avoir longtemps caché l’identité du père de son enfant. En décembre 2012, le tribunal de Grande Instance avait ordonné une expertise génétique afin de prouver ou non cette paternité. Mais le PDG du groupe Barrière avait refusé de se soumettre à ces tests, invoquant le fait que « Madame Dati n'avait pas fourni suffisamment d’éléments précis sur la période de conception ».
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Dominique Desseigne : Portrait d'un Homme Discret
Installé dans un bureau à la déco surannée, il attend la question que finalement personne n'ose lui poser. Dominique Desseigne, le propriétaire du Fouquet's, qui avait accueilli Nicolas Sarkozy le soir de sa victoire le 6 mai 2007, est-il le père de Zohra Dati, 3 ans et demi ? Lui-même jure qu'il l'ignore. Pourtant, le 6 novembre, le PDG du Groupe Lucien Barrière (GLB), 68 ans, sera assigné devant la chambre civile du tribunal de grande instance de Versailles par Rachida Dati pour reconnaissance en paternité.
Consterné, l'homme d'affaires au flegme légendaire ne veut pas évoquer "l'affaire" et appelle l'ex-ministre "la dame", preuve que le coup est rude. La liaison qu'il a entretenue avec elle n'était, à ses yeux, qu'une aventure. Dominique Desseigne présentera donc "un intérêt légitime à contester la demande d'expertise". En clair, à refuser un test de paternité, auquel aucun tribunal ne peut le contraindre. "Je ne lâcherai rien. Parce que j'ai été correct et que je n'ai rien à me reprocher", a-t-il confié à des amis. Il fera notamment valoir qu'à l'époque, selon la presse, "la dame" entrelaçait les liaisons. Son avocate en recense huit, dont un animateur télé, un ministre, un PDG, un premier ministre espagnol, l'un des frères de Nicolas Sarkozy, un procureur général qatari et l'héritier d'un empire du luxe…
De son côté, Me Marie-Christine Guillot-Bouhours, qui défend Rachida Dati, refuse de commenter l'affaire mais, selon une source judiciaire, l'ancienne garde des sceaux "invoquera des attitudes de Dominique Desseigne, qui lui a loué un appartement. Elle produira des attestations de son personnel qui raconte qu'il venait souvent voir la petite." Une version des faits qu'il réfute. "Il ne parlait jamais d'elle", assure d'ailleurs le producteur de cinéma Alain Terzian, l'un de ses meilleurs amis.
Sous ses airs de playboy éternellement bronzé, Desseigne n'est pas du genre à se laisser plumer. Joueur de tennis aguerri, il ne se départ jamais de son sourire mais arrache patiemment les points, les uns après les autres. "Un sportif, ça a appris à se battre. Et quand on a vécu le drame que j'ai vécu, on relativise beaucoup de choses", confie-t-il. Sa vie a basculé le 16 juillet 1995, lorsque l'avion de sa femme, Diane, 38 ans, s'est écrasé dans le marais poitevin alors qu'il ralliait Saint-Tropez à La Baule. Son épouse, fille adoptive et unique héritière de feu Lucien Barrière, fut la seule rescapée du Beechcraft. Tétraplégique, invalide à 100 %, brûlée et condamnée au fauteuil roulant, elle a souffert pendant six ans avant de s'éteindre, à 44 ans. Son mari fut présent jusqu'au bout, indifférent aux rumeurs : "Les gens étaient cruels, disaient qu'ils étaient en instance de divorce : s'il partait, c'était un salaud, s'il restait, il était intéressé", se souvient un ami. "J'ai passé cinq réveillons en service de réanimation", balaie Dominique Desseigne.
Dans le bureau qu'il occupe au siège du groupe, rien n'a changé, et tout lui rappelle Diane la magnifique, crinière blonde et tailleur-pantalon. Lui qui avait sagement fait son droit avant d'intégrer une étude de notaire pour faire plaisir à son père médecin a été propulsé du jour au lendemain à la tête d'un empire de 16 hôtels de luxe, 90 restaurants et 39 casinos. Au siège du groupe GLB, les costumes-cravate, qui l'avaient surnommé "le prince consort", l'attendaient au tournant. Dominique Desseigne a dû forcer sa nature : il a pris des cours d'expression et s'est offert les services d'un coach en management. Mais derrière l'image décontractée, il y avait un stratège, un gros bosseur." Depuis son arrivée formelle à la présidence de GLB en 1997, le chiffre d'affaires a été multiplié par cinq. Il a atteint 1,097 milliard d'euros pour l'exercice 2011. "Deauville, Cannes, La Baule, c'est lui. Et le Fouquet's est le seul palace français à capitaux français géré par un groupe familial", s'enflamme Alain Terzian.
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La plus grande fierté de Desseigne est d'avoir toujours gardé la main sur l'entreprise, même quand il nageait avec des requins. "Ni le fonds de pension Colony Capital ni le géant de l'hôtellerie Accor n'ont réussi à prendre le contrôle de l'empire Barrière", rappelle, admiratif, Marc Ladreit de Lacharrière, le PDG de Fimalac à qui Desseigne vient de céder 40 % du capital de GLB. Les 60 % qu'il détient reviendront dans quelques années à Alexandre et Joy, 26 et 22 ans, les enfants qu'il a eus avec Diane. En attendant, usufruitier tyrannique, il veille à tout. rentabilise la moindre machine à sous. Fait renvoyer en cuisine les rondelles de citron mal tranchées. Et réfléchit au parfum d'ambiance qui habillera bientôt les halls de ses palaces.
Lobbyiste déterminé, il sait aussi acheter les bonnes grâces des élus, opportunément invités en thalasso quand arrive le moment de renouveler les concessions. Et les punir s'ils ne plient pas. Au Havre, GLB a sponsorisé l'équipe de foot locale, jusqu'au jour où son rival historique, le groupe Partouche, a décroché le contrat de création du nouveau casino, en 2005. L'ouverture à la concurrence des jeux en ligne a tendu encore un peu plus les relations entre les deux casinotiers : "De 2000 à 2010, j'ai bataillé seul contre l'Etat pour la libéralisation des paris en ligne. Et finalement, c'est lui, grâce à ses amitiés politiques, qui a raflé la mise !", enrage Patrick Partouche. Non seulement Dominique Desseigne a empoché un partenariat avec la Française des Jeux, mais Le Majestic, à Cannes, accueille désormais le championnat du monde de poker…
"Franchement hygiéniste" selon ses détracteurs, le presque septuagénaire régente sa propre vie avec une rigueur qui ne lui pèse jamais. Des amandes épluchées et un verre d'eau tiède au petit déjeuner, pas d'alcool, beaucoup de sport. "Dans les dîners en ville, le seul à partir avant moi, c'est Alain Minc", rigole-t-il. On ne le croisera pas au volant d'une voiture de sport, ni au Siècle avec les stars du CAC 40 : "Ce Paris mondain, j'y suis mal, je ne suis plus là-dedans." "Il ne profite pas de sa vie dorée. "Tout en lui est soit ancré dans le passé, soit projeté dans le futur. Il ne jouit pas du présent. Ça m'émeut souvent", soupire Alain Krzentowski, numéro 2 du groupe Amaury et copain d'enfance de Desseigne. Seule faiblesse connue, les femmes, si possible riches ("paresse sociale", plaide-t-il). Avant de rencontrer Diane, il a connu les héritières Bouygues et Darty. Devenu veuf, il a fréquenté la Libanaise Mouna Ayoub et la Canadienne Sophie Desmarais.
En 2007, il rencontre Rachida Dati chez des amis communs. Les vacances du couple à l'île Maurice, pour le réveillon de la même année, ont été immortalisées par un paparazzi : lui, immense (1,91 m) en short de bain blanc, elle, crevette en deux-pièces noir, longeant la piscine 5-étoiles du Saint-Géran. Un voyage qui fut l'occasion d'une franche discussion, puis ils se sont revus. Quand la ministre annonce qu'elle est enceinte, il continue à prendre de ses nouvelles. Et reste à ses côtés quand, assaillie par la presse, elle s'obstine à taire le nom du géniteur de son bébé. "Pendant sa grossesse, elle a pu lui laisser penser qu'il était le père", explique une amie. "Rachida, on l'a tous vue venir, soupire un intime de Dominique Desseigne. Il s'est fait piéger."
Le 31 janvier 2009, un mois après la naissance de Zohra, il passe l'après-midi chez son "presque frère", Jean Todt (président de la Fédération internationale de l'automobile), avec Rachida Dati, qui lui présente la petite fille. Alexandre et Joy l'accompagnent. "Au moment de partir, alors qu'ils s'embrassaient tous dans la rue, Dominique a remarqué des flashs. Le coup était préparé avec un paparazzi." Dans les mois qui ont suivi, les proches de Desseigne assurent que Rachida Dati lui a envoyé des lettres menaçantes à plusieurs reprises. Déterminée, la maire du 7e arrondissement de Paris réclamait de l'argent. Ces derniers jours, elle lui aurait à nouveau proposé de négocier discrètement en échange de l'arrêt de la procédure et du tourbillon médiatique qu'elle nourrit. En vain.
Finalement, les seuls auxquels Dominique Desseigne voue une fidélité sans faille sont ses copains. Il n'a jamais lâché Thierry Gaubert, premier mari de Diane et ex-proche de Nicolas Sarkozy empêtré dans l'affaire Karachi. Chez Desseigne, dans la villa Montmorency, un ghetto doré du 16e arrondissement où Carla Bruni-Sarkozy possède une maison, on croise autour de la table le ban et l'arrière-ban de la droite "décomplexée". Ses deux enfants, engagés à l'UMP, militent toujours aux "Jeunes pop". "En ces temps incertains, je n'aime pas qu'on attaque les rentiers, comme c'est le cas aujourd'hui. Et quand j'entends les socialistes, j'ai mal à la France", glisse-t-il à ses amis. Un discours qui doit faire chaud au cœur de Nicolas Sarkozy, qui passe souvent boire un verre. Une amitié ancienne unit les deux hommes, présentés l'un à l'autre par leurs femmes Diane et Cécilia, copines depuis l'enfance. Pendant sa traversée du désert, Nicolas Sarkozy, qui avait ouvert un cabinet d'avocats, a défendu les intérêts de Dominique Desseigne et l'a conseillé quand il a pris la tête de GLB. Surtout, "Sarkozy, quand ma femme mourait, m'a aidé à trouver les mots qui me manquaient", souffle ce dernier. Brice Hortefeux fait aussi partie de cette petite bande, habituée des dimanches après-midi chez Dominique Desseigne. Et bizarrement, l'ancien ministre de l'intérieur, qui détestait ouvertement Rachida Dati, ne l'avait pas mis en garde contre "la dame".
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